Le premier roman d’Alia Cardyn dont vous ne devinerez pas la fin !

En créant mon blog, il ne m’était pas passé par l’esprit d’aller à la rencontre d’auteurs belges. Le hasard en a décidé autrement. La Belgique c’est Chic avait à peine quelques semaines quand Alia Cardyn m’a proposé son premier roman. Après un rapide check sur ma wishlist de livres, ni une ni deux j’ai accepté car je l’y avais inscrit dès sa sortie en juin. Et comme après l’écriture, la lecture fait partie de mes activités quotidiennes je m’y suis mise sans me faire prier ! En plus en tant que lecteur, vous ne vous posez jamais la question de comment vient le fil conducteur ? Comment l’auteur ne s’emmêle pas les pinceaux dans les personnages et le timing ? Combien de temps faut-il pour coucher sur papier tous ces mots ? Alia vous dévoile les dessous de l’écriture.

Mais comment devient-on écrivain ?

15239282_10154737336652930_559211594_nAvec un parcours à vous donner le tournis, Alia se dédie maintenant à mi-temps à l’écriture et à son activité de coach professionnel. Diplômée en droit et en sciences-po, c’est au cours de sa carrière d’avocate qu’elle a bifurqué vers sa nouvelle passion, le développement de potentiel. Elle s’est formée à plusieurs reprises, a débuté en tant que formatrice et responsable de service, puis a volé de ses propres ailes afin de mettre sur pied sa propre activité de coaching professionnel (privé ou en entreprise). Et de coach à écrivain, me direz-vous ?

Ses premiers pas dans l’écriture

Alia a mis par écrit tous les outils créés grâce à son coaching. Elle totalise déjà 5 livres rédigés dans la catégorie « développement personnel » aux éditions Jouvence. Grande fan d’histoires, elle aime beaucoup l’écriture et se raconter des histoires. Son rêve, elle a voulu le tenter et a donc pris le temps d’écrire un roman. Son tempérament rêveur lui a permis d’y arriver. Elle fonce et puis elle réfléchit, « cela permet de faire des choses que sinon on aurait pas fait ».

Bête question, comment on écrit un roman ?

Je sais pas vous, mais il n’y a rien à faire, je me demande toujours comment l’auteur s’y prend, de l’idée à la rédaction finale. Quelle tournure le livre prend, les changements entre le fil rouge imaginé et l’histoire telle qu’elle paraît,…

« C’est ici que commencera mon livre »

Fut la réflexion d’Alia à son mari aux détours d’une balade près de chez elle lorsqu’elle aperçut une maison de style victorien. S’en est suivi un accouchement très rapide du prologue. Après un court séchage, elle a revu la maison par laquelle tout a débuté et là, le train était en marche. « C’était la maison qui me soufflait l’intrigue. Je voyais déjà la petite fille…Je voulais quelque chose de fort dont je ne savais pas moi-même comment ça allait se terminer »

Mais on ne se perd pas au milieu de tous ces personnages?

Alia gardait à côté d’elle un plan avec une vue d’ensemble 15301254_10154737342567930_1495056693_nsur tous les personnages, les dates, les faits importants. Elle a écrit sur un cours laps de temps (4 mois), en faisant beaucoup d’aller-retour d’un chapitre à l’autre, donc tout était encore « frais » dans sa tête. En plus, « les personnages prennent tellement vie, je les vois agir quand je les décris, ils sont tellement forts que ça fait vibrer. » Petite anecdote, l’engouement était tel que deux personnages qui devaient juste passer un moment ensemble, se sont embrassés dans l’emballement.

Une discipline de 5000 signes par jour. Et la page blanche ?  Si le flux peut être irrégulier ou difficile au début d’une « séance » d’écriture, « après une heure et demi, il vient. Parfois, il reste fluide pendant quelques jours si on écrit souvent».

« Une phrase, c’est comme une musique ça doit chanter correctement »

L’important est de clôturer systématiquement le chapitre. La première partie a été revue à maintes reprises car c’est celle où elle « apprend » à être écrivain. Sa plus grande crainte ? Un roman trop édulcoré dû à l’impact des hormones de sa grossesse.

« Les gens ont droit à une chouette histoire »

Une promesse précoce de publication

Après avoir rédigé les 20 premières pages de son roman, direction Paris pour rencontrer une personne de la maison d’éditions Charleston, qui ne compte pas encore d’auteurs belges. Bingo, ça plaît…

 « Ecrire en sachant que j’allais être publiée, c’est un grand luxe. »

En effet, dans le monde littéraire, il faut souvent écrire son ouvrage de A à Z pour ensuite trouver une maison d’éditions accueillante.

Et le titre ?

Il n’est pas choisi par l’auteur, la couverture non plus. Elle a proposé une liste d’une trentaine de titres. Avec les maisons d’éditions, certains points sont négociables mais en général le titre et la couverture n’en font pas partie. Mais n’est-ce pas trop frustrant? « Oui, car d’habitude je suis indépendante mais c’est la règle du jeu. »

Du premier mot à la première vitrine

Le livre a été écrit en 4 mois, à côté Alia continue son activité de coach. Vie de thermite versus vie de rencontre. Ses deux activités s’alimentent, l’écriture permet de prendre du recul. Débuté en novembre 2015 et paru en juin 2016, le livre était prêt deux mois à l’avance. Car une sortie ça se prépare, entre les lectures presses, la diffusion, la communication et les approvisionnements des libraires,…

Après un mois, et 4000 tirages, rupture de stock. Plutôt bon signe, tout ça ! Le livre a reçu un très bon accueil en France, les librairies le recommandent. Alia va aussi elle-même à la rencontre des libraires, afin d’avoir leur ressenti et leur retour. Il est d’ailleurs « Coup de cœur » chez Cook and Book.

Trêve de plaisanterie, vous voulez un avant-goût ?

Je ne prétends rien vous dévoiler de l’intrigue ! Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est que contrairement à certains romans où on voit arriver la fin de l’intrigue, j’avoue m’être laissée surprendre jusqu’à la fin. Je ne cherchais pas à imaginer obsessionnellement l’issue mais je ne l’aurais jamais trouvée ! Chaque fois que l’on pense deviner le dénouement, il en va différemment. Un petit conseil pour ceux qui se lancent dedans, ne le lâchez pas une fois débuté…le fait de se remettre dedans après quelques jours fait perdre l’intensité de l’histoire. C’est mon seul regret dans ma lecture !

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Des séances de dédicaces et un prochain roman pour fin 2017 !

Si vous voulez la rencontrer, elle sera le 10/12 au club d’Ixelles et le 17/12 au club de Mons dès 15h.

Le deuxième est en cours de route! Contrairement au premier, elle connaît déjà le dénouement! Et l’histoire lui est apparue dans sa voiture au milieu des champs..Rdv l’année prochaine pour la suite!

Bénédicte van Egeren

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