Encore des sweats ? Oui mais… ce sont des sweats « Pétronille »

Le confort du sweat oui ! Mais vous en avez peut-être marre du gris chiné ou du classico classique bleu marine ? Alors voici une toute jeune marque bruxelloise qui propose des sweats pour toute la famille et surtout des sweats qui donnent bonne mine, tant à l’éthique qu’à l’esthétique.

Quand les passions resurgissent

Perrine est le visage qui se cache derrière cette nouvelle gamme de sweats. Elle ne les a  pas seulement imaginés, elle les confectionne aussi. Architecte d’intérieur de formation, elle a d’abord exercé en tant que salariée pour ensuite passer freelance. C’est alors qu’elle a pu retrouver du temps et réapprivoiser sa machine à coudre qu’elle avait tant utilisé pendant son adolescence pour se confectionner sa propre garde-robe.

Aujourd’hui, elle gère donc ses deux casquettes qui se complètent et se nourrissent à merveille. Son besoin de variété est comblé, la couture lui permet de rester en contact avec le côté création et le toucher de la matière.

Et comme il faut un début à tout

Sa première pièce officielle répondait à une demande de sa copine qui recherchait le côté « confo » du pull du dimanche. Faut-il encore expliquer l’engouement qui a surgi ensuite ? Des proches fans (on les comprend) qui veulent chacun le leur. Et comme souvent, une petite âme qui poste sur les réseaux sociaux cette jolie nouveauté. Avec un retour de trente commandes, il n’y avait plus qu’à sauter dans l’aventure.

Bien plus qu’un sweat, une philosophie

Vu l’éventail de coloris proposés et les variations quasi infinies des finitions, Perrine a décidé de ne pas se lancer dans des stocks fous (on ne trouve donc pas tous les modèles dans toutes les tailles, en version hommes, femmes, enfants). C’est contre ses principes, c’est lourd à gérer, c’est risqué et puis c’est bien connu, on veut une couleur mais avec la finition du modèle voisin, dans la taille qui manque justement. Donc pour parer à ce genre de demande, quelques pièces constituent sont stocks et pour le reste, ben c’est simple, il suffit de demander ! Et ce sera assez rapide puisque c’est soit elle soit l’atelier situé pas plus loin que Nivelles qui le confectionnera.

« Le but est de répondre à un besoin, ne pas imposer une création mais plutôt en faire une excuse pour faire partie du changement de la façon de s’habiller éthique. »

A vos compositions : treize coloris, du tissage et des superpositions de matières

Si d’habitude on voit plutôt des pulls, tout fait, customisés, ici ce n’est pas le cas. Perrine part de grands rouleaux de tissus et les transforme petit à petit en pull. Elle essaye de simplifier un maximum les coupes pour que le temps de production diminue et que les pièces soient abordables. Car faire la promotion d’une garde-robe éthique mais inaccessible n’a aucun sens pour elle.

Ses finitions sont aussi sa marque de fabrique. Elle joue sur les empiècements, les tissus en lin sur lesquels elle appose des cachets, des poches, du tissage de couleurs variées. Bref, elle s’éclate en donnant libre cours à son imagination et adore réaliser de nouveaux prototypes.

L’importance de l’éthique dans la fabrication

Au niveau des matières premières, Perrine n’est pas encore arrivée à ce qu’elle voulait. Pour l’instant, elle travaille avec des tissus de super qualité mais qui ne sont pas estampillés bio. La variété de couleurs et la qualité qu’ils offrent sont sans comparaison par rapport au bio, dont les couleurs se veulent encore très classiques et trois fois plus chers, donc cela rendrait ses créations inaccessibles à une grande frange de la population.

C’est tout récemment qu’elle a commencé à travailler avec deux ateliers protégés en Belgique pour la confection des sweats. Grâce à cela, elle retrouve du temps pour développer de nouveaux modèles qui éclosent au gré de ses idées.

« Faire un prototype c’est génial mais ça demande du temps ! »

La ptite nouveauté ? Le cardigan en laine bouillie l’alternative au gilet tricoté, qui nécessite un temps de réalisation considérable. Et un coût tout aussi conséquent pour le consommateur !

Vous avez encore un mois pour passer de l’autre côté de la machine

Pétronille occupe en ce moment le local de l’Auberge espagnole, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Associée à LARCH pour l’occasion, c’est sous le nom d’Ethic Lab qu’elle vous accueille avec des ateliers, des expos,…jusque fin mars. La cerise sur le gâteau ? Les ateliers qui sont proposés ! Il est possible de venir faire son propre sweat et de repartir avec après quelques heures de travail. Une manière de sensibiliser au temps et travail requis pour réaliser une pièce, et donc au prix du produit fini. Prenez votre garde-robe en main et foncez voir les prochaines dates !

Bénédicte van Egeren

Le vrai made in Belgium dans la mode n’est pas mort, Natacha Cadonici nous l’explique!

Si on faisait un petit tour dans la mode féminine belge, mais loin du renouvellement chronophage des collections et nouveaux modèles qu’on n’a pas le temps de porter, avec une marque bruxelloise et sa patte reconnaissable entre mille. Une rencontre pleine de peps avec Natacha Cadonici.

Le hasard fait bien les choses

Bien qu’on puisse le penser, Natacha n’a pas évolué dans le monde du stylisme dès les prémices de sa carrière. Après des études plutôt littéraires, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle se lance dans des cours du soir avec un seul objectif, apprendre à coudre et maîtriser la technique. C’est en s’appuyant sur cette dernière qu’elle atteint la créativité qui lui permet de faire naître ses idées et développer de nouveaux modèles.

En 2006, la voici officiellement styliste. Dans un premier temps, elle réalise surtout sa propre garde-robe en se cherchant encore un peu. Rapidement, elle a pu exposer ses réalisations et commencer à se faire connaître via quelques points de vente. La voilà donc lancée comme styliste en confectionnant sa collection entièrement seule dans son petit atelier bruxellois.

Que l’aventure commence

C’est Rue van Artevelde, à quelques pas de la rue Antoine Dansaert, qu’elle se lance en ouvrant son propre atelier-boutique. Elle y installe son coin couture et produit donc ses pièces sur place. Si à ses débuts, elle déléguait une infime partie de sa production à un atelier bruxellois. A l’heure actuelle, cette partie est devenue plus importante, elle ne coud presque plus, mais la confection reste belle et bien bruxelloise, pas question de l’exporter.

Elle passe petit à petit des pièces uniques, sur-mesure à la confection d’une collection, de plusieurs pièces mais surtout à une nouvelle façon de travailler. Diviser son temps entre la création, la production et la vente.

Féminine, élégante mais surtout portable et confortable

Ce sont les mots qui décrivent ses pièces. En travaillant des matières faciles à entretenir et agréables à porter, elle en fait une mode de tous les jours qui allie style, unicité et quotidien. Ses hauts se trouvent à la croisée du t-shirt et du chemisier. Ils ont la particularité d’être réversible, l’encolure se portant devant ou derrière en fonction de son humeur. Ses créations sont un heureux mélange de jersey, de couleurs et de « bords côtes* » uniques. Ces derniers sont sa marque de fabrique et on les reconnait facilement.

Objectif accompli donc pour Natacha qui voulait : « faire un vêtement qui rende la femme belle, féminine et qui soit confortable tout en se démarquant ».

Les textures, les bords côtes et les couleurs

Si elle ne s’encombre pas de nouveaux patrons tous les six mois, Natacha joue sur les couleurs et les finitions de ses modèles « basiques ». Sa signature réside sans aucun doute dans les détails des bords côtes qu’elles exploitent sous toutes ses coutures. Couleurs, largeurs, formes,…toutes les combinaisons possibles et donnent naissance à des modèles uniques à chaque saison.

Mais la partie la plus difficile, pour elle, c’est de se fournir. Le grand obstacle des « petits » créateurs ce sont les quantités car le minimum exigé par commande est énorme. Tous ses tissus proviennent d’Europe, principalement d’Italie, d’Autriche et du Portugal.

Ses bords sont faits sur mesure, dans une petite entreprise familiale en France, selon ses besoins et ses nouvelles idées de création.

 « Ce n’est pas parce qu’on fait le métier qu’on aime qu’on ne gagne rien ! » 

C’est le message que Natacha lance. Et oui,  il y a moyen de s’en sortir, tout en se fournissant et en produisant localement. Pour un bon produit, ça demande beaucoup de gestion, d’organisation de plusieurs aspects dans un temps imparti et un nombre de choix que ce soit celui des produits mais aussi des choix plus stratégiques (de marketing, de localisation,…).

« Tous les créateurs ne sont pas pauvres. En faisant des petites collections, il y a moyen de gagner confortablement sa vie. Le succès tient aussi à la personnalité et à ce que tu proposes. »

Mais surtout, ne pas négliger l’importance de bien s’entourer. Que ce soit l’atelier, les producteurs de tissus, la stratégie marketing ou la réalisation du site web… tous ces acteurs s’intègrent et jouent un rôle considérable pour une marque, son développement et sa pérennisation.

Pas de collection à des rythmes insoutenables

Mais des nouveautés quand même. Au niveau de ses pièces, elle cherche à intégrer des variations dans les tissus tels que la maille tricotée , l’intégration de jeux de mot dans le vêtement, des collaborations pour des créations textiles avec un photographe, des recherches de nouveaux volumes avec la technique du drapé apprise auprès de LA spécialiste européenne, des collaborations pour de l’impression textile en 3D ou encore des accessoires qui complètent son univers, les bijoux d’Aurore Havenne ou encore la maroquinerie de Michael Guerisse O’Leary.

Sans oublier une vitrine et une com au top, résultats d’une recherche constante d’amélioration.

Petit coup de mou

Après 5 ans dans son atelier-boutique, elle ressent une lassitude amplifiée par ce travail en huis-clos. Il est temps d’opérer un changement. Pas loin de tout faire basculer, il y a plus d’un an, c’est le passage d’une stagiaire en com qui l’a reboostée en lui mettant le pied à l’étrier dans un univers qu’elle ne maîtrisait pas tout à fait en réalisant des vidéos, des romans photos et en intensifiant sa présence sur les réseaux sociaux. Sa clientèle la félicite et elle savoure ce changement né d’une belle rencontre qui marquera son univers professionnel.

Peu de temps après, pour remédier à l’essoufflement dont elle souffrait et au manque de passage, Natacha a décidé de changer d’endroit, de seulement quelques rues. Mais c’est là qu’elle se rend compte que la localisation n’est pas anodine et qu’elle joue un rôle très important dans la réussite d’une marque. Vous pouvez la retrouver entre la rue du Midi et de la place Fontainas.

Bénédicte van Egeren

*Bande de tricot extensible terminant les bords de certains vêtements

Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren

Démonstration de style en compagnie d’Odile Gaston

@Nathalie Gabay

C’est par ses écharpes en mohair toutes douces que j’ai découvert Odile Gaston qui ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. S’en est suivi un autre produit phare qui permet à cette jeune marque et sa créatrice de se distinguer sur le marché de la mode. Catherine Dardenne, c’est une véritable boule d’énergie qui a su construire pas à pas son propre label non sans obstacle.

Au four et au moulin

@Nathalie Gabay

Pas de doute, Catherine, la mode elle l’a dans le sang. Vendeuse depuis ses 15 ans, gérante de sa propre boutique depuis ses 17 ans, c’est tout naturellement et surtout en parfaite autodidacte qu’elle a évolué jusqu’à créer sa propre marque Odile Gaston. Sans oublier la dizaine d’années passées comme directrice artistique chez Mer du Nord où elle traquait les dernières tendances.

Pour sa marque, elle est la seule à bord. Sa particularité, l’absence d’études dans le secteur de la mode mais surtout l’absence de dessin pour réaliser ses vêtements. Son truc à elle, c’est de créer ses prototypes grandeur nature directement dans la matière. Un bout de tissu, une paire de ciseaux et la voilà partie pour réaliser une nouvelle pièce.

Depuis peu,  sa fille, Emilie, l’a rejoint dans l’aventure et l’épaule à la fois dans la gestion des réseaux sociaux, la boutique mais aussi comme ambassadrice de ses créations.

Odile Gaston

Les deux prénoms de ses grands-parents représentent maintenant fièrement sa marque. Lancée en 2013, sous forme de collections capsules, elle se caractérise par une dose de style et de féminité à porter en toute légèreté au quotidien.

@ Nathalie Gabay

De la collection entière au mono produit

Si ses débuts furent caractérisés par des collections complètes, un changement de stratégie s’est opéré après deux ans. La lourdeur des collections associées aux problèmes rencontrés avec les revendeurs ont amené Catherine à se focaliser sur un mono-produit. C’est de là que sont nées les écharpes reconnaissables entre toutes.

@Edouard Janssens

Toujours en quête d’un produit fort pour maintenir sa marque, la salopette emblématique a fait son apparition et fait office de signature. Elle se distingue par son style, sa coupe et ses imprimés mais c’est surtout une pièce qui ne court pas les rues. La salopette, en version slim ou large, se porte à tout âge et offre des jeux de styles rythmés par une variété de tissus, évoluant au fil des saisons.

Et au niveau confection ?

Ayant baigné dans le milieu, Catherine a eu l’opportunité d’arpenter plus d’un atelier de confection lors de ses expériences professionnelles. Son choix s’est finalement porté sur un atelier familial situé au Portugal. Et la diversité des tissus utilisés pour rythmer les saisons provient du même endroit !

@Nathalie Gabay

Un petit mot sur sa boutique

De tout temps localisée à Wavre, elle l’a récemment déménagée à Lasne, en s’octroyant un mini break entre les deux. Pimprenelle Concept Store propose les collections Odile Gaston mais également une belle sélection d’intemporels en grande majorité danois. Vous l’aurez compris, si vous voulez découvrir ses derniers trésors, il va falloir aller jusqu’à elle car Odile Gaston ne se revend plus ailleurs, en tout cas pas pour les vêtements.

Bénédicte van Egeren

Prolongeons l’été en alliant qualité, style et durabilité grâce à W.R.Yuma

Plus de six mois se sont écoulés depuis que j’ai rencontré Sebastiaan. Et si j’ai attendu tout ce temps pour vous en parler, c’est parce que tout simplement ses créations étaient toujours à l’état de prototypes. J’ai choisi de vous le présenter aujourd’hui car c’est un moment symbolique pour lui et pour sa jeune marque W.R.Yuma car son projet naît publiquement et officiellement. Innovant, technologique, sensé, mûri, circulaire, voilà déjà quelques adjectifs pour définir ses créations avant de passer aux choses sérieuses.

Changement de route

C’est en accompagnant des porteurs de projets dans le domaine de l’économie circulaire pendant cinq ans que l’envie de créer son propre business est née. Sebastiaan de Neubourg, ingénieur civil de formation avec un goût pour la création, se jette dans le vide en novembre 2015. Il ne lui reste plus qu’à choisir parmi la centaine d’idées qu’il a en tête et se faire accompagner pour voir se concrétiser SON idée.

«  Si je ne le faisais pas, j’allais le regretter »

Son choix s’est porté sur la fabrication de lunettes de soleil mais son projet va plus loin. Avant de se plonger dans le vif du sujet, un petit mot sur le nom de la marque W.R.Yuma et sa signification ! W.R pour we are, et Yuma désigne le lieu le plus ensoleillé…bien trouvé, non ? Et chaque modèle porte le nom d’une étoile.

Mais pourquoi avoir choisi de confectionner des lunettes ?

C’est vrai, le plastique et la 3D permettent une multitude de choses. Que se cache-t-il derrière ce choix bien précis ? Pas juste l’envie d’habiller tout un chacun d’une paire de lunettes recyclées. Le message est beaucoup plus fort et va au-delà du simple produit. Convaincu qu’on peut diminuer encore drastiquement les déchets, Sebastiaan veut avec ses lunettes inviter tout un chacun à avoir « un autre regard » sur les déchets.

Les lunettes sont un symbole, un vecteur de communication fort. Ce qui nous mène au cœur du projet qui est le recyclage, l’économie circulaire mais surtout boucler la boucle car finalement l’économie circulaire est très vaste et chacun fait du circulaire à son niveau. Ici, le but est d’avoir en main tout le processus et pas juste une étape.

Des lunettes de soleil de qualité à partir de déchets plastiques

Dans un premier temps, il dessine cinq modèles de lunettes. Son goût pour les partenariats l’amène déjà à penser au futur. Une collaboration avec une designer n’est pas à exclure, l’idée de sortir des modèles capsules fait son chemin.

De quoi est faite cette monture ? Elle est imprimée en 3D à partir de différentes matières en fonction des modèles (et des couleurs). On retrouve comme matériaux recyclés du PET, des frigos et des tableaux de bord de voiture. Le plastique noir, issu des tableaux de bords, provient des Pays-Bas, le plastique blanc provient des bouteilles de soda abandonnées sur les plages européennes, l’encre provient des frigos recyclés. La marque travaille sur la potentielle réutilisation de matières naturelles telles que les algues, les filets de pêches, le café,…

Les verres sont de la marque italienne Mazzucchelli, une qualité premium made in Europe, hors de question de faire des concessions sur la qualité.

Production locale en mode zéro déchet

Pourquoi avoir choisi l’impression 3D pour réaliser les lunettes ? Cette technique permet l’utilisation d’une large gamme de matériaux mais surtout celle de nouveaux matériaux durables. Une liberté totale dans le design, tout est possible. Une customisation, par exemple graver le nom sur mesure.

L’impression 3D limite les déchets de production, en prenant la juste quantité de matières premières. Qui dit 3D ne dit pas que tout est automatisé. Une fois la découpe effectuée, une grande partie est faite à la main. Tous les éléments doivent être polis puis minutieusement assemblés. Enfin, les verres sont découpés et insérés dans la monture. Tout cet assemblage n’utilise aucune colle ou matériaux toxiques de façon à pouvoir rapidement démonter la paire et recycler chaque petite pièce composant les lunettes.

Sebastiaan a appris à monter des lunettes car autant vous dire que tout ça lui était parfaitement inconnu auparavant. Il a passé des heures à faire des tests et assembler ses multiples prototypes. Ultérieurement, la production sera déléguée à un atelier protégé en Flandres.

Leitmotiv, boucler la boucle

L’objectif final est de recycler l’entièreté de chaque modèle, et d’arriver au fameux « close the loop ». Pour y arriver, W.R.Yuma met en place un système de reprise de l’ancien modèle, en offrant une réduction sur la paire suivante qui augmente avec le temps que vous conservez votre paire. En échange, vous avez la garantie que votre paire sera entièrement recyclée et réutilisée.

Une idée folle pour le futur ?

Se rendre sur les festivals, récupérer les gobelets, les recycler et réaliser ses lunettes en live à partir des déchets des festivaliers. Sebastiaan imagine aussi un distributeur automatique de lunettes à la façon d’un distributeur de soda ! Why, not!

3,2, 1, GOOOOOOO…..le crowfunding est lancé

Depuis dix huit mois, Sebastiaan travaille sur fonds propres. Afin de pérenniser le projet et lancer sa première production grand public, il se tourne vers le public. Sa levée de fond est officiellement lancée, elle servira surtout à investir dans les matériaux qui composent les lunettes tels que les verres, les étuis et le packaging. Good luck!

 

Bénédicte van Egeren

Fred & Louis à la plage

Ca sent bon l’été, les vacances, les plaisirs aquatiques. Et c’est par là en tout cas que tout a commencé pour la jeune marque Fred & Louis ! Des maillots irrésistibles au confort inégalé, fini le sable qui irrite et vive les châteaux de sable pour les grands et les petits. Bref, le must à mettre de toute urgence dans sa valise !

Mais qui sont Fred & Louis ?

Le père et le fils. Mis en scène par la maman ! C’est en faisant l’expérience de maillots de bain super confo mais super hors de prix que lui est venue l’idée d’essayer d’arriver à une qualité similaire qui soit abordable.

Avant de créer Fred & Louis, Sybille était responsable achat dans le textile durant sept ans. Job qu’elle adorait mais avec l’arrivée de un puis de deux enfants, bientôt quatre maintenant, un revirement de carrière est devenu indispensable car elle passait beaucoup de temps en Europe pour les achats. Par contre, pas question pour elle de quitter le secteur du textile. C’est lors de sa quête personnelle pour des maillots que lui est venue l’idée.

Fred & Louis a fait ses premiers pas dans un groupe Facebook fermé avec un stock de cent pièces, et pour seul support des photos des pièces tout juste produites. L’engouement du net a eu raison du stock en un temps record. Et c’est comme ça que les pièces suivantes firent leur apparition au Créa pop ainsi que via internet.

Leur signe distinctif ?

C’est l’offre père et fils ! Assorti ou complémentaire, les maillots habillent tous les hommes de la famille depuis trois étés. Les pyjamas sont rapidement venus compléter la gamme, avec la version short pour le papa ! L’année dernière, ce fut le tour des caleçons et de leur packaging « hamburger». Véritable casse-tête pour trouver le moyen sympa de les présenter en apposant un message du type « consommation immédiate ». Des heures de recherches du côté alimentaire. L’idée était aussi de voir la couleur sans déballer et de pouvoir l’offrir directement sans suremballer.

Les dessous du maillot

Il a fallu deux mois pour arriver à sortir « LE » maillot. Entre les exigences de tissus, de confort et d’esthétisme, il y a du boulot ! In fine, le maillot, c’est un produit très technique à réaliser. Du coup l’avantage c’est que la concurrence sur le marché est assez faible.

La signature du maillot, c’est le filet top confo tout doux même rempli de sable. Cette petite merveille provient de notre cher pays ! Le tissu externe provient généralement de fins de séries de très bonnes marques du secteur, en mode récup donc ! Sybille s’éclate à combiner tous les tissus.

Une production lointaine pour la bonne cause

En mettant bout à bout les éléments pour monter son projet, Sybille a rencontré une belge partie vivre en Inde. Elle a monté une asbl, A Way With You, pour remettre les personnes victime du Tsunami à l’emploi. Grâce entre autres, à la mise sur pied d’un atelier de couture. C’est donc là-bas que sont cousues toutes les pièces de Fred & Louis.

Par contre, c’est un léger challenge pour eux car le maillot de bain n’est pas très connu ni porté par là-bas. C’est une culture différente et coudre des maillots n’est pas très fréquent.

Venez rencontrer Sybille ce week-end

Elle sera présente, ce samedi 24 juin, pour vous présenter sa nouvelle collection toute colorée, au Sunny pop up de la Terrasse 02, à l’Hippodrome de Boitsfort.

Une bonne nouvelle pour la route ? Vous bénéficiez de 10% de réduction en introduisant le code « labelgiquecestchic » sur le site Fred & Louis.

Bonnes vacances !

Bénédicte van Egeren

Accessoire d’un jour, accessoire de tous les jours, les Bertelles de Bruxelles

C’est de saison, quoique certains les portent tous les jours. Pas de doute ça relève un look. Cet accessoire plutôt perçu comme « old-school » revient sur le devant de la scène, pour les mariages mais pas que. Remises au goût du jour avec une petite touche chic et décalée, à chacun sa paire de Bertelles !

Les partners in crime

La marque de chemise casual chic Abbie & Rose ça vous dit quelque chose ? Oui, non, vaguement ? Bref, c’est le bébé de Gilles auquel Quentin est venu apporter son soutien créatif. De fil en aiguille, ils ont eu une deuxième idée, celle de se lancer dans les bretelles. Et c’est donc ensemble qu’ils ont décidé de créer Bertelles, il y a deux ans. Gilles tient la corde des finances et Quentin amène son lot de créativités. Pour gérer Bertelles, ils ont fait appel à Nuria. C’est elle qui est aux commandes des opérations de la marque aux pinces!

Sans oublier Berty !

La mascotte qui se retrouve sur toutes les photos de la marque.

 « On aimait bien l’idée de dépersonnaliser nos mannequins en leur mettant une tête d’animal. Ca apportait aussi un côté plus « fun » à notre communication. Les bretelles sont à la base pas très « modernes » dans l’inconscient collectif, on voulait montrer que c’était une idée reçue. En ce qui concerne le choix de l’écureuil, il y a deux raisons. Premièrement une tête de crabe aurait été moins esthétique visuellement et finalement, entre nous, c’est tout ce qu’ils avaient en magasin  »

Et pourquoi des bretelles ?

Lors d’une discussion « accessoires » avec des amis qui font des nœuds papillons cousus mains à Lille, un constat leur saute aux yeux. Dans le secteur du mariage, une forte demande en matière de bretelles est en train de voir le jour.

« Le style est une manière de dire qui vous êtes, sans parler. Bertelles, c’est l’accessoire ultime pour arborer un style alliant chic et décalé. »

C’est là qu’est née l’envie d’aller au-delà et d’introduire les paires de bretelles dans le quotidien de l’homme moderne. C’est donc sur un coup de tête que le projet est né mais le pari suit son petit bonhomme de chemin.

Hand made in Belgium !

Allier le style et le local, c’est la base de la philosophie de Bertelles. Pour y arriver, ils n’ont donc pas été bien loin. C’est à Gand que sont confectionnées leurs collections. Tout est fait main dans un atelier familial spécialisé dans la fabrication de bretelles et ceintures depuis quatre générations.

Pour l’instant, à partir de modèles existants, l’équipe choisit les couleurs, les textures et les motifs au gré de l’évolution des tendances. Mais il n’est pas exclu qu’un nouveau modèle designed by Bertelles voit le jour.

«URBAN», «ELEGANT» ou «BUSINESS»

Plusieurs modèles composent la gamme, des fines, des larges, à pinces ou « superior ». Pas de doute, les Bertelles peuvent se porter en toute occasion. Elles surprendront quand le moment de tomber la veste lors d’un mariage sera venu, elles donneront un certain cachet dans le monde professionnel sans compter la touche d’originalité qu’elles ajouteront à un look basic : jeans & tshirt.

Au niveau des motifs, on retrouve du texturé tel que le cuir tressé mais aussi des élastiques à motifs comme les pois ou encore les unis, pour un look plus discret.

Bref, l’embarras du choix ! Les kids ne sont pas en reste grâce au modèle enfant spécialement conçu pour être stylé dès le berceau!

Les do & don’t by Bertelles

Porter des bretelles, ça vous paraît compliqué ? Inconnu ? Si vous êtes novices dans le port de bretelles mais que vous avez envie de donner ce petit quelque chose à votre look, une rubrique conseil vous attend sur leur site. Elle vous aiguillera dans vos premiers pas. Mais retenez bien une chose, la ceinture ou les bretelles, c’est comme boire ou conduire, il faut choisir ! A partir de là vous êtes officiellement prêt à choisir celles qui vous tiendront compagnie !

Essai EN live

Ce samedi 24 juin de 11h30 à 17h venez les retrouver lors du sunny pop up store de la terrasse 02 à l’hippodrome de Boitsfort.

Bénédicte van Egeren

 

Une adresse, deux superwomen, trois mois. Et plus si affinité…

Chou’Ket, c’est l’histoire de deux entrepreneuses qui unissent leurs forces pour prendre un bain de foule. Et qui embarquent avec elles pas moins de 40 créatrices. Résultat, un concept store axé sur la petite enfance qui a installé ses quartiers dans le pop-up « l’auberge espagnole » pour une durée de trois mois. Un test grandeur nature qui leur permettra, on leur souhaite, une installation dans un nouveau lieu au terme de cette belle aventure.

Tatamy plus areuh égal Chou’Ket

Derrière Tatamy, on retrouve les doigts de fée de My. Diplômée en stylisme modélisme, elle a travaillé pendant une quinzaine d’annéeS en tant que styliste pour de grandes maisons belges. En 2014, elle crée Tatamy et son produit phare, les gigoteuses. Elle agrandit sa gamme avec des accessoires mais surtout les fameux tipis, présents dans toute bonne vitrine de magasin pour enfant. C’est lors de son parcours en coopérative d’activités qu’elle rencontre Marie-Gabrielle, diplômée en art plastique – graphisme. Pendant une dizaine d’années, Marie a travaillé comme graphiste – web designer avant de lancer sa marque, Areuh. Elle propose des faire-part, boîteS de dragée, bavoirs et accessoires, qu’elle assortit au gré de vos envies.

De leur rencontre, naquit d’abord une collaboration sous le signe de l’échange, l’entraide et la motivation pour faire avancer leurs marques respectives. Car faire sa place en tant que créatrice au milieu des requins bien installés, c’est pas évident. A force de réflexions, elles se sont également rendu compte que les concepts stores, en général, axent leurs offres de produits sur le made in Belgium, le local, l’artisanal,…Mais qu’au final, aucun lieu ne rassemble sous un même toit des gammes de créateurs made in Europe dans le domaine de l’enfance.

Bruxellois, jusqu’au nom

Vous voyez le rapport entre Tatamy, Areuh et Chou’ket ? Moi, non ! Je suis sûre qu’il y a une jolie explication là derrière ! Et en effet, c’est My qui la conte…

« En allant chez Marie-Gabrielle pour notre réunion quotidienne du projet, je me retrouve au feu rouge de la place Dailly avec comme vision la foire qui s’était installée. Witte Madameke était prête à servir ses croustillons, et moi je raffole des croustillons. Puis je trouvais le mot « croustillons » mignon, et en parlant avec MG, on est tombé sur chouquette qui est un peu l’équivalent du croustillons… Et comme tout bonne bruxelloise, on voulait mettre le Ket en avant. Chou’Ket… pour nos petits choux, et pour nos ptit Ket’ »

Maintenant qu’on a le nom, penchons-nous sur le lieu!

Peut-être connaissez-vous déjà le pop-up de « l’auberge espagnole » ? Cet espace détenu par Atrium et qui depuis un an accueille des candidats commerçants pour une durée de trois mois. Via ce concept, ils peuvent tester leur projet dans cet espace situé dans une rue piétonne qui donne sur la place Jourdan. Tour à tour ces produits made in Europe sont à découvrir dans ce bel espace remodelé trimestriellement.

Et à l’intérieur, que se trame-t-il ?

Pour meubler cet espace, elles se sont bien entourées. En plus de leurs propres collections, elles ont invité pas moins de 40 créatrices pour offrir une offre la plus hétéroclite possible. On y trouve, entre autres, des vêtements, des accessoires, du mobilier et des cosmétiques destinés aux (futurs) parents.

Une des raisons d’être de Chou’Ket, c’est aussi d’amener la production locale au consommateur et d’expliquer qu’on peut consommer autrement, et mieux. Elles ont mis un point d’honneur à respecter une certaine ligne de conduite à savoir des productions locales (belges ou made in Europe), de type artisanale, avec des matériaux issus du commerce équitable ou de la récup. Mais aussi une cohérence et une offre la plus complète possible. Ne vous étonnez donc pas si par exemple vous ne trouvez qu’une partie de la collection d’un créateur. C’est fait exprès ! Pourquoi ? Très simple, pour lisser l’offre au maximum. Exemple, si dans une collection on retrouve des vêtements, des bavoirs et des doudous et que dans une autre on a une spécialisation en bavoirs. La première marque se verra sélectionnée pour ses vêtements tandis que la suivante complètera l’offre avec ses bavoirs. Chou’Ket a pensé à tout, rien n’est fait au hasard. Tout ça pour garantir une belle représentativité et ne pas crouler sous le mêmes type de pièces !

Plus qu’un magasin, un lieu de rencontres et d’échanges

Toute une gamme d’ateliers est également proposée. Qu’ils soient créatifs, cosmétiques ou encore axé bien-être. Il y en a pour tous les goûts, et tous les âges, pré-post natal, ou encore kids friendly. Ils sont donnés par différentes professionnelles, invitées pour l’occasion. Bref, de quoi s’essayer à de nouvelles expériences ou de s’initier à des domaines inconnus. Un atelier crochet, ça vous tente? Avouez que les fruits en crochet, c’est plus sexy que la version plastique !

Bref, Chou’Ket  ça respire le vrai, le beau, l’unique

N’hésitez pas à leur rendre une petite visite par curiosité, pour faire plaisir ou se faire plaisir ou encore pour participer à un des nombreux ateliers organisés. Ça se passe chaussée de Wavre, 331 à  Bruxelles.

Bénédicte van Egeren

Edmunds signe le come-back du nœud pap’

Les nœud pap’ c’est dépassé ? Détrompez-vous ! Stromae les a ramenés sur la scène publique, Edmunds les a rafraichis. Même si je n’ai pas eu l’occasion de porter leurs jolis nœuds, j’avais quand même envie de vous partager leur histoire et leurs créations. Messieurs, et mesdames, ce petit bout de tissu vous rendra inoubliable car ils sont uniques, festifs et belges !

Tout commença par une demande de Matthieu à Camille

Matthieu en quête d’un nœud papillon un peu branché et pas trop rigide pour les fêtes s’adressa à sa chère Camille. Ne serait-ce pas possible de faire un nœud papillon en coton ? Un peu fun ? Camille accepta le défi, se mit en quête d’un modèle, dégaina sa machine à coudre, un bout de tissu et voilà donc Matthieu heureux propriétaire d’un nouvel accessoire à son goût. Sur sa lancée, Camille en confectionna quelques-uns en plus pour répondre aux demandes de son entourage sous l’œil approbateur de Monsieur Edmond. Il n’en fallut pas plus pour que Camille, en dernière année d’architecte d’intérieur, et Matthieu calé en marketing s’emparent de cet accessoire masculin pour en faire leur marque : Edmunds.

Edmunds ? Edmond ? Mais qui est cet Edmond ?

Ce duo bien équilibré se verra soutenu par un compagnon de longue date.
Un joli perroquet. Oui oui il existe vraiment, je l’ai vu ! C’est son portrait que l’on retrouve estampillé sur tous les packagings d’Edmunds et qui les a inspirés pour le nom. Il ne reste plus qu’à lancer la machine !

La vie en rose ?

Avec leurs stocks sous le bras, ils ont affronté les premières réactions du grand public à l’occasion d’un marché de Noël. Trois ans déjà que ces deux belges accessoirisent tout type de tenue. Leur marque a bien évolué, quand on voit les photos avant/après pas de doute ils sont passés en mode pro. Matthieu jonglait avec son boulot full time tout en faisant la promo et les events d’Edmunds, il vient tout récemment de se lancer à temps plein sur Edmunds.

« Pas facile de se lancer et de poursuivre ses rêves, il faut s’armer de courage et de temps. »

Camille ne coud plus les nœuds papillons mais s’attèle à la création de tissus. Du look quotidien à un look d’un soir, sa créativité n’a plus de limite car elle réalise les dessins qui orneront les tissus des nœuds papillons. Nœuds désormais assemblés dans un atelier bruxellois de réinsertion. Cette proximité permet en outre de privilégier les petites collections et le sur mesure. D’ailleurs pour ceux en quête d’une identité propre pour une occasion, mariage ou autre, n’hésitez pas à rendre visite à Edmunds.

Carte blanche, nœuds papillons numérotés comme des œuvres d’art

L’unicité, c’est leur dada. Pour y arriver, ils mettent les petits plats dans les grands. En plus de créer leurs tissus, ils comptent s’allier à différentes personnalités pour donner vie le temps d’une capsule à leur objet fétiche. La toute première capsule, issue d’une collaboration avec une graphiste, est en ligne. Il s’agit de trois modèles produits en 10 exemplaires. Chaque nœud est numéroté.

Et pour compléter le tout ?

Les nœuds papillons se sont vus rejoints par les bretelles, les pochettes et tout récemment les cravates en laine bicolores (pour les allergiques aux nœuds pap’). Edmunds ne cache pas ses ambitions. Des chemises, des sacs, une déclinaison enfant,…bref, des projets plein la tête mais par contre ils ne prétendent pas se féminiser !

Dernier objectif, se faire connaître de toute l’Europe. Ils comptent attaquer une ville par pays et se donner une jolie visibilité. Paris vient juste d’accueillir ses premiers Edmunds. On leur souhaite bonne route !

Bénédicte van Egeren

FACON JACMIN, du denim et rien d’autre

Un dressing féminin entièrement conçu en denim, c’est le pari de la jeune marque FAÇON JACMIN. Mais l’originalité du concept ne s’arrête pas là. Pour être proche de leurs clientes, les deux sœurs à la tête du projet ont choisi de développer leur marché en privilégiant la vente directe avec une façon bien à elles. Mais qui se cache derrière FAÇON JACMIN ?

Un duo que tout oppose mais qui se complète à merveille

A la base, deux sœurs, jumelles, aux caractères et parcours bien distincts. Ségolène plutôt entreprenante et Alexandra plutôt créative. Si sur papier cela paraît évident, le chemin menant à un projet commun à pris son temps. Elles ont évolué chacune de leur côté, Ségolène a étudié en Flandres, et est ingénieure civile de formation. Alexandra s’est formée au stylisme à Bruxelles puis s’est envolée pour Paris, se faire la main auprès de la Maison Martin Margiela et Jean-Paul Gautier.

L’impulsion vient de Ségolène. C’est dans son rôle de consultante/ coach de jeunes entrepreneurs que le déclic est apparu comme une évidence. Devenir à son tour entrepreneure. Depuis ce jour, elle cherchait son corps business tout en essayant d’y entraîner sa sœur. Car la complémentarité de leurs profils, elle l’avait décelée. Le don artistique de sa sœur pouvait faire des ravages. Il ne restait donc qu’à la convaincre.

Elle a dû s’y prendre à plusieurs reprises mais c’est lors de Noël 2014, quand Alexandra a débarqué avec des dessins, qu’elles se sont lancé le défi de monter quelque chose pour « dans un an et demi ».

Elles allaient devoir apprendre à bosser ensemble, elles qui n’avaient jamais vécu dans la même ville. Les rôles se sont vite répartis de manière assez naturelle. FAÇON JACMIN a vu le jour en mai 2016. Pari tenu donc pour les jumelles.

Le denim dans tous ses états

N’ayant jamais travaillé la matière, il fallait l’apprivoiser et surtout voir si tout ce qu’elles avaient dessiné et pensé donnaient les résultats escomptés. En termes de style, de qualité et de faisabilité. C’est grâce à une bourse de pré-activité qu’elles ont pu lancer les commandes et les premières productions.

Au niveau production, Alexandra dessine et fait les patrons. Une modéliste a comme tâche de faire le lien entre le dessin et ce qui sortira de l’usine. Elle doit traduire le dessin pour que la réalisation colle à 100%. Tout part ensuite en Bulgarie où est réalisé un premier prototype. Vient ensuite l’essayage et l’adaptation ici avant de lancer la production.

Tous les denims sont des indigo naturels. Ils vivent au fur et à mesure des lavages, ils ne sont absolument pas délavés à l’achat. Si la base est toujours le denim, il n’est pas exclu que des finitions viennent sophistiquer la pièce. Telle que le Blazer en denim qui arbore un revers en soie, tissée à la main au Cambodge par une ONG. Tout le denim vient du Japon car apparemment ce sont les champions. Mais pourquoi ? Car les Japonais auraient récupéré toutes les anciennes machines des States qui tissent d’une façon plus dense.

Intemporel, élégant, féminin et confortable

Intemporel de par la matière et les modèles. Les pièces s’adaptent à une large panoplie de silhouettes puisque les jeans sont dotés d’élastiques à la taille et que le trench et la robe tablier se ferment via une ceinture nouée…Vive le denim flexible!

De par les coupes, les finitions et le travail des matières, les pièces restent très féminines, élégantes et confortables, pour un usage quotidien.

Les collections ne suivent pas spécialement le rythme des saisons. Elles sortent régulièrement par capsule pour permettre de maintenir un univers dans les shootings et une certaine efficacité de production.

On the road, la boutique à quatre roues

L’objectif de FAÇON JACMIN est de pratiquer la vente directe. Que ce soit online, en pop-up, l’idée est de vendre en gardant sa liberté. Et pour ça, elles ont pensé à un moyen plutôt original. Une camionnette, réaménagée pour l’occasion, qui se déplace à la rencontre de ses clientes.

Le printemps va être Denim : entre pop-up chez Natan et magasin mobile

FAÇON JACMIN vient de remporter le prix « c’est du belge » 2016. Elle s’offre donc une expérience d’un mois dans un pop-up temporaire au sein de l’enseigne Belge incontournable : la Maison Natan. La collection sera donc disponible dans ce lieu emblématique du 21/03 au 22/04, rue de Namur 78 à 1000 Bxl, aux côtés de trois autres lauréats belges du concours. De belles découvertes en perspective.

Avec l’arrivée des beaux jours, la camio reprend sa route. Elle stationne à Anvers (deux samedi par mois) et à Bruxelles, sur la place Sainte Catherine (deux dimanches par mois). Le premier RDV bruxellois de la saison est ce dimanche 19/03.

Bénédicte van Egeren