Valérie Berckmans, une belle leçon de slow fashion

Installée depuis une dizaine d’années dans le quartier Dansaert, Valérie Berckmans nous démontre que produire localement, de qualité, en privilégiant le bio, dans le respect de chacun est possible. Avec une bonne dose de détermination, de sueur et de larmes. Rencontre avec Valérie.

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Brève présentation

Après 8 ans d’études, oui après tout ce temps elle aurait pu être médecin, Valérie se lance. A l’issue de son diplôme en langues germaniques, elle est passée en cours du soir à St Luc pendant 3 ans pour ensuite donner naissance à sa marque, née d’un casse-tête vestimentaire personnel. Elle ne trouvait jamais rien qui lui plaisait.

La solution? créer sa garde de robe idéale

camillepencil-bleuMais à quoi devait-elle correspondre? Simple, élégante, moderne, de qualité, lavable sans prise de tête, avec peu ou pas de repassage. Des pièces faciles à combiner mais qui ont ce petit plus qui leur permet de se différencier. Avec des détails qui viennent twister les créations, que ce soit de l’asymétrie, une couture, un col, une manche, un ajout de tissu,…

Bref, le dressing de la femme active-moderne qui n’a pas beaucoup de temps mais ne veut pas ressembler à un « sac à patate ».

De l’idée à la production

Sur base d’un dessin, l’histoire commence. Il est ensuite très rapidement travaillé en grandeur nature afin de mieux juger le résultat. collection-enfantS’enchaîne des heures d’essais-erreurs, les idées fusent, les finitions se modifient jusqu’à ce que chaque détail trouve enfin sa place. Tout est assemblé dans son atelier en sous-sol. Ce n’est qu’une fois le prototype en taille 38 validé que le patron part dans un atelier de « gradation » pour obtenir la pièce en toutes les tailles. A partir de ce moment-là, l’ensemble de la production peut dès lors être envoyée à la couturière.

Composition, prototypes et tests grandeur nature

Les matières utilisées sont essentiellement le coton bio (60%) et le tencel. Mais sa passion pour la récupération et les matières d’antan, magnifiques et de qualité, amène parfois à ce qu’un petit bout de tissu âgé s’unisse à une de ces matières. Voilà pour le petit volet upcycling qu’on ne sera pas surpris de retrouver sur certaine pièce en édition très limitée. C’est sympa et ça amène un petit plus!

« On produit tellement que les matières ne sont plus aussi increvables qu’avant. C’est du boulot de trouver de bonnes matières. »

D’ailleurs, elle passe une partie de son temps à porter ses prototypes pour s’assurer de la qualité des tissus avant de lancer la production et de les proposer à ses clients. Ses tests grandeur nature permettent de détecter si le tissu a tendance à blanchir, si un fil sort un peu vite,…Auquel cas, elle n’hésite pas à en faire part au fournisseur (allemand). Car la qualité doit absolument être au rdv. Caractéristique de plus en plus rare à l’heure actuelle. La faute au fastfashion...On ne s’attend plus à ce que les pièces durent, il y a une perte de valeur des fringues, c’est un problème de mentalité à changer.

« Si les gens comprenaient la sueur et les larmes qu’il y a derrière la mode ».

Garder le cap face à la « fast fashion de luxe »

Le quartier s’est transformé ces dernières années, des grandes enseignes internationales, pas données, ont envahi les m² de la Rue Antoine Dansaert. Et il faut se perdre dans les petites rues alentours pour trouver les véritables boutiques-ateliers iconiques du quartier.

photoMais face à ces chaînes et à la multitude de nouveaux petits créateurs, comment est-ce possible de survivre? Sa force, c’est le fait qu’elle a pignon sur rue depuis 13 ans. Mais surtout, que les gens reviennent de plus en plus au « local », au made in Belgium et aux produits de qualité qu’on ne jette pas après deux lavages. Critères qui sont les premières préoccupations de Valérie. En effet, sa production est locale (made in Bruxelles), le coton est issu de l’agriculture bio, le tout réalisé en petit métrage. Car le caractère exclusif des pièces constitue aussi un atout, il séduit de plus en plus.

La conception made in Belgium, pas si facile

Valérie a été témoin de la faillite de son ancien atelier en Flandre. Les ateliers de production ferment les uns à la suite des autres ou sont surchargés. Produire local devient de plus en plus compliqué mais reste possible. Surtout en Belgique avec le coût élevé de la main d’oeuvre. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est bien payée! Le métier de couturière est de nature très difficile et très exigeant, avec beaucoup de pression (quand on voit le tarif à la minute (minimum 0,5 euro)). « Ces travailleurs méritent tellement plus, ce sont des gens très courageux ». Son rêve est « que les ateliers rouvrent, qu’ils s’agrandissent car c’est un secteur florissant à ancrage local. »

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Vous l’aurez compris, pour elle il est hors de question d’envisager une délocalisation au niveau européen. Son objectif est d’être encore plus local. Son idéal c’est d’être à une distance vélo. Défi réussi, son atelier se trouve à Jette. Pédaler pour aller chercher ses pièces le matin, les mettre sur son porte bagage et prendre la direction de sa boutique pour ranger directement les nouveautés en rayon, ça c’est un projet réussi localement!

Avec son objectif distance à vélo, Valérie fait cependant un petit écart en faisant assembler certaines pièces en France pour soutenir un chouette projet. L’histoire d’un atelier qui n’était plus rentable mais dont les couturières en ont décidé autrement, en le reprenant et en fondant une coopérative pour continuer à exister.

La proximité, un bel avantage

Elle facilite l’ajustement et évite le surstock. Pour la nouvelle collection, elle a sorti un sweat en 3 couleurs. Après quelque temps, elle remarque qu’une couleur plait beaucoup plus que les autres. Le lot de pièces suivant sera produit en respectant cette observation et permet aussi de limiter les pertes. Avantage de la petite création-proche du public.

Au four et au moulin, l’envers du décors de la création

Si le côté créatif peut faire rêver, il vient vite se faire bousculer par « tout le reste ». Car entre le dessin et la place en rayon, le chemin est long. Le choix du tissus, la communication, le marketing, l’administratif, le financier,… » C’est tellement fatiguant de faire tout, le côté création devient un micro-truc (temps). Le manque de ressourcement peu mener à un blocage créatif. » Entre deux collections, Valérie se donne le temps de procrastiner pour éviter la page blanche. Elle puise son inspiration un peu partout: dans la rue, les musées, les matières,…

Que trouve-t-on dans sa boutique?

jupes-enfants A côté de sa collection femme, une mini-série kids a vu le jour. Et oui, rien ne se perd, les chutes de tissus sont utilisées pour confectionner des sweats, des t-shirts et des jupes pour enfants! Et comme l’imagination est infinie, aux heures creuses d’autres idées voient le jour comme les cotons démaquillants (super classe, assortis au sphoto-4weat ou au top!), des langes réutilisables,… disponibles dans la boutique voisine Supergreen Me, tenue par sa sœur .

Et pour compléter ses looks, Valérie a choisi avec soins quelques créateurs. La gamme de chaussures intemporelles Atelier Content, les mailles de Géraldine Bertrand ainsi que la maroquinerie de Michael Guerisse O’leary. Leur point commun? La production belge et locale évidemment!

Un bon plan pour la route?

Rendez-vous ces vendredi et samedi aux MAD Sales pour shopper ses pièces ainsi que celles d’autres créateurs belges. Vous y trouverez des prix doux et un aperçu de la nouvelle collection.

Sinon, n’hésitez pas à braver le piétonnier pour la retrouver Rue Van Artevelde 8, 1000 Bruxelles. Du mardi au samedi.

Bénédicte van Egeren

Les bijoux d’Aurore de Heusch, une somme d’heureux hasards

©Anne Lise Chopin ©Aurore de Heusch

Tout comme Aurore a flashé en s’asseyant derrière son premier établi, moi aussi j’ai flashé en passant devant la table exposant ses créations lors d’une vente. Aurore m’a chaleureusement ouvert les portes de son atelier – boutique, située rue Antoine Dansaert. Je vous invite à découvrir comment on passe d’un lingot d’argent à un bijou qui trône fièrement en vitrine. Il va sans dire que tout est handmade par elle-même.

@Maurine Toussaint
@Maurine Toussaint

Le parcours pas tout tracé d’Aurore

Mais comment tout a commencé? C’est lors du projet de fin d’année pour clôturer ses études en stylisme, à  Francisco Ferrer, qu’Aurore a « bricolé » des bijoux pour la première fois. Du haut de ses 21 ans, elle ne se voyait pas se lancer directement dans le monde de la mode. Une chose était certaine, le monde du créatif est fait pour elle mais tout restait possible, la mode, la photo,… Lui est venue tout naturellement l’idée d’apprendre la bijouterie pour compléter son parcours en stylisme. S’en est suivi une formation aux « Arts et métiers » dans l’option « bijoux-joaillerie » car s’y étant pris tard il ne restait pas de place en « bijoux contemporains ». Un hasard de plus dans son parcours. Au final, elle n’utilise pas la spécialisation joaillerie de sa formation mais par contre elle s’appuie sur le côté technique ainsi que la rigueur, apprise, tous les jours.

« Dès le première fois que je me suis assise derrière un établi, j’ai eu un flash, j’ai adoré. »

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Pendant les trois années de sa formation, elle a bossé chez Les Précieuses. Cette expérience lui a permis de mettre un pied à la fois dans le commerce et les bijoux. A l’issue de la formation, cinq étudiants se sont réunis pour fonder un collectif afin de réduire les coûts d’achats des machines et du petit matériel pour se lancer dans la création de bijoux. Aurore en a fait partie, ils étaient alors dans les anciennes brasseries Bellevue. De ce groupe, elles sont encore trois mais dans son atelier rue A. Dansaert!

De l’atelier à la boutique-atelier

Après avoir écumer les petits marchés de créateurs pour vendre leurs bijoux, est venu le temps pour le collectif de passer à l’étape suivante. Les possibilités étaient restreintes. Soit démarcher des boutiques mais l’inconvénient est la marge qui peut atteindre 50% du prix. Soit ouvrir leur propre boutique. C’est donc dans cet esprit qu’est né Joya Brussels fin 2011.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

L’idée est aussi d’inviter d’autres créateurs à exposer et vendre leurs bijoux. Pour ne pas tomber dans le même piège auquel elle a été confrontée (commission de 50%), elle a mis sur pied un système de location d’espace, renouvelable par trois mois. La seule condition pour louer une box est de ne pas produire en série et de ne rien réaliser ou sous-traiter à l’étranger. C’est le créateur qui doit avoir les mains dans le cambouis, de l’idée au produit fini.

 

Du lingot à la vitrine

Première étape, le dessin du bijou pour s’imaginer la proportion. Deuxième étape, la conception d’un prototype en argent. Mais pourquoi en argent? Car c’est une matière que l’on peut souder, chauffer (au contraire de l’aluminium) donc idéal pour faire un test grandeur nature. Et si ça rate? On refond et on recommence!

« A un moment, il faut pouvoir s’arrêter et dire stop, c’est parfait. »

Et combien de temps ça prend? Question piège évidemment.. d’une heure à plusieurs jours, tout dépend de la taille, de la complexité, des détails,…le fait main n’a pas de timing précis. Et la troisième étape? si la pièce lui plait, elle en produit deux ou trois d’un coup. En général, Aurore ne sort jamais plus de 20 pièces identiques. Elle a toujours plusieurs collections en parallèle. En ce moment se côtoient une plutôt architecturale-rectangulaire, et une plutôt ronde, sa collection « bubbles » qui remporte un franc succès depuis un petit temps déjà. Elles se composent de colliers, bracelets, boucles d’oreilles, broches mais également de boutons de manchettes et de pinces à cravate.

A l’occasion de l’événement Design September, elle a imaginé une collection, baptisée « perspectives », dont la forme des colliers est inspirée de photos…idée et travail très impressionnant, petite expo à admirer dans la boutique en ce moment.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Des idées pour la suivante? Pour la sortie d’une nouvelle collection, il n’y a pas de timing. Ça vient quand ça vient, au gré de l’inspiration, d’objets, de photos,…

Petit tour dans l’atelier

Si vous ne voyez personne dans la boutique, levez la tête, vous l’apercevrez peut-être en plein travail. L’atelier situé en arrière boutique et à l’étage est un endroit magique, composé d’outils de toutes formes, d’heures d’essais, de trésors cachés,…

©Bénédocte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Mais concrètement qu’y trouve-t-on? Toutes sortes de machines s’y côtoient, certaines sont très imposantes. Faisons les présentations: tout débute avec un laminoir, qui permet d’aplatir un lingot ou de travailler les fils d’argent. S’en suit le banc à étirer, pour façonner le métal en fonction de la forme à lui donner. Et le travail de précision commence, il faut scier, limer, souder, relimer,…et enfin un grand plongeon dans un bain de « déroche » pour enlever l’oxydation. Le bijou est fini, il faut le préparé au polissage en le passant au papier « Emry ». La polisseuse se met ensuite en marche, il ne reste plus qu’à le nettoyer pour enlever la poussière.atelier

Autant se le dire, si vous êtes d’un naturel pressé, ce métier n’est pas fait pour vous! Les essais-erreurs, les micro pièces à façonner et lier entre elles exigent de pouvoir s’armer de patience et de fournir un travail de haute précision.

 

C’est à la boutique que ça se passe

Une fois par trimestre, elle organise un événement et ouvre les portes de son atelier, l’occasion de la rencontrer et d’échanger.

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@Aurore de Heusch

Son eshop vient d’être lancé, l’occasion de vous faire une idée de tous ses modèles actuels. Dernière info, bon plan pour ceux qui sont en quête d’une alliance. Aurore les fait à la demande, en fonction des desiderata du client. Ben oui, pourquoi faire un jour unique de A à Z, et avoir la même que tout le monde…

Joya Brussels, rue A. Dansaert 175, 1000 BXL. Du mardi au samedi de 11h à 18h30

Bénédicte van Egeren

 

De la douceur du béton by Les Pieds de Biche

Intriguée par la matière de ses objets, je n’ai pu résister à l’envie de demander à Diam une visite de son atelier. Et surtout de connaître les coulisses de la réalisation de toutes ses créations. Comment passe-t-on de l’eau et du ciment à sa collection de déco intérieure…? La jeune marque n’a pas encore soufflé ses trois bougies mais remporte déjà un franc succès chez nous comme à l’étranger.  Je vous laisse découvrir l’histoire des Pieds de Biche et les dessous de ses productions, handmade à Bruxelles. 

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La naissance des Pieds de Biches

A l’issue de ses études aux Beaux-Arts, Diam voulait se lancer dans le garnissage de meubles. A l’heure de s’inscrire pour suivre une formation, elle arriva trop tard et jeta son dévolu sur une formation en Antiquariat. Cette dernière constitue une bonne base pour apprendre les matières (bois, céramique, verre, pièces de monnaie,…), maîtriser les nouvelles techniques et être à l’aise sur son sujet. En parallèle, elle veut déjà apprivoiser la technique du garnissage par elle-même. Elle rédige sa liste de courses d’outils nécessaires et tombe sur le micro pied de biche. « C’est devenu une évidence, en plus c’était joli, et c’était un des premiers outils à acheter ». Sa marque était née.

Les premiers travaux des Pieds de biche étaient orientés upcycling. Chiner de vieux meubles, chaises,… et les relifter de jolis motifs et couleurs. Au bout d’un moment, c’est devenu fort encombrant à réaliser et stocker, et le sur mesure prenait de plus en plus de place. Diam s’est mis en quête d’une nouvelle matière.

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Mais pourquoi le béton?

La base de son travail sont des motifs, des couleurs, des dorures. Travaillant déjà le bois, l’idéal est de pouvoir transposer le travail d’une matière à une autre. La matière choisie doit pouvoir permettre de répéter des formes et de les mélanger au bois. La céramique impliquait l’utilisation d’un four, le béton pas. Le béton s’adapte à tous les environnements, c’est une chouette matière pleine de possibilités. Il peut également se travailler comme de la terre cuite. Voila le choix posé! « Le béton est doux et sensuel, il y a moyen d’en faire autre chose que l’idée première qu’on a de lui (froid, brut,…) « .

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De l’idée à la concrétisation…

C’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de recherche. Le tout n’est pas d’avoir une idée mais comme le dit Diam: « Le challenge est d’arriver à faire ce que tu as dans ta tête, de le réaliser et d’être fière de le mettre en boutique ».

Mais quelles sont toutes les étapes nécessaires pour passer de l’eau et du liant à un objet si abouti?

La première chose à faire, c’est la préparation du béton. Après, il faut le couler dans le moule choisi, puis utiliser un contre-moule, pour les objets tels que les pots à fleur, les bougeoirs, les lampes et les miroirs ronds (tous les objets qui ont une incurvation). Ensuite, les pièces doivent sécher pendant 24h afin de libérer l’humidité. Humidité avec laquelle il faut jouer habilement car le séchage et l’apparition de petits défauts varient en fonction de la température. Une fois sec, il est temps de poncer chaque pièce, à la main en fonction des objets, puis de les revêtir de peinture (avec ou sans motifs), et de terminer par 3-4 couches de vernis. Pas mal hein?!

Et toutes ces formes alors?

Les récipients utilisés pour reproduire les objets sont soit en plastique soit en bois soit en silicone. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, facilité à démouler ou pas, la robustesse, … Mais l’éventail du choix des formes provient en partie de pièces détournées. Par exemple, le miroir rond est un sous plat vintage en plastique, on retrouve la fameuse barquette de frites,…frisebarquettebleuclairL’inspiration vient des débuts des activités des Pieds de Biche. Où la matière première, les meubles, étaient chinés, pour être repeints.

De quoi se compose la collection Amer Béton?

Forte d’une quinzaine de pièces, la collection se décline dans une quinzaine de couleurs. pot-fleurLes objets décorés de motifs sont parfois bicolores, ou tricolores si on compte le béton. Pour rendre un effet marbré, du ciment blanc peut être utilisé afin d’obtenir ce mélange de couleurs naturel. Pour donner de la couleur à l’effet marbré, des pigments peuvent être ajoutés.

Les classiques d’Amer Béton : les planches et les triangles. Les planchettes existent en trois tailles. De la planche à déjeuner au plateau. Il y en a pour toutes les occasions. Quant aux triangles, ils sont de deux tailles et leur utilité dépend de votre imagination. Sous-plat, repose plante, simple objet de déco…il sera votre fervent serviteur quoi que vous en fassiez.

polkaLes bougeoirs, les pots de fleurs, les miroirs, rond ou triangulaire, à pendre ou à poser complètent la collection. Sans oublier le pot à bascule, de son vrai nom « Polka », qui sert de bougeoir ou de pot à fleurs, réinventez-lui une place au gré de vos envies. Sa particularité est de se maintenir incliné en fonction du poids de l’objet qu’il abrite. Impressionnant!

Le produit phare de la collection est la lampe. Mais également celle dont le pression lors de la réalisation est la plus grande. Le timing, entre le coulage du béton, l’insertion du fil et le contre-moule pour y poser le socquet sans que s’y glisse du béton relève de la haute voltige. Des mois de déchets et de gâchis furent nécessaires pour arriver à tenir en main « LE » produit fini et la maîtrise pour le réaliser à la perfection. Car Diam ne laissera jamais sortir une seule imperfection de son atelier, c’est juste inconcevable pour elle.

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L’objet « inutile » de l’année

A l’occasion de l’anniversaire de la marque, en mars, un objet vient s’ajouter à la collection. Sa particularité? N’avoir aucune utilité. Tout a commencé avec des cacahuètes et des noisettes dorées à la feuille. Issu du dicton « valoir son pesant de cacahuètes ». unnamedPartir de mots, phrases pour donner naissance à un objet est un héritage de sa formation aux Beaux-Arts. La collection s’est ensuite complétée avec le cannelé et l’esquimau. 2017 nous a apporté LA gaufre…

Et où se procure-t-on ces objets?

Plusieurs points de vente en Belgique et à l’étranger. Vous les retrouvez à Bruxelles, chez Belgikie, Belge Une Fois, Pépin la Lune,… la liste complète est ici.

Et rien que pour les yeux suivez son Facebook et/ou instagram.

Bénédicte van Egeren

 

 

Octobre met à l’honneur les créateurs belges

Nous voici déjà en octobre, la pluie et la grisaille sont de retour! Il faut ressortir sa veste le matin, on a l’impression de s’enfoncer à petits pas dans l’hiver, que la ville range ses événements extérieurs et qu’elle se met à tourner au ralenti. Détrompez-vous, ce mois-ci Bruxelles regorge de bons plans découvertes. Je vous ai concocté un petit programme pour ponctuer vos week-end d’agréables sorties!

Pour ouvrir le bal, une chouette initiative: Young Belgian Designers 4 BIG

Le coup d’envoi d’#OctobreRose est donné. A cette occasion, Caméléon lance l’action YOUNG BELGIAN DESIGNERS FOR BIG. Une vente rassemblant des jeunes créateurs belges dont l’objectif est d’apporter son soutien au projet : BIG Time For Baby

En pratique, Caméléon vous propose durant tout un week-end:

  • un pop up avec les designers suivants: Akinto, Ariane Lespire, Bshirt, Delphine Quirin, Gérald de Patoul, Isabelle de Borchgrave, World of Wonder, Juggle Angels, JustEve, Louise Assomo, Mère et Fille, Olivia Hainaut, Orane et Enora, Sarah Josis, Tenue de Ville
  • Un stand BIG
  • Une exposition des œuvres réalisées par les designers sur le thème de l’Ombre et la Lumière.

Infos: du 7 au 9/10 de 10h à 19h au  comptoir Caméléon de Woluwe.

Les DS Brussels Fashion Days

13620906_1319567608072959_7058434169783451978_nLes 14-15-16 octobre prochain se tient la 5ème édition des Brussels Fashion Days au Square-Brussels Meeting Centre (Mont des Arts). Au programme: quatre défilés avec des créateurs belges et étrangers, une School Street, un Fashion Talk inspiré de Star Wars en collaboration avec 5 créateurs, un Fashion Brunch by Vins de Provence le dimanche suivi d’un Fashion Film.

Cerise sur le gâteau, tout au long du week-end vous est proposé un Fashion Pop-Up Store d’une trentaine de jeunes créateurs. C’est l’occasion de rencontrer du beau monde et de jolies choses. Vous y retrouverez notamment Little Panama et Wear a Story dont je vous ai déjà parlé précédemment.

The dressing room au BIP 

Plan idéal du dimanche, venez bruncher et shopper du seconde main au chaud, en plein cœur de Bruxelles !

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Le concept: Plus de 40 exposants se rassemblent pour vendre les trésors de leurs garde-robes. Les vêtements et accessoires pour femmes ou pour hommes sont présentés dans des petites boutiques éphémères. La marchandise se veut de seconde main, actuelle, parfois de marque et en bon état. En plus de l’espace smart-shopping, The Dressing Room propose un brunch gourmand. Les produits présentés sont locaux et sains, s’inscrivant également dans le schéma de consommation écologique et locale.

Infos: le 16/10 de 11h à 18h, @BIP, rue Royale 2-4, 1000 BXL

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YOUNG and MAD 

Avec « Young and MAD », fusion du Mode Parcours et de l’ancien prix du jeune designer belge MAD Surprize!, MAD Brussels investit le quartier Dansaert le temps d’un weekend du 20 au 23 octobre!

Au programme :

  • Une exposition principale de jeunes talents belges répartis dans 3 catégories: design textile, design mobilier et mode. Un lauréat par catégorie sera désigné par le jury et la remise des prix se fera lors du vernissage;
  • Un fashion & design parcours: installations artistiques présentées dans les vitrines des magasins du quartier Dansaert;
  • Des workshops pour adultes et enfants;
  • ….

Pour en savoir plus sur l’agenda et les activités, c’est ici

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Les MAD Fashion Sales

Elles ont lieu deux fois par an, et c’est ce mois-ci! Une chouette occasion de rencontrer quelques créateurs du quartier qui vous propose leurs collections (passées et/ou présentes) à des prix intéressants . C’est le bon plan du week-end du 28-29/10 et ça se passe @De Markten, en plein cœur du quartier Dansaert.

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Seront présents Abbie & Rose, Carine Gilson Lingerie Couture, Conni Kaminski, Delepaule, Espèces, Els Mommaerts, Filles à papa, Françoise Pendeville, Gioia Seghers, Hüsniye Kardas, Isatio, haus Coudeyre, Jessie Lecomte, Jiyuu, Josiane Douchamps, Just In Case, Kaat Tilley, Louise Assomo, Max & Lola, Michael Guérisse O’Leary, Madame Lol, Natacha Cadonici, Nayestones, Nicolas Woit, Valérie Berckmans, Wear a story, World of Wonder +Annemie Verbeke Rue Antoine Dansaert 64, 1000 Brussels
+ Y-Dress Rue Antoine Dansaert 102, 1000 Brussels

Infos: le 28 et 29 octobre (de 11h à 21h et de 11h à 18h), 5 Place du vieux marché aux grains, 1000 BXL

Je vous souhaite un agréable mois d’octobre, riche en découvertes!

Bénédicte van Egeren