Je décapsule, tu décapsules, nous poi…ons

Apparus d’abord aux couleurs classiques, il y en a maintenant pour tous les goûts et tous les supporters. On ne les présente plus, ces petits bonhommes qui meublent bon nombre de tiroirs de cuisine. Par contre, leur histoire vous est peut-être encore inconnue voire fragmentée. Mais saviez-vous également que la famille s’était agrandie ? Plus qu’un objet, une création, New Life Factory est un projet avec de belles valeurs, que vous allez découvrir aux côtés de Robin !

De l’ambiance des jeux de bistrots au décapsuleur

Sensible aux matériaux authentiques, bruts, aux jeux de café et chineurs à ses heures perdues, la possession d’un véritable kicker était un rêve pour Robin. Qui se l’est donc octroyé grâce à son premier salaire. Quand il a du s’en séparé, il a quand même conservé quelques joueurs qui avaient été fournis avec.

En les laissant trôner fièrement sur son bureau, lui est apparue l’idée parfaite pour détourner le but premier de tous ces petits joueurs. Le décapsuleur était juste parfait car il laissait aussi les joueurs dans leur ambiance initiale, celui des bistrots et de la bière… Ne reste plus qu’à mettre le tout en musique.

Comme pour beaucoup, après en avoir offert un qui remporta un succès immédiat, apparurent rapidement quelques commandes et un engouement… La décision d’en faire une centaine supplémentaire tomba rapidement. New Life Factory vu le jour. Son credo, du neuf avec du vieux, du détournement d’objet.

Mais d’où proviennent tous ces joueurs ?

De marché en placeurs de jeux, Robin a arpenté toute la Belgique, a passé au peigne fin toutes les bonnes adresses et s’est créé une place de choix dans le milieu. Mais malgré l’œil bienveillant de tous ses fournisseurs, un jour arriva ce qu’il devait arriver…Plus moyen de trouver les authentiques, il a épuisé tous les stocks ! Deux possibilités s’offrent à lui, soit arrêter et changer d’objet soit assurer la continuité des bonhommes et les reproduire. Mais comment ? Où ?

Et quand il n’y en a plus, y en a encore!

A l’époque, les joueurs de kickers destinés au marché belge étaient réalisés en Belgique. La production se concentrait alors entre les mains de trois quatre entreprises mais toutes les activités ont cessé dans les années 90. Maintenant, tous les nouveaux kickers sont produits dans les pays de l’Est…Ça perd un peu de son charme !

Mais Robin était bien décidé à remuer les archives et garder l’authenticité de ses décapsuleurs. Après de multiples recherches, c’est dans le Limbourg qu’il a finalement trouvé une des entreprises qui assurait anciennement la production.

Au-delà du Made in Belgium, le défi de la relance

Ce n’est pas tout de retrouver les plans de fabrication. La partie s’est corsée quand il a fallu convaincre de relancer la production. Tout remettre en place, recommencer, former le personnel et se procurer quelques outils manquants.

Outre le fait que tout est fait en Belgique, la beauté du projet c’est d’avoir remis à l’emploi quatre personnes qui sont devenues spécialistes dans la réalisation des joueurs. Tout se passe ici, de la transformation du hêtre, fraîchement coupé dans la Province du Luxembourg, à la livraison de la cargaison de joueurs multicolores qui ne demandent plus qu’à trouver acquéreur.

Un travail minutieux et de grande précision

C’est impressionnant de voir toutes les étapes nécessaires à la réalisation de ces joueurs. Que ce soit scier pour donner forme, forer le buste au calibre précis, mettre de la couleur, dessiner leurs traits au pinceau ou encore monter le packaging. Tout ce travail se passe entre ces mains devenues expertes et fières de contribuer à cette aventure.

Youpiiiiiiiiiie, la famille s’agrandit

Si ses décapsuleurs font sensation, tout le monde lui soufflait d’élargir sa gamme. Mais en même temps, que faire ? L’idéal serait de rester dans l’univers du jeu et de l’utile, pour conserver cet univers si particulier.

Lors d’une de ses visites à un placeur de jeux, actif à Anvers depuis trois générations, le gérant lui avait proposé des billes de billard. Oui mais on en fait quoi ?

Après un temps de maturation, l’idée s’est concrétisée par un dessin. Mais quelques flèches à son arc manquaient pour réaliser cette nouveauté. Le quincailler, lui fournissant les clés métalliques des décapsuleurs, lui fut d’une aide précieuse. Il l’aiguilla pour trouver LA bonne pièce métallique à utiliser afin de permettre au poivrier, monté d’une bille de billard, de moudre à la perfection.

Et la bonne nouvelle, c’est que les stocks de vieilles billes ne sont pas encore vides. Car devinez où se trouve le plus grand producteur de billes de qualité toujours actif? Dans le Hainaut ! Les billes doivent être parfaites sinon la trajectoire est faussée sauf quand on les détourne…

Si vous êtes en panne de poivrier, il ne vous reste plus qu’à choisir votre chiffre porte-bonheur !

Bénédicte van Egeren

Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren

Une cosmétique bio, moderne et belge, c’est Seconde Nature

Voici mon deuxième coup de cœur belge pour les soins visages et corps. Ils se complètent à la perfection mais surtout, ils offrent des produits légèrement différents en termes de composants. Ici, les huiles essentielles ne sont pas du tout privilégiées, bien au contraire. Les secrets de la réalisation, c’est par ici, en compagnie de Perrine Rase.

Sauter pieds joints dans l’entreprenariat

Le domaine des cosmétiques, ça lui parle à Perrine. Mais surtout à son échelle perso, dans sa salle de bain, à titre expérimental. Après des études de commu et sa première expérience professionnelle, un constat : gros décalage entre ses valeurs et le contenu de son travail. Si jusque-là, elle n’avait pas envisagé les cosmétiques comme voie professionnelle, après réflexion elle se dit qu’il y a quand même une carte à jouer.

En bonne autodidacte, elle augmente ses connaissances en cosmétiques et rentre en couveuse d’entreprise. Les premières années ne sont pas les plus faciles : entre le don de soi et le nombre incalculables d’heures sans salaire. De tous ses sacrifices, s’en suit une reconnaissance énorme mais surtout le sentiment d’être utile à la société et d’être à la bonne place.

Une marque bio pas comme les autres

Quand on regarde le marché des cosmétiques bio et naturels, on voit que ces dernières années il s’est quand même bien développé. Mais Perrine, elle, a une autre idée en tête. Ce qui n’a pas évolué avec la diversité des produits, c’est l’image de bobo/marginal qui utilise des cosmétiques bio mais surtout des soins qui puent et dont le packaging n’a pas été pensé plus d’une minute. Résultat, pas très sexy à vendre aux non convaincus. Et pourtant, pour elle, c’est ce public-là qu’il faut aller chercher et convaincre de changer. Elle est donc là sa carte à jouer !

 «Il faut attaquer l’ennemi sur son terrain. C’est la première impression qui est la bonne, le packaging ne doit pas être négligé. »

C’est donc la raison pour laquelle Seconde Nature a décidé de se démarquer grâce à un packaging sympa, bien pensé avec des contenants qui collent à son image. Perrine est une jusqu’auboutiste, son goût pour le bien fait et le beau mais surtout le produit propre y sont pour quelque chose.

Oui à un olfactif fort, non aux huiles essentielles

Autre différence notoire, les huiles essentielles. Perrine a décidé de s’en passer même si outre leurs propriétés ce sont d’excellents conservateurs naturels…tanpis pour la facilité ! Elle les considère plutôt comme des médicaments auxquels il ne faut pas s’habituer mais surtout elles ne conviennent absolument pas aux peaux sensibles qui risquent des allergies. Ce sont un peu les « oubliés » de la cosmétique bio.

L’olfactif occupe un poste financier important dans la réalisation de produits cosmétiques et beaucoup de jeunes entreprises font l’impasse. Or pour Perrine, c’est un facteur clé. Elle a décidé de prendre le contre-pied et d’y faire la part belle. Si à ses débuts elle privilégiait les parfums tout fait maintenant elle élabore ses propres parfums et compose de nouvelles fragrances en y prenant un certain plaisir.

Son objectif est que chaque soin nous transporte dans un univers de souvenirs différents (vacances, jeunesse,…).

La gamme et ses actifs

Du lait corporel à l’anti-âge, en passant par la crème visage et mains. Sans oublier le spécial peaux à problème, qui a vu le jour tout récemment.

Si la gamme est bien assise. Ce qui évolue encore souvent en fonction des expériences et des retours, ce sont les composants des soins. Perrine cherche à sans cesse améliorer ses produits.

« En travaillant avec des huiles végétales, on travaille avec du vivant, une plante n’est pas l’autre, la nature est en mouvement constant, ce sont les aléas de ce type d’ingrédients. »

Dans ses produits, on trouve aussi des actifs un peu inédits tels que l’inuline de chicorée, des extraits de palmier de Floride, actif pointu mais peu connu. Bref, un concentré de principes actifs de qualité qui en fait une gamme abordable au vu des contraintes colossales imposées par ce type de cosmétiques. L’objectif premier n’est pas de se transformer en une marque de luxe, ce n’est pas le public recherché.

On ne lésine pas sur la qualité

Avec un système de conservation ultra light, ses produits peuvent se conserver 30 mois. Perrine a décidé qu’après maximum un an, ses produits devaient être déstockés pour garantir des produits les plus frais possibles et une qualité optimale. Les matières nobles étant plus fragiles que les autres.

En plus d’être naturels et bio, ses produits sont labelisés « Slowcosmétique ».

Echelle locale et packaging propre

Pour ce qui est des ingrédients belges, c’est assez compliqué car il y a le chanvre belge. Mais ce n’est pas stable du tout comme composant.

Par contre, pour tout ce qui est packaging, les acteurs locaux sont privilégiés. Les contenants sont en verre afin de ne pas dénoter avec les valeurs écologiques de la marque. La crème pour les mains est quant à elle dans un tube en plastique, doté d’une poche interne qui se retourne pour obtenir les derniers ml de crème cachés au fond du pot !

Bénédicte van Egeren

Démonstration de style en compagnie d’Odile Gaston

@Nathalie Gabay

C’est par ses écharpes en mohair toutes douces que j’ai découvert Odile Gaston qui ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. S’en est suivi un autre produit phare qui permet à cette jeune marque et sa créatrice de se distinguer sur le marché de la mode. Catherine Dardenne, c’est une véritable boule d’énergie qui a su construire pas à pas son propre label non sans obstacle.

Au four et au moulin

@Nathalie Gabay

Pas de doute, Catherine, la mode elle l’a dans le sang. Vendeuse depuis ses 15 ans, gérante de sa propre boutique depuis ses 17 ans, c’est tout naturellement et surtout en parfaite autodidacte qu’elle a évolué jusqu’à créer sa propre marque Odile Gaston. Sans oublier la dizaine d’années passées comme directrice artistique chez Mer du Nord où elle traquait les dernières tendances.

Pour sa marque, elle est la seule à bord. Sa particularité, l’absence d’études dans le secteur de la mode mais surtout l’absence de dessin pour réaliser ses vêtements. Son truc à elle, c’est de créer ses prototypes grandeur nature directement dans la matière. Un bout de tissu, une paire de ciseaux et la voilà partie pour réaliser une nouvelle pièce.

Depuis peu,  sa fille, Emilie, l’a rejoint dans l’aventure et l’épaule à la fois dans la gestion des réseaux sociaux, la boutique mais aussi comme ambassadrice de ses créations.

Odile Gaston

Les deux prénoms de ses grands-parents représentent maintenant fièrement sa marque. Lancée en 2013, sous forme de collections capsules, elle se caractérise par une dose de style et de féminité à porter en toute légèreté au quotidien.

@ Nathalie Gabay

De la collection entière au mono produit

Si ses débuts furent caractérisés par des collections complètes, un changement de stratégie s’est opéré après deux ans. La lourdeur des collections associées aux problèmes rencontrés avec les revendeurs ont amené Catherine à se focaliser sur un mono-produit. C’est de là que sont nées les écharpes reconnaissables entre toutes.

@Edouard Janssens

Toujours en quête d’un produit fort pour maintenir sa marque, la salopette emblématique a fait son apparition et fait office de signature. Elle se distingue par son style, sa coupe et ses imprimés mais c’est surtout une pièce qui ne court pas les rues. La salopette, en version slim ou large, se porte à tout âge et offre des jeux de styles rythmés par une variété de tissus, évoluant au fil des saisons.

Et au niveau confection ?

Ayant baigné dans le milieu, Catherine a eu l’opportunité d’arpenter plus d’un atelier de confection lors de ses expériences professionnelles. Son choix s’est finalement porté sur un atelier familial situé au Portugal. Et la diversité des tissus utilisés pour rythmer les saisons provient du même endroit !

@Nathalie Gabay

Un petit mot sur sa boutique

De tout temps localisée à Wavre, elle l’a récemment déménagée à Lasne, en s’octroyant un mini break entre les deux. Pimprenelle Concept Store propose les collections Odile Gaston mais également une belle sélection d’intemporels en grande majorité danois. Vous l’aurez compris, si vous voulez découvrir ses derniers trésors, il va falloir aller jusqu’à elle car Odile Gaston ne se revend plus ailleurs, en tout cas pas pour les vêtements.

Bénédicte van Egeren

Prolongeons l’été en alliant qualité, style et durabilité grâce à W.R.Yuma

Plus de six mois se sont écoulés depuis que j’ai rencontré Sebastiaan. Et si j’ai attendu tout ce temps pour vous en parler, c’est parce que tout simplement ses créations étaient toujours à l’état de prototypes. J’ai choisi de vous le présenter aujourd’hui car c’est un moment symbolique pour lui et pour sa jeune marque W.R.Yuma car son projet naît publiquement et officiellement. Innovant, technologique, sensé, mûri, circulaire, voilà déjà quelques adjectifs pour définir ses créations avant de passer aux choses sérieuses.

Changement de route

C’est en accompagnant des porteurs de projets dans le domaine de l’économie circulaire pendant cinq ans que l’envie de créer son propre business est née. Sebastiaan de Neubourg, ingénieur civil de formation avec un goût pour la création, se jette dans le vide en novembre 2015. Il ne lui reste plus qu’à choisir parmi la centaine d’idées qu’il a en tête et se faire accompagner pour voir se concrétiser SON idée.

«  Si je ne le faisais pas, j’allais le regretter »

Son choix s’est porté sur la fabrication de lunettes de soleil mais son projet va plus loin. Avant de se plonger dans le vif du sujet, un petit mot sur le nom de la marque W.R.Yuma et sa signification ! W.R pour we are, et Yuma désigne le lieu le plus ensoleillé…bien trouvé, non ? Et chaque modèle porte le nom d’une étoile.

Mais pourquoi avoir choisi de confectionner des lunettes ?

C’est vrai, le plastique et la 3D permettent une multitude de choses. Que se cache-t-il derrière ce choix bien précis ? Pas juste l’envie d’habiller tout un chacun d’une paire de lunettes recyclées. Le message est beaucoup plus fort et va au-delà du simple produit. Convaincu qu’on peut diminuer encore drastiquement les déchets, Sebastiaan veut avec ses lunettes inviter tout un chacun à avoir « un autre regard » sur les déchets.

Les lunettes sont un symbole, un vecteur de communication fort. Ce qui nous mène au cœur du projet qui est le recyclage, l’économie circulaire mais surtout boucler la boucle car finalement l’économie circulaire est très vaste et chacun fait du circulaire à son niveau. Ici, le but est d’avoir en main tout le processus et pas juste une étape.

Des lunettes de soleil de qualité à partir de déchets plastiques

Dans un premier temps, il dessine cinq modèles de lunettes. Son goût pour les partenariats l’amène déjà à penser au futur. Une collaboration avec une designer n’est pas à exclure, l’idée de sortir des modèles capsules fait son chemin.

De quoi est faite cette monture ? Elle est imprimée en 3D à partir de différentes matières en fonction des modèles (et des couleurs). On retrouve comme matériaux recyclés du PET, des frigos et des tableaux de bord de voiture. Le plastique noir, issu des tableaux de bords, provient des Pays-Bas, le plastique blanc provient des bouteilles de soda abandonnées sur les plages européennes, l’encre provient des frigos recyclés. La marque travaille sur la potentielle réutilisation de matières naturelles telles que les algues, les filets de pêches, le café,…

Les verres sont de la marque italienne Mazzucchelli, une qualité premium made in Europe, hors de question de faire des concessions sur la qualité.

Production locale en mode zéro déchet

Pourquoi avoir choisi l’impression 3D pour réaliser les lunettes ? Cette technique permet l’utilisation d’une large gamme de matériaux mais surtout celle de nouveaux matériaux durables. Une liberté totale dans le design, tout est possible. Une customisation, par exemple graver le nom sur mesure.

L’impression 3D limite les déchets de production, en prenant la juste quantité de matières premières. Qui dit 3D ne dit pas que tout est automatisé. Une fois la découpe effectuée, une grande partie est faite à la main. Tous les éléments doivent être polis puis minutieusement assemblés. Enfin, les verres sont découpés et insérés dans la monture. Tout cet assemblage n’utilise aucune colle ou matériaux toxiques de façon à pouvoir rapidement démonter la paire et recycler chaque petite pièce composant les lunettes.

Sebastiaan a appris à monter des lunettes car autant vous dire que tout ça lui était parfaitement inconnu auparavant. Il a passé des heures à faire des tests et assembler ses multiples prototypes. Ultérieurement, la production sera déléguée à un atelier protégé en Flandres.

Leitmotiv, boucler la boucle

L’objectif final est de recycler l’entièreté de chaque modèle, et d’arriver au fameux « close the loop ». Pour y arriver, W.R.Yuma met en place un système de reprise de l’ancien modèle, en offrant une réduction sur la paire suivante qui augmente avec le temps que vous conservez votre paire. En échange, vous avez la garantie que votre paire sera entièrement recyclée et réutilisée.

Une idée folle pour le futur ?

Se rendre sur les festivals, récupérer les gobelets, les recycler et réaliser ses lunettes en live à partir des déchets des festivaliers. Sebastiaan imagine aussi un distributeur automatique de lunettes à la façon d’un distributeur de soda ! Why, not!

3,2, 1, GOOOOOOO…..le crowfunding est lancé

Depuis dix huit mois, Sebastiaan travaille sur fonds propres. Afin de pérenniser le projet et lancer sa première production grand public, il se tourne vers le public. Sa levée de fond est officiellement lancée, elle servira surtout à investir dans les matériaux qui composent les lunettes tels que les verres, les étuis et le packaging. Good luck!

 

Bénédicte van Egeren

Bien dans ses pompes bien dans sa tête

Synonyme de joie de vivre, de légèreté, de bonne humeur, de chaleur mais surtout partenaire idéal de l’été. C’est LE moment de vous présenter Rarámuri. Des modèles bien pensés, des matériaux de grande qualité, une production européenne, bref des créations conçues de façon réfléchie et respectueuse. Concept original d’Edel, sur base d’une idée ingénieuse issue du bout du monde.

Le voyage comme étincelle

Edel est enseignant de formation et de profession mais surtout un aventurier dans l’âme. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’arpenter seul l’Amérique Latine. Des volcans du Nicaragua en passant par du bénévolat au Guatemala sans oublier les montagnes mexicaines, qui marqueront à jamais son périple. C’est lors de l’ascension de ces dernières qu’il rencontrera une tribu indienne qui ne le laissera pas indifférent. Cette tribu se nomme les « Rarámuri » ou littéralement « ceux qui ont les pieds légers ». Elle réalise ses chaussures à partir de pneus de voiture et de rubans. Réputée pour son endurance, cette tribu parcourt des dizaines de km chaussée de cette façon.

Simplicité & créativité

De retour en Belgique, il ne lui faudra pas longtemps pour ajouter une corde à son arc et devenir jeune créateur de sandales. Activité qu’il mène de front avec celle d’enseignant. Et c’est donc quelques mois plus tard qu’il débutera la création de ses sandales « Rarámuri ». Les deux premiers modèles sont Tulum et Cancun, en référence aux villes dans lesquelles il a séjourné mais surtout le pays qui l’a inspiré, le Mexique. L’année d’après, en 2016, il dote sa collection de deux modèles supplémentaires (Chalco et Chilon) pour permettre à chacun de trouver chaussures à son pied.

Zoom sur la collection mûrement réfléchie

Quatre modèles, sept façons de les attacher, des variations de couleurs infinies. Le principe est simple, chaque paire de sandale s’habille d’un ruban à nouer. Ce ruban s’adapte d’un modèle à l’autre et peut donc être remplacé au gré des tenues. C’est ce détail qui permet de twister son style avec une unique paire de chaussures. Quelques rubans suffiront à offrir une infinité de possibilités. Simples, confortables et originales.

Fabrication de A à Z

C’est Edel lui-même qui a dessiné les sandales. Ensuite, il s’est attaqué à l’étude des matériaux pour réaliser ses modèles. Après de longues comparaisons, il a finalement opté pour du cuir et du caoutchouc. Agrémenté de corde naturelle, pour le modèle Chilon. Tous les matériaux proviennent d’Italie et la fabrication a lieu en Espagne.

Les tissus utilisés pour les rubans proviennent de chute de tissus. Les rubans sont ensuite assemblés dans un atelier en Belgique.

Rarámuri soutient la scolarisation

 Une partie des bénéfices est reversée à une ONG, “Cooperative for education” qui mène une campagne nommée “The thousand girls initiative”. Cette dernière n’a pas été choisie au hasard. Elle œuvre à soutenir l’éducation de jeunes filles au Guatemala.

Bénédicte van Egeren

La crème de la crème, c’est Biosolis

Adepte de la gamme depuis un an, c’est il y a quelques semaines, grâce à une chouette chronique sur BXFM réalisée par Lucie, que je me suis rendue compte que les produits Biosolis étaient belges ! Parée de ma bonne excuse, je suis donc allée à la rencontre de l’équipe! Me voilà donc fin prête à vous dévoiler leur histoire, à démêler le vrai du faux au sujet des crèmes solaires bio et vous informer sur les différences entre les filtres chimiques et naturels ! Bref, aujourd’hui un concentré de bien-être pour notre peau et notre planète !

Petit mais costaud

C’est à une PME existante que Cédric et son associé ont décidé de donner un second souffle, il y a déjà une dizaine d’année. Provera, créé en 1996, offre une gamme de complément alimentaire. Dès la reprise, ils la dotent d’une gamme de soins à l’aloe vera, Aurea (crèmes, gel pur, gel douche,…). A cette époque-là, ils cherchent encore le produit de niche qui leur ont donné l’envie de reprendre les rênes de la PME.

Ce n’est qu’en 2010 que s’est présentée l’occasion d’une belle carte à jouer dans les segments des solaires bio. Quand ils se sont aperçus que les plus grands dans le milieu du solaire renonçaient au bio. Le sujet a été rapidement creusé, ce qui effraye c’est la complexité des nanoparticules. Après consultations d’experts, il ne leur a pas fallu longtemps pour s’y engouffrer et relever le défi. Grâce aux doigts de fée de leur formulatrice attitrée, de la ligne Aurea, ils ont pu mettre sur pied une première formule solaire bio. Le premier produit Biosolis était né, c’était l’indice 30. Depuis ce jour, c’est un balai incessant d’aller-retour vers le labo que ce soit pour améliorer les produits existants, sur base entre autres des retours clients, ou élargir la gamme.

Mais pourquoi est-ce un challenge de faire de la crème solaire bio ?

La différence majeure avec les crèmes classiques se situe dans le filtre. Qui est minéral pour les bio contre un filtre chimique pour les autres. La grande difficulté rencontrée avec ces filtres naturels est la dispersion. C’est-à-dire la répartition homogène sur tout le corps. D’autant plus importante que c’est cela qui permet de garantir un indice le plus élevé possible. C’est grâce à un savant mélange de filtres que l’indice de protection peut être déterminé. C’est là aussi que généralement la galère commence. Des heures de tests, de recherches de produits les plus adéquats à un prix souvent pas très abordable. Car faire du bio coûte vraiment beaucoup plus cher que le crème classique imbibée d’eau. Le pire, l’indice 50. Il coûte deux fois plus cher à réaliser mais ne protège pas de façon exponentielle.

6 ,8, 10, 12, 15, 20, 25, 30, 50, 50& + ? Utile ou pur marketing ?

A titre d’exemple, voilà ce qui se cache derrière chaque numéro

-SPF 15 : 93% des UV bloquées

-SPF 30 : 97% des UV bloquées

-SPF 50 : 98% des UV bloquées

-SPF 50 & + : 99% des UV bloquées

Vous vous demandez pourquoi vous vous esquintez à trimballer la 12, 15, 20, 25 et 30 dans votre sac chaque été ? J’ai envie de dire pour pas grand-chose malheureusement ! Le best ? La 30 ou la 50+ si vous êtes ultra-sensible. Mais sachez que le plus décisif pour une protection optimale, c’est la manière d’appliquer la crème. Lors des tests, la quantité de crème utilisée pour certifier un indice est beaucoup plus élevée que ce qu’on applique communément avant de s’exposer. C’est pourquoi les marques insistent pour que vous en appliquiez toutes les X heures.

Les crèmes bio ça pue & on est tout blanc

Alors, l’odeur c’est une question d’habitude j’ai envie de dire ! Les crèmes bio sont en général sans parfum pour éviter toute réaction allergique. Chez Biosolis, les huiles utilisées sont désodorisées, il ne reste donc plus qu’une légère odeur de noisettes. C’est parfois l’absence d’odeur qui dérange !

Et dites-vous bien que si vous êtes tout blanc à la sortie de votre premier bain, et que les gouttes qui perlent sur vos jambes sont blanches… c’est une bonne nouvelle, vous êtes bien protégés ! White is the new black !

Des difficultés à étaler votre crème ?

Oui c’est normal, l’absence d’eau en fait un concentré assez puissant accompagné de l’effet chewing gum du filtre minéral, ça peut décourager les moins motivés ! Mais petit truc, chauffer la crème entre vos mains et tapoter par zone au lieu de déverser 5cm de crème en paquet au même endroit et puis d’essayer d’étaler d’un coup. L’idéal, c’est de l’appliquer à la sortie de votre douche, vous serez paré dès les premiers rayons du soleil et vous éviterez une bataille en public avec votre pot.

Les textures dans ces crèmes ont quand même déjà parcouru de belles avancées, notamment avec l’indice 30 « fondante ».  Qui a été spécialement conçue pour les peaux sèches afin d’avoir une meilleure pénétration surtout aux endroits très secs. Bref, rien ni personne n’est oublié dans ces améliorations perpétuelles.

Biosolis est belge

Toutes les matières premières utiles à la constitution de leurs produits sont achetées par leur soin et directement stockées à Seneffe dans l’atelier qui est en charge de la production. Les lots sont ensuite mis en route en fonction des besoins. Ici, la production se fait au fur et à mesure et en cas de surplus, le reconditionnement est privilégié. Dans les crèmes classiques, les stocks de fin de saison atterrissent bien souvent sur un tas d’ordure.

Et s’engage aussi pour l’environnement

Au-delà de la crème, et des filtres d’origine minérale, le packaging fait l’objet de mûres réflexions. Tous les présentoirs sont en plastique et non en papier afin d’être réalisés digitalement. Cette technique permet un gaspillage limité au niveau de l’impression. Adieu les dizaines de test comme en offset et le présentoir peut tenir toute la saison ! Tous les étuis sont faits en Flandres, en digital également.

Et en hiver, on dort ?

Produit temporel par définition, l’essentiel de la production s’étend de novembre à juillet. Et durant l’accalmie, le temps est alloué à la prospection et à la recherche et développement. Le chemin parcouru depuis 2010 est déjà énorme. 2018 aura sa part de nouveautés, je vous l’assure.

Où les trouver

Ils s’exportent de plus en plus mais les marchés tels que la France et l’Allemagne sont très difficiles à pénétrer, sans parler des USA. En attendant près de chez nous, on les trouve facilement en Wallonie et à Bruxelles, essentiellement en magasin Bio, et en Flandres via la chaîne Bioplanet. Ou encore via internet !

Maintenant que les crèmes solaires n’ont plus de secret pour vous, je vous souhaite un bel été !

Bénédicte van Egeren

Fred & Louis à la plage

Ca sent bon l’été, les vacances, les plaisirs aquatiques. Et c’est par là en tout cas que tout a commencé pour la jeune marque Fred & Louis ! Des maillots irrésistibles au confort inégalé, fini le sable qui irrite et vive les châteaux de sable pour les grands et les petits. Bref, le must à mettre de toute urgence dans sa valise !

Mais qui sont Fred & Louis ?

Le père et le fils. Mis en scène par la maman ! C’est en faisant l’expérience de maillots de bain super confo mais super hors de prix que lui est venue l’idée d’essayer d’arriver à une qualité similaire qui soit abordable.

Avant de créer Fred & Louis, Sybille était responsable achat dans le textile durant sept ans. Job qu’elle adorait mais avec l’arrivée de un puis de deux enfants, bientôt quatre maintenant, un revirement de carrière est devenu indispensable car elle passait beaucoup de temps en Europe pour les achats. Par contre, pas question pour elle de quitter le secteur du textile. C’est lors de sa quête personnelle pour des maillots que lui est venue l’idée.

Fred & Louis a fait ses premiers pas dans un groupe Facebook fermé avec un stock de cent pièces, et pour seul support des photos des pièces tout juste produites. L’engouement du net a eu raison du stock en un temps record. Et c’est comme ça que les pièces suivantes firent leur apparition au Créa pop ainsi que via internet.

Leur signe distinctif ?

C’est l’offre père et fils ! Assorti ou complémentaire, les maillots habillent tous les hommes de la famille depuis trois étés. Les pyjamas sont rapidement venus compléter la gamme, avec la version short pour le papa ! L’année dernière, ce fut le tour des caleçons et de leur packaging « hamburger». Véritable casse-tête pour trouver le moyen sympa de les présenter en apposant un message du type « consommation immédiate ». Des heures de recherches du côté alimentaire. L’idée était aussi de voir la couleur sans déballer et de pouvoir l’offrir directement sans suremballer.

Les dessous du maillot

Il a fallu deux mois pour arriver à sortir « LE » maillot. Entre les exigences de tissus, de confort et d’esthétisme, il y a du boulot ! In fine, le maillot, c’est un produit très technique à réaliser. Du coup l’avantage c’est que la concurrence sur le marché est assez faible.

La signature du maillot, c’est le filet top confo tout doux même rempli de sable. Cette petite merveille provient de notre cher pays ! Le tissu externe provient généralement de fins de séries de très bonnes marques du secteur, en mode récup donc ! Sybille s’éclate à combiner tous les tissus.

Une production lointaine pour la bonne cause

En mettant bout à bout les éléments pour monter son projet, Sybille a rencontré une belge partie vivre en Inde. Elle a monté une asbl, A Way With You, pour remettre les personnes victime du Tsunami à l’emploi. Grâce entre autres, à la mise sur pied d’un atelier de couture. C’est donc là-bas que sont cousues toutes les pièces de Fred & Louis.

Par contre, c’est un léger challenge pour eux car le maillot de bain n’est pas très connu ni porté par là-bas. C’est une culture différente et coudre des maillots n’est pas très fréquent.

Venez rencontrer Sybille ce week-end

Elle sera présente, ce samedi 24 juin, pour vous présenter sa nouvelle collection toute colorée, au Sunny pop up de la Terrasse 02, à l’Hippodrome de Boitsfort.

Une bonne nouvelle pour la route ? Vous bénéficiez de 10% de réduction en introduisant le code « labelgiquecestchic » sur le site Fred & Louis.

Bonnes vacances !

Bénédicte van Egeren

Accessoire d’un jour, accessoire de tous les jours, les Bertelles de Bruxelles

C’est de saison, quoique certains les portent tous les jours. Pas de doute ça relève un look. Cet accessoire plutôt perçu comme « old-school » revient sur le devant de la scène, pour les mariages mais pas que. Remises au goût du jour avec une petite touche chic et décalée, à chacun sa paire de Bertelles !

Les partners in crime

La marque de chemise casual chic Abbie & Rose ça vous dit quelque chose ? Oui, non, vaguement ? Bref, c’est le bébé de Gilles auquel Quentin est venu apporter son soutien créatif. De fil en aiguille, ils ont eu une deuxième idée, celle de se lancer dans les bretelles. Et c’est donc ensemble qu’ils ont décidé de créer Bertelles, il y a deux ans. Gilles tient la corde des finances et Quentin amène son lot de créativités. Pour gérer Bertelles, ils ont fait appel à Nuria. C’est elle qui est aux commandes des opérations de la marque aux pinces!

Sans oublier Berty !

La mascotte qui se retrouve sur toutes les photos de la marque.

 « On aimait bien l’idée de dépersonnaliser nos mannequins en leur mettant une tête d’animal. Ca apportait aussi un côté plus « fun » à notre communication. Les bretelles sont à la base pas très « modernes » dans l’inconscient collectif, on voulait montrer que c’était une idée reçue. En ce qui concerne le choix de l’écureuil, il y a deux raisons. Premièrement une tête de crabe aurait été moins esthétique visuellement et finalement, entre nous, c’est tout ce qu’ils avaient en magasin  »

Et pourquoi des bretelles ?

Lors d’une discussion « accessoires » avec des amis qui font des nœuds papillons cousus mains à Lille, un constat leur saute aux yeux. Dans le secteur du mariage, une forte demande en matière de bretelles est en train de voir le jour.

« Le style est une manière de dire qui vous êtes, sans parler. Bertelles, c’est l’accessoire ultime pour arborer un style alliant chic et décalé. »

C’est là qu’est née l’envie d’aller au-delà et d’introduire les paires de bretelles dans le quotidien de l’homme moderne. C’est donc sur un coup de tête que le projet est né mais le pari suit son petit bonhomme de chemin.

Hand made in Belgium !

Allier le style et le local, c’est la base de la philosophie de Bertelles. Pour y arriver, ils n’ont donc pas été bien loin. C’est à Gand que sont confectionnées leurs collections. Tout est fait main dans un atelier familial spécialisé dans la fabrication de bretelles et ceintures depuis quatre générations.

Pour l’instant, à partir de modèles existants, l’équipe choisit les couleurs, les textures et les motifs au gré de l’évolution des tendances. Mais il n’est pas exclu qu’un nouveau modèle designed by Bertelles voit le jour.

«URBAN», «ELEGANT» ou «BUSINESS»

Plusieurs modèles composent la gamme, des fines, des larges, à pinces ou « superior ». Pas de doute, les Bertelles peuvent se porter en toute occasion. Elles surprendront quand le moment de tomber la veste lors d’un mariage sera venu, elles donneront un certain cachet dans le monde professionnel sans compter la touche d’originalité qu’elles ajouteront à un look basic : jeans & tshirt.

Au niveau des motifs, on retrouve du texturé tel que le cuir tressé mais aussi des élastiques à motifs comme les pois ou encore les unis, pour un look plus discret.

Bref, l’embarras du choix ! Les kids ne sont pas en reste grâce au modèle enfant spécialement conçu pour être stylé dès le berceau!

Les do & don’t by Bertelles

Porter des bretelles, ça vous paraît compliqué ? Inconnu ? Si vous êtes novices dans le port de bretelles mais que vous avez envie de donner ce petit quelque chose à votre look, une rubrique conseil vous attend sur leur site. Elle vous aiguillera dans vos premiers pas. Mais retenez bien une chose, la ceinture ou les bretelles, c’est comme boire ou conduire, il faut choisir ! A partir de là vous êtes officiellement prêt à choisir celles qui vous tiendront compagnie !

Essai EN live

Ce samedi 24 juin de 11h30 à 17h venez les retrouver lors du sunny pop up store de la terrasse 02 à l’hippodrome de Boitsfort.

Bénédicte van Egeren

 

Une adresse, deux superwomen, trois mois. Et plus si affinité…

Chou’Ket, c’est l’histoire de deux entrepreneuses qui unissent leurs forces pour prendre un bain de foule. Et qui embarquent avec elles pas moins de 40 créatrices. Résultat, un concept store axé sur la petite enfance qui a installé ses quartiers dans le pop-up « l’auberge espagnole » pour une durée de trois mois. Un test grandeur nature qui leur permettra, on leur souhaite, une installation dans un nouveau lieu au terme de cette belle aventure.

Tatamy plus areuh égal Chou’Ket

Derrière Tatamy, on retrouve les doigts de fée de My. Diplômée en stylisme modélisme, elle a travaillé pendant une quinzaine d’annéeS en tant que styliste pour de grandes maisons belges. En 2014, elle crée Tatamy et son produit phare, les gigoteuses. Elle agrandit sa gamme avec des accessoires mais surtout les fameux tipis, présents dans toute bonne vitrine de magasin pour enfant. C’est lors de son parcours en coopérative d’activités qu’elle rencontre Marie-Gabrielle, diplômée en art plastique – graphisme. Pendant une dizaine d’années, Marie a travaillé comme graphiste – web designer avant de lancer sa marque, Areuh. Elle propose des faire-part, boîteS de dragée, bavoirs et accessoires, qu’elle assortit au gré de vos envies.

De leur rencontre, naquit d’abord une collaboration sous le signe de l’échange, l’entraide et la motivation pour faire avancer leurs marques respectives. Car faire sa place en tant que créatrice au milieu des requins bien installés, c’est pas évident. A force de réflexions, elles se sont également rendu compte que les concepts stores, en général, axent leurs offres de produits sur le made in Belgium, le local, l’artisanal,…Mais qu’au final, aucun lieu ne rassemble sous un même toit des gammes de créateurs made in Europe dans le domaine de l’enfance.

Bruxellois, jusqu’au nom

Vous voyez le rapport entre Tatamy, Areuh et Chou’ket ? Moi, non ! Je suis sûre qu’il y a une jolie explication là derrière ! Et en effet, c’est My qui la conte…

« En allant chez Marie-Gabrielle pour notre réunion quotidienne du projet, je me retrouve au feu rouge de la place Dailly avec comme vision la foire qui s’était installée. Witte Madameke était prête à servir ses croustillons, et moi je raffole des croustillons. Puis je trouvais le mot « croustillons » mignon, et en parlant avec MG, on est tombé sur chouquette qui est un peu l’équivalent du croustillons… Et comme tout bonne bruxelloise, on voulait mettre le Ket en avant. Chou’Ket… pour nos petits choux, et pour nos ptit Ket’ »

Maintenant qu’on a le nom, penchons-nous sur le lieu!

Peut-être connaissez-vous déjà le pop-up de « l’auberge espagnole » ? Cet espace détenu par Atrium et qui depuis un an accueille des candidats commerçants pour une durée de trois mois. Via ce concept, ils peuvent tester leur projet dans cet espace situé dans une rue piétonne qui donne sur la place Jourdan. Tour à tour ces produits made in Europe sont à découvrir dans ce bel espace remodelé trimestriellement.

Et à l’intérieur, que se trame-t-il ?

Pour meubler cet espace, elles se sont bien entourées. En plus de leurs propres collections, elles ont invité pas moins de 40 créatrices pour offrir une offre la plus hétéroclite possible. On y trouve, entre autres, des vêtements, des accessoires, du mobilier et des cosmétiques destinés aux (futurs) parents.

Une des raisons d’être de Chou’Ket, c’est aussi d’amener la production locale au consommateur et d’expliquer qu’on peut consommer autrement, et mieux. Elles ont mis un point d’honneur à respecter une certaine ligne de conduite à savoir des productions locales (belges ou made in Europe), de type artisanale, avec des matériaux issus du commerce équitable ou de la récup. Mais aussi une cohérence et une offre la plus complète possible. Ne vous étonnez donc pas si par exemple vous ne trouvez qu’une partie de la collection d’un créateur. C’est fait exprès ! Pourquoi ? Très simple, pour lisser l’offre au maximum. Exemple, si dans une collection on retrouve des vêtements, des bavoirs et des doudous et que dans une autre on a une spécialisation en bavoirs. La première marque se verra sélectionnée pour ses vêtements tandis que la suivante complètera l’offre avec ses bavoirs. Chou’Ket a pensé à tout, rien n’est fait au hasard. Tout ça pour garantir une belle représentativité et ne pas crouler sous le mêmes type de pièces !

Plus qu’un magasin, un lieu de rencontres et d’échanges

Toute une gamme d’ateliers est également proposée. Qu’ils soient créatifs, cosmétiques ou encore axé bien-être. Il y en a pour tous les goûts, et tous les âges, pré-post natal, ou encore kids friendly. Ils sont donnés par différentes professionnelles, invitées pour l’occasion. Bref, de quoi s’essayer à de nouvelles expériences ou de s’initier à des domaines inconnus. Un atelier crochet, ça vous tente? Avouez que les fruits en crochet, c’est plus sexy que la version plastique !

Bref, Chou’Ket  ça respire le vrai, le beau, l’unique

N’hésitez pas à leur rendre une petite visite par curiosité, pour faire plaisir ou se faire plaisir ou encore pour participer à un des nombreux ateliers organisés. Ça se passe chaussée de Wavre, 331 à  Bruxelles.

Bénédicte van Egeren