Une maille toute douce, un univers coloré, c’est Zoé !

 

 

Elle nous fait de l’œil rien que de l’admirer, attendez de l’avoir en main, le coup de foudre sera immédiat. Une recette toute simple mais efficace. Des fils de qualité, un motif bien pensé, des couleurs toutes gaies, un modèle basique non genré et une production européenne. Secouez, voici la première série de Zoé Mommen.

 

Zoé aux doigts de fée

A l’issue de sa formation de trois ans en stylisme et modélisme, Zoé enchaîne avec un master en maille aux Beaux-Arts. A la main puis à la machine, la découverte de la maille lui permet de s’éclater et de créer son propre style.

Si elle raffole de sa machine à coudre, dessiner, penser et repenser des créations pour les minus, Zoé se lasse de devoir partir en chasse de tissu pour renouveler ses créations. Déclic! L’heure du grand virage a sonné. Elle range ses tissus pour retourner à son coup de foudre: la maille ! Elle pourra enfin laisser libre cours à sa créativité puisque c’est désormais elle qui va imaginer et réaliser les motifs de ses propres pièces. Elle les imagine et dessine, mixe les couleurs, trouve les fils, lance les tests sur sa machine à tricoter et apparaît un joli motif granito, déclinable selon plusieurs alliances de couleurs.

« Granito : matériau de construction composé de fragment de pierres »

Une collection bien ficelée

Elle s’est donné le temps et ça en valait la peine. Après un an d’expérimentation, en mettant à l’épreuve la qualité des fils, en jouant avec les couleurs, en analysant la texture et en admirant le rendu, sa première collection voit le jour. Un pull, un pantalon et trois déclinaisons de couleurs. Des fils en coton italiens, ultra fins et ultra longs, pour une résistance maximale et un confort sans pareil. Le combo parfait pour les bébés.

Made in Europe

Une des plus grosses difficultés des créateurs, c’est le lieu et les conditions de production. La Roumanie n’a certes pas la connotation la plus positive qui soit mais c’est toujours l’Europe. Zoé les a rencontrés au salon des « tricoteurs » européens et s’est ensuite rendue sur place pour s’assurer du bon déroulement et des conditions de fabrication.

Mais pourquoi si loin ? Car plus près, personne ne réalise ce dont Zoé a besoin. En Belgique ? Si les machines industrielles sont bien présentes, on refuse de produire pour « bébé ». C’est difficile à réaliser puisque ce sont des petites tailles, entendez qu’il faut chipoter sur les finitions. Même son de cloche en Italie.

Paradoxe donc pour les enfants. On tend à vouloir payer moins cher des vêtements qui durent moins longtemps mais démontons ce préjugé selon lequel fabriquer pour enfants ne coûte moins cher. S’il faut effectivement moins de matières premières, le coût des finitions est plus important et donc la main d’œuvre. C’est donc là que le bât blesse.

La couture à la trappe ?

Pas tout à fait. Le coussin Hippopotame, mascotte et icône de ses débuts garde sa place. Compagnon nocturne ou décoration toute douce, ce doudou oreiller est né de l’organisation d’un cours de couture. Zoé est tombée sur cette petite bouille et l’a déclinée en deux tailles.  Il vous est possible de le commander ou de vous inscrire à un atelier couture qu’elle anime à Louvain la Neuve pour le faire vous-même. Suivez-la sur Facebook pour savoir quand aura lieu le prochain.

Bilan après sa première année D’EXISTENCE

Un accueil chaleureux, des demandes insistantes pour que la gamme des tailles s’élargisse et puisse accompagner les petits plus longtemps. La marque a encore de beaux jours devant elle.

Et même si Zoé a fait le choix de ne pas s’engouffrer dans le rythme éreintant de saisons pour ne pas se retrouver à produire en continu grâce à l’intemporalité de ses pièces. Les journées chaudes de cet été et sa créativité bouillonnante lui ont donné l’envie d’introduire quelques intemporels légers pour l’année prochaine.

On shoppe où ces merveilles ?

Dans plusieurs boutiques ou par commande via son site. Sans oublier les réseaux sociaux pour admirer ses expérimentations et ses jolies réalisations.

Bénédicte van Egeren