Enfile ton JoMarine pour dormir sur tes deux oreilles

Il y a quelque chose dont on ne parle pas souvent mais au final qui nous accompagne pas mal de temps sur une journée. Bon ok pour certains moins que pour d’autres mais quand même. Je ne vais pas refaire les calculs de combien de temps on dort dans une vie mais un paquet d’heures c’est sûr. Donc non, aujourd’hui, je ne vais pas vous parler linge de lit, bien qu’il y a aussi matière à écrire mais plutôt pyjama avec une jeune marque belge qui a remis au goût du jour cette pièce indispensable.


Derrière JoMarine se cache…

Elodie, de nationalité belge et française, qui a vécu la plupart de sa vie à Bruxelles. Durant ses années d’absence aux quatre coins du monde, elle a eu le temps de cogiter sur ce qui était important pour elle, ce qu’elle voulait faire et ce qu’elle voulait être ! Et c’est souvent de là que naissent les plus belles idées, nourries de sens, elles donnent des ailes.

 « Je n’avais aucune expérience dans la mode pour enfant, juste l’envie d’entreprendre. En devenant maman, je pense que l’on ne redevient pas celle qu’on était, d’autres priorités surgissent…et le temps que l’on avait avant pour soi, prend alors un tout autre sens. »

Mais comment t’es venu l’idée du pyjama ?

Comme beaucoup, c’est en remplissant le dressing de son fils qu’elle est devenue beaucoup plus attentive à ce qu’elle achetait. Pas faux, vu le temps qu’un enfant passe en pyjama, on n’a pas envie qu’il se balade couvert de pesticide dans du made in china qui ne résiste pas à un lavage.

 « Je voulais retrouver les pyjamas et les chemises de nuit de mon enfance, et je trouvais que l’offre des vêtements de nuit pour enfant à partir 2 ans, n’était vraiment pas très attrayante. »

Et voilà, l’idée de créer JoMarine est née, un peu sur un coup de tête. De fil en aiguille, elle a dompté l’entreprenariat. En apprenant sur tous les plans à la fois, le textile, les belles matières, la confection d’un vêtement… Et puis sur tout ce qui est gestion, marketing, réseaux sociaux, e-shop. Et oui, on oublie souvent qu’au-delà de la partie idée, création, il y a un tas de choses dont on doit se préoccuper, débroussailler, souvent seul au début.

La touche JoMarine, c’est quoi ?

La volonté du petit détail en plus, la mode actuelle mélangée avec des designs classiques. Des pyjamas et des chemises de nuit classiques remis au goût du jour avec une qualité irréprochable.

JoMarine c’est ..? Du bonheur pour les ptits veinards de 2 à 8 ans

Le nombre d’heures passées à dormir ou à jouer en pyjama à cet âge-là est majoritaire sur une journée ! D’où l’importance attachée à cette pièce clé du dressing. Mixer confort, qualité et style, c’est la raison d’être de JoMarine.

Plus sérieusement, JoMarine ce sont des petites collections où cohabitent à la fois des modèles aux tissus classiques et aux tissus tendance. Sans se cadrer sur le rythme des collections, la marque suit les saisons car en été, elle propose des versions courtes aux tissus plus légers.

Les collections sont conçues en Espagne, dans un atelier familial. Sur base de ses idées et ses modèles, l’atelier réalise des prototypes et les améliore jusqu’à tenir la bonne version.

Mais finalement d’où vient ce nom, JoMarine?

Jo, les deux premières lettres du nom de son fils Joseph. Et Marine, la couleur qu’elle affectionne tout particulièrement. Et au final, un nom qui ne s’exporte pas si mal !

Que nous réserve le futur ?

L’objectif est donc de consolider JoMarine, qu’elle devienne une marque reconnue en Belgique, en France et ailleurs. De gagner en stabilité et de proposer  de nouveaux modèles pour nos petits chéris et qui sait bientôt pour leur parents aussi… Youpiiiiie !

 « Je suis toujours étonnée (positivement) en découvrant toutes ces « petites » marques qui existent et qui se créent. Cela me conforte dans le fait qu’il y a bel et bien un public prêt à changer leur manière de consommer. On est de de plus en plus à être attentifs à ce que l’on achète, où nos vêtements sont produits et dans quelles conditions. »

De nos jours, les petites marques comme JoMarine deviennent une vraie alternative aux grandes enseignes low cost. Un jour viendra où la tendance s’inversera!!! N’est-ce pas ?

Et j’allais oublier de vous dire

On la trouve exclusivement sur son site internet ! Sauf pour ceux qui ont opté pour la location chez Tale Me, ils ont peut-être déjà pu tester tous les modèles…

Sur ce, que votre nuit soit douce!

Bénédicte van Egeren

 

 

 

 

Une histoire, un style, une passion, une mini collection, un nom : Leslie Ferré

Véritable coup de cœur pour ses créations, ma rencontre avec Leslie avait quelque chose d’un moment suspendu dans une bulle hors du temps. J’ai voyagé au gré de son histoire, un peu comme on visite un musée et quand on en ressort, ça flashe. Oui, j’ai adoré écouter l’histoire de Leslie, de sa passion pour le stylisme, le dessin, l’art et toutes les belles choses. De ses recherches de matières, de ses adresses secrètes pour se fournir mais aussi de se rendre compte comment la mode est anxiogène et peut rapidement ôter la partie savoir-faire et épanouissement. Leslie Ferré qui en une dizaine d’années à traverser trois pays, s’est adaptée, est passée de la production en atelier à une production à la main, pièce par pièce, par elle-même. Leslie Ferré, ce sont des pièces fortes et originales, quasi uniques. J’ai déjà presque tout dit mais il en reste encore….

Leslie Ferré, une passion innée

A la fin de ses études scientifiques, Leslie continue de se rêver styliste. Elle commence à travailler pour se payer des études de stylisme! Elle débutera avec du dessin au Bozar de Nantes en cours du soir. Pour le plaisir, pour essayer mais pour ôter ses doutes sur sa passion et se lancer dans le cursus qui lui fait de l’œil depuis des années.

A regarder de plus près, la confection a toujours fait partie de sa vie. Même si ce n’était pas à un niveau professionnel, sa mère réalisait tous ses habits, et sa grand-mère était couturière. Ce n’était donc qu’une question de temps pour qu’elle bifurque elle aussi dans le milieu du textile.

Le tour du Nord

Qui la mène de Nantes à Paris, pour ses études, à la Normandie, où elle dessinera ses premières pièces dans une maison perdue au milieu de nulle part. Elle donnera vie à ses patrons en Angleterre pour revenir à Lille, relancer sa marque et étendre son débit de production. Enfin, elle posera ses valises à Bruxelles où elle calme le tempo, repart à zéro et laisse libre court à sa création dans son petit appart-atelier.

Un pas en avant, un pas en arrière

C’est en intégrant le dispositif d’aide à la création de la maison de Mode que le coup de fouet a opéré. Une mine de conseils, une visibilité et  plusieurs points de vente pour ses collections. Mais après trois ans, en travaillant 7 j sur 7, elle ne se rémunérait toujours pas. Remise en question, arrêt net et nouvelle aventure pour elle en freelance. Elle apportera sa patte dans le textile et la maroquinerie via ses dessins.

Ensuite, direction Bruxelles, son activité lui permettant de s’implanter où elle veut, et son cœur ayant flashé pour la ville, plus rien ne la retenait à Lille. Petit à petit, elle a diminué son temps de freelance et s’est réconciliée avec sa propre production. Mais dorénavant, elle a décidé de voir tout en petit, de cultiver sa passion et son savoir-faire et de ne produire qu’au rythme de ses deux mains.

Retour à la simplicité d’antan

Fini les trente pièces par modèle, majorées de trente pourcent car petite quantité produite, qui dorment en attendant de trouver quelqu’un qui les portera. Courir derrière des mètres de tissus pour s’assurer que si ça marche on pourra en refaire c’est trop, les prix sont élevés et on ne sait jamais ce qui adviendra du stock.

Elle se défait des contraintes financières : pas de stocks de matière ni de produits finis, pas de magasins, juste sa main d’œuvre. Tout se passe entre ses quatre murs, la version simple du système comme au temps de sa grand-mère.

Mais au-delà de tout, ça a vraiment du sens : paraît un processus naturel avec le fait d’être en lien direct avec tout, à toutes les étapes, du dessin au produit fini.

Grâce à des adresses secrètes à Paris

Et un gros travail de recherche depuis ses études à Paris, Leslie sait où se fournir de belles matières impayables dans des salons. A force de fidélité, un climat de confiance s’installe.

« J’ai vu ça, j’ai pensé à toi »

Tout ce travail est aussi important et occupe un temps non négligeable.

Des pièces quasi uniques

Tout simplement car elle revient en train, donc elle ne ramène que ce qu’elle sait porter à bout de roulettes. Qu’elle ne connaît pas le rendu d’une pièce avant de l’avoir confectionnée, et son but est de minimiser le risque de tissu perdu. Et que parfois il n’y a pas plus ou il n’y a plus !

Dans son atelier, elle dessine ses pièces.

Des hauts, des bas, des pulls, des vestes, des jupes, des salopettes, tout est possible. Mais ce qui la caractérise, c’est le jersey, l’unicité de ses pièces, la surprise et son carnet d’adresse pour se fournir en belles matières qu’elle met un point d’honneur à choisir dans ses boutiques fétiches.

Excitation et frénésie

Ce n’est que depuis septembre qu’elle se consacre à sa marque à temps plein et c’est pour ça qu’elle n’a fait que quelques timides apparitions sur les marchés. Mais la voici d’attaque pour la fin de l’année et la suivante !

Filez sur sa page pour voir les événements auxquels elle participe. Voici en vrac, la tricoterie (9/12), le grand marché durable (14/15/16 -12) et la lustrerie (21/22/23-12) pour les prochains week-end.

Bénédicte van Egeren