Mon Cher Saint-Nicolas,

Pendant que les ptits loulous triment au découpage et à l’écriture de leur lettre annuelle, je suppose que toi aussi tu bosses et anticipes leurs milles volontés, que tu essayes de varier les plaisirs et de faire de ton mieux d’année en année. Tu ne seras pas sans savoir que j’aime bien faire partager mes coups de cœur locaux. C’est pour ça que cette année j’ai décidé de te donner quelques pistes, sait-on jamais que tu n’aies pas eu le temps de tout voir et puis il y a tellement de belles choses qui gagnent à être mise en avant qu’il vaut mieux t’avertir plutôt deux fois qu’une, n’est-ce pas ?

J’insiste donc pour te seconder cette année car tu es un acteur primordial pour le mois à venir et tes choix sont très importants vu le nombre de chaumières à alimenter. Mais surtout, je me permets d’attirer ton attention sur le fait qu’en te fournissant localement, tu permets à tes clones de pouvoir également jouer au grand Saint. Tu crois sérieux que le patron d’A…ZON a besoin de toi pour faire une Saint-Nicolas à ses loulous ????

Sur ce, j’ose espérer que tu es grand fan du made in Belgium et des acteurs locaux ! J’ai envisagé ta visite de A à Z. Digne du all in…

Le chocolat et le tradi spécu!

Aie aie aie, il en pleut des tonnes depuis le mois de septembre ! Je te propose cette année d’arpenter les pâtissiers chocolatiers pour te fournir en chocolat ou en spéculoos. Oui c’est cher, oui c’est petit mais tu sais les enfants n’ont pas besoin de plein de kilos de chocolats, sinon ils t’arnaquent jusqu’à Pâques à puiser dans leur boite à chocolat, qui sur ce se reremplit et se termine en juillet grâce à la canicule. Bref, c’est sans fin ! Moi je te dis, une jolie statue de toi mais avec du goût vaut mieux que 300 pièces en chocolat, non ?  Vite fais, je te glisse le nom KAKO à l’oreille. C’est une chocolaterie artisanale du Béwé mais qui alimente plusieurs magasins bio. Après je te fais confiance, à Bruxelles et ailleurs ça pleut dans toutes les rues, tu trouveras !

Pour les spéculoos, je dis ouiiiiiiiii à un XXL qui dure un mois, qu’on partage, qu’on coupe chaque jour. C’est beaucoup plus fun et y a moins de déchet (héhé oui j’ai décidé de vraiment te la jouer dur sur tous les plans). Fournisseur officiel, les biscuiteries ou les pâtisseries !

Tes loulous sont allergiques ? J’ai LA solution. Tu connais l’histoire d’une superwoman qui s’est mise à faire des biscuits pour les parents qui n’avaient pas le temps de faire des versions maisons et sans allergènes?C’est les BOUDINES, les biscuits contre le mal du siècle! Et devine quoi, dans sa gamme, il y a toujours une saveur spéculoos ! Et elle, elle met tout dans des bocaux (super jolis) pour ne pas polluer la planète. Tof hein ? Donc en plus de ça, tu peux expliquer aux enfants pourquoi on met ça dans du verre consigné plutôt que dans du plastique et du carton ! Et crois-moi, ces petits-là, ils sont fort avides de savoir, c’est le moment de les sensibiliser 😉

Et rien que pour l’occasion, elle a tiré ton portrait sur sa machine en grand (fin 100gr), version recouverte de chocolat (par KAKO) ou non. Miumium…Ça reste entre nous mais il paraît que les parents sont tout aussi fan et qu’ils vident les bocaux.

© Les Boudines

Les fournisseurs officiels

Alors comme je te l’ai déjà dit en intro, rien de tel que les boutiques physiques. En plus tu sais, tu y reçois des conseils personnalisés et surtout bien ciblés. Tu découvres aussi pas mal de choses, au cas où tu veux faire un peu de freestyle sur la liste. Car les zouzous qui découpent, dans ces magazines publicitaires, tu crois qu’ils ont une idée parfois de ce qu’il y a dans la boite qu’ils collent sur leur liste ? Tu évites aussi la surprise de la taille, bah oui parfois tu penses avoir commandé le 50cm qui va faire un effet de dingue et tu as juste le 15cm…

Bref, à ce propos, j’ai la chance d’avoir une perle dans mon quartier, c’est le magasin mondialement connu WOODEE. Institution Schaerbeekoise tenue par la pétillante Coline. En tout cas, elle sait tout ou presque des jeux et tu trouves des trucs que tu n’aurais jamais pensé trouver! Mais si tu cherches bien il y en a toujours un par commune ou pour deux communes. Bon ok, en Wallonie tu devras te bouger peut-être de quelques villages mais cherche, tu trouveras ! Et tu sais, ceux qui te conseillent, grâce à tes achats, ils pourront aussi jouer au grand Saint ! C’est génial, non ? Go, habille toi, mets le GPS et c’est parti. Si la flemme t’envahit, il y a aussi un concept de jouets équitables online c’est la PACHAMAMA.

©Woodee

Tenue du jour J

©JoMarine

Là aussi, je me permets une petite réflexion. Dis, tu sais que ce que les enfants kiffent le plus ? C’est de jouer en pyjama toute la journée. Et là, on sait faire dans le local. JOMARINE, c’est une marque belge qui produit en Espagne des modèles classiques mais mais mais avec des finitions colorées ou des tissus décalés. Tu m’étonnes qu’ils veuillent rester en pyjama, ou en robe de nuit, ils ont tout compris ces loulous. C’est confo et bien beau. Par contre, pour toi ça n’ira pas, car 8 ans c’est la taille max. Grrrrrr, je te comprends.

Attends, attends, c’est pas fini. Il manque de quoi tenir chaud aux pieds. Tadaaaaaam, je te présente les pantoufles MINI M, marque belge made in Portugal, là tu peux te servir au passage. Ça va de bébé à Mamie, fais toi plaisir !

La liste, la liste, la liste

Concrètement, je ne sais pas comment tu procèdes mais voilà j’ai sélectionné des livres et des jouets.

Dans les livres

On a vraiment des choses très originales qui en bluffent plus d’un c’est les célèbres ZEBRABOOK. Le principe c’est de personnaliser le livre de l’enfant, et il devient « acteur » du livre. Belle marque belge, engagée, anti-stéréotype, soucieuse de l’environnement pour ses impressions. Plus qu’un livre finalement.

Et tu sais, si tu me dis que tu connais déjà, as-tu vu que le dernier est sorti. C’est pour remonter le temps. On peut y insérer des photos de l’arbre généalogique de l’enfant (grands-parents, parents,..) et tous les détails de sa ptite vie (ce qu’il mange,…). Il va vraiment croire qu’on l’a écrit rien que pour lui et ça c’est magique.

Si tu veux du plus classique mais toujours aussi qualitatif, mets dans ta hotte un PETIT POILU. Succès garanti pour ses planches BD dont le héros se retrouve en proie à de nouvelles aventures suivant un même schéma quotidien. La caractéristique, c’est l’absence de texte pour laisser libre court à l’imagination du conteur. L’enfant peut donc s’en emparer et s’inventer des histoires. Et devine, c’est belge !

Dans les jouets

Privilégions, le bois et le tissu. C’est plus sain et c’est plus beau. D’ailleurs, tu sais qu’en Wallonie on fait des châteaux forts avec du bois de par ici, fin de par là-bas ? Ça s’appelle ARDENNES TOYS, va voir !

Y a aussi ANAIS qui, elle, fait tout en carton. Donc si on veut un comptoir de magasin, une cuisine, une cabane ou un cheval, elle prend ses cartons, elle les plie et hop, l’affaire est dans le sac. Mais grouille tes puces car je sens qu’elle va faire des nuits blanches d’ici là.

Par contre, si c’est plutôt les tipis qui les animent, y dormir, y inventer des histoires, y raconter des secrets, y jouer des heures. Là je te renvoie vers TATAMY qui en quelques coups de machine à coudre te fera des merveilles. Pour aller avec les tons de sa chambre, du salon, en petit, en grand, l’embarras du choix de tissu! Tu sais qu’elle s’est posée près de la Place Jourdan et qu’elle a ouvert une jolie boutique pour les kids ?

Et pour remplir les cabanes, les tipis, les cuisines, PLIC te propose l’attirail en crochet. Fruits, légumes, set à thé, goûter, personnages,…LA totale des jouets en crochet. C’est doux, ça ne casse pas, ça fait pas trop de bruit pour les parents (surtout quand ça tombe), ça se lave facilement et c’est Fabienne qui donne naissance à toutes ses pièces avec ses deux mains de fées à Bruxelles. Tu peux les trouver dans un autre chouette magasin MAMZELLE COLIBRI.

                                     

Et pour clôturer, si c’est l’air pur qui les fait vibrer, alors je tiens LA draisienne du siècle. Elle est bruxelloise, oh yeah la frime, unique car fait main et en bambou. Signé CYCAD. Et si t’es jaloux tu peux chopper ou louer la même ! Ça te ferait peut-être du bien, version avec ou sans assistance électrique 😉 Tu vois je te ménage mon pauvre !

©CYCAD

Je pourrai continuer indéfiniment mais la part du jeu c’est que tu cherches un peu, non ? J’espère que certaines de mes suggestions auront pu t’aider, je ne veux pas te moraliser hein mais juste parfois dans l’engouement des fêtes on en oublie quelques principes 😉 Et c’est justement à ce moment-là qu’on a le pouvoir de changer les choses. Sur ce, je te laisse car ta route est encore bien longue, ne fais pas un burn-out d’ici là. Kusskuss

Ta petite plume dévouée

Bénédicte van Egeren

PS : Pour retrouver tout ce dont j’ai parlé, clique sur le nom et tu verras le site ou leur facebook pour les modalités. Je compte sur toi!

Les cartons d’Anais, l’économie circulaire dans toute sa splendeur

Utiliser les déchets pour en faire une jolie déco, du mobilier ou le terrain de jeu des enfants, le concept d’Anais est juste génial. Avec pour instrument les cartons délaissés par les entreprises, un mètre, un crayon et de quoi couper, elle est capable de réaliser vos idées les plus farfelues.

Mais comment on décide de faire des meubles en carton ?

Avouons-le, elle est architecte ! C’est à Paris qu’elle a débuté ses créations, le soir après le boulot. Et sa première œuvre, fut le montage d’un fauteuil (je l’ai vu il tient toujours). Vinrent ensuite la table, la cabane pour enfant, et ainsi de suite les cartons ont commencé à meubler son appart et son temps.

Oui mais quels cartons ?

Vous aussi ça vous intrigue ? Quand on sait qu’elle est capable de nous construire une cabine d’essayage, on se demande donc quels sont les secrets de fabrication. Vous l’imaginez en train de scotcher trente cartons ensemble pour y arriver…en longueur, en largeur et en épaisseur ! Rien de tout ça, pas de colle, pas de papier collant, pas de clou mais juste du pliage! Et quand vous l’interrogez sur le pourquoi, elle vous répond entre autres que sinon ses cartons ne sont plus recyclables et que ça brise le cycle de la récupération. Voilà la barre du défi placée un cran plus haut pour un projet qui tend vers une cohérence maximale.

Ses fournisseurs préférés sont donc les vendeurs de vélo, scooter, et tout ce qui est encombrant et emballé pour le transport. Elle a démarché tous les commerçants de son quartier car en fonction des commandes, tous les cartons ne sont pas idéaux. Sont pris en compte  les longueurs maximales exploitables, l’épaisseur, la robustesse mais aussi la flexibilité en fonction des projets… Bref, étudier le carton, c’est plus complexe que ça ne paraît, pas vrai ???

Et donc tous ces cartons, voués à se retrouver sur le trottoir direction déchetterie, se voient vivre ou revivre.  Pour elle, il ne reste plus qu’à jongler avec les « fournisseurs » et s’assurer des stocks en quantité suffisante  car les demandes vont bon train.

La limite, c’est le carton

Il n’est pas rare de voir les clients arriver avec un petit dessin sorti de leur imagination ou celle de leur enfant, bout de papier auquel il faudra donner forme.

Quand les idées deviennent ingénieuses, un logiciel lui permet de dessiner sur pc. Grâce à cela, la visualisation est meilleure pour elle et pour le client. Il ne reste plus qu’à passer à l’étape construction.

Quelques exemples?

À son actif, qui se diversifie de plus en plus on retrouve : la déco, l’aménagement de vitrine, le lettrage, les lampes, la signalétique, les présentoirs, les stands, le mobilier enfant, les déguisements, et surtout ce qui m’a vraiment impressionné c’est cette cabine d’essayage. Pliable, démontable, avec miroir intégré et l’ajout d’un siège pour permettre un équilibre optimal à cette cabine de fortune.

Vous l’aurez compris, à tous ceux qui arpentent les salons, les marchés,…dans une démarche zéro déchet et peu encombrante n’hésitez pas à faire appel à elle. Elle pense même à louer des comptoirs de stands avec mini mode d’emploi. C’est léger, c’est chargeable seul dans une voiture, bref vous gagnez en flexibilité et en mobilité, et vous faites un beau geste pour la planète !

 

Et quand il pleut ou que le liquide est susceptible de s’inviter?

Avec sa grande cohérence, ses cartons sont à la pointe de l’éco-conception. Ils sont imperméabilisés avec une cire spéciale qu’elle concocte elle-même à base d’ingrédients naturels afin que les cartons ne soient pas imbibés de produits chimiques et toujours aussi prêt à être recyclés dans leur état le plus naturel possible.

Et cerise sur le gâteau, si vous voulez leur mettre une touche de couleurs pour un étalage ou une cabane enfant, ou tout autre montage, elle crée de la peinture naturelle caillée à partir de craies en poudres, de lait caillé et des pigments naturels ! Respect !

Vous pouvez jeter un œil à son travail sur son compte Instagram ou aller admirer ses œuvres au salon du zéro déchet à Bruxelles. Elle fait de temps en temps des ateliers pour enfants, rdv sur sa page facebook.

Bénédicte van Egeren

 

Une maille toute douce, un univers coloré, c’est Zoé !

 

 

Elle nous fait de l’œil rien que de l’admirer, attendez de l’avoir en main, le coup de foudre sera immédiat. Une recette toute simple mais efficace. Des fils de qualité, un motif bien pensé, des couleurs toutes gaies, un modèle basique non genré et une production européenne. Secouez, voici la première série de Zoé Mommen.

 

Zoé aux doigts de fée

A l’issue de sa formation de trois ans en stylisme et modélisme, Zoé enchaîne avec un master en maille aux Beaux-Arts. A la main puis à la machine, la découverte de la maille lui permet de s’éclater et de créer son propre style.

Si elle raffole de sa machine à coudre, dessiner, penser et repenser des créations pour les minus, Zoé se lasse de devoir partir en chasse de tissu pour renouveler ses créations. Déclic! L’heure du grand virage a sonné. Elle range ses tissus pour retourner à son coup de foudre: la maille ! Elle pourra enfin laisser libre cours à sa créativité puisque c’est désormais elle qui va imaginer et réaliser les motifs de ses propres pièces. Elle les imagine et dessine, mixe les couleurs, trouve les fils, lance les tests sur sa machine à tricoter et apparaît un joli motif granito, déclinable selon plusieurs alliances de couleurs.

« Granito : matériau de construction composé de fragment de pierres »

Une collection bien ficelée

Elle s’est donné le temps et ça en valait la peine. Après un an d’expérimentation, en mettant à l’épreuve la qualité des fils, en jouant avec les couleurs, en analysant la texture et en admirant le rendu, sa première collection voit le jour. Un pull, un pantalon et trois déclinaisons de couleurs. Des fils en coton italiens, ultra fins et ultra longs, pour une résistance maximale et un confort sans pareil. Le combo parfait pour les bébés.

Made in Europe

Une des plus grosses difficultés des créateurs, c’est le lieu et les conditions de production. La Roumanie n’a certes pas la connotation la plus positive qui soit mais c’est toujours l’Europe. Zoé les a rencontrés au salon des « tricoteurs » européens et s’est ensuite rendue sur place pour s’assurer du bon déroulement et des conditions de fabrication.

Mais pourquoi si loin ? Car plus près, personne ne réalise ce dont Zoé a besoin. En Belgique ? Si les machines industrielles sont bien présentes, on refuse de produire pour « bébé ». C’est difficile à réaliser puisque ce sont des petites tailles, entendez qu’il faut chipoter sur les finitions. Même son de cloche en Italie.

Paradoxe donc pour les enfants. On tend à vouloir payer moins cher des vêtements qui durent moins longtemps mais démontons ce préjugé selon lequel fabriquer pour enfants ne coûte moins cher. S’il faut effectivement moins de matières premières, le coût des finitions est plus important et donc la main d’œuvre. C’est donc là que le bât blesse.

La couture à la trappe ?

Pas tout à fait. Le coussin Hippopotame, mascotte et icône de ses débuts garde sa place. Compagnon nocturne ou décoration toute douce, ce doudou oreiller est né de l’organisation d’un cours de couture. Zoé est tombée sur cette petite bouille et l’a déclinée en deux tailles.  Il vous est possible de le commander ou de vous inscrire à un atelier couture qu’elle anime à Louvain la Neuve pour le faire vous-même. Suivez-la sur Facebook pour savoir quand aura lieu le prochain.

Bilan après sa première année D’EXISTENCE

Un accueil chaleureux, des demandes insistantes pour que la gamme des tailles s’élargisse et puisse accompagner les petits plus longtemps. La marque a encore de beaux jours devant elle.

Et même si Zoé a fait le choix de ne pas s’engouffrer dans le rythme éreintant de saisons pour ne pas se retrouver à produire en continu grâce à l’intemporalité de ses pièces. Les journées chaudes de cet été et sa créativité bouillonnante lui ont donné l’envie d’introduire quelques intemporels légers pour l’année prochaine.

On shoppe où ces merveilles ?

Dans plusieurs boutiques ou par commande via son site. Sans oublier les réseaux sociaux pour admirer ses expérimentations et ses jolies réalisations.

Bénédicte van Egeren

La fille du pont remet la broderie au milieu du village

Si je vous dis « broderie », vous pensez quoi ? Vieux, ringard, poussière, kitch, la nappe de ma grand-mère ? Oui, moi aussi j’avoue, à première vue c’est ça qui me vient à l’idée. Mais la suite va peut-être vous faire changer d’avis.

Julie, et sa patience sans limite, c’est la fille du pont.

C’est en se lançant dans une formation en design textile qu’elle a découvert, au milieu d’autres disciplines,  une passion cachée pour les points, les fils et donc la broderie, manuelle, il va sans dire.

Ce n’était pas fort prévu dans le cursus mais les grands hasards font les belles choses. La voilà mordue par cette nouvelle activité, qui a su attiser sa curiosité et l’emporter bien au-delà pour notre plus grand bonheur.

Reprendre le temps, c’est bien de ça qu’il s’agit

Celle qui n’a curieusement aucune patience pour tricoter, peut rester la tête sur son ouvrage à aligner les points sans voir s’égrainer les heures. Dépoussiérer la broderie et la remettre au goût du jour, prendre le temps de créer une pièce, c’est un retour en arrière qui fait du bien. Dans un monde où tout est immédiat et accessible en deux clics dans les 24h, on savoure le temps d’attendre son cadeau, sa pièce, sa commande,…bref que sa broderie prenne forme. On retrouve l’impatience et l’excitation liée à cette curiosité de tenir le résultat entre ses mains.

« Broder partout tout le temps. »

Dans les transports en commun, au parc en été, toute minute est bonne à prendre. Sa passion lui donne cette capacité de s‘immerger et de faire abstraction de tout le reste. C’est un peu son polar quotidien, qu’elle a toujours hâte de terminer pour voir le résultat.

Si au fil des commandes, elle a pris la main, cela nécessite tout de même un temps considérable. Car il n’est pas question pour elle de passer de la broderie manuelle à la broderie sur machine. La version vintage sinon rien!

A l’attaque !

La base, c’est toujours un dessin ou une phrase qu’elle décalque car elle ne travaille pas « à bras levé ». Les dessins, motifs, phrases et messages, elle les puise dans son imagination, dans des magazines, des séries, des films. Libre à chacun de venir avec son modèle, sa propre illustration, et de lui soumettre pour réalisation.

Reste à choisir le support. Ici aussi tout est permis. Julie s’adapte, repousse ses limites, challenge vos idées les plus folles pour allier matières et broderies. Du tissu classique, au cuir en passant par le papier pour de jolies cartes postales à message, Julie relève les défis avec brio.

Ne reste plus qu’à choisir les couleurs, ou les tons que vous désirez, ou encore de lui laisser le champ libre.

La broderie en mode multifacette

Les basiques se prêtent à merveille à son travail que ce soit pour égayer et personnaliser un Tote bag, devenu le compagnon incontournable du quotidien, ou donner une touche funky à un t-shirt uni.  En pratique, vous amenez votre pièce, sinon elle vous propose des basiques fair trade sur lesquels elle brode ensuite.

« Enjoliver les défauts ou l’usure. Rendre la pièce unique. Dans une démarche zéro déchet et slowfashion. »

Mais ce n’est pas tout, la broderie est devenue un atout pour ralentir la fin de vie de certaines pièces. Elle peut servir à dissimuler une vilaine tache ou un petit trou dans votre pièce préférée. C’est d’ailleurs en voulant dissimuler une série de trous minuscules, que sa broderie a pris la forme d’une fleur grimpante.

          

Si vous la cherchez, elle est ici

Pour commencer, vous pouvez la suivre sur les réseaux sociaux, vous en aurez plein la vue.

Dans la vraie vie, vous pouvez la trouver à la Tricoterie lors des marchés de créateurs, où elle brode en live d’ailleurs. Un petit côté humain, amusant, intriguant, sensibilisant, bref, un bon moment pour tous.

En partenariat avec l’atelier Moondust, vous pouvez mettre votre patience à l’épreuve l’espace de quelques heures. Des ateliers d’initiation à la broderie sont organisés et pour en être informés filez sur sa page Facebook.

 

Bénédicte van Egeren

Dans l’atelier de Kim Verbeke

En plus d’être décoratif, c’est surtout très utile. La vaisselle en céramique vous habille une table et n’est pas plus fragile que l’ordinaire. Et ses composants sont au plus proche de la nature. La céramique a donc tout pour séduire! Kim Verbeke a accepté de me partager sa passion pour la terre et nous dit quelques mots sur cette technique ancestrale.

« On ne sait pas plaire à tout le monde mais si tu sais en vivre même à mi-temps, c’est déjà gagné »

Biologiste le jour, touche à tout le soir. Kim vogue entre l’univers de la photo, la création de bijoux et se laisse emmener le temps d’un stage dans les méandres de la poterie. Tant et si bien, qu’à l’issue de ce dernier, elle attaque les cours du soir pendant trois ans ! La poterie est donc venue au fur et à mesure. D’un côté, il y a la variété des choses à faire. De l’autre, il y a obligation de respecter un certain rythme. C’est aussi synonyme de retour au respect de la matière, et ça oblige à freiner les choses.

 « Il y a quelque chose de magique de partir de la terre et d’avoir in fine une pièce, qui est utilitaire et 100 % toi. »

La poterie, chacun sa technique

Un œil non aguerri pourrait s’y tromper mais la poterie, ce n’est pas moins de trois techniques ! Et oui, rien que ça.  Chacune exige une maîtrise différente de la terre, et des ustensiles pour la travailler. Il y a la technique du tour qui consiste à faire tourner la terre jusqu’à obtention de la forme / objet désiré. Celle des plaques qui consiste à donner forme à la terre en la coinçant entre deux plaques. Et enfin celle des boudins, encore appelée colombage, où on superpose une série de boudins que l’on solidarise et puis qu’on lisse jusqu’à obtention de la pièce voulue.

Tourne, tourne, tourne

Kim a choisi la technique du tour, ce qui ne l’a pas empêchée d’essayer une année de colombage et de plaque.

« Le tour c’est quelque chose de magique, j’aime le volume qu’on sait réaliser en quelques « tours » de main. »

Le tour demande un niveau de relaxation et de concentration considérable, il faut être bien centré car la constance est de mise. Pour ce faire, elle prépare une vingtaine de « boules ». En général, les trois premières sont des « brouillons ». Après elle attrape l’œil et arrive à en faire plusieurs pareilles. Par contre ce qui est sûr c’est que réaliser deux pièces identiques, c’est juste impossible.

De la terre à l’objet

La céramique, finalement, c’est quelque chose de très naturel puisqu’elle se compose essentiellement de terre. Mais quelles sont les étapes nécessaires à un si joli résultat, à part énormément de patience…

Après avoir donné la forme à sa pièce, celle-ci doit faire un premier passage dans le four. Ensuite, application d’une couche d’émail, qui est optionnelle puisque c’est surtout une question de rendu. Et retour au four pendant 12h. La chaleur devant augmenter par palier pour atteindre les 1250 degrés, la totalité du processus peut donc prendre jusqu’à trois jours.

Des mois de tests plus tard, ce travail délicat induit toujours son lot de ratés. On n’est pas à l’abri qu’une pièce pète un plomb, et ce même lors de son dernier passage dans le four.

Matière naturelle et locale

Les terres utilisées proviennent d’endroits variés. L’origine est toujours connue et certaines carrières ouvrent leurs portes pour une petite visite.

Kim a sélectionné quelques terres qui lui permettent entre autre de faire de la porcelaine, du beige, du gris moucheté et du noir. A cela se combine, les émaux. Qui sont soit transparent soit de couleur et qui influent la texture et le rendu de la pièce.

Des rencontres & des collaborations

Que ce soit culinaire ou décoratif, Kim a décroché de chouettes collaborations qui lui ont permis de persévérer dans son magnifique projet.

Un resto, une boutique de plantes pour des cache pot exclusif, de chouettes vitrines quand on débute ! et l’emballement des réseaux sociaux pour couronner le tout…

 « Il y a des gens que tu rencontres et qui sont « tes » déclics. Ils te donnent la chance, et sont tes tremplins »

100% sur commande

Rien n’est en stock mais tout est réalisable ! Service complet, tasses, bols ou encore pichet et saladier. Il suffit d’un tour à l’atelier pour commander la vaisselle qui vous ressemble le plus. C’est le moment de laisser aller votre imagination !

Il n’est pas exclu qu’un webshop voit le jour, mais uniquement avec ses jolies tasses à thé et à café.

Bénédicte van Egeren

Bonheur! Isabelle Arpin partage sans compter sa passion pour la gastronomie

Ce n’est pas dans mes habitudes de vous parler food, bonnes adresses,… Mais voilà, il y en a dont on ne peut s’empêcher de pousser la porte pour en savoir un peu plus. Quand on s’attable au resto, on oublie parfois que beaucoup de mains passionnées s’agitent en coulisse en mettant tout leur cœur pour nous faire passer un agréable moment. C’est donc tout naturellement que je vous présente une femme cheffe tout sourire, remplie de dynamisme et de créativité, opérant dans le monde gastronomique bruxellois.

Là où on ne l’attendait peut-être pas…

Elle nous vient de la frontière française et a jeté son dévolu sur la ville d’Ostende dès son adolescence. Mais comment est-elle arrivée dans les prestigieuses cuisines bruxelloises ? Son diplôme de finances en main, Isabelle se donne le temps des grandes vacances pour se mettre sérieusement en quête d’un job. Lorsqu’une connaissance lui propose de donner un coup de main dans son petit resto en France, elle accepte.  Prise au jeu, elle se donne à fond et y restera finalement un an. Elle ponctuera son expérience par une année dans une école hôtelière, sa voie semble réorientée ! C’est dans les cuisines ostendaises qu’elle donnera le coup d’envoi de sa carrière gastronomique.

D’Ostende à Bruxelles

Après 18 ans dans sa ville de cœur, elle prend la route de Bruxelles, où elle a bien failli ne pas s’arrêter, et s’envoler pour l’Asie.

© Laetizia Bazzoni

Pesant toutes les propositions reçues, son choix se portera sur le challenge lancé par le restaurant Alexandre : reprendre les commandes de la cuisine et ramener l’étoile perdue. Une fois le défi relevé avec brio, une nouvelle opportunité se dessine pour elle : faire tourner la cuisine étoilée du WY (du chef Bernard de Poorter). Elle y maintiendra l’étoile, enrichira son expérience et assoira confortablement sa notoriété. C’est il y a un an à peine que le restaurant, abrité dans le salon Mercedes du Sablon, fermera dû au déménagement du salon.

Stabilité versus liberté

Le monde gastronomique s’agite, les spéculations vont bon train. Où la retrouvera-t-on ? Va-t-elle monter son propre établissement ? Non, pas cette fois ! Elle saute d’un évènement à l’autre, profite de sa liberté. D’ailleurs, vous l’avez peut-être aperçue au détour d’un évènement tantôt grand public, tantôt intimiste, de Culinaria au Dinner in the Sky, en passant par des évènements champêtres, modes, sa curiosité l’emmène à cuisiner sur toutes les scènes, pour tout type et taille de public. Et tout en virevoltant, elle préparait bien discrètement son nouveau nid.

Le LOUISE 3 4 5

Si l’établissement n’est pas nouveau, l’arrivée d’Isabelle en cuisine a provoqué quelques remous. Sis comme son nom l’indique au 345 de l’avenue Louise, il faut sonner pour y accéder. Rien n’indique ce qu’on va trouver de l’autre côté de la porte. Accueil en gants blancs, trois pièces en enfilade, papier peint feutré et déco raffinée, cet antre luxueux vous accueille pour un moment suspendu.

Un style soigné et bien rôdé

Elle  a toujours eu le même style, qui s’est affiné au fur et à mesure. Ses assiettes sont d’une richesse incroyable : savant mélange de textures et de saveurs, couronnées par un visuel qui devient sa signature.

Aucun détail n’échappe à son œil vigilant, son équipe a appris à la connaître. Les légumes doivent être ni trop grand, ni trop petit, ni trop épais, bref à 2mm près on recommence jusqu’à atteindre la vision de l’assiette qui trotte dans sa tête. Bref, la perfection est un joli défaut !

Chers les gastronomiques et les étoilés ? Oui mais… ne croyez pas que c’est si rentable

Qualité ou quantité…il faut choisir ! Le nombre de couverts est souvent limité, tout ne peut pas être préparé avec beaucoup d’avance. Et après examen du contenu des assiettes. Entre la qualité des plats et le temps nécessaire à leur réalisation… on comprend un peu mieux les prix pratiqués.

Isabelle débute ses journées vers 8h30 et sort de sa cuisine aux alentours de 23h30 pour saluer les tables quand les derniers desserts sont envoyés. Et entre les services, elle place ses commandes, les rencontres avec les fournisseurs et répond à mes questions avant de courir à son prochain RDV.

Et que trouve-t-on dans ses assiettes ?

De tout ! Elle n’a pas de produit de prédilection mais si on insiste, elle choisit le topinambour pour le goût et la pomme de terre pour les variations infinies qu’elle offre mais surtout parce que c’est un produit qui se suffit à lui-même. Rien d’étonnant donc de retrouver une version revisitée de la traditionnelle volaille, pommes de terre, compote de pommes… Elle ne cache pas son goût pour la cuisine des produits simples et de qualité. Ses plats sont souvent agrémentés d’une touche asiatique que ce soit dans la garniture, l’assaisonnement, la sauce…..

Distribution des rôles, comment ça se passe ?

L’inconvénient quand on change de lieu, c’est qu’il faut bien souvent reconstituer son équipe. A l’exception d’une personne qui la suit depuis ses débuts à Bruxelles, elle compose depuis novembre avec une équipe toute fraîche.

On ne se rend parfois pas bien compte mais l’équipe s’active de grand matin pour effectuer la mise en place, et la préparation des légumes pour la journée. Pour le reste, tout est fait service par service, et ça prend énormément de temps. Chacun a ses tâches spécifiques, elle donne également un coup de main pour finir les préparations.

Isabelle est quasi non-stop en cuisine et n’hésite pas à venir passer sa tête dans la salle pour prendre la température.

Et pour que personne ne s’ennuie jamais….à table comme en cuisine

Le lunch tourne toutes les semaines et les menus du soir sont revus tous les mois. Vous pouvez développer tranquillement une addiction ! Ses cartes sont toutes des créations propres, qu’elle accorde ensuite avec le sommelier.

Et peut-être la question que tout le monde se pose, que mange-t-elle et où ?

Quand Isabelle troque sa veste blanche pour sa chemise en jeans, il n’est pas rare qu’elle franchisse la porte d’un restaurant gastro mais essentiellement dans le but de rendre une visite amicale. Car pour elle, ce type d’établissement fait plus penser au boulot qu’à la détente et son cerveau n’arrive pas à déconnecter. Au final, ce qu’elle préfère c’est tourner entre quelques simples et bonnes adresses. Rien de tel qu’une succulente pizza ! Mais surtout, quand elle a trouvé le plat qui lui convient sur une carte, elle ne le lâche pas pour un autre…

Bénédicte van Egeren

Encore des sweats ? Oui mais… ce sont des sweats « Pétronille »

Le confort du sweat oui ! Mais vous en avez peut-être marre du gris chiné ou du classico classique bleu marine ? Alors voici une toute jeune marque bruxelloise qui propose des sweats pour toute la famille et surtout des sweats qui donnent bonne mine, tant à l’éthique qu’à l’esthétique.

Quand les passions resurgissent

Perrine est le visage qui se cache derrière cette nouvelle gamme de sweats. Elle ne les a  pas seulement imaginés, elle les confectionne aussi. Architecte d’intérieur de formation, elle a d’abord exercé en tant que salariée pour ensuite passer freelance. C’est alors qu’elle a pu retrouver du temps et réapprivoiser sa machine à coudre qu’elle avait tant utilisé pendant son adolescence pour se confectionner sa propre garde-robe.

Aujourd’hui, elle gère donc ses deux casquettes qui se complètent et se nourrissent à merveille. Son besoin de variété est comblé, la couture lui permet de rester en contact avec le côté création et le toucher de la matière.

Et comme il faut un début à tout

Sa première pièce officielle répondait à une demande de sa copine qui recherchait le côté « confo » du pull du dimanche. Faut-il encore expliquer l’engouement qui a surgi ensuite ? Des proches fans (on les comprend) qui veulent chacun le leur. Et comme souvent, une petite âme qui poste sur les réseaux sociaux cette jolie nouveauté. Avec un retour de trente commandes, il n’y avait plus qu’à sauter dans l’aventure.

Bien plus qu’un sweat, une philosophie

Vu l’éventail de coloris proposés et les variations quasi infinies des finitions, Perrine a décidé de ne pas se lancer dans des stocks fous (on ne trouve donc pas tous les modèles dans toutes les tailles, en version hommes, femmes, enfants). C’est contre ses principes, c’est lourd à gérer, c’est risqué et puis c’est bien connu, on veut une couleur mais avec la finition du modèle voisin, dans la taille qui manque justement. Donc pour parer à ce genre de demande, quelques pièces constituent sont stocks et pour le reste, ben c’est simple, il suffit de demander ! Et ce sera assez rapide puisque c’est soit elle soit l’atelier situé pas plus loin que Nivelles qui le confectionnera.

« Le but est de répondre à un besoin, ne pas imposer une création mais plutôt en faire une excuse pour faire partie du changement de la façon de s’habiller éthique. »

A vos compositions : treize coloris, du tissage et des superpositions de matières

Si d’habitude on voit plutôt des pulls, tout fait, customisés, ici ce n’est pas le cas. Perrine part de grands rouleaux de tissus et les transforme petit à petit en pull. Elle essaye de simplifier un maximum les coupes pour que le temps de production diminue et que les pièces soient abordables. Car faire la promotion d’une garde-robe éthique mais inaccessible n’a aucun sens pour elle.

Ses finitions sont aussi sa marque de fabrique. Elle joue sur les empiècements, les tissus en lin sur lesquels elle appose des cachets, des poches, du tissage de couleurs variées. Bref, elle s’éclate en donnant libre cours à son imagination et adore réaliser de nouveaux prototypes.

L’importance de l’éthique dans la fabrication

Au niveau des matières premières, Perrine n’est pas encore arrivée à ce qu’elle voulait. Pour l’instant, elle travaille avec des tissus de super qualité mais qui ne sont pas estampillés bio. La variété de couleurs et la qualité qu’ils offrent sont sans comparaison par rapport au bio, dont les couleurs se veulent encore très classiques et trois fois plus chers, donc cela rendrait ses créations inaccessibles à une grande frange de la population.

C’est tout récemment qu’elle a commencé à travailler avec deux ateliers protégés en Belgique pour la confection des sweats. Grâce à cela, elle retrouve du temps pour développer de nouveaux modèles qui éclosent au gré de ses idées.

« Faire un prototype c’est génial mais ça demande du temps ! »

La ptite nouveauté ? Le cardigan en laine bouillie l’alternative au gilet tricoté, qui nécessite un temps de réalisation considérable. Et un coût tout aussi conséquent pour le consommateur !

Vous avez encore un mois pour passer de l’autre côté de la machine

Pétronille occupe en ce moment le local de l’Auberge espagnole, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Associée à LARCH pour l’occasion, c’est sous le nom d’Ethic Lab qu’elle vous accueille avec des ateliers, des expos,…jusque fin mars. La cerise sur le gâteau ? Les ateliers qui sont proposés ! Il est possible de venir faire son propre sweat et de repartir avec après quelques heures de travail. Une manière de sensibiliser au temps et travail requis pour réaliser une pièce, et donc au prix du produit fini. Prenez votre garde-robe en main et foncez voir les prochaines dates !

Bénédicte van Egeren

Le vrai made in Belgium dans la mode n’est pas mort, Natacha Cadonici nous l’explique!

Si on faisait un petit tour dans la mode féminine belge, mais loin du renouvellement chronophage des collections et nouveaux modèles qu’on n’a pas le temps de porter, avec une marque bruxelloise et sa patte reconnaissable entre mille. Une rencontre pleine de peps avec Natacha Cadonici.

Le hasard fait bien les choses

Bien qu’on puisse le penser, Natacha n’a pas évolué dans le monde du stylisme dès les prémices de sa carrière. Après des études plutôt littéraires, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle se lance dans des cours du soir avec un seul objectif, apprendre à coudre et maîtriser la technique. C’est en s’appuyant sur cette dernière qu’elle atteint la créativité qui lui permet de faire naître ses idées et développer de nouveaux modèles.

En 2006, la voici officiellement styliste. Dans un premier temps, elle réalise surtout sa propre garde-robe en se cherchant encore un peu. Rapidement, elle a pu exposer ses réalisations et commencer à se faire connaître via quelques points de vente. La voilà donc lancée comme styliste en confectionnant sa collection entièrement seule dans son petit atelier bruxellois.

Que l’aventure commence

C’est Rue van Artevelde, à quelques pas de la rue Antoine Dansaert, qu’elle se lance en ouvrant son propre atelier-boutique. Elle y installe son coin couture et produit donc ses pièces sur place. Si à ses débuts, elle déléguait une infime partie de sa production à un atelier bruxellois. A l’heure actuelle, cette partie est devenue plus importante, elle ne coud presque plus, mais la confection reste belle et bien bruxelloise, pas question de l’exporter.

Elle passe petit à petit des pièces uniques, sur-mesure à la confection d’une collection, de plusieurs pièces mais surtout à une nouvelle façon de travailler. Diviser son temps entre la création, la production et la vente.

Féminine, élégante mais surtout portable et confortable

Ce sont les mots qui décrivent ses pièces. En travaillant des matières faciles à entretenir et agréables à porter, elle en fait une mode de tous les jours qui allie style, unicité et quotidien. Ses hauts se trouvent à la croisée du t-shirt et du chemisier. Ils ont la particularité d’être réversible, l’encolure se portant devant ou derrière en fonction de son humeur. Ses créations sont un heureux mélange de jersey, de couleurs et de « bords côtes* » uniques. Ces derniers sont sa marque de fabrique et on les reconnait facilement.

Objectif accompli donc pour Natacha qui voulait : « faire un vêtement qui rende la femme belle, féminine et qui soit confortable tout en se démarquant ».

Les textures, les bords côtes et les couleurs

Si elle ne s’encombre pas de nouveaux patrons tous les six mois, Natacha joue sur les couleurs et les finitions de ses modèles « basiques ». Sa signature réside sans aucun doute dans les détails des bords côtes qu’elles exploitent sous toutes ses coutures. Couleurs, largeurs, formes,…toutes les combinaisons possibles et donnent naissance à des modèles uniques à chaque saison.

Mais la partie la plus difficile, pour elle, c’est de se fournir. Le grand obstacle des « petits » créateurs ce sont les quantités car le minimum exigé par commande est énorme. Tous ses tissus proviennent d’Europe, principalement d’Italie, d’Autriche et du Portugal.

Ses bords sont faits sur mesure, dans une petite entreprise familiale en France, selon ses besoins et ses nouvelles idées de création.

 « Ce n’est pas parce qu’on fait le métier qu’on aime qu’on ne gagne rien ! » 

C’est le message que Natacha lance. Et oui,  il y a moyen de s’en sortir, tout en se fournissant et en produisant localement. Pour un bon produit, ça demande beaucoup de gestion, d’organisation de plusieurs aspects dans un temps imparti et un nombre de choix que ce soit celui des produits mais aussi des choix plus stratégiques (de marketing, de localisation,…).

« Tous les créateurs ne sont pas pauvres. En faisant des petites collections, il y a moyen de gagner confortablement sa vie. Le succès tient aussi à la personnalité et à ce que tu proposes. »

Mais surtout, ne pas négliger l’importance de bien s’entourer. Que ce soit l’atelier, les producteurs de tissus, la stratégie marketing ou la réalisation du site web… tous ces acteurs s’intègrent et jouent un rôle considérable pour une marque, son développement et sa pérennisation.

Pas de collection à des rythmes insoutenables

Mais des nouveautés quand même. Au niveau de ses pièces, elle cherche à intégrer des variations dans les tissus tels que la maille tricotée , l’intégration de jeux de mot dans le vêtement, des collaborations pour des créations textiles avec un photographe, des recherches de nouveaux volumes avec la technique du drapé apprise auprès de LA spécialiste européenne, des collaborations pour de l’impression textile en 3D ou encore des accessoires qui complètent son univers, les bijoux d’Aurore Havenne ou encore la maroquinerie de Michael Guerisse O’Leary.

Sans oublier une vitrine et une com au top, résultats d’une recherche constante d’amélioration.

Petit coup de mou

Après 5 ans dans son atelier-boutique, elle ressent une lassitude amplifiée par ce travail en huis-clos. Il est temps d’opérer un changement. Pas loin de tout faire basculer, il y a plus d’un an, c’est le passage d’une stagiaire en com qui l’a reboostée en lui mettant le pied à l’étrier dans un univers qu’elle ne maîtrisait pas tout à fait en réalisant des vidéos, des romans photos et en intensifiant sa présence sur les réseaux sociaux. Sa clientèle la félicite et elle savoure ce changement né d’une belle rencontre qui marquera son univers professionnel.

Peu de temps après, pour remédier à l’essoufflement dont elle souffrait et au manque de passage, Natacha a décidé de changer d’endroit, de seulement quelques rues. Mais c’est là qu’elle se rend compte que la localisation n’est pas anodine et qu’elle joue un rôle très important dans la réussite d’une marque. Vous pouvez la retrouver entre la rue du Midi et de la place Fontainas.

Bénédicte van Egeren

*Bande de tricot extensible terminant les bords de certains vêtements

Les bonnes adresses pour shopper Belge en toute occasion

Elle complète la série des shops temporaires. Mais c’est surtout une liste à épingler dans ses favoris ! Et à ne pas hésiter à ressortir pour chaque occasion ! A chaque achat, vous contribuerez à une danse de la joie belge;-)

A BRUXELLES

Manneke : Exit le cheap et welcome le vrai et durable.

Tout fraîchement ouvert en plein cœur de Bruxelles, ils ont voulu aller à contre courant de la flopée de magasin de souvenirs et faire la part belle aux souvenirs locaux mettant en avant le savoir-faire d’ici et la diversité des talents.  Des produits de bouche au textile en passant par des accessoires et bijoux, sans oublié les bières brassées en petite quantité, un lieu qui ravira les habitants et ses touristes !

Belgopop: Le ptit nouveau dans le Grand Nord de Bruxelles

De l’artisanal et du belge, avec une sélection de boissons et de produits de bouche impressionnantes. Plus de 100 bières, du vin, des alcools, des jus, des biscuits, des miels, des sauces ainsi que des cafés & thés. Et comme on ne fait pas que boire et manger dans la vie, il y a aussi un peu de déco, des t-shirts, ….Rien que du bien de chez nous!

Ernest : Un shop de designers full of belgians designers

Ernest est à la fois un atelier et un magasin. Aux commandes, deux créateurs bruxellois qui mettent à l’honneur les bijoux et le cuir. A côté de leurs créations, on trouve une panoplie d’accessoires mais aussi des écharpes et des vêtements.

Hyp Store 

H.Y.P c’est l’histoire d’une rencontre entre 3 créateurs, de Hanh la styliste, Yseult la photographe et Pierre le designer. Du made in Europe & made in Belgium. Dont le cousin se situe Rue du bailly, sous le nom d’effet mérité.

Belgikïe & Belgikidsle pionnier dans le domaine

On ne présente plus cette boutique installée au cœur du quartier Saint Boniface dont le credo est l’achat responsable, la filière courte et donc le 100% made in Belgium! De nombreux produits pour tous les goûts et tous les âges (textile, bijoux, déco,…), vous avez l’embarras du choix.

Bel’Arte: les créateurs belges à l’honneur

Bien installé rue de Flandres depuis un petit temps déjà, vous y trouverez des produits originaux réalisés uniquement par des créateurs belges. Des bijoux, de la décoration, des luminaires design, des accessoires de mode, de la photographie, bref, un tas de choses bien sympathiques!

Belge une fois Concept Store: Marque & shop, le all in

Du shopping, une pause gourmande et parfois des animations culturelles, une combinaison gagnante pour un allier détente et shopping.

©Ernest Shop

EN WALLONIE 

Melting Pop: A Grez-Doiceau

Le Béwé à son spot belge! Des créations belges sous toutes ses formes: produits de bouche mais aussi bijoux, vêtements, déco, objets cadeaux. Une adresse et plein de conquis!

Bel’ywood: A Ohain

Attention, condensé de talents belges… orienté mode et accessoires. Bijoux de fantaisie ou pas, maroquinerie, écharpes, foulards, sweats, etc…

L’empreinte Belge: A Namur

La bonne adresse namuroise! Concept store 100% belge composé d’un espace créateurs agrémentés d’un espace petite restauration.

Wattitude & Wattitude Kids : A liège

Première vitrine du made in Wallonia, en plein cœur de la cité ardente. Wattitude propose exclusivement des produits conçus, créés et/ou fabriqués en Wallonie.

A vous de jouer, c’est vous qui votez en achetant…

Bénédicte van Egeren

 

 

Les Pop Up, ces mi-fixes mi-éphémères dont on perd parfois le fil

Les « faux fixes », alias les Pop Up Store, sont très pratiques car on peut y retourner si on a oublié quelque chose. Par contre, il faut suivre leurs mouvements! Ceux-ci sont tous ouverts jusqu’à Noël minimum. Je vous les résume ici…

A BRUXELLES

  •  Capsule Shop Galerie de la Toison d’Or: ouvert jusqu’au 23/12

C’est une toute première pour ce concept store éphémère, né de l’association de la marque Beseason & Lulu Home Interior. Il est entièrement dédié à la mode, à la décoration et aux marques majoritairement belges.

https://www.facebook.com/Capsuleshop.bxl/

  • Pop & shop dans le goulet Louise: les habituées du concept éphémère

La Belgique toujours à l’honneur que ce soit du textile, de la déco, des accessoires, pour les grands et les petits, impossible de repartir les mains vides!

https://www.facebook.com/Pop-Shop-610498659041272/

  • Créa’Pop à Stockel: ouvert jusqu’au 24/12

Déjà la dixième édition et toujours une offre variée de créateurs belges

https://www.facebook.com/creapop.be/

EN WALLONIE

  • Pop Up Store Mom’s Nivelles: ouvert jusqu’au 29/12

Ce sont une trentaine de membres de l’ASBL des Mompreneurs se sont associées pour vous proposer une nouvelle boutique éphémère à Nivelles et vous inviter à découvrir leurs univers : créatrices textiles ou de bijoux, artistes et illustratrices, graphistes, e-commerçantes, cosmétiques, aromathérapie…

https://www.facebook.com/momspopupstorenivelles/

  • Pop Up Store Mom’s Liège: ouvert jusqu’au 30/01

Ce sont une trentaine de membres de l’ASBL des Mompreneurs se sont associées pour vous proposer une nouvelle boutique éphémère à Nivelles et vous inviter à découvrir leurs univers : créatrices textiles ou de bijoux, artistes et illustratrices, graphistes, e-commerçantes, cosmétiques, aromathérapie…

https://www.facebook.com/Moms-Pop-Up-Store-Li%C3%A8ge-1780680035578796/

 

  • Atelier de Delphine Quirin à Liège :ouvert du 01/12 au 24/12

Une foule d’accessoires pour se tenir chaud (écharpes, bonnets, chapeaux,…), le tout en laine et entièrement réalisé à la main à Liège

https://www.facebook.com/delphinequirin/

Je vous souhaite un bon shopping responsable pimentés de milles découvertes!

Bénédicte van Egeren