Le vrai made in Belgium dans la mode n’est pas mort, Natacha Cadonici nous l’explique!

Si on faisait un petit tour dans la mode féminine belge, mais loin du renouvellement chronophage des collections et nouveaux modèles qu’on n’a pas le temps de porter, avec une marque bruxelloise et sa patte reconnaissable entre mille. Une rencontre pleine de peps avec Natacha Cadonici.

Le hasard fait bien les choses

Bien qu’on puisse le penser, Natacha n’a pas évolué dans le monde du stylisme dès les prémices de sa carrière. Après des études plutôt littéraires, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle se lance dans des cours du soir avec un seul objectif, apprendre à coudre et maîtriser la technique. C’est en s’appuyant sur cette dernière qu’elle atteint la créativité qui lui permet de faire naître ses idées et développer de nouveaux modèles.

En 2006, la voici officiellement styliste. Dans un premier temps, elle réalise surtout sa propre garde-robe en se cherchant encore un peu. Rapidement, elle a pu exposer ses réalisations et commencer à se faire connaître via quelques points de vente. La voilà donc lancée comme styliste en confectionnant sa collection entièrement seule dans son petit atelier bruxellois.

Que l’aventure commence

C’est Rue van Artevelde, à quelques pas de la rue Antoine Dansaert, qu’elle se lance en ouvrant son propre atelier-boutique. Elle y installe son coin couture et produit donc ses pièces sur place. Si à ses débuts, elle déléguait une infime partie de sa production à un atelier bruxellois. A l’heure actuelle, cette partie est devenue plus importante, elle ne coud presque plus, mais la confection reste belle et bien bruxelloise, pas question de l’exporter.

Elle passe petit à petit des pièces uniques, sur-mesure à la confection d’une collection, de plusieurs pièces mais surtout à une nouvelle façon de travailler. Diviser son temps entre la création, la production et la vente.

Féminine, élégante mais surtout portable et confortable

Ce sont les mots qui décrivent ses pièces. En travaillant des matières faciles à entretenir et agréables à porter, elle en fait une mode de tous les jours qui allie style, unicité et quotidien. Ses hauts se trouvent à la croisée du t-shirt et du chemisier. Ils ont la particularité d’être réversible, l’encolure se portant devant ou derrière en fonction de son humeur. Ses créations sont un heureux mélange de jersey, de couleurs et de « bords côtes* » uniques. Ces derniers sont sa marque de fabrique et on les reconnait facilement.

Objectif accompli donc pour Natacha qui voulait : « faire un vêtement qui rende la femme belle, féminine et qui soit confortable tout en se démarquant ».

Les textures, les bords côtes et les couleurs

Si elle ne s’encombre pas de nouveaux patrons tous les six mois, Natacha joue sur les couleurs et les finitions de ses modèles « basiques ». Sa signature réside sans aucun doute dans les détails des bords côtes qu’elles exploitent sous toutes ses coutures. Couleurs, largeurs, formes,…toutes les combinaisons possibles et donnent naissance à des modèles uniques à chaque saison.

Mais la partie la plus difficile, pour elle, c’est de se fournir. Le grand obstacle des « petits » créateurs ce sont les quantités car le minimum exigé par commande est énorme. Tous ses tissus proviennent d’Europe, principalement d’Italie, d’Autriche et du Portugal.

Ses bords sont faits sur mesure, dans une petite entreprise familiale en France, selon ses besoins et ses nouvelles idées de création.

 « Ce n’est pas parce qu’on fait le métier qu’on aime qu’on ne gagne rien ! » 

C’est le message que Natacha lance. Et oui,  il y a moyen de s’en sortir, tout en se fournissant et en produisant localement. Pour un bon produit, ça demande beaucoup de gestion, d’organisation de plusieurs aspects dans un temps imparti et un nombre de choix que ce soit celui des produits mais aussi des choix plus stratégiques (de marketing, de localisation,…).

« Tous les créateurs ne sont pas pauvres. En faisant des petites collections, il y a moyen de gagner confortablement sa vie. Le succès tient aussi à la personnalité et à ce que tu proposes. »

Mais surtout, ne pas négliger l’importance de bien s’entourer. Que ce soit l’atelier, les producteurs de tissus, la stratégie marketing ou la réalisation du site web… tous ces acteurs s’intègrent et jouent un rôle considérable pour une marque, son développement et sa pérennisation.

Pas de collection à des rythmes insoutenables

Mais des nouveautés quand même. Au niveau de ses pièces, elle cherche à intégrer des variations dans les tissus tels que la maille tricotée , l’intégration de jeux de mot dans le vêtement, des collaborations pour des créations textiles avec un photographe, des recherches de nouveaux volumes avec la technique du drapé apprise auprès de LA spécialiste européenne, des collaborations pour de l’impression textile en 3D ou encore des accessoires qui complètent son univers, les bijoux d’Aurore Havenne ou encore la maroquinerie de Michael Guerisse O’Leary.

Sans oublier une vitrine et une com au top, résultats d’une recherche constante d’amélioration.

Petit coup de mou

Après 5 ans dans son atelier-boutique, elle ressent une lassitude amplifiée par ce travail en huis-clos. Il est temps d’opérer un changement. Pas loin de tout faire basculer, il y a plus d’un an, c’est le passage d’une stagiaire en com qui l’a reboostée en lui mettant le pied à l’étrier dans un univers qu’elle ne maîtrisait pas tout à fait en réalisant des vidéos, des romans photos et en intensifiant sa présence sur les réseaux sociaux. Sa clientèle la félicite et elle savoure ce changement né d’une belle rencontre qui marquera son univers professionnel.

Peu de temps après, pour remédier à l’essoufflement dont elle souffrait et au manque de passage, Natacha a décidé de changer d’endroit, de seulement quelques rues. Mais c’est là qu’elle se rend compte que la localisation n’est pas anodine et qu’elle joue un rôle très important dans la réussite d’une marque. Vous pouvez la retrouver entre la rue du Midi et de la place Fontainas.

Bénédicte van Egeren

*Bande de tricot extensible terminant les bords de certains vêtements

Les bonnes adresses pour shopper Belge en toute occasion

Elle complète la série des shops temporaires. Mais c’est surtout une liste à épingler dans ses favoris ! Et à ne pas hésiter à ressortir pour chaque occasion ! A chaque achat, vous contribuerez à une danse de la joie belge;-)

A BRUXELLES

Manneke : Exit le cheap et welcome le vrai et durable.

Tout fraîchement ouvert en plein cœur de Bruxelles, ils ont voulu aller à contre courant de la flopée de magasin de souvenirs et faire la part belle aux souvenirs locaux mettant en avant le savoir-faire d’ici et la diversité des talents.  Des produits de bouche au textile en passant par des accessoires et bijoux, sans oublié les bières brassées en petite quantité, un lieu qui ravira les habitants et ses touristes !

Belgopop: Le ptit nouveau dans le Grand Nord de Bruxelles

De l’artisanal et du belge, avec une sélection de boissons et de produits de bouche impressionnantes. Plus de 100 bières, du vin, des alcools, des jus, des biscuits, des miels, des sauces ainsi que des cafés & thés. Et comme on ne fait pas que boire et manger dans la vie, il y a aussi un peu de déco, des t-shirts, ….Rien que du bien de chez nous!

Ernest : Un shop de designers full of belgians designers

Ernest est à la fois un atelier et un magasin. Aux commandes, deux créateurs bruxellois qui mettent à l’honneur les bijoux et le cuir. A côté de leurs créations, on trouve une panoplie d’accessoires mais aussi des écharpes et des vêtements.

Hyp Store 

H.Y.P c’est l’histoire d’une rencontre entre 3 créateurs, de Hanh la styliste, Yseult la photographe et Pierre le designer. Du made in Europe & made in Belgium. Dont le cousin se situe Rue du bailly, sous le nom d’effet mérité.

Belgikïe & Belgikidsle pionnier dans le domaine

On ne présente plus cette boutique installée au cœur du quartier Saint Boniface dont le credo est l’achat responsable, la filière courte et donc le 100% made in Belgium! De nombreux produits pour tous les goûts et tous les âges (textile, bijoux, déco,…), vous avez l’embarras du choix.

Bel’Arte: les créateurs belges à l’honneur

Bien installé rue de Flandres depuis un petit temps déjà, vous y trouverez des produits originaux réalisés uniquement par des créateurs belges. Des bijoux, de la décoration, des luminaires design, des accessoires de mode, de la photographie, bref, un tas de choses bien sympathiques!

Belge une fois Concept Store: Marque & shop, le all in

Du shopping, une pause gourmande et parfois des animations culturelles, une combinaison gagnante pour un allier détente et shopping.

©Ernest Shop

EN WALLONIE 

Melting Pop: A Grez-Doiceau

Le Béwé à son spot belge! Des créations belges sous toutes ses formes: produits de bouche mais aussi bijoux, vêtements, déco, objets cadeaux. Une adresse et plein de conquis!

Bel’ywood: A Ohain

Attention, condensé de talents belges… orienté mode et accessoires. Bijoux de fantaisie ou pas, maroquinerie, écharpes, foulards, sweats, etc…

L’empreinte Belge: A Namur

La bonne adresse namuroise! Concept store 100% belge composé d’un espace créateurs agrémentés d’un espace petite restauration.

Wattitude & Wattitude Kids : A liège

Première vitrine du made in Wallonia, en plein cœur de la cité ardente. Wattitude propose exclusivement des produits conçus, créés et/ou fabriqués en Wallonie.

A vous de jouer, c’est vous qui votez en achetant…

Bénédicte van Egeren

 

 

Les Pop Up, ces mi-fixes mi-éphémères dont on perd parfois le fil

Les « faux fixes », alias les Pop Up Store, sont très pratiques car on peut y retourner si on a oublié quelque chose. Par contre, il faut suivre leurs mouvements! Ceux-ci sont tous ouverts jusqu’à Noël minimum. Je vous les résume ici…

A BRUXELLES

  •  Capsule Shop Galerie de la Toison d’Or: ouvert jusqu’au 23/12

C’est une toute première pour ce concept store éphémère, né de l’association de la marque Beseason & Lulu Home Interior. Il est entièrement dédié à la mode, à la décoration et aux marques majoritairement belges.

https://www.facebook.com/Capsuleshop.bxl/

  • Pop & shop dans le goulet Louise: les habituées du concept éphémère

La Belgique toujours à l’honneur que ce soit du textile, de la déco, des accessoires, pour les grands et les petits, impossible de repartir les mains vides!

https://www.facebook.com/Pop-Shop-610498659041272/

  • Créa’Pop à Stockel: ouvert jusqu’au 24/12

Déjà la dixième édition et toujours une offre variée de créateurs belges

https://www.facebook.com/creapop.be/

EN WALLONIE

  • Pop Up Store Mom’s Nivelles: ouvert jusqu’au 29/12

Ce sont une trentaine de membres de l’ASBL des Mompreneurs se sont associées pour vous proposer une nouvelle boutique éphémère à Nivelles et vous inviter à découvrir leurs univers : créatrices textiles ou de bijoux, artistes et illustratrices, graphistes, e-commerçantes, cosmétiques, aromathérapie…

https://www.facebook.com/momspopupstorenivelles/

  • Pop Up Store Mom’s Liège: ouvert jusqu’au 30/01

Ce sont une trentaine de membres de l’ASBL des Mompreneurs se sont associées pour vous proposer une nouvelle boutique éphémère à Nivelles et vous inviter à découvrir leurs univers : créatrices textiles ou de bijoux, artistes et illustratrices, graphistes, e-commerçantes, cosmétiques, aromathérapie…

https://www.facebook.com/Moms-Pop-Up-Store-Li%C3%A8ge-1780680035578796/

 

  • Atelier de Delphine Quirin à Liège :ouvert du 01/12 au 24/12

Une foule d’accessoires pour se tenir chaud (écharpes, bonnets, chapeaux,…), le tout en laine et entièrement réalisé à la main à Liège

https://www.facebook.com/delphinequirin/

Je vous souhaite un bon shopping responsable pimentés de milles découvertes!

Bénédicte van Egeren

Calendrier des marchés de Noël

La ville a revêtu ses habits de lumière, partout les guirlandes s’allument, pas de doute, le décompte a commencé. De plus en plus, fleurissent des initiatives locales comme alternative au shopping de masse. Mais comment s’y retrouver ? Car ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas un week-end de décembre sans un marché de Noël mettant à l’honneur des produits de créateurs. Mais comment ne pas se noyer dans le flot d’informations, retenir lequel aura lieu quand et surtout quels types de cadeaux on y trouvera ?! J’ai décidé de vous faciliter la vie et de compiler un petit calendrier des événements à venir pour tout le mois, à Bruxelles et en Wallonie. Par contre, c’est possible que certains manquent à l’appel….mais en tout cas, j’ai fait de mon mieux !

A BRUXELLLES

  • 30-01-02-03/12 à Boitsfort : Vente de Noël

Noël approche…Des idées cadeaux…36 exposants vous attendent

https://www.facebook.com/events/511159855908729/

  • 01-02-03/12 à Abbaye de Forest : marché de Noël

https://www.facebook.com/ForEvent.asbl/?hc_location=ufi

  • 03/12 à Uccle : Noel au naturel

Vous y trouverez des petits producteurs, des créateurs, des produits bio, naturels ou vegan …

https://www.facebook.com/events/125818921450405/

  • 06-09-10/12 à DROHME Labelle Christmas Market

Qualité des matières, originalité des pièces, production made in Belgium,…

https://www.facebook.com/events/269120400276494/

  • 08-09-10/12 à Bruxelles : La 4ème édition du marché de Noël du Re-creation Hall

L’occasion d’acheter autrement en choisissant des articles uniques, faits mains, fabriqués localement, éthiquement

https://www.facebook.com/events/322208261580695/

  • 15-16-17/12 à Schaerbeek : La 5ème édition du XMAS@La Lustrerie

Durant 3 jours une vingtaine d’exposants vous présentent leurs collections et les Foodtrucks prendront soin des gourmands

https://www.facebook.com/events/1920960158231205/

  • 16-17/12 à Schaerbeek : SLOW OH OH // Grande chasse aux cadeaux authentiques

Vente de noël dédiée aux cadeaux « slow ». Un évènement 100 % HYGGE, réservé aux jeunes créateurs et entrepreneurs qui remuent ciel et terre pour proposer des produits éthiques, qui ont du sens et une âme.

https://www.facebook.com/events/311182072696657/

  • 16/12 à Bruxelles: Christmas Designers Market

100% designers! Plus de 50 exposants

https://www.facebook.com/events/224111664759276/

EN WALLONIE

  • 01/12 à Soignies: Les emplettes de Noël : After Work festif au Monde de Rosy

https://www.facebook.com/events/427161734348483/

  • 02-03/12 à Namur : Marché d’oh elles

40 Créatrices vous font découvrir leur univers. De quoi alimenter vos sapins pour Noël ou simplement le plaisir d’offrir.

https://www.facebook.com/events/180835575806440/

  • 03/12 à Namur : Marché de Noël à l’arche de Noé

https://www.facebook.com/events/114759259283058/

  • 03/12 à Liège : Sapins et cotillons

https://www.facebook.com/events/1874468232866789/

  • 08-09-10/12 à Namur : Marché de Noël créatif & participatif

Fabriquez vos cadeaux avec le soutien de nos créateurs

https://www.facebook.com/events/1958047577848749/

  • 13/12 à Braives : marché local et artisanal

https://www.facebook.com/events/511440719188904/

  • 16/12 à Namur : Marché de créateurs

Pour cette seconde édition, une vingtaine de créateurs, toujours sensibles au mouvement zéro déchet !

https://www.facebook.com/events/126946638009083/

Je vous souhaite un bon shopping responsable pimentés de milles découvertes!

Bénédicte van Egeren

Je décapsule, tu décapsules, nous poi…ons

Apparus d’abord aux couleurs classiques, il y en a maintenant pour tous les goûts et tous les supporters. On ne les présente plus, ces petits bonhommes qui meublent bon nombre de tiroirs de cuisine. Par contre, leur histoire vous est peut-être encore inconnue voire fragmentée. Mais saviez-vous également que la famille s’était agrandie ? Plus qu’un objet, une création, New Life Factory est un projet avec de belles valeurs, que vous allez découvrir aux côtés de Robin !

De l’ambiance des jeux de bistrots au décapsuleur

Sensible aux matériaux authentiques, bruts, aux jeux de café et chineurs à ses heures perdues, la possession d’un véritable kicker était un rêve pour Robin. Qui se l’est donc octroyé grâce à son premier salaire. Quand il a du s’en séparé, il a quand même conservé quelques joueurs qui avaient été fournis avec.

En les laissant trôner fièrement sur son bureau, lui est apparue l’idée parfaite pour détourner le but premier de tous ces petits joueurs. Le décapsuleur était juste parfait car il laissait aussi les joueurs dans leur ambiance initiale, celui des bistrots et de la bière… Ne reste plus qu’à mettre le tout en musique.

Comme pour beaucoup, après en avoir offert un qui remporta un succès immédiat, apparurent rapidement quelques commandes et un engouement… La décision d’en faire une centaine supplémentaire tomba rapidement. New Life Factory vu le jour. Son credo, du neuf avec du vieux, du détournement d’objet.

Mais d’où proviennent tous ces joueurs ?

De marché en placeurs de jeux, Robin a arpenté toute la Belgique, a passé au peigne fin toutes les bonnes adresses et s’est créé une place de choix dans le milieu. Mais malgré l’œil bienveillant de tous ses fournisseurs, un jour arriva ce qu’il devait arriver…Plus moyen de trouver les authentiques, il a épuisé tous les stocks ! Deux possibilités s’offrent à lui, soit arrêter et changer d’objet soit assurer la continuité des bonhommes et les reproduire. Mais comment ? Où ?

Et quand il n’y en a plus, y en a encore!

A l’époque, les joueurs de kickers destinés au marché belge étaient réalisés en Belgique. La production se concentrait alors entre les mains de trois quatre entreprises mais toutes les activités ont cessé dans les années 90. Maintenant, tous les nouveaux kickers sont produits dans les pays de l’Est…Ça perd un peu de son charme !

Mais Robin était bien décidé à remuer les archives et garder l’authenticité de ses décapsuleurs. Après de multiples recherches, c’est dans le Limbourg qu’il a finalement trouvé une des entreprises qui assurait anciennement la production.

Au-delà du Made in Belgium, le défi de la relance

Ce n’est pas tout de retrouver les plans de fabrication. La partie s’est corsée quand il a fallu convaincre de relancer la production. Tout remettre en place, recommencer, former le personnel et se procurer quelques outils manquants.

Outre le fait que tout est fait en Belgique, la beauté du projet c’est d’avoir remis à l’emploi quatre personnes qui sont devenues spécialistes dans la réalisation des joueurs. Tout se passe ici, de la transformation du hêtre, fraîchement coupé dans la Province du Luxembourg, à la livraison de la cargaison de joueurs multicolores qui ne demandent plus qu’à trouver acquéreur.

Un travail minutieux et de grande précision

C’est impressionnant de voir toutes les étapes nécessaires à la réalisation de ces joueurs. Que ce soit scier pour donner forme, forer le buste au calibre précis, mettre de la couleur, dessiner leurs traits au pinceau ou encore monter le packaging. Tout ce travail se passe entre ces mains devenues expertes et fières de contribuer à cette aventure.

Youpiiiiiiiiiie, la famille s’agrandit

Si ses décapsuleurs font sensation, tout le monde lui soufflait d’élargir sa gamme. Mais en même temps, que faire ? L’idéal serait de rester dans l’univers du jeu et de l’utile, pour conserver cet univers si particulier.

Lors d’une de ses visites à un placeur de jeux, actif à Anvers depuis trois générations, le gérant lui avait proposé des billes de billard. Oui mais on en fait quoi ?

Après un temps de maturation, l’idée s’est concrétisée par un dessin. Mais quelques flèches à son arc manquaient pour réaliser cette nouveauté. Le quincailler, lui fournissant les clés métalliques des décapsuleurs, lui fut d’une aide précieuse. Il l’aiguilla pour trouver LA bonne pièce métallique à utiliser afin de permettre au poivrier, monté d’une bille de billard, de moudre à la perfection.

Et la bonne nouvelle, c’est que les stocks de vieilles billes ne sont pas encore vides. Car devinez où se trouve le plus grand producteur de billes de qualité toujours actif? Dans le Hainaut ! Les billes doivent être parfaites sinon la trajectoire est faussée sauf quand on les détourne…

Si vous êtes en panne de poivrier, il ne vous reste plus qu’à choisir votre chiffre porte-bonheur !

Bénédicte van Egeren

Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren

Une cosmétique bio, moderne et belge, c’est Seconde Nature

Voici mon deuxième coup de cœur belge pour les soins visages et corps. Ils se complètent à la perfection mais surtout, ils offrent des produits légèrement différents en termes de composants. Ici, les huiles essentielles ne sont pas du tout privilégiées, bien au contraire. Les secrets de la réalisation, c’est par ici, en compagnie de Perrine Rase.

Sauter pieds joints dans l’entreprenariat

Le domaine des cosmétiques, ça lui parle à Perrine. Mais surtout à son échelle perso, dans sa salle de bain, à titre expérimental. Après des études de commu et sa première expérience professionnelle, un constat : gros décalage entre ses valeurs et le contenu de son travail. Si jusque-là, elle n’avait pas envisagé les cosmétiques comme voie professionnelle, après réflexion elle se dit qu’il y a quand même une carte à jouer.

En bonne autodidacte, elle augmente ses connaissances en cosmétiques et rentre en couveuse d’entreprise. Les premières années ne sont pas les plus faciles : entre le don de soi et le nombre incalculables d’heures sans salaire. De tous ses sacrifices, s’en suit une reconnaissance énorme mais surtout le sentiment d’être utile à la société et d’être à la bonne place.

Une marque bio pas comme les autres

Quand on regarde le marché des cosmétiques bio et naturels, on voit que ces dernières années il s’est quand même bien développé. Mais Perrine, elle, a une autre idée en tête. Ce qui n’a pas évolué avec la diversité des produits, c’est l’image de bobo/marginal qui utilise des cosmétiques bio mais surtout des soins qui puent et dont le packaging n’a pas été pensé plus d’une minute. Résultat, pas très sexy à vendre aux non convaincus. Et pourtant, pour elle, c’est ce public-là qu’il faut aller chercher et convaincre de changer. Elle est donc là sa carte à jouer !

 «Il faut attaquer l’ennemi sur son terrain. C’est la première impression qui est la bonne, le packaging ne doit pas être négligé. »

C’est donc la raison pour laquelle Seconde Nature a décidé de se démarquer grâce à un packaging sympa, bien pensé avec des contenants qui collent à son image. Perrine est une jusqu’auboutiste, son goût pour le bien fait et le beau mais surtout le produit propre y sont pour quelque chose.

Oui à un olfactif fort, non aux huiles essentielles

Autre différence notoire, les huiles essentielles. Perrine a décidé de s’en passer même si outre leurs propriétés ce sont d’excellents conservateurs naturels…tanpis pour la facilité ! Elle les considère plutôt comme des médicaments auxquels il ne faut pas s’habituer mais surtout elles ne conviennent absolument pas aux peaux sensibles qui risquent des allergies. Ce sont un peu les « oubliés » de la cosmétique bio.

L’olfactif occupe un poste financier important dans la réalisation de produits cosmétiques et beaucoup de jeunes entreprises font l’impasse. Or pour Perrine, c’est un facteur clé. Elle a décidé de prendre le contre-pied et d’y faire la part belle. Si à ses débuts elle privilégiait les parfums tout fait maintenant elle élabore ses propres parfums et compose de nouvelles fragrances en y prenant un certain plaisir.

Son objectif est que chaque soin nous transporte dans un univers de souvenirs différents (vacances, jeunesse,…).

La gamme et ses actifs

Du lait corporel à l’anti-âge, en passant par la crème visage et mains. Sans oublier le spécial peaux à problème, qui a vu le jour tout récemment.

Si la gamme est bien assise. Ce qui évolue encore souvent en fonction des expériences et des retours, ce sont les composants des soins. Perrine cherche à sans cesse améliorer ses produits.

« En travaillant avec des huiles végétales, on travaille avec du vivant, une plante n’est pas l’autre, la nature est en mouvement constant, ce sont les aléas de ce type d’ingrédients. »

Dans ses produits, on trouve aussi des actifs un peu inédits tels que l’inuline de chicorée, des extraits de palmier de Floride, actif pointu mais peu connu. Bref, un concentré de principes actifs de qualité qui en fait une gamme abordable au vu des contraintes colossales imposées par ce type de cosmétiques. L’objectif premier n’est pas de se transformer en une marque de luxe, ce n’est pas le public recherché.

On ne lésine pas sur la qualité

Avec un système de conservation ultra light, ses produits peuvent se conserver 30 mois. Perrine a décidé qu’après maximum un an, ses produits devaient être déstockés pour garantir des produits les plus frais possibles et une qualité optimale. Les matières nobles étant plus fragiles que les autres.

En plus d’être naturels et bio, ses produits sont labelisés « Slowcosmétique ».

Echelle locale et packaging propre

Pour ce qui est des ingrédients belges, c’est assez compliqué car il y a le chanvre belge. Mais ce n’est pas stable du tout comme composant.

Par contre, pour tout ce qui est packaging, les acteurs locaux sont privilégiés. Les contenants sont en verre afin de ne pas dénoter avec les valeurs écologiques de la marque. La crème pour les mains est quant à elle dans un tube en plastique, doté d’une poche interne qui se retourne pour obtenir les derniers ml de crème cachés au fond du pot !

Bénédicte van Egeren

Démonstration de style en compagnie d’Odile Gaston

@Nathalie Gabay

C’est par ses écharpes en mohair toutes douces que j’ai découvert Odile Gaston qui ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. S’en est suivi un autre produit phare qui permet à cette jeune marque et sa créatrice de se distinguer sur le marché de la mode. Catherine Dardenne, c’est une véritable boule d’énergie qui a su construire pas à pas son propre label non sans obstacle.

Au four et au moulin

@Nathalie Gabay

Pas de doute, Catherine, la mode elle l’a dans le sang. Vendeuse depuis ses 15 ans, gérante de sa propre boutique depuis ses 17 ans, c’est tout naturellement et surtout en parfaite autodidacte qu’elle a évolué jusqu’à créer sa propre marque Odile Gaston. Sans oublier la dizaine d’années passées comme directrice artistique chez Mer du Nord où elle traquait les dernières tendances.

Pour sa marque, elle est la seule à bord. Sa particularité, l’absence d’études dans le secteur de la mode mais surtout l’absence de dessin pour réaliser ses vêtements. Son truc à elle, c’est de créer ses prototypes grandeur nature directement dans la matière. Un bout de tissu, une paire de ciseaux et la voilà partie pour réaliser une nouvelle pièce.

Depuis peu,  sa fille, Emilie, l’a rejoint dans l’aventure et l’épaule à la fois dans la gestion des réseaux sociaux, la boutique mais aussi comme ambassadrice de ses créations.

Odile Gaston

Les deux prénoms de ses grands-parents représentent maintenant fièrement sa marque. Lancée en 2013, sous forme de collections capsules, elle se caractérise par une dose de style et de féminité à porter en toute légèreté au quotidien.

@ Nathalie Gabay

De la collection entière au mono produit

Si ses débuts furent caractérisés par des collections complètes, un changement de stratégie s’est opéré après deux ans. La lourdeur des collections associées aux problèmes rencontrés avec les revendeurs ont amené Catherine à se focaliser sur un mono-produit. C’est de là que sont nées les écharpes reconnaissables entre toutes.

@Edouard Janssens

Toujours en quête d’un produit fort pour maintenir sa marque, la salopette emblématique a fait son apparition et fait office de signature. Elle se distingue par son style, sa coupe et ses imprimés mais c’est surtout une pièce qui ne court pas les rues. La salopette, en version slim ou large, se porte à tout âge et offre des jeux de styles rythmés par une variété de tissus, évoluant au fil des saisons.

Et au niveau confection ?

Ayant baigné dans le milieu, Catherine a eu l’opportunité d’arpenter plus d’un atelier de confection lors de ses expériences professionnelles. Son choix s’est finalement porté sur un atelier familial situé au Portugal. Et la diversité des tissus utilisés pour rythmer les saisons provient du même endroit !

@Nathalie Gabay

Un petit mot sur sa boutique

De tout temps localisée à Wavre, elle l’a récemment déménagée à Lasne, en s’octroyant un mini break entre les deux. Pimprenelle Concept Store propose les collections Odile Gaston mais également une belle sélection d’intemporels en grande majorité danois. Vous l’aurez compris, si vous voulez découvrir ses derniers trésors, il va falloir aller jusqu’à elle car Odile Gaston ne se revend plus ailleurs, en tout cas pas pour les vêtements.

Bénédicte van Egeren

Prolongeons l’été en alliant qualité, style et durabilité grâce à W.R.Yuma

Plus de six mois se sont écoulés depuis que j’ai rencontré Sebastiaan. Et si j’ai attendu tout ce temps pour vous en parler, c’est parce que tout simplement ses créations étaient toujours à l’état de prototypes. J’ai choisi de vous le présenter aujourd’hui car c’est un moment symbolique pour lui et pour sa jeune marque W.R.Yuma car son projet naît publiquement et officiellement. Innovant, technologique, sensé, mûri, circulaire, voilà déjà quelques adjectifs pour définir ses créations avant de passer aux choses sérieuses.

Changement de route

C’est en accompagnant des porteurs de projets dans le domaine de l’économie circulaire pendant cinq ans que l’envie de créer son propre business est née. Sebastiaan de Neubourg, ingénieur civil de formation avec un goût pour la création, se jette dans le vide en novembre 2015. Il ne lui reste plus qu’à choisir parmi la centaine d’idées qu’il a en tête et se faire accompagner pour voir se concrétiser SON idée.

«  Si je ne le faisais pas, j’allais le regretter »

Son choix s’est porté sur la fabrication de lunettes de soleil mais son projet va plus loin. Avant de se plonger dans le vif du sujet, un petit mot sur le nom de la marque W.R.Yuma et sa signification ! W.R pour we are, et Yuma désigne le lieu le plus ensoleillé…bien trouvé, non ? Et chaque modèle porte le nom d’une étoile.

Mais pourquoi avoir choisi de confectionner des lunettes ?

C’est vrai, le plastique et la 3D permettent une multitude de choses. Que se cache-t-il derrière ce choix bien précis ? Pas juste l’envie d’habiller tout un chacun d’une paire de lunettes recyclées. Le message est beaucoup plus fort et va au-delà du simple produit. Convaincu qu’on peut diminuer encore drastiquement les déchets, Sebastiaan veut avec ses lunettes inviter tout un chacun à avoir « un autre regard » sur les déchets.

Les lunettes sont un symbole, un vecteur de communication fort. Ce qui nous mène au cœur du projet qui est le recyclage, l’économie circulaire mais surtout boucler la boucle car finalement l’économie circulaire est très vaste et chacun fait du circulaire à son niveau. Ici, le but est d’avoir en main tout le processus et pas juste une étape.

Des lunettes de soleil de qualité à partir de déchets plastiques

Dans un premier temps, il dessine cinq modèles de lunettes. Son goût pour les partenariats l’amène déjà à penser au futur. Une collaboration avec une designer n’est pas à exclure, l’idée de sortir des modèles capsules fait son chemin.

De quoi est faite cette monture ? Elle est imprimée en 3D à partir de différentes matières en fonction des modèles (et des couleurs). On retrouve comme matériaux recyclés du PET, des frigos et des tableaux de bord de voiture. Le plastique noir, issu des tableaux de bords, provient des Pays-Bas, le plastique blanc provient des bouteilles de soda abandonnées sur les plages européennes, l’encre provient des frigos recyclés. La marque travaille sur la potentielle réutilisation de matières naturelles telles que les algues, les filets de pêches, le café,…

Les verres sont de la marque italienne Mazzucchelli, une qualité premium made in Europe, hors de question de faire des concessions sur la qualité.

Production locale en mode zéro déchet

Pourquoi avoir choisi l’impression 3D pour réaliser les lunettes ? Cette technique permet l’utilisation d’une large gamme de matériaux mais surtout celle de nouveaux matériaux durables. Une liberté totale dans le design, tout est possible. Une customisation, par exemple graver le nom sur mesure.

L’impression 3D limite les déchets de production, en prenant la juste quantité de matières premières. Qui dit 3D ne dit pas que tout est automatisé. Une fois la découpe effectuée, une grande partie est faite à la main. Tous les éléments doivent être polis puis minutieusement assemblés. Enfin, les verres sont découpés et insérés dans la monture. Tout cet assemblage n’utilise aucune colle ou matériaux toxiques de façon à pouvoir rapidement démonter la paire et recycler chaque petite pièce composant les lunettes.

Sebastiaan a appris à monter des lunettes car autant vous dire que tout ça lui était parfaitement inconnu auparavant. Il a passé des heures à faire des tests et assembler ses multiples prototypes. Ultérieurement, la production sera déléguée à un atelier protégé en Flandres.

Leitmotiv, boucler la boucle

L’objectif final est de recycler l’entièreté de chaque modèle, et d’arriver au fameux « close the loop ». Pour y arriver, W.R.Yuma met en place un système de reprise de l’ancien modèle, en offrant une réduction sur la paire suivante qui augmente avec le temps que vous conservez votre paire. En échange, vous avez la garantie que votre paire sera entièrement recyclée et réutilisée.

Une idée folle pour le futur ?

Se rendre sur les festivals, récupérer les gobelets, les recycler et réaliser ses lunettes en live à partir des déchets des festivaliers. Sebastiaan imagine aussi un distributeur automatique de lunettes à la façon d’un distributeur de soda ! Why, not!

3,2, 1, GOOOOOOO…..le crowfunding est lancé

Depuis dix huit mois, Sebastiaan travaille sur fonds propres. Afin de pérenniser le projet et lancer sa première production grand public, il se tourne vers le public. Sa levée de fond est officiellement lancée, elle servira surtout à investir dans les matériaux qui composent les lunettes tels que les verres, les étuis et le packaging. Good luck!

 

Bénédicte van Egeren

Bien dans ses pompes bien dans sa tête

Synonyme de joie de vivre, de légèreté, de bonne humeur, de chaleur mais surtout partenaire idéal de l’été. C’est LE moment de vous présenter Rarámuri. Des modèles bien pensés, des matériaux de grande qualité, une production européenne, bref des créations conçues de façon réfléchie et respectueuse. Concept original d’Edel, sur base d’une idée ingénieuse issue du bout du monde.

Le voyage comme étincelle

Edel est enseignant de formation et de profession mais surtout un aventurier dans l’âme. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’arpenter seul l’Amérique Latine. Des volcans du Nicaragua en passant par du bénévolat au Guatemala sans oublier les montagnes mexicaines, qui marqueront à jamais son périple. C’est lors de l’ascension de ces dernières qu’il rencontrera une tribu indienne qui ne le laissera pas indifférent. Cette tribu se nomme les « Rarámuri » ou littéralement « ceux qui ont les pieds légers ». Elle réalise ses chaussures à partir de pneus de voiture et de rubans. Réputée pour son endurance, cette tribu parcourt des dizaines de km chaussée de cette façon.

Simplicité & créativité

De retour en Belgique, il ne lui faudra pas longtemps pour ajouter une corde à son arc et devenir jeune créateur de sandales. Activité qu’il mène de front avec celle d’enseignant. Et c’est donc quelques mois plus tard qu’il débutera la création de ses sandales « Rarámuri ». Les deux premiers modèles sont Tulum et Cancun, en référence aux villes dans lesquelles il a séjourné mais surtout le pays qui l’a inspiré, le Mexique. L’année d’après, en 2016, il dote sa collection de deux modèles supplémentaires (Chalco et Chilon) pour permettre à chacun de trouver chaussures à son pied.

Zoom sur la collection mûrement réfléchie

Quatre modèles, sept façons de les attacher, des variations de couleurs infinies. Le principe est simple, chaque paire de sandale s’habille d’un ruban à nouer. Ce ruban s’adapte d’un modèle à l’autre et peut donc être remplacé au gré des tenues. C’est ce détail qui permet de twister son style avec une unique paire de chaussures. Quelques rubans suffiront à offrir une infinité de possibilités. Simples, confortables et originales.

Fabrication de A à Z

C’est Edel lui-même qui a dessiné les sandales. Ensuite, il s’est attaqué à l’étude des matériaux pour réaliser ses modèles. Après de longues comparaisons, il a finalement opté pour du cuir et du caoutchouc. Agrémenté de corde naturelle, pour le modèle Chilon. Tous les matériaux proviennent d’Italie et la fabrication a lieu en Espagne.

Les tissus utilisés pour les rubans proviennent de chute de tissus. Les rubans sont ensuite assemblés dans un atelier en Belgique.

Rarámuri soutient la scolarisation

 Une partie des bénéfices est reversée à une ONG, “Cooperative for education” qui mène une campagne nommée “The thousand girls initiative”. Cette dernière n’a pas été choisie au hasard. Elle œuvre à soutenir l’éducation de jeunes filles au Guatemala.

Bénédicte van Egeren