Plongeon dans un nid de douceur, l’univers d’Elodie Deceuninck

© Elodie Deceuninck

A l’inverse de mes autres invités, j’avoue je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter une séance en sa compagnie mais c’est sûr un jour je le ferai ! C’est en contemplant jour après jour son feed instagram que l’envie m’a prise d’aller à sa rencontre. Mais le déclic eut lieu avec un superbe article décortiquant le prix d’une séance photo et pourquoi le prix peut paraître exorbitant. Quand dans la majorité des têtes, on calculera à la grosse louche : le photographe vient douze heures, il n’y a pas de « matière première » qui nécessite un investissement financier d’une séance à l’autre et il fait une sélection. Pour conclure, tout aussi grossièrement, les photographes « ça ne s’emmerdent pas » ! J’ai rapidement tourné dans ma tête cette idée d’avoir une invitée au profil un peu différent à ce que j’ai l’habitude de proposer, une fois, deux fois… et j’ai décrété qu’elle avait sa place dans mes articles, puisque c’est un talent belge qui œuvre à la création… de magnifiques souvenirs !

© Elodie Deceuninck

Devenir photographe, une voie toute tracée ?

Si la photo avait déjà une place dans sa vie en tant que hobbies, son rêve d’enfant c’était d’être vétérinaire ! A l’heure de choisir ses études, Elodie s’est donc naturellement dirigée vers les études scientifiques. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas sa tasse de thé. Elle remet les compteurs à zéro et se lance dans des études de photo. Satisfaite d’avoir suivi ce cursus pendant trois ans, il n’empêche que c’est un type d’études très différent qui finalement se juge de façon subjective (ça plaît ou ça plaît pas, chacun a son propre regard y compris les profs).

©Frédéric Frognier

Diplôme en poche, par où on va ? 

La voie la plus classique est l’axe du journalisme et du reportage social. Option qu’elle écarte très rapidement. So what ? Prenant le temps de cogiter, ses pensées virevoltent pendant un an. En 2014, elle cofonde une des première vitrines de la création belge : le magasin Bel’arte. A côté de ça, la photo n’est pas du tout abandonnée, elle a toujours fait des séances (mariage, famille,…). Cette même année, elle en totalise déjà une vingtaine.

© Elodie Deceuninck

En trois ans, son agenda s’est bien rempli. Presque tous ses week-ends sont bookés et de nouveaux projets comblent son emploi du temps bien calé. Le plus connu est sans doute Hello madame. Deux Elodie qui unissent leurs forces pour concocter de superbes séances photos pour EVJF. Pour la petite histoire, elles se sont rencontrées lors de son inscription à l’UCM quand elle a débuté comme indépendante. Elodie tenant un blog, lovetralala, a sauté sur l’occasion pour l’engager comme photographe. Quelques photos plus loin, elles marient leurs expériences : l’une dans la photo et l’autre dans l’organisation de mariage. Un duo de choc !

© Elodie Deceuninck

Immersion totale : une séance, ça se prépare ?

Tout débute par une rencontre. Sur base des éléments en sa possession (thèmes, endroits,…et requêtes du couple), elle peut déjà s’imaginer un planning avec tout ce qu’elle doit faire. La journée est ponctuée entre les photos sur le vif et les séances immortalisant les groupes et la déco/mise en scène.

© Elodie Deceuninck

Si a priori ça peut sembler facile et léger, mine de rien un reportage photo est une lourde responsabilité ! N’oublier personne, avoir saisi les envies et la demande des « clients », faire avec les aléas du temps et de la technologie….Bref, pas de tout repos sans parler des frayeurs, rares mais possibles.

Quels sont les indispensables ?

Vous aussi vous avez comme image une tonne de matos à trimballer et une valse incessante d’objectifs, trépied, flash (ouf, les films c’est dépassé c’est ça en moins) ? Elodie, elle, voyage léger. Pas de zoom, ou le strict minimum, mais surtout sa focale fixe de 50mm bien vissée sur son boîtier. Mais pourquoi ? Plusieurs raisons. La première : la qualité de l’image. La lumière est plus naturelle et le rendu beaucoup plus qualitatif qu’avec un zoom. Cela permet aussi de jouer sur les premiers et deuxièmes plans d’une photo. La deuxième : elle oblige à s’immerger dans le tableau qui se déroule car la focale fixe limite la distance à l’objet. Rien de mieux pour immortaliser les meilleurs moments.

© Elodie Deceuninck

Son sac se compose donc de trois objectifs, d’un flash qu’elle sort le plus tard possible, au moment de la soirée, et d’une panoplie de cartes (sur ce point, elle ne lésine pas sur la quantité). Un jour, elle n’arrivait plus à remettre la main sur sa carte glissée dans son pantalon la veille lors de sa séance. Jusqu’à ce qu’elle fouille un autre jeans….elle n’avait pas cherché dans le bon, OUF ! Depuis elle change de cartes plusieurs fois sur la journée, genre toutes les 200 photos, si jamais une s’égare ou est endommagée, ce n’est pas une journée unique qui est perdue, ce qui serait plutôt embarrassant, mais plutôt une séance de shooting. Et ça ça peut arriver à tout le monde !

Grande journée de solitude au milieu de tout ce monde ?

C’est sûr le métier de photographe est par nature assez solitaire. Parfois elle est accompagnée d’un vidéaste, ce qui permet notamment de donner naissance à des émulations créatives. Comme il n’y a pas deux journées les mêmes, c’est sûr que parfois elle se sent super seule, parfois elle est très bien intégrée et passe une super journée. Pour compenser ces moments en solitaire, elle peut compter sur une chouette communauté de photographes avec qui elle échange, partage et nourrit son expérience. A côté de cela, elle participe à des workshops pour permettre à son travail d’évoluer.

© Elodie Deceuninck

Et on accumule combien de photos après une telle journée ?

En moyenne, 2500 ! Certains montent jusqu’à 5000 mais ça peut devenir contre-productif. Au final, elle en rend entre 500 & 600, et par précaution elle en garde un peu plus (ne sait-on jamais qu’elle ait oublié un invité clé dans sa sélection !) Pour ce travail de tri et retouches, il faut compter de 10 à 15h de travail. Autant qu’une journée de shooting !

Métier saisonnier, comment combler les trous ?

Et en hiver, qu’est-ce qu’elle fait ? Les derniers mariages ont leur lot de retouches et sélections, de quoi s’occuper encore quelques semaines en fin de saison. De plus, ce n’est pas si rare de voir des mariages l’hiver. Pas à la même cadence que d’ avril à septembre, c’est sûr. Mais finalement elle se retrouve vite à recommencer l’année suivante en débutant par les rencontres préparatoires. Ajoutez à cela des shootings pour des privés, des blogs ou encore des lookbooks. Bref, finalement la saison n’est pas si morte et s’équilibre assez bien. Et à ses débuts, elle avait Bel’arte pour s’occuper en hiver et souffler un peu!

© Elodie Deceuninck

Des projets plein la tête

Au rythme de trente mariages par an, une chose est sûre c’est que sa vie sociale en prend un coup. Son idéal dans les prochaines années, serait de retourner à une quinzaine de mariage par an. Car ses vacances, c’est longtemps à l’avance qu’elle doit les poser sinon son planning se fait vite envahir. Son rêve ? Couvrir cinq mariages à l’étranger par an. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à l’embarquer dans votre valise !

© Elodie Deceuninck

Et pour arriver à cet équilibre semaine-week-end, elle vient juste de lancer un tout nouveau projet avec deux amies, « Les Essentielles ». Au départ pour elles-mêmes, en mode partage des connaissances puisqu’une est graphiste, l’autre est pro du web et Elodie fait des visuels à tomber. Le trio idéal ! Leur but est de fournir tour à tour des formations sur des thématiques qui leurs sont propres en petit groupe ou ponctuellement avec quelqu’un qui traite d’un sujet « invité ». Si vous avez besoin d’une mini formation photo, vous savez qui vous devez suivre !

© Elodie Deceuninck

Bénédicte van Egeren

L’emblème de la Belgique revisité par Gaufres Mania

Quand on vous dit « gaufre chicon emmental jambon », ça n’éveille pas votre curiosité ? Moi oui ! Voilà plus d’un an que je l’ai dégustée, et les autres aussi d’ailleurs. Et comme les bonnes choses ça se partage, rien de tel qu’un petit reportage gourmand sur l’histoire et les coulisses de la production artisanale de gaufres imaginées et réalisées par un couple de Linkebeek, Milena et Frédéric.

Qui est qui ? Qui fait quoi ?

Pâtissiers ? Aucun des deux. Milena, traductrice, se cherchait un nouveau projet. L’idée de pâtisserie vint en premier mais c’est un créneau déjà fort exploité. En creusant un peu, Fréderic lui proposa l’idée des gaufres. Après tout, elle en fait déjà pour sa famille. Sa recette roule et est fort appréciée. Pourquoi ne pas la professionnaliser, la sublimer et lui apporter des variantes?

Au début, tous les deux sont encore à plein temps dans leur job respectifs, débute alors une course contre la montre. Milena produit les gaufres sur l’heure du midi et le soir. Après un an à ce rythme soutenu, elle passe mi-temps. Depuis début 2017, elle est enfin derrière les fourneaux  à 100%. Tout se fait dans leur garage, aménagé en atelier, de la production à la mise en sachet. Fréderic lui s’occupe plutôt du business model, de la partie com / marketing, le soir et pendant ses pauses !

« Si les gens sont curieux, c’est 50% de gagné »

Test grandeur nature

Pour s’assurer du goût, de l’aspect, et de bien d’autres critères, Fréderic décide d’amener tous les matins des gaufres à son boulot et de les faire déguster par son équipe. A chaque dégustation, une fiche est remplie avec des appréciations à compléter. Toutes ces réponses leur permettront in fine de sortir LA gaufre, et de la décliner en sucré et salé.

Qu’ont-elles de si particulier ?

L’originalité des saveurs, entre autres ! Élaborées au fil des idées, certaines n’ont jamais vu le jour car si sur papier ça a l’air bon, au final elles peuvent ne pas donner le résultat escompté que ce soit en termes de goût ou tout simplement de visuel (car la cuisson est un crash test important). A ce jour, une vingtaine de recettes sucrées, salées se côtoient. Sans oublier la version sans gluten et les galettes!

Le gaufrier parfait pour la gaufre parfaite

Les premières gaufres ont été produites dans des gaufriers de monsieur et madame tout le monde. Mais avec une utilisation de plus en plus intensive et des timings différents en fonction des modèles, la tâche devenait complexe pour Milena car les formes et les cuissons pouvaient différer en fonction des appareils. Et oui, rien n’est laissé au hasard. Le nombre de carré qui composent la gaufre et son diamètre son important.

Saviez-vous qu’en Belgique, il y a encore des personnes qui conçoivent des gaufriers sur mesure? Et qu’en plus de la taille, de la forme, l’épaisseur et l’ouverture – fermeture – du gaufrier joue un rôle considérable? Oui oui beaucoup de paramètres entrent en jeu pour obtenir une cuisson parfaite!

Produites en temps réel

L’avantage, pour eux comme pour nous c’est qu’ils travaillent sans stock, d’où la fraîcheur maximale et un minimum de gaspillage. Ils peuvent aussi réserver des surprises comme lors de l’euro de foot, où ils ont sorti une gaufre italienne « tomate-mozza-basilic ».

Les gaufres sont 100% naturelles sans conservateurs. En proposant un produit local, ils essayent de préserver un maximum les circuits courts. Tous les produits de base sont belges, le chocolat ne déroge pas à la règle. Pas de compromis non plus sur la qualité.

Un conseil

Les gaufres se conservent plusieurs jours mais le top c’est un passage de quelques secondes au grille-pain. Mes préférées : fleur d’oranger et mimi chocolat, le paquet ne dure pas jusqu’à la date de péremption.

La bonne idée

Ces gaufres, c’est le petit cadeau parfait. Gourmand et surprenant, qui plus est local et bien de chez nous. Il remplace à la perfection le tradi ballotin de pralines de fin d’année pour les instits ou puéricultrices en overdose de chocolat !

Où les trouve-ton ?

Ils fournissent « La ruche qui dit oui », qui a été une très bonne base pour leur permettre de débuter. Ils collaborent aussi avec certains café-restaurants, lors d’évènements ou sur simple commande sur leur site. Don’t worry, tous les gourmands seront rassasiés !

Bénédicte van Egeren

Edmunds signe le come-back du nœud pap’

Les nœud pap’ c’est dépassé ? Détrompez-vous ! Stromae les a ramenés sur la scène publique, Edmunds les a rafraichis. Même si je n’ai pas eu l’occasion de porter leurs jolis nœuds, j’avais quand même envie de vous partager leur histoire et leurs créations. Messieurs, et mesdames, ce petit bout de tissu vous rendra inoubliable car ils sont uniques, festifs et belges !

Tout commença par une demande de Matthieu à Camille

Matthieu en quête d’un nœud papillon un peu branché et pas trop rigide pour les fêtes s’adressa à sa chère Camille. Ne serait-ce pas possible de faire un nœud papillon en coton ? Un peu fun ? Camille accepta le défi, se mit en quête d’un modèle, dégaina sa machine à coudre, un bout de tissu et voilà donc Matthieu heureux propriétaire d’un nouvel accessoire à son goût. Sur sa lancée, Camille en confectionna quelques-uns en plus pour répondre aux demandes de son entourage sous l’œil approbateur de Monsieur Edmond. Il n’en fallut pas plus pour que Camille, en dernière année d’architecte d’intérieur, et Matthieu calé en marketing s’emparent de cet accessoire masculin pour en faire leur marque : Edmunds.

Edmunds ? Edmond ? Mais qui est cet Edmond ?

Ce duo bien équilibré se verra soutenu par un compagnon de longue date.
Un joli perroquet. Oui oui il existe vraiment, je l’ai vu ! C’est son portrait que l’on retrouve estampillé sur tous les packagings d’Edmunds et qui les a inspirés pour le nom. Il ne reste plus qu’à lancer la machine !

La vie en rose ?

Avec leurs stocks sous le bras, ils ont affronté les premières réactions du grand public à l’occasion d’un marché de Noël. Trois ans déjà que ces deux belges accessoirisent tout type de tenue. Leur marque a bien évolué, quand on voit les photos avant/après pas de doute ils sont passés en mode pro. Matthieu jonglait avec son boulot full time tout en faisant la promo et les events d’Edmunds, il vient tout récemment de se lancer à temps plein sur Edmunds.

« Pas facile de se lancer et de poursuivre ses rêves, il faut s’armer de courage et de temps. »

Camille ne coud plus les nœuds papillons mais s’attèle à la création de tissus. Du look quotidien à un look d’un soir, sa créativité n’a plus de limite car elle réalise les dessins qui orneront les tissus des nœuds papillons. Nœuds désormais assemblés dans un atelier bruxellois de réinsertion. Cette proximité permet en outre de privilégier les petites collections et le sur mesure. D’ailleurs pour ceux en quête d’une identité propre pour une occasion, mariage ou autre, n’hésitez pas à rendre visite à Edmunds.

Carte blanche, nœuds papillons numérotés comme des œuvres d’art

L’unicité, c’est leur dada. Pour y arriver, ils mettent les petits plats dans les grands. En plus de créer leurs tissus, ils comptent s’allier à différentes personnalités pour donner vie le temps d’une capsule à leur objet fétiche. La toute première capsule, issue d’une collaboration avec une graphiste, est en ligne. Il s’agit de trois modèles produits en 10 exemplaires. Chaque nœud est numéroté.

Et pour compléter le tout ?

Les nœuds papillons se sont vus rejoints par les bretelles, les pochettes et tout récemment les cravates en laine bicolores (pour les allergiques aux nœuds pap’). Edmunds ne cache pas ses ambitions. Des chemises, des sacs, une déclinaison enfant,…bref, des projets plein la tête mais par contre ils ne prétendent pas se féminiser !

Dernier objectif, se faire connaître de toute l’Europe. Ils comptent attaquer une ville par pays et se donner une jolie visibilité. Paris vient juste d’accueillir ses premiers Edmunds. On leur souhaite bonne route !

Bénédicte van Egeren

La famille Bee Nature s’agrandit, welcome Babee Nature

Quand j’ai entendu qu’une gamme de soins belges pour bébé allait voir le jour, ni une ni deux j’ai pris contact avec Marine. Car oui, pour les adultes quelques belles initiatives existent déjà et c’est tant mieux. Mais pour les enfants, au niveau local c’est plutôt désertique. Après deux ans de recherches et de tests, tadaaaaaaaaaaaaaaam Babee Nature débarque cette semaine sur le marché.

Pharmacie, ingénieur de gestion, mémoire, vous voyez le rapport ?

L’histoire de Marine, élevée dans le monde pharmaceutique, qui fait son mémoire en sciences de gestion. Pour ce dernier, elle imagine la marque de dermocosmétiques naturels à base de miel et décline sa gamme « Bee Nature ». Son diplôme en poche, elle part bosser dans le privé. Rapidement, elle repense à ce magnifique projet qu’elle a réalisé dans le cadre de ses études et qui avait cartonné. Une si jolie idée au placard ? Pourquoi ne pas le mettre en pratique ? Le jeu en valait la chandelle puisque Bee Nature vient de souffler ses 5 bougies et donne naissance par la même occasion à une gamme pour les 0-3 ans. Belle croissance aussi pour l’entreprise que Marine a géré seule pendant trois ans et qui occupe aujourd’hui cinq personnes.

Le naturel et la pharmacie, pas évident

A l’heure actuelle, les soins se divisent souvent, à la grosse louche, en deux catégories: les naturels ou les dermatologiques. Le problème que peuvent rencontrer les soins naturels, à base d’huiles essentielles ou autres, est que les personnes sujettes aux allergies ne les supportent pas. Et les soins dermatos manquent souvent de naturels… Pour la petite histoire, Marine a baigné dans le monde de la cosmétique dermato car ses parents sont pharmaciens mais avec l’âge, elle a développé son sens des valeurs : plutôt orienté bio, local et surtout naturel. Gros absent des soins traditionnels. Marine, elle, veut allier le dermato au naturel en trouvant un juste équilibre. Mais comment ? Grâce à son ingrédient phare qui est le miel, dont les propriétés cicatrisantes et hydratantes font des miracles.

Reste plus qu’à mettre en place !

Avec son projet bien ficelé, ses formules au net et son ingrédient de choc,  y a plus qu’à se lancer ! Une gamme de plus sur le marché, me direz-vous ? Oui et non. Marine entend toucher toute la famille car aucune huile essentielle n’est présente et se veut au service de monsieur et madame tout le monde. La gamme est d’ailleurs plus large que la moyenne puisqu’elle touche autant l’hydratation que les soins de douche et shampoing.

Et la compo, ça vous intrigue ?

Le miel est présent dans chaque produit à hauteur de 5%. Pour le reste, 99 % des ingrédients sont naturels et 75% sont bio. Bee Nature a d’ailleurs la mention Slow cosmétique dont je vous ai déjà parlé précédemment. Et le miel, il est belge ? Non car il est bio ! Ah ! Bio et belge ne vont pas ensemble ? Non, pour la simple raison que pour répondre aux critères bio, les abeilles doivent butiner à une distance minimum de 3 km d’une route. Situation introuvable en Belgique. Les forêts et étendues vertes à perte de vue c’est plutôt hors Europe. Voilà pourquoi le miel, issu du commerce équitable et bio provient de Maya Fairtrade qui travaille avec une ONG Belge Maya Honning qui promeut un maintien de la biodiversité et de l’éducation.

Tous les soins sont produits en Belgique dans un établissement de travail adapté sur base des formules Bee Nature.

Babee Nature, welcome baby

Si Bee Nature est bien adaptée à toute la famille à partir de trois ans, vous aurez bien compris que les tout minis ne pouvaient donc pas s’en servir. Après deux ans de dur labeur, l’équipe a mis au point les formules les plus adaptées aux peaux, ô combien fragiles, des nouveau-nés. C’est que le marché est plutôt vide si on enlève les grandes marques pharmaceutiques. Babee Nature se veut donc le penchant naturel des gammes dermato. Aux ingrédients traçables et sans perturbateur endocrinien.

Avec une barrière cutanée si faible, des fibres qui ne sont pas encore reliées entre elle, la perméabilité est donc à son comble. Le responsable scientifique de Bee Nature a réfléchi à la formule et a travaillé avec des pédiatres pour la mettre au point. On retrouve peu d‘ingrédients et chaque ingrédient présent à une réelle utilité. La gamme se compose de quatre soins. Deux produits de douche – shampoing, à base d’huile de jojoba et de miel qui sont sebo-régulateur et deviennent un allié dans la lutte aux croûtes de lait. Et deux soins hydratants, corps et change, adaptés au ph des bébés, pour éviter de décaper ces peaux si fragiles et ne pas les agresser.

Lancement de ces merveilles début avril en pharmacie !

Bénédicte van Egeren

FACON JACMIN, du denim et rien d’autre

Un dressing féminin entièrement conçu en denim, c’est le pari de la jeune marque FAÇON JACMIN. Mais l’originalité du concept ne s’arrête pas là. Pour être proche de leurs clientes, les deux sœurs à la tête du projet ont choisi de développer leur marché en privilégiant la vente directe avec une façon bien à elles. Mais qui se cache derrière FAÇON JACMIN ?

Un duo que tout oppose mais qui se complète à merveille

A la base, deux sœurs, jumelles, aux caractères et parcours bien distincts. Ségolène plutôt entreprenante et Alexandra plutôt créative. Si sur papier cela paraît évident, le chemin menant à un projet commun à pris son temps. Elles ont évolué chacune de leur côté, Ségolène a étudié en Flandres, et est ingénieure civile de formation. Alexandra s’est formée au stylisme à Bruxelles puis s’est envolée pour Paris, se faire la main auprès de la Maison Martin Margiela et Jean-Paul Gautier.

L’impulsion vient de Ségolène. C’est dans son rôle de consultante/ coach de jeunes entrepreneurs que le déclic est apparu comme une évidence. Devenir à son tour entrepreneure. Depuis ce jour, elle cherchait son corps business tout en essayant d’y entraîner sa sœur. Car la complémentarité de leurs profils, elle l’avait décelée. Le don artistique de sa sœur pouvait faire des ravages. Il ne restait donc qu’à la convaincre.

Elle a dû s’y prendre à plusieurs reprises mais c’est lors de Noël 2014, quand Alexandra a débarqué avec des dessins, qu’elles se sont lancé le défi de monter quelque chose pour « dans un an et demi ».

Elles allaient devoir apprendre à bosser ensemble, elles qui n’avaient jamais vécu dans la même ville. Les rôles se sont vite répartis de manière assez naturelle. FAÇON JACMIN a vu le jour en mai 2016. Pari tenu donc pour les jumelles.

Le denim dans tous ses états

N’ayant jamais travaillé la matière, il fallait l’apprivoiser et surtout voir si tout ce qu’elles avaient dessiné et pensé donnaient les résultats escomptés. En termes de style, de qualité et de faisabilité. C’est grâce à une bourse de pré-activité qu’elles ont pu lancer les commandes et les premières productions.

Au niveau production, Alexandra dessine et fait les patrons. Une modéliste a comme tâche de faire le lien entre le dessin et ce qui sortira de l’usine. Elle doit traduire le dessin pour que la réalisation colle à 100%. Tout part ensuite en Bulgarie où est réalisé un premier prototype. Vient ensuite l’essayage et l’adaptation ici avant de lancer la production.

Tous les denims sont des indigo naturels. Ils vivent au fur et à mesure des lavages, ils ne sont absolument pas délavés à l’achat. Si la base est toujours le denim, il n’est pas exclu que des finitions viennent sophistiquer la pièce. Telle que le Blazer en denim qui arbore un revers en soie, tissée à la main au Cambodge par une ONG. Tout le denim vient du Japon car apparemment ce sont les champions. Mais pourquoi ? Car les Japonais auraient récupéré toutes les anciennes machines des States qui tissent d’une façon plus dense.

Intemporel, élégant, féminin et confortable

Intemporel de par la matière et les modèles. Les pièces s’adaptent à une large panoplie de silhouettes puisque les jeans sont dotés d’élastiques à la taille et que le trench et la robe tablier se ferment via une ceinture nouée…Vive le denim flexible!

De par les coupes, les finitions et le travail des matières, les pièces restent très féminines, élégantes et confortables, pour un usage quotidien.

Les collections ne suivent pas spécialement le rythme des saisons. Elles sortent régulièrement par capsule pour permettre de maintenir un univers dans les shootings et une certaine efficacité de production.

On the road, la boutique à quatre roues

L’objectif de FAÇON JACMIN est de pratiquer la vente directe. Que ce soit online, en pop-up, l’idée est de vendre en gardant sa liberté. Et pour ça, elles ont pensé à un moyen plutôt original. Une camionnette, réaménagée pour l’occasion, qui se déplace à la rencontre de ses clientes.

Le printemps va être Denim : entre pop-up chez Natan et magasin mobile

FAÇON JACMIN vient de remporter le prix « c’est du belge » 2016. Elle s’offre donc une expérience d’un mois dans un pop-up temporaire au sein de l’enseigne Belge incontournable : la Maison Natan. La collection sera donc disponible dans ce lieu emblématique du 21/03 au 22/04, rue de Namur 78 à 1000 Bxl, aux côtés de trois autres lauréats belges du concours. De belles découvertes en perspective.

Avec l’arrivée des beaux jours, la camio reprend sa route. Elle stationne à Anvers (deux samedi par mois) et à Bruxelles, sur la place Sainte Catherine (deux dimanches par mois). Le premier RDV bruxellois de la saison est ce dimanche 19/03.

Bénédicte van Egeren

Tout se détourne, rien ne se perd dans l’univers de Phil by Philippine Henry de Frahan

Ma première rencontre avec Philippine date d’il y a plus de deux ans. Véritable coup de cœur, je n’ai cessé de la suivre, que ce soit lors de ses ventes ou pour une commande spéciale (oui oui ma collection s’agrandit et c’est devenu une addiction familiale). Je vous partage aujourd’hui cette belle découverte déco. Tout est fait handmade, essentiellement à partir d’objets dénichés par ses soins à diverses occasions. Une imagination débordante et des créations en perpétuelle évolution.

D’où vient ce goût et cette maîtrise de la déco?

Instit de formation, Philippine n’a exercé qu’un an avant de se tourner vers le privé pour ensuite claquer définitivement la porte et se lancer à son propre compte pour le plus grand bonheur de nos intérieurs. Mais d’où vient cette passion? Dès son plus jeune âge, une fois par an, elle chamboulait sa chambre et déménageait l’intégralité « pour refaire vivre l’espace et le redécouvrir». Sa mère, très branchée déco, était dans le milieu de la brocante et composait des vitrines.

Faire des choses de ses mains, chipoter, transformer les objets…elle adore. L’aventure a commencé au détour de deux pots à lait, revisités pour l’occasion. Ne servant plus de contenant, leur utilité a basculé, ils ont pris place dans un salon en guise de luminaire. De retour derrière son ordi au boulot, ses pensées turbinent, elle savait qu’elle se plantait de job. Elle décide donc de refaire une lampe avec des objets chinés. Le coup d’envoi est donné.

De la lampe au tableau, il n’y a qu’un pliage

 Les lampes, elle les a quasi toutes faites. Tout ce qui se trouve sur un étal de brocante ou dans un grenier est susceptible de se retrouver à éclairer une pièce. De la rappe à fromage au cadre de raquette, en passant par les ressorts, les livres ou bien la passoire. Le tout surmonté d’une grosse ampoule à filament et d’un fil coloré. Même si toutes les lampes sont différentes, une impression de tourner en rond s’est fait ressentir, il y a peu. Plus particulièrement dans la maîtrise de la technique. En recherche de nouveautés, de challenges et de créations,  elle s’est mise à travailler le papier. Quel est le lien ? Si on creuse, les livres sont présents depuis le début dans ses créations. Déclinés en lampe, que ce soit une pile de livre comme socle, puis un pliage qui fait office de socle. Pour ensuite arriver au livre « assiette » façon déco murale. Vous savez celles qui trônent dans la salle à manger de grand-mère ? Philippine a décidé de les remplacer par des livres en « pliage ». De là, il n’y avait plus qu’un pas pour réaliser un tableau. Vous me croirez donc si je vous dis que c’est plutôt les deux pieds joints qu’elle s’est lancée.

« Le tableau, c’est l’éclate ! »

Et voilà, message plus que clair ! Pas de doute, elle s’amuse beaucoup en les faisant et ils ont un succès de dingue. Le premier a été fait en septembre 2015. Rapidement rejoint par un deuxième, qui a été acheté pour décorer un appartement témoin. Dont elle fut la première surprise du résultat sur photo. Ni une ni deux, elle le poste sur les réseaux sociaux et se laisse porter par le flot de retours positifs. Si les débuts sont plutôt orientés livres de voyage et poche, surtout les très vieux avec des tranches colorées rouges, jaunes, verts, qui n’existent même plus.  Au détour d’un vide grenier les cartes routières et les partitions sont venues rejoindre la fine équipe des vieilles reliques.

« Quand tu vides un endroit, tu trouves des choses auxquelles tu n’as même pas pensé. C’est différent de quand tu vas acheter (même en seconde main) ou tu trouves ce pour quoi tu es venu. La stimulation est complètement différente. Partir d’une idée et trouver l’objet ou partir de l’objet et le faire vivre. »

En un an et demi, les tableaux ont déjà bien évolué. Que ce soient les pliages, la matière première ou le support. Du bois au plexi, en passant par la possibilité d’introduire un miroir. Bref, il y a moyen de chipoter et de s’améliorer tout en proposant de nouvelles choses, à l’infini. D’ailleurs, un projet de table basses est à l’étude…affaire à suivre donc !

 « C’est primordial de toujours innover, recréer quelque chose. C’est aussi bon pour toi que pour les autres. »

De ventes privées en vente privées

C’est son moyen à elle de se faire connaître, ou suivre. Comment se passent ces ventes ? Sont- elles toujours « rentables » ? « OUI, soit humainement soit financièrement mais elles apportent toujours quelque chose ». Lors de sa dernière vente, un de ses clients s’est avéré son prochain fournisseur de plexi (qui a une petite usine à Drogenbos)… Voilà un nouveau contact de créé mais qui reste différent d’un pur contact professionnel ou social… Un échange avec des réponses qui aident à avancer. Le hasard n’est-il pas bien fait ?

Les challenges de Monsieur et Madame tout le monde

Les commandes des particuliers amènent leur lot de joies et de tortures. On lui a par exemple demandé de réaliser un tableau à l’aide d’une bible…elle a donc dû apprivoiser la technique du pliage pour des feuilles de bibles qui sont au combien fines et délicates et ne se laisse pas faire comme un vieux livre de poche tout raide…Si faire quelque chose de particulier permet de développer de nouvelles choses. Le côté humain est également aussi fort présent. C’est du pur plaisir de réaliser ce type de commande, tantôt elle s’amuse tantôt elle s’arrache les cheveux! Mais ce qui est sûr, c’est que c’est un moteur de l’évolution, comme dans tout métier !

Et si vous vous demandez si elle a lu tous les livres qu’elle plie, la réponse est non! Mais il n’est pas exclu qu’elle en mette un de côté pour le lire avant de le plier. Par contre, aucune pitié pour le démonter et lui donner son nouveau statut.

Bénédicte van Egeren

Louis Le Sec, l’innovation au service des parents

Une idée ingénieuse, fut ma première réflexion quand j’ai pris connaissance du concept de Louis le Sec. Il est ludique : on peut raconter de belles histoires. Agréable : il est en 100% jersey de coton peigné, tout doux d’un côté et une membrane PU de l’autre. Utile : vous n’avez toujours pas deviné ? Allons découvrir ce que Sophie a imaginé !

Intelligent et non redondant

Sophie, ingénieure de gestion de formation, s’appuyant sur son expérience de maman a imaginé le linge Louis Le Sec. C’est donc en partant du terrain qu’est née cette idée. Le but, simplifier la vie des parents. Mais quoi, personne n’y a pensé avant ? Un peu mais pas de façon si ficelée et étoffée. Sophie est passée par le « réseau entreprendre » grâce auquel elle a pu tester son produit avant de lancer sa marque. Au final, tous les produits sont très peu concurrencés. Ça tombe bien! Aujourd’hui, Louis Le Sec vient de fêter ses trois printemps et est revenu en force avec plusieurs nouveautés.

Mais de quoi s’agit-il en fait ?

L’idée part du principe d’une alèse et d’un drap housse pour protéger les fuites. Sauf qu’ici, ils sont cousus ensemble, et que le même principe s’applique à la housse de couette. Ça c’est plutôt astucieux ! Ça donne deux côtés tout doux car la membrane se trouve à l’intérieure de la housse, et dès lors la couette se trouve entièrement emballée de la membrane.

Un petit mot sur cette « membrane ». De son petit nom PU (polyuréthane), c’est une molécule organique très utilisée dans le monde médical. Elle est imperméable, silencieuse et respirante. Pour faire simple, elle laisse passer les molécules de vapeur mais pas celles d’eau. Magie !

             

Et Louis Le Sec est fait à la main et belge ! Le tout est conçu dans des ateliers protégés. Sophie travaille également avec deux graphistes bruxelloises pour illustrer les collections. Les motifs racontent des histoires. Et comme c’est souvent au lit qu’on les raconte, la housse peut faire office de livre. C’est cette petite note ludique qui différencie les produits Louis Le Sec.

Il n’y a pas d’âge pour se rouler au chaud dans un Louis Le Sec

Car si en général, on trouve de quoi protéger le matelas, ici on vous propose la totale ! Matelas, oreiller, housse de couette, de coussin à langer et de coussin d’allaitement. Bref, tout le tralala qui une fois mouillé n’est pas si dramatique mais bien ennuyant et peu agréable… A composer soi-même, de couleurs unies, de motifs, toute la gamme a été pensée pour être mixée.

           

Sans oublier les bavoirs et « all-around », la version imperméable des langes tétra. Bonheur garanti. Mais le produit phare est sans doute la cape de bain, qu’on peut enfiler et qui nous garde sec puisqu’un côté est composé d’éponge, et l’autre de la membrane qui stoppe l’eau. De quoi passer l’épreuve du bain haut la main.

Erreurs à ne pas répéter & conseils d’utilisation utiles

Si vous non plus vous n’avez pas de séchoir, je vous livre quelques conseils pour ne pas vous retrouver avec une expérience plutôt fastidieuse de lavage ou plus exactement de séchage. En effet, la perméabilité de Louis le Sec fonctionne tellement bien que la partie séchage peut prendre du temps en tout cas pour la housse de couette dont l’intérieur est entièrement perméable !

Donc on met son linge à l’endroit dans un filet (pour ne pas abîmer la membrane dans la machine). Bien remplir sa machine, car il a une fâcheuse tendance à se retourner, et là c’est la flaque garantie ! On étend ensuite le tout dans la pièce la plus chaude et quand c’est sec à l’extérieur, par précaution, retourner pour vérifier que l’intérieur à bien séché !

Pour le reste, le seul conseil, c’est de les mettre à l’abri dans un filet pour que rien ne soit endommagé dans le tambour ou avec les tirettes,…

Louis le Sec x Tale me
Une partie de la gamme était déjà dispo chez Tale me. A Noël, dans le cadre de la Box, des carrés démaquillants ont été imaginés. Au vu du franc succès, ils sont pérennisés et seront sur le site dans les plus brefs délais. Dans la foulée, les housses de coussins d’allaitement ont vu la collection se doter de deux nouveaux motifs, Ours et Feuilles, conçu pour Tale Me mais qui seront également bientôt dispos sur le site pour tous les particuliers. Chouette!

Bénédicte van Egeren

Un shopping de seconde main pas comme les autres @WearPool

Donner une seconde vie, tout en menant un combat écologique et humain. Une nouvelle initiative bruxelloise dans le secteur de la seconde main, un peu différente de d’habitude. Le pari de Pool, Wearpool, et de Marine est d’ôter cette image sale et poussiéreuse tout en se démarquant de la seconde main classique. Et plus spécifiquement, en affranchissant chaque pièce de la subjectivité véhiculée. Comment s’y prend-elle ? 

Qui se cache derrière le concept de Pool ?

Marine de Waziers est la porteuse de ce beau projet. Elle a débuté sa carrière dans le marketing entre Paris et Londres. De retour en Belgique en 2010, elle fonde en duo avec sa sœur un atelier/boutique de robes de mariée à Ixelles. Il y  a deux ans, elles ont mis fin à l’aventure. Le moment pour elle de ralentir le rythme, et de choisir le combat auquel elle joindra ses forces. Une partie de son temps est dédié à la recherche via Rank a Brand. L’autre partie à sa nouvelle idée: Pool.

Parcourant elle-même beaucoup de vide dressing et de brocantes, elle est partie du constat que finalement, elle n’achetait que très peu lors de ces ventes de seconde main. Mais pourquoi ? En y réfléchissant, c’est le côté « appartenance » des vêtements qui la gêne.

La solution ? Effacer toute l’histoire du vêtement

Pour ce faire, Marine ôte les étiquettes informatives d’origine, de 3km de long qui grattent, mais également celle de la marque. Pas de panique, elle ne laisse pas le vêtement tout nu. Elle y appose à la place un marquage « neutre ». Taille, composition, provenance, entretien, tout s’y trouve en version reformatée. La seule chose qui manque c’est la marque. Mais quel est le but de cette démarche ? Que les pièces soient présentées, et uniformisées, comme des pièces neuves. L’idée ici est de rendre l’expérience d’un shopping « neuf ».

Mais ce n’est pas tout, la réflexion de Marine sur l’achat de seconde main veut bousculer l’acte subjectif lié à une marque. Elle s’attaque au côté marketing, et au fait de vendre du rêve via l’identification à une marque. L’idée est donc de neutraliser les préjugés sur les marques. Une marque chère n’est pas gage de meilleure qualité. Depuis son expérience dans son atelier/boutique, Marine est, par exemple, très attentive aux coutures. Pour elle, ce n’est pas une marque qui change, c’est le travail derrière chaque pièce, les coutures sont un bon indicateur. Son expérience l’a amenée à distinguer certains détails pour permettre un travail de retouche plus ou moins facile, et donc déterminant dans le budget d’une robe de mariée. Une couture « pour faire joli » peut amener un démontage intégral pour une retouche d’un cm. Conclusion, on se retrouve avec des prix qui s’envolent. C’est en étudiant les prix et les heures prestées, et en se posant à côté d’une couturière qu’elle a pu se rendre compte de tout l’envers de la conception et vraiment comprendre où se situaient les coûts. Et la façon d’optimaliser la réalisation.

Avec Pool, elle veut remettre les pendules à zéro. Car acheter des pièces en seconde main n’est pas toujours gage d’achat malin. Ce sont parfois les pires achats car on se cantonne dans la recherche d’une marque en se focalisant sur le gain financier, le prestige ou toute autre signification. Résultat, on embarque une pièce même si ce n’est pas la bonne taille mais que c’est « hyper avantageux et que c’est de la marque ». Parfois, la taille est bonne mais on n’aurait pas acheté la couleur, la matière, la coupe mais sous prétexte de « bonne affaire », on la ramène. Et finalement, ces pièces ne seront quasi jamais mises car dès le départ elles ne collent pas mais la marque a été le levier dans la décision d’acheter…

Jeu de chaise musicale

Marine achète ses stocks par lot, et débarrasse les intéressées de toutes leurs fringues mises au rebut d’un coup. Et oui, caractéristique propre à Pool, Marine prend tout. Elle ne fait aucune sélection sur les marques et ne se cantonne pas à un style particulier. Certaines pièces ne seront peut-être pas vendues mais elle offre un prix et débarrasse la cliente de ses invendus. Par expérience, qui n’est jamais partie en brocante ou en vide dressing et revenue avec un, ou plusieurs sacs, sur les bras ? Car on ne vend jamais tout d’un coup. Reste donc a décidé que faire en fonction du résultat : refaire une vente, changer de lieu de vente ou encore donner ou recycler. Marine vous simplifie la vie et prend tout. Et ses invendus ou ceux qui ne seront peut-être jamais en vente ?

Pour Marine, le recyclage n’est pas une solution. Le tout n’est pas de recycler ses pièces car en amont, il y a quand même la déforestation et les besoins de ressources pour produire toutes ces matières différentes. Et en fin de parcours, on sort notre sac mais on n’a pas le nez sur nos déchets et sur le fait qu’ils ne seront pas entièrement recyclés. On est, en général, pas assez informé sur les matières et leurs conséquences sur la planète, comme le coton et le viscose. Avec Pool, elle se lance dans un combat sur le fait de consommer autrement, d’informer les gens sur les conséquences. C’est sûr qu’on ne sait pas gagner sur tous les plans mais des initiatives, et une meilleure façon de consommer, peuvent soulager la nature et l’homme.

Lifting time: en quoi consiste son apport?

Tout d’abord chaque lot est soigneusement lavé ou emmené au pressing. Ensuite, si nécessaire, elle répare une couture qui a lâché ou un bouton perdu. Afin de laisser une trace de son passage et montrer les retouches, tous ses petits gestes sont réalisés dans une couleur différente. Premièrement, pour un bouton, rare sont les probabilités de retrouver le même, ou que la cliente l’ai laissé attacher à l’étiquette. Et surtout son but n’est pas de cacher ce qu’elle a modifié. Marine coupe donc toutes les étiquettes dès qu’elle rachète les pièces à ses clientes. Et y appose les siennes. On retrouve donc quatre icônes, une pour la taille, une pour la provenance, une pour la compo et une pour les infos d’entretien.

Enlever les étiquettes peut en choquer certains et/ou perturber l’acte d’achat mais c’est bien de ça qu’il est question. Son but est d’offrir une autre solution. Une pièce « nice to have », que les gens trouvent non pour la marque mais parce que cela leur plait vraiment. Une pièce affranchie de toute subjectivité ou préjugé, conscient ou inconscient.

A vos agendas si vous voulez tenter l’expérience

Où, quand, comment ? Pour l’instant, elle a déjà fait deux ventes, en mode pop up store. Le principe: investir un lieu l’espace de quelques jours. La troisième a lieu du 20 au 24 février au Corner 41, dans le quartier du châtelain. Toutes les ventes sont diffusées via la page Facebook. Le compte instagram se veut plus informatif sur le milieu de la mode, de la consommation, des matières, …

Bénédicte van Egeren

 

A tomber, la pâte à tartiner d’Eugène Chocolatier !

Dans ma course de fin d’année aux cadeaux belges, en composant un panier gourmand chez Farci, je suis tombée nez à nez avec des petits pots inconnus. Un rapide tour des étiquettes plus tard, ma curiosité s’éveille avec l’intitulé caramel sirop de Liège. J’en choppe un pour offrir et oui j’avoue j’en ai craqué un aussi! Alors je vous partage l’histoire d’Eugénie et ses ptits pots surprenants. Découverte pur plaisir garanti.

Eugénie grande amoureuse du chocolat depuis son enfance

Avant de se lancer dans ses études, elle a arpenté deux ans durant l’Equateur et le Venezuela. Sur place, elle a bossé dans des plantations. Pur hasard ? A son retour, Eugénie doit choisir ses études. Grand dilemme. Elle finira par s’inscrire à l’ICHEC. Et la passion chocolat alors? Hors de question de l’abandonner, elle s’inscrit en cours du soir au CERIA, dans la spécialisation chocolaterie/confiserie. Et voilà, c’est parti pour quatre ans de doubles études. Côté chocolat, c’est chez Laurent Gerbaub, chocolatier à Bruxelles, qu’elle réalise son premier stage. Il lui transmet la finesse du chocolat et l’importance du choix des ingrédients. Lors de son second stage, à l’ancien Côte d’Or près du Sablon, elle apprend plutôt l’opérationnel et la maîtrise des produits. Postée face au public, ses tâches consistent à travailler les matières devant le public sous forme de mini démonstrations.

GOGOGO

Son diplôme en poche, Eugénie se met à composer des recettes à la demande. Elle adore chipoter, mélanger, goûter, recommencer pour enfin trouver le mariage parfait entre la crème de la crème des ingrédients. Elle s’adapte aux exigences et compose selon les goûts et budgets. Après deux ans, l’envie de développer son produit la titille. Rapidement, elle trouve son créneau: le marché manque de bonne pâte à tartiner, sans crasse ajoutée. La voilà donc en cuisine, elle compose ce qui serait LA pâte à tartiner en ne tenant absolument pas compte du prix des ingrédients. Elle mise sur la qualité, ce qui compte c’est le résultat et il faut qu’il soit exceptionnel. Les ingrédients sont issus de l’agriculture biologique, elle s’est vue obligée d’acheter le logo pour pouvoir certifier la provenance sur l’étiquette. Coût dont elle se serait bien passé puisque ses ingrédients sont de toute façon bio!

Praliné, le petit premier

Avec lui, Eugénie voulait une pâte à tartiner qui n’ait pas ce goût de noisettes enfantin. Pour ça, elle a mis le paquet sur les fruits secs (62%). On y retrouve des noix, des noisettes et des noix de cajou. Du coup, ça laisse une petite sensation de rugueux au contraire de la pâte classique, toute lisse. Côté sucre, elle a opté pour le nectar de fleur de coco (héritage de ses deux premières années). Pourquoi ? L’objectif est que le produit ne soit pas trop riche en sucre. Le nectar offre une bonne alternative aux dérivés du sucre tels que le stévia. Les produits sont sans lactose. L’huile et les conservateurs sont également absents, le but est d’épurer au maximum la liste d’ingrédients et de ne pas obtenir une pâte « fourre-tout ».

De la compagnie pour ce cher praliné

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Surtout quand les possibilités d’extension de la gamme sont quasi infinies et que sa tasse de thé c’est justement de cogiter de bonnes recettes! La saveur de sa deuxième réalisation, elle la doit à l’insistance de ses amis. Devinez ce qu’ils voulaient ? Un classique, pas si classique à trouver en pot. Caramel beurre salé ! Qui s’est vite fait rejoindre par un dérivé de cette lumineuse idée : le fameux caramel au sirop de Liège, né accidentellement. Car si de prime à bord, le sirop de Liège n’est pas toujours le produit qui fait rêver, Eugénie a vite changé d’avis à l’issue d’une rencontre avec un producteur de sirop de Liège. Mais du vrai de vrai, composé de 90 % de poires et 10% de pommes. Un beau matin, elle avait tartiné d’un côté du sirop de liège, de l’autre son caramel beurre salé…mais pourquoi ne pas assembler ces deux tartines? En effet, c’est une très bonne idée !

Pour le quatrième, on garde la base de caramel et on part dans une recette plutôt originale. Née d’une collaboration avec Cyril, créateur des biscuits bruxellois Mad Lab. Eugénie récupère les sirops de citron et de gingembre qu’il produit, pour réaliser ses confits, mais dont il n’a aucune utilité. C’est de cette rencontre que provient le petit dernier: caramel citron gingembre.

C’est compliqué à faire ?

Produire le caramel est beaucoup plus intense que faire le praliné. C’est physique, il faut remuer sans cesse et tout doit s’enchaîner assez rapidement. Mais en deux trois heures, elle peut obtenir jusqu’à 45 pots. Pour le praliné, c’est plutôt une question d’organisation. Avant tout, les fruits secs doivent tourner 8 heures dans une machine. Qu’il faut venir ensuite arrêter…Donc la mettre en route le soir et venir à l’aube terminer ses recettes, c’est assez commun pour Eugénie. Car son atelier est à Rotselaar, elle s’y rend deux à trois fois par mois, parfois accompagnée d’un de ses parents. Car pour la petite histoire, ils ont suivi les cours en même temps qu’elle. Un l’aide pour le praliné, l’autre pour le caramel. Eugénie est donc bien entourée car à côté du chocolat, elle bosse à 4/5ème temps.

Quelques idées pour détourner cette pâte à tartiner

Vous allez vite voir que ces produits peuvent s’utiliser de pleins de façons différentes. Que ce soit sur une crêpe, dans le fond d’une tarte, dans un crumble, dans un muesli ou encore une petite cuillère comme dessert. Tout est possible. Et même en version salé, avec du fromage par exemple, le caramel citron gingembre se marie à la perfection. Un restaurant a d’ailleurs proposé pendant les fêtes des toasts au foie gras avec une pointe de caramel citron/gingembre.

Ces petits délices existent en petit et grand formats, 115gr ou 225gr pour les plus gourmands. Ils sont dispo dans une vingtaine de points de vente. A Bruxelles, on est gâté, courrez voir s’il y en a un sur votre route!

Bénédicte van Egeren 

IMWE vous fait voyager dans votre salle de bain

Quelle magie d’utiliser un soin visage qui vous veut du bien, éthique et responsable, produit à quelques centaines de mètres de chez soi. Ça fait maintenant plus d’un an que ces soins ont frappé à la porte de ma salle de bain et se sont incrustés dans mon quotidien pour y amener une touche locale, qui peu à peu se transforme en large majorité. Et comme c’est si près, je me devais d’aller à la rencontre de Candice pour qu’elle m’explique ce qui l’a amené à lancer sa gamme si réfléchie.

Du droit au labo, il n’y a qu’un pas 

Avant de concocter des soins, Candice a exercé comme juriste – criminologue. Quand elle a décidé de passer aux cosmétiques naturels/bio, elle s’est retrouvée face à un grand vide. Oui, il y a quelques années le marché n’était pas encore si développé et offrait surtout des cosmétiques assez bruts surtout au niveau sensoriel. Car l’aromathérapie,c’est sa passion, elle a d’ailleurs suivi une formation dans ce domaine. C’est tout naturellement qu’elle s’est mise à chipoter et créer ses propres soins. Son entourage est vite devenu une clientèle très adepte. A la naissance de sa fille, elle en a profité pour changer de cap et se lancer à 100% dans les produits cosmétiques pour lesquelles elle avait déjà acquis une certaine maîtrise au cours des années précédentes.

Quand elle décide de lancer IMWE, il y a  trois ans déjà, tout est bien rôdé. Avec son idée bien murie et des formules déjà testées en grandeur nature, Candice s’est mise en quête d’un labo pour les valider et donc officialiser la reconnaissance de ses produits. En Belgique, peu de labos sont spécialisés en cosmétologie bio. Le sien se trouve à Liège et répond à ses attentes.

IMWE fait la part belle aux sens

Sans surprise, les senteurs ont une place de choix. On retrouve les huiles essentielles dans les trois soins visages et le soin pour le corps. Ce savant mélange olfactif est bien entendu sélectionné pour ses propriétés mais propose d’aller au-delà du seul soin. Candice veut transformer ce moment en un temps d’évasion et procurer bien plus que l’application d’une crème. Tantôt il procure du dynamisme, de la relaxation, de l’évasion, tout un travail sur les émotions,… Pour les sceptiques de l’odeur, pas de panique, vous ne ressemblerez pas non plus à un arbre fruitier après avoir appliqué votre crème visage. Dans chaque crème, on retrouve entres autres une huile végétale, une huile essentielle et un conservateur, qui joue également un rôle, il n’est pas choisi au hasard. Au final, c’est une combinaison de plusieurs actifs qui apporte chacun sa particularité. Par exemple, les agrumes ont un effet sur la peau grasse, mais apportent également de la fraîcheur et du peps. C’est pour ça qu’on les  retrouve dans le soin Iltaal aux côtés d’une huile comme le Chanvre ou le Jojoba qui ont comme propriétés de réguler le sébum. Vous me suivez toujours ?

IMWE n’est pas là pour vous vendre du rêve. Son objectif est d’offrir des soins riches en ingrédients actifs qui répondent aux besoins de la peau sans promettre la lune. Pour ce faire, la part belle est faite au naturel, la culture biologique, le local mais surtout à la réflexion des formules de chaque soin afin d’allier le meilleur en un rituel. Tous les composants sont documentés et la liste des ingrédients rendue publique, en toute transparence.

Naturel, Bio, Slow Cosmétique…Qu’est-ce que ça signifie vraiment ? Levons le voile !

Plein de jolis mots et parfois des amalgames…mais qu’est-ce qui se joue derrière ? Des mots, des labels et « parfois » du marketing. Certains se monnaient d’autres se méritent. Les produits IMWE n’ont pas le label Bio, qui s’achète et qui peut parfois être moins exigeant que ce que Candice propose. Par exemple, la proportion d’ingrédients bio minimum exigée est de 10% (pour obtenir le premier label Bio), IMWE se situe entre 20 et 30 % en fonction des soins. Je vois déjà vos yeux grands ouverts, mais que sont donc les 70 %?! Purement et simplement la quantité d’eau. Les crèmes contiennent un pourcentage d’eau assez élevé, de 40 à 50 % dans ce cas-ci.

Les produits IMWE sont estampillés « Slow Cosmétique ». What? Vaguement familier? Super connu? Géré par un collectif de bénévoles, cette mention a un côté moins industriel que le label Bio, il véhicule une image plus artisanale. Ce sésame s’obtient après avoir répondu à une liste de quatre-vingt critères. Beaucoup plus exigeant qu’un label Bio, il s’atèle à vérifier l’authenticité et mise sur une grande transparence. Le Slow Cosmétique a le vent en poupe ces derniers mois. Il passe d’une trentaine de marques à quelques cent vingt actuellement. Il regroupe sous une plateforme e-shop l’ensemble des marques, et tous leurs produits, qui ont eu la mention.

Palm free et vegan, le parcours du combattant des ingrédients!

Dans aucun de ses soins vous ne retrouverez d’huile de palme. Pour en arriver là, Candice a été attentive à poser les bonnes questions. Travail de dur labeur de se débarrasser de ce composant présent dans plus de produits qu’on ne le pense. C’est en creusant auprès de son fournisseur qu’elle s’est rendu compte que dans un de ses émulsifiants, dérivé de l’olive, qu’elle pensait safe, la base se composait d’olive et de cette chère huile de palme. Hors de question de continuer avec celui-là, elle a dû relancer les recherches afin de trouver l’équivalent en version palm free.

Une petite touche d’exotisme pour 90 à 95 % de local

La provenance des ingrédients est aussi passée à la loupe, en favorisant au maximum les plus petites distances. La quasi-totalité est issue de l’UE. Les quelques ingrédients exotiques sont bio et le coco est fairtrade, ils viennent inévitablement d’un peu plus loin. Il est difficile de faire du coco belge …

Le packaging n’échappe pas à la règle. Les flacons en verre sont italiens et l’emballage en carton, fait avec du bois des forêts du Nord de l’Europe. Pour le moment, le verre fourni un bon contenant pour pouvoir conserver la propriété des ingrédients (qui ont tendance à être absorbé par le plastique). En outre, au niveau recyclage et écologie il offre un bon compromis.

Où et comment produit-on un lot de soin?

Produire un lot prend environ 6h : peser, mélanger, émulsifier, chauffer, refroidir, embouteiller. A part l’eau, les ingrédients ne sont pas chauffés pour altérer le moins possible les propriétés de tous les actifs présents dans le soin. Candice ne produit pas tous les jours sauf en période de fêtes ou de collaboration avec une « boite ».

La quantité produite varie. Candice fait entre cinq et quinze litres, en fonction de la demande du moment ou du soin. Et oui, c’est le cas du soin Iltaal qui remporte un franc succès.

Tout se passe à Schaerbeek. De la conception à la mise en bouteille, sans oublier le stockage et l’expédition des commandes. Bref, une belle boucle entièrement bruxelloise.

Des nouveautés prévues ?

Ce printemps, IMWE va souffler sa troisième bougie. L’occasion de proposer de nouveaux produits. Deux ou trois produits vont venir rejoindre les quatre actuellement proposés. Mais je ne vous en dis pas plus pour le moment…

Un dernier conseil pour la route

Pssst, si vous avez du mal à vider le flacon car la pompe n’aspire pas le dernier centimètre, Candice nous livre une petite astuce. Ajoutez quelques gouttes d’eau et la pompe pourra terminer son boulot sans trop de gaspillage.

Bénédicte van Egeren