Enfile ton JoMarine pour dormir sur tes deux oreilles

Il y a quelque chose dont on ne parle pas souvent mais au final qui nous accompagne pas mal de temps sur une journée. Bon ok pour certains moins que pour d’autres mais quand même. Je ne vais pas refaire les calculs de combien de temps on dort dans une vie mais un paquet d’heures c’est sûr. Donc non, aujourd’hui, je ne vais pas vous parler linge de lit, bien qu’il y a aussi matière à écrire mais plutôt pyjama avec une jeune marque belge qui a remis au goût du jour cette pièce indispensable.


Derrière JoMarine se cache…

Elodie, de nationalité belge et française, qui a vécu la plupart de sa vie à Bruxelles. Durant ses années d’absence aux quatre coins du monde, elle a eu le temps de cogiter sur ce qui était important pour elle, ce qu’elle voulait faire et ce qu’elle voulait être ! Et c’est souvent de là que naissent les plus belles idées, nourries de sens, elles donnent des ailes.

 « Je n’avais aucune expérience dans la mode pour enfant, juste l’envie d’entreprendre. En devenant maman, je pense que l’on ne redevient pas celle qu’on était, d’autres priorités surgissent…et le temps que l’on avait avant pour soi, prend alors un tout autre sens. »

Mais comment t’es venu l’idée du pyjama ?

Comme beaucoup, c’est en remplissant le dressing de son fils qu’elle est devenue beaucoup plus attentive à ce qu’elle achetait. Pas faux, vu le temps qu’un enfant passe en pyjama, on n’a pas envie qu’il se balade couvert de pesticide dans du made in china qui ne résiste pas à un lavage.

 « Je voulais retrouver les pyjamas et les chemises de nuit de mon enfance, et je trouvais que l’offre des vêtements de nuit pour enfant à partir 2 ans, n’était vraiment pas très attrayante. »

Et voilà, l’idée de créer JoMarine est née, un peu sur un coup de tête. De fil en aiguille, elle a dompté l’entreprenariat. En apprenant sur tous les plans à la fois, le textile, les belles matières, la confection d’un vêtement… Et puis sur tout ce qui est gestion, marketing, réseaux sociaux, e-shop. Et oui, on oublie souvent qu’au-delà de la partie idée, création, il y a un tas de choses dont on doit se préoccuper, débroussailler, souvent seul au début.

La touche JoMarine, c’est quoi ?

La volonté du petit détail en plus, la mode actuelle mélangée avec des designs classiques. Des pyjamas et des chemises de nuit classiques remis au goût du jour avec une qualité irréprochable.

JoMarine c’est ..? Du bonheur pour les ptits veinards de 2 à 8 ans

Le nombre d’heures passées à dormir ou à jouer en pyjama à cet âge-là est majoritaire sur une journée ! D’où l’importance attachée à cette pièce clé du dressing. Mixer confort, qualité et style, c’est la raison d’être de JoMarine.

Plus sérieusement, JoMarine ce sont des petites collections où cohabitent à la fois des modèles aux tissus classiques et aux tissus tendance. Sans se cadrer sur le rythme des collections, la marque suit les saisons car en été, elle propose des versions courtes aux tissus plus légers.

Les collections sont conçues en Espagne, dans un atelier familial. Sur base de ses idées et ses modèles, l’atelier réalise des prototypes et les améliore jusqu’à tenir la bonne version.

Mais finalement d’où vient ce nom, JoMarine?

Jo, les deux premières lettres du nom de son fils Joseph. Et Marine, la couleur qu’elle affectionne tout particulièrement. Et au final, un nom qui ne s’exporte pas si mal !

Que nous réserve le futur ?

L’objectif est donc de consolider JoMarine, qu’elle devienne une marque reconnue en Belgique, en France et ailleurs. De gagner en stabilité et de proposer  de nouveaux modèles pour nos petits chéris et qui sait bientôt pour leur parents aussi… Youpiiiiie !

 « Je suis toujours étonnée (positivement) en découvrant toutes ces « petites » marques qui existent et qui se créent. Cela me conforte dans le fait qu’il y a bel et bien un public prêt à changer leur manière de consommer. On est de de plus en plus à être attentifs à ce que l’on achète, où nos vêtements sont produits et dans quelles conditions. »

De nos jours, les petites marques comme JoMarine deviennent une vraie alternative aux grandes enseignes low cost. Un jour viendra où la tendance s’inversera!!! N’est-ce pas ?

Et j’allais oublier de vous dire

On la trouve exclusivement sur son site internet ! Sauf pour ceux qui ont opté pour la location chez Tale Me, ils ont peut-être déjà pu tester tous les modèles…

Sur ce, que votre nuit soit douce!

Bénédicte van Egeren

 

 

 

 

Une histoire, un style, une passion, une mini collection, un nom : Leslie Ferré

Véritable coup de cœur pour ses créations, ma rencontre avec Leslie avait quelque chose d’un moment suspendu dans une bulle hors du temps. J’ai voyagé au gré de son histoire, un peu comme on visite un musée et quand on en ressort, ça flashe. Oui, j’ai adoré écouter l’histoire de Leslie, de sa passion pour le stylisme, le dessin, l’art et toutes les belles choses. De ses recherches de matières, de ses adresses secrètes pour se fournir mais aussi de se rendre compte comment la mode est anxiogène et peut rapidement ôter la partie savoir-faire et épanouissement. Leslie Ferré qui en une dizaine d’années à traverser trois pays, s’est adaptée, est passée de la production en atelier à une production à la main, pièce par pièce, par elle-même. Leslie Ferré, ce sont des pièces fortes et originales, quasi uniques. J’ai déjà presque tout dit mais il en reste encore….

Leslie Ferré, une passion innée

A la fin de ses études scientifiques, Leslie continue de se rêver styliste. Elle commence à travailler pour se payer des études de stylisme! Elle débutera avec du dessin au Bozar de Nantes en cours du soir. Pour le plaisir, pour essayer mais pour ôter ses doutes sur sa passion et se lancer dans le cursus qui lui fait de l’œil depuis des années.

A regarder de plus près, la confection a toujours fait partie de sa vie. Même si ce n’était pas à un niveau professionnel, sa mère réalisait tous ses habits, et sa grand-mère était couturière. Ce n’était donc qu’une question de temps pour qu’elle bifurque elle aussi dans le milieu du textile.

Le tour du Nord

Qui la mène de Nantes à Paris, pour ses études, à la Normandie, où elle dessinera ses premières pièces dans une maison perdue au milieu de nulle part. Elle donnera vie à ses patrons en Angleterre pour revenir à Lille, relancer sa marque et étendre son débit de production. Enfin, elle posera ses valises à Bruxelles où elle calme le tempo, repart à zéro et laisse libre court à sa création dans son petit appart-atelier.

Un pas en avant, un pas en arrière

C’est en intégrant le dispositif d’aide à la création de la maison de Mode que le coup de fouet a opéré. Une mine de conseils, une visibilité et  plusieurs points de vente pour ses collections. Mais après trois ans, en travaillant 7 j sur 7, elle ne se rémunérait toujours pas. Remise en question, arrêt net et nouvelle aventure pour elle en freelance. Elle apportera sa patte dans le textile et la maroquinerie via ses dessins.

Ensuite, direction Bruxelles, son activité lui permettant de s’implanter où elle veut, et son cœur ayant flashé pour la ville, plus rien ne la retenait à Lille. Petit à petit, elle a diminué son temps de freelance et s’est réconciliée avec sa propre production. Mais dorénavant, elle a décidé de voir tout en petit, de cultiver sa passion et son savoir-faire et de ne produire qu’au rythme de ses deux mains.

Retour à la simplicité d’antan

Fini les trente pièces par modèle, majorées de trente pourcent car petite quantité produite, qui dorment en attendant de trouver quelqu’un qui les portera. Courir derrière des mètres de tissus pour s’assurer que si ça marche on pourra en refaire c’est trop, les prix sont élevés et on ne sait jamais ce qui adviendra du stock.

Elle se défait des contraintes financières : pas de stocks de matière ni de produits finis, pas de magasins, juste sa main d’œuvre. Tout se passe entre ses quatre murs, la version simple du système comme au temps de sa grand-mère.

Mais au-delà de tout, ça a vraiment du sens : paraît un processus naturel avec le fait d’être en lien direct avec tout, à toutes les étapes, du dessin au produit fini.

Grâce à des adresses secrètes à Paris

Et un gros travail de recherche depuis ses études à Paris, Leslie sait où se fournir de belles matières impayables dans des salons. A force de fidélité, un climat de confiance s’installe.

« J’ai vu ça, j’ai pensé à toi »

Tout ce travail est aussi important et occupe un temps non négligeable.

Des pièces quasi uniques

Tout simplement car elle revient en train, donc elle ne ramène que ce qu’elle sait porter à bout de roulettes. Qu’elle ne connaît pas le rendu d’une pièce avant de l’avoir confectionnée, et son but est de minimiser le risque de tissu perdu. Et que parfois il n’y a pas plus ou il n’y a plus !

Dans son atelier, elle dessine ses pièces.

Des hauts, des bas, des pulls, des vestes, des jupes, des salopettes, tout est possible. Mais ce qui la caractérise, c’est le jersey, l’unicité de ses pièces, la surprise et son carnet d’adresse pour se fournir en belles matières qu’elle met un point d’honneur à choisir dans ses boutiques fétiches.

Excitation et frénésie

Ce n’est que depuis septembre qu’elle se consacre à sa marque à temps plein et c’est pour ça qu’elle n’a fait que quelques timides apparitions sur les marchés. Mais la voici d’attaque pour la fin de l’année et la suivante !

Filez sur sa page pour voir les événements auxquels elle participe. Voici en vrac, la tricoterie (9/12), le grand marché durable (14/15/16 -12) et la lustrerie (21/22/23-12) pour les prochains week-end.

Bénédicte van Egeren

C’est Saint Nicolas et t’as pas tes pantoufles ? J’ai ce qu’il te faut

Les pieds bien au chaud, on est d’accord, c’est plutôt agréable. C’est encore mieux si les matériaux utilisés sont de belle qualité et confectionnés dans les règles de l’art…Et le best, c’est que tout le monde y trouve son bonheur mini, midi, maxi, homme, femme. Pas de jaloux, tout le monde a droit à porter du mini *M*.

Les débuts de mini *M*

mini *M* a été crée il y a déjà quelques années mais tout récemment c’est Marie-Amélie qui a repris les rênes. Son parcours initial n’allait peut-être pas la mener au textile mais quand la question de passer le flambeau de la marque s’est posée, elle n’a pas hésité longtemps. Connaissant et adhérant aux produits proposés, elle se sentait prête à apporter sa touche à l’univers de mini *M*.

mini *M* c’est quoi ?

C’est une gamme de produits en moumoute pour adultes et enfants. On y trouve des pantoufles, en différents modèles et différentes couleurs, toutes les pointures sont couvertes ! De nourrisson à pas de géants ! Les mains ne sont pas en reste avec les gants ou les moufles. Des créations propres sont aussi dessinées, tels que des gilets et des snoods pour les kids. Et le ptit détail qui fera toute la différence pendant l’hiver, c’est la petite semelle à glisser dans ses baskets pour rester bien au chaud. Parce que l’hiver en sneakers, c’est top ! A tenter aussi dans des escarpins 😉

                                    

Made in Portugal

Toute la collection est fabriquée au Portugal, dans une tannerie familiale, qui est engagée au niveau écologique. Elle est d’ailleurs réputée pour sa gestion écoresponsable et l’attention qu’elle donne aux produits, à la façon de les réaliser.

Les peaux de mouton et le tannage

Les peaux utilisées, sont récupérées et tannées végétalement. Seule l’écorce et les extraits de certaines plantes et arbres sont utilisés pour y parvenir. Grâce à ce processus, les peaux sont tout à fait hypoallergéniques et évitent la présence de produits chimiques.

Les peaux et leur pouvoir thermo-régulateur

Le saviez-vous ? Que la peau de mouton a un pouvoir isolant élevé mais sans faire transpirer puisqu’elle laisse la peau respirer. Résultat, pas besoin de ranger ses pantoufles en mars, on peut les garder toute l’année !

Maintenant que ces jolies choses n’ont plus de secrets pour vous, vous savez ce qu’il vous reste à faire, si vous voulez avoir vos extrémités bien au chaud!

Bénédicte van Egeren

Mon calendrier de l’Avent des marchés de créateurs

Le froid piquant a fait son entrée, les petits jours aussi. Les calendriers de l’Avent se font de plus en plus insistants. On y est, on ne sait plus passer à côté. Le grand bal des fêtes approche à pas de loups.

Encore plus que l’an passé, je vois déferler des tas d’événements en tout genre autour de la production locale. Les classiques d’un week-end, ceux qui s’installent pour un mois et ceux qui se réunissent entre potes le temps d’une aprem pour sensibiliser aux achats locaux.

Alors s’il y a bien un moment où je veux plus que jamais me mettre au service de toutes ces initiatives, c’est bien le moment d’agir et de vous faciliter la vie.

Je reprendrai ici de manière non exhaustive, d’office, et pas de la plus sexy (y en a trop à citer vraiment), on en convient bien, tout ce que j’aurai trouvé sur le sujet qui serait digne de vous intéresser.

Si j’en ai oublié et qu’il est encore temps, glissez le moi à l’oreille que je puisse l’inclure au plus vite.

A BRUXELLLES

  • 29/11 au-01-02/12 à Boitsfort : Vente de Noël

Ma vente de cœur…là où j’ai rencontré plein de merveilleuses personnes que j’ai plaisir à retrouver d’année en année. Y en a qui reste, y en a qui arrive, ça tourne mais le concept est toujours le même. Une maison qui se transforme en marché le temps d’un long week-end.

https://www.facebook.com/events/2713302352016886/

  • 01-02/12 à Bruxelles : Le marché des Bees

https://www.facebook.com/events/1156469581167369/

  • 06-09/12 à Ixelles : Le Xmas Festival de Stockel au Chatelain !

https://www.facebook.com/events/255193238687395/

  • 07-09-10/12 à Schaerbeek : la balade de Noël du CITECO

Vente de sapins et marché artisanal

https://www.facebook.com/events/1806828429414733/

  • 08-09/12 à Bruxelles : Le marché de Noël du Re-creation Hall (aux tanneurs)

L’occasion d’acheter autrement en choisissant des articles uniques, faits mains, fabriqués localement, éthiquement

https://www.facebook.com/events/698474760502532/

  • 08-09/12 à Schaerbeek : Christmas au Josaphat

Marché kids friendly avec plein d’animations, un concert et la visite du Père Noel !

https://www.facebook.com/events/2271858973032068/

  • 09/12 à Bruxelles : Christmas Designer Market

Le brussels vintage market en mode Christmas!

https://www.facebook.com/events/179221676256280/

  • 09 et 16 /12 à Bruxelles : La tricoterie

Devenu un incontournable.  Deux week-end pour shopper des articles uniques, faits mains, fabriqués localement et éthiquement! Des pépites!

https://www.facebook.com/events/547225059064285/

  • 09/12 à Schaerbeek : Le marché de Noël des Copains

Une aprem entre amis !

https://www.facebook.com/events/1980966021962202/

  • 12-16/12 à Stockel: Xmas Festival

Un classique! En coup de vent, sur le pouce, en famille, pour manger et pour shopper.

https://www.facebook.com/events/1980009542052611/

  • 14-16/12 à Ixelles: Le grand marché créatif et durable

Tout est dit, non ? entre marché et pop up, un lieu de rencontre, d’échange et plus si affinités.

https://www.facebook.com/events/254547721884142/

  • 15 – 16 /12 à Schaerbeek : Slow HO HO #2

Dans l’atelier des Tiroirs de Lou se réunissent une dizaine de créateurs.

https://www.facebook.com/events/334577800457427/

  • 14 au 16 /12 à Schaerbeek : Marché de Noel @l’Os à moelle

https://www.facebook.com/events/454331658389884/

  • 14 au 16 /12 à Bruxelles : Let It Slow Xmas circular market

https://www.facebook.com/events/2734382266786118/

  • 21-23/12 à Schaerbeek : La 6ème édition et dernière édition du XMAS@La Lustrerie

Durant 3 jours une vingtaine d’exposants vous présentent leurs collections et les Foodtrucks prendront soin des gourmands

https://www.facebook.com/events/263964064471115/

 

EN WALLONIE

  • 30/11 à Soignies: After Work festif au Monde de Rosy

https://www.facebook.com/events/685703471829960/

  • 30/11 au 20/12 à Louvain La Neuve: Louvain La Neige

https://www.facebook.com/louvainlaneige/?ref=br_rs

  • 01 au 30/12 à Floreffe : Marché à l’abbaye

Un mois pour s’inspirer d’une quarantaine de créateurs

https://www.facebook.com/events/267555273950526/

  • 01-02/12 à Namur : Marché d’oh elles

40 Créatrices vous font découvrir leur univers. De quoi alimenter vos sapins pour Noël ou simplement le plaisir d’offrir.

https://www.facebook.com/events/202207914025567/

  • 02/12 à Verviers : Ginette Manufacture des Créateurs

Soixantaine de créateurs présent

https://www.facebook.com/events/530852160718295

  • 02/12 à Silenrieux : En mode cocooning d’hiver

Pour un design naturel et convivial !

https://www.facebook.com/events/560904354374935/

  • 06 – 09 /12 à Bierges: Créapop en mode apéro de Noel

Le « créapop » vous convie à une vente de Noel le temps d’un week-end en présence des créateurs

https://www.facebook.com/events/256751088375509/

  • 07 – 09 /12 à Nivelle : Marché des Artisans

https://www.facebook.com/events/508617932939100/

  • 09/12 à Gembloux : Noël en arts

Artistes et artisans de la Région ainsi qu’un concert Gospel à 14H!

https://www.facebook.com/events/1922421844516409/

  • 09/12 à Liège : Marché des créateurs unique et fabuleux

Expo-vente avec plus de 80 créateurs ! Mode, accessoires, bijoux, déco,design, illustration, vintage & more !

https://www.facebook.com/events/2355060824520788/

  • 09/12 à Namur : Le rêve d’Aby

Grand marché de Noël, l’occasion de siroter un ptit vin chaud !

https://www.facebook.com/lerevedaby/?fref=gc&dti=894539810644431&hc_location=ufi

  • 14 – 15 /12 à Namur : Marché de Noël à l’Arsenal

https://www.facebook.com/events/319534975287110/

  • 14-15-16/12 à Libramont : La Foire de Noël à Libramont

https://www.facebook.com/foiredenoeldelibramont/?ref=br_rs

  • 15-16/12 à Chaudfontaine : Marché de Noël en famille

Une quarantaine d’exposants et de quoi se ravitailler !

https://www.facebook.com/events/768214920185485/

  • 15-16/12 à Mons : Marché des créateurs

Mode, design produit, design graphique, eco design, ateliers DIY

https://www.facebook.com/events/568762583544917/

  • 16/12 à Namur : Marché des Gozettes

Créateurs rassemblés autour de la récup & ateliers !

https://www.facebook.com/events/936613669861239/

Sans oublier tous ceux qui m’ont échappés! Oups et je n’ai même pas évoqué celui du centre de Bruxelles et celui de chaque commune! Mais ça c’est une question de bon sens 😉

J’espère que vous en aurez un près de chez vous et sinon parfois ça vaut quand même le déplacement!Petit city trip du’ne journée pour flaner et contempler.

Belles découvertes,

Bénédicte van Egeren

 

 

 

 

 

Mon Cher Saint-Nicolas,

Pendant que les ptits loulous triment au découpage et à l’écriture de leur lettre annuelle, je suppose que toi aussi tu bosses et anticipes leurs milles volontés, que tu essayes de varier les plaisirs et de faire de ton mieux d’année en année. Tu ne seras pas sans savoir que j’aime bien faire partager mes coups de cœur locaux. C’est pour ça que cette année j’ai décidé de te donner quelques pistes, sait-on jamais que tu n’aies pas eu le temps de tout voir et puis il y a tellement de belles choses qui gagnent à être mise en avant qu’il vaut mieux t’avertir plutôt deux fois qu’une, n’est-ce pas ?

J’insiste donc pour te seconder cette année car tu es un acteur primordial pour le mois à venir et tes choix sont très importants vu le nombre de chaumières à alimenter. Mais surtout, je me permets d’attirer ton attention sur le fait qu’en te fournissant localement, tu permets à tes clones de pouvoir également jouer au grand Saint. Tu crois sérieux que le patron d’A…ZON a besoin de toi pour faire une Saint-Nicolas à ses loulous ????

Sur ce, j’ose espérer que tu es grand fan du made in Belgium et des acteurs locaux ! J’ai envisagé ta visite de A à Z. Digne du all in…

Le chocolat et le tradi spécu!

Aie aie aie, il en pleut des tonnes depuis le mois de septembre ! Je te propose cette année d’arpenter les pâtissiers chocolatiers pour te fournir en chocolat ou en spéculoos. Oui c’est cher, oui c’est petit mais tu sais les enfants n’ont pas besoin de plein de kilos de chocolats, sinon ils t’arnaquent jusqu’à Pâques à puiser dans leur boite à chocolat, qui sur ce se reremplit et se termine en juillet grâce à la canicule. Bref, c’est sans fin ! Moi je te dis, une jolie statue de toi mais avec du goût vaut mieux que 300 pièces en chocolat, non ?  Vite fais, je te glisse le nom KAKO à l’oreille. C’est une chocolaterie artisanale du Béwé mais qui alimente plusieurs magasins bio. Après je te fais confiance, à Bruxelles et ailleurs ça pleut dans toutes les rues, tu trouveras !

Pour les spéculoos, je dis ouiiiiiiiii à un XXL qui dure un mois, qu’on partage, qu’on coupe chaque jour. C’est beaucoup plus fun et y a moins de déchet (héhé oui j’ai décidé de vraiment te la jouer dur sur tous les plans). Fournisseur officiel, les biscuiteries ou les pâtisseries !

Tes loulous sont allergiques ? J’ai LA solution. Tu connais l’histoire d’une superwoman qui s’est mise à faire des biscuits pour les parents qui n’avaient pas le temps de faire des versions maisons et sans allergènes?C’est les BOUDINES, les biscuits contre le mal du siècle! Et devine quoi, dans sa gamme, il y a toujours une saveur spéculoos ! Et elle, elle met tout dans des bocaux (super jolis) pour ne pas polluer la planète. Tof hein ? Donc en plus de ça, tu peux expliquer aux enfants pourquoi on met ça dans du verre consigné plutôt que dans du plastique et du carton ! Et crois-moi, ces petits-là, ils sont fort avides de savoir, c’est le moment de les sensibiliser 😉

Et rien que pour l’occasion, elle a tiré ton portrait sur sa machine en grand (fin 100gr), version recouverte de chocolat (par KAKO) ou non. Miumium…Ça reste entre nous mais il paraît que les parents sont tout aussi fan et qu’ils vident les bocaux.

© Les Boudines

Les fournisseurs officiels

Alors comme je te l’ai déjà dit en intro, rien de tel que les boutiques physiques. En plus tu sais, tu y reçois des conseils personnalisés et surtout bien ciblés. Tu découvres aussi pas mal de choses, au cas où tu veux faire un peu de freestyle sur la liste. Car les zouzous qui découpent, dans ces magazines publicitaires, tu crois qu’ils ont une idée parfois de ce qu’il y a dans la boite qu’ils collent sur leur liste ? Tu évites aussi la surprise de la taille, bah oui parfois tu penses avoir commandé le 50cm qui va faire un effet de dingue et tu as juste le 15cm…

Bref, à ce propos, j’ai la chance d’avoir une perle dans mon quartier, c’est le magasin mondialement connu WOODEE. Institution Schaerbeekoise tenue par la pétillante Coline. En tout cas, elle sait tout ou presque des jeux et tu trouves des trucs que tu n’aurais jamais pensé trouver! Mais si tu cherches bien il y en a toujours un par commune ou pour deux communes. Bon ok, en Wallonie tu devras te bouger peut-être de quelques villages mais cherche, tu trouveras ! Et tu sais, ceux qui te conseillent, grâce à tes achats, ils pourront aussi jouer au grand Saint ! C’est génial, non ? Go, habille toi, mets le GPS et c’est parti. Si la flemme t’envahit, il y a aussi un concept de jouets équitables online c’est la PACHAMAMA.

©Woodee

Tenue du jour J

©JoMarine

Là aussi, je me permets une petite réflexion. Dis, tu sais que ce que les enfants kiffent le plus ? C’est de jouer en pyjama toute la journée. Et là, on sait faire dans le local. JOMARINE, c’est une marque belge qui produit en Espagne des modèles classiques mais mais mais avec des finitions colorées ou des tissus décalés. Tu m’étonnes qu’ils veuillent rester en pyjama, ou en robe de nuit, ils ont tout compris ces loulous. C’est confo et bien beau. Par contre, pour toi ça n’ira pas, car 8 ans c’est la taille max. Grrrrrr, je te comprends.

Attends, attends, c’est pas fini. Il manque de quoi tenir chaud aux pieds. Tadaaaaaam, je te présente les pantoufles MINI M, marque belge made in Portugal, là tu peux te servir au passage. Ça va de bébé à Mamie, fais toi plaisir !

La liste, la liste, la liste

Concrètement, je ne sais pas comment tu procèdes mais voilà j’ai sélectionné des livres et des jouets.

Dans les livres

On a vraiment des choses très originales qui en bluffent plus d’un c’est les célèbres ZEBRABOOK. Le principe c’est de personnaliser le livre de l’enfant, et il devient « acteur » du livre. Belle marque belge, engagée, anti-stéréotype, soucieuse de l’environnement pour ses impressions. Plus qu’un livre finalement.

Et tu sais, si tu me dis que tu connais déjà, as-tu vu que le dernier est sorti. C’est pour remonter le temps. On peut y insérer des photos de l’arbre généalogique de l’enfant (grands-parents, parents,..) et tous les détails de sa ptite vie (ce qu’il mange,…). Il va vraiment croire qu’on l’a écrit rien que pour lui et ça c’est magique.

Si tu veux du plus classique mais toujours aussi qualitatif, mets dans ta hotte un PETIT POILU. Succès garanti pour ses planches BD dont le héros se retrouve en proie à de nouvelles aventures suivant un même schéma quotidien. La caractéristique, c’est l’absence de texte pour laisser libre court à l’imagination du conteur. L’enfant peut donc s’en emparer et s’inventer des histoires. Et devine, c’est belge !

Dans les jouets

Privilégions, le bois et le tissu. C’est plus sain et c’est plus beau. D’ailleurs, tu sais qu’en Wallonie on fait des châteaux forts avec du bois de par ici, fin de par là-bas ? Ça s’appelle ARDENNES TOYS, va voir !

Y a aussi ANAIS qui, elle, fait tout en carton. Donc si on veut un comptoir de magasin, une cuisine, une cabane ou un cheval, elle prend ses cartons, elle les plie et hop, l’affaire est dans le sac. Mais grouille tes puces car je sens qu’elle va faire des nuits blanches d’ici là.

Par contre, si c’est plutôt les tipis qui les animent, y dormir, y inventer des histoires, y raconter des secrets, y jouer des heures. Là je te renvoie vers TATAMY qui en quelques coups de machine à coudre te fera des merveilles. Pour aller avec les tons de sa chambre, du salon, en petit, en grand, l’embarras du choix de tissu! Tu sais qu’elle s’est posée près de la Place Jourdan et qu’elle a ouvert une jolie boutique pour les kids ?

Et pour remplir les cabanes, les tipis, les cuisines, PLIC te propose l’attirail en crochet. Fruits, légumes, set à thé, goûter, personnages,…LA totale des jouets en crochet. C’est doux, ça ne casse pas, ça fait pas trop de bruit pour les parents (surtout quand ça tombe), ça se lave facilement et c’est Fabienne qui donne naissance à toutes ses pièces avec ses deux mains de fées à Bruxelles. Tu peux les trouver dans un autre chouette magasin MAMZELLE COLIBRI.

                                     

Et pour clôturer, si c’est l’air pur qui les fait vibrer, alors je tiens LA draisienne du siècle. Elle est bruxelloise, oh yeah la frime, unique car fait main et en bambou. Signé CYCAD. Et si t’es jaloux tu peux chopper ou louer la même ! Ça te ferait peut-être du bien, version avec ou sans assistance électrique 😉 Tu vois je te ménage mon pauvre !

©CYCAD

Je pourrai continuer indéfiniment mais la part du jeu c’est que tu cherches un peu, non ? J’espère que certaines de mes suggestions auront pu t’aider, je ne veux pas te moraliser hein mais juste parfois dans l’engouement des fêtes on en oublie quelques principes 😉 Et c’est justement à ce moment-là qu’on a le pouvoir de changer les choses. Sur ce, je te laisse car ta route est encore bien longue, ne fais pas un burn-out d’ici là. Kusskuss

Ta petite plume dévouée

Bénédicte van Egeren

PS : Pour retrouver tout ce dont j’ai parlé, clique sur le nom et tu verras le site ou leur facebook pour les modalités. Je compte sur toi!

Une maille toute douce, un univers coloré, c’est Zoé !

 

 

Elle nous fait de l’œil rien que de l’admirer, attendez de l’avoir en main, le coup de foudre sera immédiat. Une recette toute simple mais efficace. Des fils de qualité, un motif bien pensé, des couleurs toutes gaies, un modèle basique non genré et une production européenne. Secouez, voici la première série de Zoé Mommen.

 

Zoé aux doigts de fée

A l’issue de sa formation de trois ans en stylisme et modélisme, Zoé enchaîne avec un master en maille aux Beaux-Arts. A la main puis à la machine, la découverte de la maille lui permet de s’éclater et de créer son propre style.

Si elle raffole de sa machine à coudre, dessiner, penser et repenser des créations pour les minus, Zoé se lasse de devoir partir en chasse de tissu pour renouveler ses créations. Déclic! L’heure du grand virage a sonné. Elle range ses tissus pour retourner à son coup de foudre: la maille ! Elle pourra enfin laisser libre cours à sa créativité puisque c’est désormais elle qui va imaginer et réaliser les motifs de ses propres pièces. Elle les imagine et dessine, mixe les couleurs, trouve les fils, lance les tests sur sa machine à tricoter et apparaît un joli motif granito, déclinable selon plusieurs alliances de couleurs.

« Granito : matériau de construction composé de fragment de pierres »

Une collection bien ficelée

Elle s’est donné le temps et ça en valait la peine. Après un an d’expérimentation, en mettant à l’épreuve la qualité des fils, en jouant avec les couleurs, en analysant la texture et en admirant le rendu, sa première collection voit le jour. Un pull, un pantalon et trois déclinaisons de couleurs. Des fils en coton italiens, ultra fins et ultra longs, pour une résistance maximale et un confort sans pareil. Le combo parfait pour les bébés.

Made in Europe

Une des plus grosses difficultés des créateurs, c’est le lieu et les conditions de production. La Roumanie n’a certes pas la connotation la plus positive qui soit mais c’est toujours l’Europe. Zoé les a rencontrés au salon des « tricoteurs » européens et s’est ensuite rendue sur place pour s’assurer du bon déroulement et des conditions de fabrication.

Mais pourquoi si loin ? Car plus près, personne ne réalise ce dont Zoé a besoin. En Belgique ? Si les machines industrielles sont bien présentes, on refuse de produire pour « bébé ». C’est difficile à réaliser puisque ce sont des petites tailles, entendez qu’il faut chipoter sur les finitions. Même son de cloche en Italie.

Paradoxe donc pour les enfants. On tend à vouloir payer moins cher des vêtements qui durent moins longtemps mais démontons ce préjugé selon lequel fabriquer pour enfants ne coûte moins cher. S’il faut effectivement moins de matières premières, le coût des finitions est plus important et donc la main d’œuvre. C’est donc là que le bât blesse.

La couture à la trappe ?

Pas tout à fait. Le coussin Hippopotame, mascotte et icône de ses débuts garde sa place. Compagnon nocturne ou décoration toute douce, ce doudou oreiller est né de l’organisation d’un cours de couture. Zoé est tombée sur cette petite bouille et l’a déclinée en deux tailles.  Il vous est possible de le commander ou de vous inscrire à un atelier couture qu’elle anime à Louvain la Neuve pour le faire vous-même. Suivez-la sur Facebook pour savoir quand aura lieu le prochain.

Bilan après sa première année D’EXISTENCE

Un accueil chaleureux, des demandes insistantes pour que la gamme des tailles s’élargisse et puisse accompagner les petits plus longtemps. La marque a encore de beaux jours devant elle.

Et même si Zoé a fait le choix de ne pas s’engouffrer dans le rythme éreintant de saisons pour ne pas se retrouver à produire en continu grâce à l’intemporalité de ses pièces. Les journées chaudes de cet été et sa créativité bouillonnante lui ont donné l’envie d’introduire quelques intemporels légers pour l’année prochaine.

On shoppe où ces merveilles ?

Dans plusieurs boutiques ou par commande via son site. Sans oublier les réseaux sociaux pour admirer ses expérimentations et ses jolies réalisations.

Bénédicte van Egeren

La fille du pont remet la broderie au milieu du village

Si je vous dis « broderie », vous pensez quoi ? Vieux, ringard, poussière, kitch, la nappe de ma grand-mère ? Oui, moi aussi j’avoue, à première vue c’est ça qui me vient à l’idée. Mais la suite va peut-être vous faire changer d’avis.

Julie, et sa patience sans limite, c’est la fille du pont.

C’est en se lançant dans une formation en design textile qu’elle a découvert, au milieu d’autres disciplines,  une passion cachée pour les points, les fils et donc la broderie, manuelle, il va sans dire.

Ce n’était pas fort prévu dans le cursus mais les grands hasards font les belles choses. La voilà mordue par cette nouvelle activité, qui a su attiser sa curiosité et l’emporter bien au-delà pour notre plus grand bonheur.

Reprendre le temps, c’est bien de ça qu’il s’agit

Celle qui n’a curieusement aucune patience pour tricoter, peut rester la tête sur son ouvrage à aligner les points sans voir s’égrainer les heures. Dépoussiérer la broderie et la remettre au goût du jour, prendre le temps de créer une pièce, c’est un retour en arrière qui fait du bien. Dans un monde où tout est immédiat et accessible en deux clics dans les 24h, on savoure le temps d’attendre son cadeau, sa pièce, sa commande,…bref que sa broderie prenne forme. On retrouve l’impatience et l’excitation liée à cette curiosité de tenir le résultat entre ses mains.

« Broder partout tout le temps. »

Dans les transports en commun, au parc en été, toute minute est bonne à prendre. Sa passion lui donne cette capacité de s‘immerger et de faire abstraction de tout le reste. C’est un peu son polar quotidien, qu’elle a toujours hâte de terminer pour voir le résultat.

Si au fil des commandes, elle a pris la main, cela nécessite tout de même un temps considérable. Car il n’est pas question pour elle de passer de la broderie manuelle à la broderie sur machine. La version vintage sinon rien!

A l’attaque !

La base, c’est toujours un dessin ou une phrase qu’elle décalque car elle ne travaille pas « à bras levé ». Les dessins, motifs, phrases et messages, elle les puise dans son imagination, dans des magazines, des séries, des films. Libre à chacun de venir avec son modèle, sa propre illustration, et de lui soumettre pour réalisation.

Reste à choisir le support. Ici aussi tout est permis. Julie s’adapte, repousse ses limites, challenge vos idées les plus folles pour allier matières et broderies. Du tissu classique, au cuir en passant par le papier pour de jolies cartes postales à message, Julie relève les défis avec brio.

Ne reste plus qu’à choisir les couleurs, ou les tons que vous désirez, ou encore de lui laisser le champ libre.

La broderie en mode multifacette

Les basiques se prêtent à merveille à son travail que ce soit pour égayer et personnaliser un Tote bag, devenu le compagnon incontournable du quotidien, ou donner une touche funky à un t-shirt uni.  En pratique, vous amenez votre pièce, sinon elle vous propose des basiques fair trade sur lesquels elle brode ensuite.

« Enjoliver les défauts ou l’usure. Rendre la pièce unique. Dans une démarche zéro déchet et slowfashion. »

Mais ce n’est pas tout, la broderie est devenue un atout pour ralentir la fin de vie de certaines pièces. Elle peut servir à dissimuler une vilaine tache ou un petit trou dans votre pièce préférée. C’est d’ailleurs en voulant dissimuler une série de trous minuscules, que sa broderie a pris la forme d’une fleur grimpante.

          

Si vous la cherchez, elle est ici

Pour commencer, vous pouvez la suivre sur les réseaux sociaux, vous en aurez plein la vue.

Dans la vraie vie, vous pouvez la trouver à la Tricoterie lors des marchés de créateurs, où elle brode en live d’ailleurs. Un petit côté humain, amusant, intriguant, sensibilisant, bref, un bon moment pour tous.

En partenariat avec l’atelier Moondust, vous pouvez mettre votre patience à l’épreuve l’espace de quelques heures. Des ateliers d’initiation à la broderie sont organisés et pour en être informés filez sur sa page Facebook.

 

Bénédicte van Egeren

Encore des sweats ? Oui mais… ce sont des sweats « Pétronille »

Le confort du sweat oui ! Mais vous en avez peut-être marre du gris chiné ou du classico classique bleu marine ? Alors voici une toute jeune marque bruxelloise qui propose des sweats pour toute la famille et surtout des sweats qui donnent bonne mine, tant à l’éthique qu’à l’esthétique.

Quand les passions resurgissent

Perrine est le visage qui se cache derrière cette nouvelle gamme de sweats. Elle ne les a  pas seulement imaginés, elle les confectionne aussi. Architecte d’intérieur de formation, elle a d’abord exercé en tant que salariée pour ensuite passer freelance. C’est alors qu’elle a pu retrouver du temps et réapprivoiser sa machine à coudre qu’elle avait tant utilisé pendant son adolescence pour se confectionner sa propre garde-robe.

Aujourd’hui, elle gère donc ses deux casquettes qui se complètent et se nourrissent à merveille. Son besoin de variété est comblé, la couture lui permet de rester en contact avec le côté création et le toucher de la matière.

Et comme il faut un début à tout

Sa première pièce officielle répondait à une demande de sa copine qui recherchait le côté « confo » du pull du dimanche. Faut-il encore expliquer l’engouement qui a surgi ensuite ? Des proches fans (on les comprend) qui veulent chacun le leur. Et comme souvent, une petite âme qui poste sur les réseaux sociaux cette jolie nouveauté. Avec un retour de trente commandes, il n’y avait plus qu’à sauter dans l’aventure.

Bien plus qu’un sweat, une philosophie

Vu l’éventail de coloris proposés et les variations quasi infinies des finitions, Perrine a décidé de ne pas se lancer dans des stocks fous (on ne trouve donc pas tous les modèles dans toutes les tailles, en version hommes, femmes, enfants). C’est contre ses principes, c’est lourd à gérer, c’est risqué et puis c’est bien connu, on veut une couleur mais avec la finition du modèle voisin, dans la taille qui manque justement. Donc pour parer à ce genre de demande, quelques pièces constituent sont stocks et pour le reste, ben c’est simple, il suffit de demander ! Et ce sera assez rapide puisque c’est soit elle soit l’atelier situé pas plus loin que Nivelles qui le confectionnera.

« Le but est de répondre à un besoin, ne pas imposer une création mais plutôt en faire une excuse pour faire partie du changement de la façon de s’habiller éthique. »

A vos compositions : treize coloris, du tissage et des superpositions de matières

Si d’habitude on voit plutôt des pulls, tout fait, customisés, ici ce n’est pas le cas. Perrine part de grands rouleaux de tissus et les transforme petit à petit en pull. Elle essaye de simplifier un maximum les coupes pour que le temps de production diminue et que les pièces soient abordables. Car faire la promotion d’une garde-robe éthique mais inaccessible n’a aucun sens pour elle.

Ses finitions sont aussi sa marque de fabrique. Elle joue sur les empiècements, les tissus en lin sur lesquels elle appose des cachets, des poches, du tissage de couleurs variées. Bref, elle s’éclate en donnant libre cours à son imagination et adore réaliser de nouveaux prototypes.

L’importance de l’éthique dans la fabrication

Au niveau des matières premières, Perrine n’est pas encore arrivée à ce qu’elle voulait. Pour l’instant, elle travaille avec des tissus de super qualité mais qui ne sont pas estampillés bio. La variété de couleurs et la qualité qu’ils offrent sont sans comparaison par rapport au bio, dont les couleurs se veulent encore très classiques et trois fois plus chers, donc cela rendrait ses créations inaccessibles à une grande frange de la population.

C’est tout récemment qu’elle a commencé à travailler avec deux ateliers protégés en Belgique pour la confection des sweats. Grâce à cela, elle retrouve du temps pour développer de nouveaux modèles qui éclosent au gré de ses idées.

« Faire un prototype c’est génial mais ça demande du temps ! »

La ptite nouveauté ? Le cardigan en laine bouillie l’alternative au gilet tricoté, qui nécessite un temps de réalisation considérable. Et un coût tout aussi conséquent pour le consommateur !

Vous avez encore un mois pour passer de l’autre côté de la machine

Pétronille occupe en ce moment le local de l’Auberge espagnole, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Associée à LARCH pour l’occasion, c’est sous le nom d’Ethic Lab qu’elle vous accueille avec des ateliers, des expos,…jusque fin mars. La cerise sur le gâteau ? Les ateliers qui sont proposés ! Il est possible de venir faire son propre sweat et de repartir avec après quelques heures de travail. Une manière de sensibiliser au temps et travail requis pour réaliser une pièce, et donc au prix du produit fini. Prenez votre garde-robe en main et foncez voir les prochaines dates !

Bénédicte van Egeren

Le vrai made in Belgium dans la mode n’est pas mort, Natacha Cadonici nous l’explique!

Si on faisait un petit tour dans la mode féminine belge, mais loin du renouvellement chronophage des collections et nouveaux modèles qu’on n’a pas le temps de porter, avec une marque bruxelloise et sa patte reconnaissable entre mille. Une rencontre pleine de peps avec Natacha Cadonici.

Le hasard fait bien les choses

Bien qu’on puisse le penser, Natacha n’a pas évolué dans le monde du stylisme dès les prémices de sa carrière. Après des études plutôt littéraires, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle se lance dans des cours du soir avec un seul objectif, apprendre à coudre et maîtriser la technique. C’est en s’appuyant sur cette dernière qu’elle atteint la créativité qui lui permet de faire naître ses idées et développer de nouveaux modèles.

En 2006, la voici officiellement styliste. Dans un premier temps, elle réalise surtout sa propre garde-robe en se cherchant encore un peu. Rapidement, elle a pu exposer ses réalisations et commencer à se faire connaître via quelques points de vente. La voilà donc lancée comme styliste en confectionnant sa collection entièrement seule dans son petit atelier bruxellois.

Que l’aventure commence

C’est Rue van Artevelde, à quelques pas de la rue Antoine Dansaert, qu’elle se lance en ouvrant son propre atelier-boutique. Elle y installe son coin couture et produit donc ses pièces sur place. Si à ses débuts, elle déléguait une infime partie de sa production à un atelier bruxellois. A l’heure actuelle, cette partie est devenue plus importante, elle ne coud presque plus, mais la confection reste belle et bien bruxelloise, pas question de l’exporter.

Elle passe petit à petit des pièces uniques, sur-mesure à la confection d’une collection, de plusieurs pièces mais surtout à une nouvelle façon de travailler. Diviser son temps entre la création, la production et la vente.

Féminine, élégante mais surtout portable et confortable

Ce sont les mots qui décrivent ses pièces. En travaillant des matières faciles à entretenir et agréables à porter, elle en fait une mode de tous les jours qui allie style, unicité et quotidien. Ses hauts se trouvent à la croisée du t-shirt et du chemisier. Ils ont la particularité d’être réversible, l’encolure se portant devant ou derrière en fonction de son humeur. Ses créations sont un heureux mélange de jersey, de couleurs et de « bords côtes* » uniques. Ces derniers sont sa marque de fabrique et on les reconnait facilement.

Objectif accompli donc pour Natacha qui voulait : « faire un vêtement qui rende la femme belle, féminine et qui soit confortable tout en se démarquant ».

Les textures, les bords côtes et les couleurs

Si elle ne s’encombre pas de nouveaux patrons tous les six mois, Natacha joue sur les couleurs et les finitions de ses modèles « basiques ». Sa signature réside sans aucun doute dans les détails des bords côtes qu’elles exploitent sous toutes ses coutures. Couleurs, largeurs, formes,…toutes les combinaisons possibles et donnent naissance à des modèles uniques à chaque saison.

Mais la partie la plus difficile, pour elle, c’est de se fournir. Le grand obstacle des « petits » créateurs ce sont les quantités car le minimum exigé par commande est énorme. Tous ses tissus proviennent d’Europe, principalement d’Italie, d’Autriche et du Portugal.

Ses bords sont faits sur mesure, dans une petite entreprise familiale en France, selon ses besoins et ses nouvelles idées de création.

 « Ce n’est pas parce qu’on fait le métier qu’on aime qu’on ne gagne rien ! » 

C’est le message que Natacha lance. Et oui,  il y a moyen de s’en sortir, tout en se fournissant et en produisant localement. Pour un bon produit, ça demande beaucoup de gestion, d’organisation de plusieurs aspects dans un temps imparti et un nombre de choix que ce soit celui des produits mais aussi des choix plus stratégiques (de marketing, de localisation,…).

« Tous les créateurs ne sont pas pauvres. En faisant des petites collections, il y a moyen de gagner confortablement sa vie. Le succès tient aussi à la personnalité et à ce que tu proposes. »

Mais surtout, ne pas négliger l’importance de bien s’entourer. Que ce soit l’atelier, les producteurs de tissus, la stratégie marketing ou la réalisation du site web… tous ces acteurs s’intègrent et jouent un rôle considérable pour une marque, son développement et sa pérennisation.

Pas de collection à des rythmes insoutenables

Mais des nouveautés quand même. Au niveau de ses pièces, elle cherche à intégrer des variations dans les tissus tels que la maille tricotée , l’intégration de jeux de mot dans le vêtement, des collaborations pour des créations textiles avec un photographe, des recherches de nouveaux volumes avec la technique du drapé apprise auprès de LA spécialiste européenne, des collaborations pour de l’impression textile en 3D ou encore des accessoires qui complètent son univers, les bijoux d’Aurore Havenne ou encore la maroquinerie de Michael Guerisse O’Leary.

Sans oublier une vitrine et une com au top, résultats d’une recherche constante d’amélioration.

Petit coup de mou

Après 5 ans dans son atelier-boutique, elle ressent une lassitude amplifiée par ce travail en huis-clos. Il est temps d’opérer un changement. Pas loin de tout faire basculer, il y a plus d’un an, c’est le passage d’une stagiaire en com qui l’a reboostée en lui mettant le pied à l’étrier dans un univers qu’elle ne maîtrisait pas tout à fait en réalisant des vidéos, des romans photos et en intensifiant sa présence sur les réseaux sociaux. Sa clientèle la félicite et elle savoure ce changement né d’une belle rencontre qui marquera son univers professionnel.

Peu de temps après, pour remédier à l’essoufflement dont elle souffrait et au manque de passage, Natacha a décidé de changer d’endroit, de seulement quelques rues. Mais c’est là qu’elle se rend compte que la localisation n’est pas anodine et qu’elle joue un rôle très important dans la réussite d’une marque. Vous pouvez la retrouver entre la rue du Midi et de la place Fontainas.

Bénédicte van Egeren

*Bande de tricot extensible terminant les bords de certains vêtements

Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren