L’emblème de la Belgique revisité par Gaufres Mania

Quand on vous dit « gaufre chicon emmental jambon », ça n’éveille pas votre curiosité ? Moi oui ! Voilà plus d’un an que je l’ai dégustée, et les autres aussi d’ailleurs. Et comme les bonnes choses ça se partage, rien de tel qu’un petit reportage gourmand sur l’histoire et les coulisses de la production artisanale de gaufres imaginées et réalisées par un couple de Linkebeek, Milena et Frédéric.

Qui est qui ? Qui fait quoi ?

Pâtissiers ? Aucun des deux. Milena, traductrice, se cherchait un nouveau projet. L’idée de pâtisserie vint en premier mais c’est un créneau déjà fort exploité. En creusant un peu, Fréderic lui proposa l’idée des gaufres. Après tout, elle en fait déjà pour sa famille. Sa recette roule et est fort appréciée. Pourquoi ne pas la professionnaliser, la sublimer et lui apporter des variantes?

Au début, tous les deux sont encore à plein temps dans leur job respectifs, débute alors une course contre la montre. Milena produit les gaufres sur l’heure du midi et le soir. Après un an à ce rythme soutenu, elle passe mi-temps. Depuis début 2017, elle est enfin derrière les fourneaux  à 100%. Tout se fait dans leur garage, aménagé en atelier, de la production à la mise en sachet. Fréderic lui s’occupe plutôt du business model, de la partie com / marketing, le soir et pendant ses pauses !

« Si les gens sont curieux, c’est 50% de gagné »

Test grandeur nature

Pour s’assurer du goût, de l’aspect, et de bien d’autres critères, Fréderic décide d’amener tous les matins des gaufres à son boulot et de les faire déguster par son équipe. A chaque dégustation, une fiche est remplie avec des appréciations à compléter. Toutes ces réponses leur permettront in fine de sortir LA gaufre, et de la décliner en sucré et salé.

Qu’ont-elles de si particulier ?

L’originalité des saveurs, entre autres ! Élaborées au fil des idées, certaines n’ont jamais vu le jour car si sur papier ça a l’air bon, au final elles peuvent ne pas donner le résultat escompté que ce soit en termes de goût ou tout simplement de visuel (car la cuisson est un crash test important). A ce jour, une vingtaine de recettes sucrées, salées se côtoient. Sans oublier la version sans gluten et les galettes!

Le gaufrier parfait pour la gaufre parfaite

Les premières gaufres ont été produites dans des gaufriers de monsieur et madame tout le monde. Mais avec une utilisation de plus en plus intensive et des timings différents en fonction des modèles, la tâche devenait complexe pour Milena car les formes et les cuissons pouvaient différer en fonction des appareils. Et oui, rien n’est laissé au hasard. Le nombre de carré qui composent la gaufre et son diamètre son important.

Saviez-vous qu’en Belgique, il y a encore des personnes qui conçoivent des gaufriers sur mesure? Et qu’en plus de la taille, de la forme, l’épaisseur et l’ouverture – fermeture – du gaufrier joue un rôle considérable? Oui oui beaucoup de paramètres entrent en jeu pour obtenir une cuisson parfaite!

Produites en temps réel

L’avantage, pour eux comme pour nous c’est qu’ils travaillent sans stock, d’où la fraîcheur maximale et un minimum de gaspillage. Ils peuvent aussi réserver des surprises comme lors de l’euro de foot, où ils ont sorti une gaufre italienne « tomate-mozza-basilic ».

Les gaufres sont 100% naturelles sans conservateurs. En proposant un produit local, ils essayent de préserver un maximum les circuits courts. Tous les produits de base sont belges, le chocolat ne déroge pas à la règle. Pas de compromis non plus sur la qualité.

Un conseil

Les gaufres se conservent plusieurs jours mais le top c’est un passage de quelques secondes au grille-pain. Mes préférées : fleur d’oranger et mimi chocolat, le paquet ne dure pas jusqu’à la date de péremption.

La bonne idée

Ces gaufres, c’est le petit cadeau parfait. Gourmand et surprenant, qui plus est local et bien de chez nous. Il remplace à la perfection le tradi ballotin de pralines de fin d’année pour les instits ou puéricultrices en overdose de chocolat !

Où les trouve-ton ?

Ils fournissent « La ruche qui dit oui », qui a été une très bonne base pour leur permettre de débuter. Ils collaborent aussi avec certains café-restaurants, lors d’évènements ou sur simple commande sur leur site. Don’t worry, tous les gourmands seront rassasiés !

Bénédicte van Egeren

Edmunds signe le come-back du nœud pap’

Les nœud pap’ c’est dépassé ? Détrompez-vous ! Stromae les a ramenés sur la scène publique, Edmunds les a rafraichis. Même si je n’ai pas eu l’occasion de porter leurs jolis nœuds, j’avais quand même envie de vous partager leur histoire et leurs créations. Messieurs, et mesdames, ce petit bout de tissu vous rendra inoubliable car ils sont uniques, festifs et belges !

Tout commença par une demande de Matthieu à Camille

Matthieu en quête d’un nœud papillon un peu branché et pas trop rigide pour les fêtes s’adressa à sa chère Camille. Ne serait-ce pas possible de faire un nœud papillon en coton ? Un peu fun ? Camille accepta le défi, se mit en quête d’un modèle, dégaina sa machine à coudre, un bout de tissu et voilà donc Matthieu heureux propriétaire d’un nouvel accessoire à son goût. Sur sa lancée, Camille en confectionna quelques-uns en plus pour répondre aux demandes de son entourage sous l’œil approbateur de Monsieur Edmond. Il n’en fallut pas plus pour que Camille, en dernière année d’architecte d’intérieur, et Matthieu calé en marketing s’emparent de cet accessoire masculin pour en faire leur marque : Edmunds.

Edmunds ? Edmond ? Mais qui est cet Edmond ?

Ce duo bien équilibré se verra soutenu par un compagnon de longue date.
Un joli perroquet. Oui oui il existe vraiment, je l’ai vu ! C’est son portrait que l’on retrouve estampillé sur tous les packagings d’Edmunds et qui les a inspirés pour le nom. Il ne reste plus qu’à lancer la machine !

La vie en rose ?

Avec leurs stocks sous le bras, ils ont affronté les premières réactions du grand public à l’occasion d’un marché de Noël. Trois ans déjà que ces deux belges accessoirisent tout type de tenue. Leur marque a bien évolué, quand on voit les photos avant/après pas de doute ils sont passés en mode pro. Matthieu jonglait avec son boulot full time tout en faisant la promo et les events d’Edmunds, il vient tout récemment de se lancer à temps plein sur Edmunds.

« Pas facile de se lancer et de poursuivre ses rêves, il faut s’armer de courage et de temps. »

Camille ne coud plus les nœuds papillons mais s’attèle à la création de tissus. Du look quotidien à un look d’un soir, sa créativité n’a plus de limite car elle réalise les dessins qui orneront les tissus des nœuds papillons. Nœuds désormais assemblés dans un atelier bruxellois de réinsertion. Cette proximité permet en outre de privilégier les petites collections et le sur mesure. D’ailleurs pour ceux en quête d’une identité propre pour une occasion, mariage ou autre, n’hésitez pas à rendre visite à Edmunds.

Carte blanche, nœuds papillons numérotés comme des œuvres d’art

L’unicité, c’est leur dada. Pour y arriver, ils mettent les petits plats dans les grands. En plus de créer leurs tissus, ils comptent s’allier à différentes personnalités pour donner vie le temps d’une capsule à leur objet fétiche. La toute première capsule, issue d’une collaboration avec une graphiste, est en ligne. Il s’agit de trois modèles produits en 10 exemplaires. Chaque nœud est numéroté.

Et pour compléter le tout ?

Les nœuds papillons se sont vus rejoints par les bretelles, les pochettes et tout récemment les cravates en laine bicolores (pour les allergiques aux nœuds pap’). Edmunds ne cache pas ses ambitions. Des chemises, des sacs, une déclinaison enfant,…bref, des projets plein la tête mais par contre ils ne prétendent pas se féminiser !

Dernier objectif, se faire connaître de toute l’Europe. Ils comptent attaquer une ville par pays et se donner une jolie visibilité. Paris vient juste d’accueillir ses premiers Edmunds. On leur souhaite bonne route !

Bénédicte van Egeren