La crème de la crème, c’est Biosolis

Adepte de la gamme depuis un an, c’est il y a quelques semaines, grâce à une chouette chronique sur BXFM réalisée par Lucie, que je me suis rendue compte que les produits Biosolis étaient belges ! Parée de ma bonne excuse, je suis donc allée à la rencontre de l’équipe! Me voilà donc fin prête à vous dévoiler leur histoire, à démêler le vrai du faux au sujet des crèmes solaires bio et vous informer sur les différences entre les filtres chimiques et naturels ! Bref, aujourd’hui un concentré de bien-être pour notre peau et notre planète !

Petit mais costaud

C’est à une PME existante que Cédric et son associé ont décidé de donner un second souffle, il y a déjà une dizaine d’année. Provera, créé en 1996, offre une gamme de complément alimentaire. Dès la reprise, ils la dotent d’une gamme de soins à l’aloe vera, Aurea (crèmes, gel pur, gel douche,…). A cette époque-là, ils cherchent encore le produit de niche qui leur ont donné l’envie de reprendre les rênes de la PME.

Ce n’est qu’en 2010 que s’est présentée l’occasion d’une belle carte à jouer dans les segments des solaires bio. Quand ils se sont aperçus que les plus grands dans le milieu du solaire renonçaient au bio. Le sujet a été rapidement creusé, ce qui effraye c’est la complexité des nanoparticules. Après consultations d’experts, il ne leur a pas fallu longtemps pour s’y engouffrer et relever le défi. Grâce aux doigts de fée de leur formulatrice attitrée, de la ligne Aurea, ils ont pu mettre sur pied une première formule solaire bio. Le premier produit Biosolis était né, c’était l’indice 30. Depuis ce jour, c’est un balai incessant d’aller-retour vers le labo que ce soit pour améliorer les produits existants, sur base entre autres des retours clients, ou élargir la gamme.

Mais pourquoi est-ce un challenge de faire de la crème solaire bio ?

La différence majeure avec les crèmes classiques se situe dans le filtre. Qui est minéral pour les bio contre un filtre chimique pour les autres. La grande difficulté rencontrée avec ces filtres naturels est la dispersion. C’est-à-dire la répartition homogène sur tout le corps. D’autant plus importante que c’est cela qui permet de garantir un indice le plus élevé possible. C’est grâce à un savant mélange de filtres que l’indice de protection peut être déterminé. C’est là aussi que généralement la galère commence. Des heures de tests, de recherches de produits les plus adéquats à un prix souvent pas très abordable. Car faire du bio coûte vraiment beaucoup plus cher que le crème classique imbibée d’eau. Le pire, l’indice 50. Il coûte deux fois plus cher à réaliser mais ne protège pas de façon exponentielle.

6 ,8, 10, 12, 15, 20, 25, 30, 50, 50& + ? Utile ou pur marketing ?

A titre d’exemple, voilà ce qui se cache derrière chaque numéro

-SPF 15 : 93% des UV bloquées

-SPF 30 : 97% des UV bloquées

-SPF 50 : 98% des UV bloquées

-SPF 50 & + : 99% des UV bloquées

Vous vous demandez pourquoi vous vous esquintez à trimballer la 12, 15, 20, 25 et 30 dans votre sac chaque été ? J’ai envie de dire pour pas grand-chose malheureusement ! Le best ? La 30 ou la 50+ si vous êtes ultra-sensible. Mais sachez que le plus décisif pour une protection optimale, c’est la manière d’appliquer la crème. Lors des tests, la quantité de crème utilisée pour certifier un indice est beaucoup plus élevée que ce qu’on applique communément avant de s’exposer. C’est pourquoi les marques insistent pour que vous en appliquiez toutes les X heures.

Les crèmes bio ça pue & on est tout blanc

Alors, l’odeur c’est une question d’habitude j’ai envie de dire ! Les crèmes bio sont en général sans parfum pour éviter toute réaction allergique. Chez Biosolis, les huiles utilisées sont désodorisées, il ne reste donc plus qu’une légère odeur de noisettes. C’est parfois l’absence d’odeur qui dérange !

Et dites-vous bien que si vous êtes tout blanc à la sortie de votre premier bain, et que les gouttes qui perlent sur vos jambes sont blanches… c’est une bonne nouvelle, vous êtes bien protégés ! White is the new black !

Des difficultés à étaler votre crème ?

Oui c’est normal, l’absence d’eau en fait un concentré assez puissant accompagné de l’effet chewing gum du filtre minéral, ça peut décourager les moins motivés ! Mais petit truc, chauffer la crème entre vos mains et tapoter par zone au lieu de déverser 5cm de crème en paquet au même endroit et puis d’essayer d’étaler d’un coup. L’idéal, c’est de l’appliquer à la sortie de votre douche, vous serez paré dès les premiers rayons du soleil et vous éviterez une bataille en public avec votre pot.

Les textures dans ces crèmes ont quand même déjà parcouru de belles avancées, notamment avec l’indice 30 « fondante ».  Qui a été spécialement conçue pour les peaux sèches afin d’avoir une meilleure pénétration surtout aux endroits très secs. Bref, rien ni personne n’est oublié dans ces améliorations perpétuelles.

Biosolis est belge

Toutes les matières premières utiles à la constitution de leurs produits sont achetées par leur soin et directement stockées à Seneffe dans l’atelier qui est en charge de la production. Les lots sont ensuite mis en route en fonction des besoins. Ici, la production se fait au fur et à mesure et en cas de surplus, le reconditionnement est privilégié. Dans les crèmes classiques, les stocks de fin de saison atterrissent bien souvent sur un tas d’ordure.

Et s’engage aussi pour l’environnement

Au-delà de la crème, et des filtres d’origine minérale, le packaging fait l’objet de mûres réflexions. Tous les présentoirs sont en plastique et non en papier afin d’être réalisés digitalement. Cette technique permet un gaspillage limité au niveau de l’impression. Adieu les dizaines de test comme en offset et le présentoir peut tenir toute la saison ! Tous les étuis sont faits en Flandres, en digital également.

Et en hiver, on dort ?

Produit temporel par définition, l’essentiel de la production s’étend de novembre à juillet. Et durant l’accalmie, le temps est alloué à la prospection et à la recherche et développement. Le chemin parcouru depuis 2010 est déjà énorme. 2018 aura sa part de nouveautés, je vous l’assure.

Où les trouver

Ils s’exportent de plus en plus mais les marchés tels que la France et l’Allemagne sont très difficiles à pénétrer, sans parler des USA. En attendant près de chez nous, on les trouve facilement en Wallonie et à Bruxelles, essentiellement en magasin Bio, et en Flandres via la chaîne Bioplanet. Ou encore via internet !

Maintenant que les crèmes solaires n’ont plus de secret pour vous, je vous souhaite un bel été !

Bénédicte van Egeren

Fred & Louis à la plage

Ca sent bon l’été, les vacances, les plaisirs aquatiques. Et c’est par là en tout cas que tout a commencé pour la jeune marque Fred & Louis ! Des maillots irrésistibles au confort inégalé, fini le sable qui irrite et vive les châteaux de sable pour les grands et les petits. Bref, le must à mettre de toute urgence dans sa valise !

Mais qui sont Fred & Louis ?

Le père et le fils. Mis en scène par la maman ! C’est en faisant l’expérience de maillots de bain super confo mais super hors de prix que lui est venue l’idée d’essayer d’arriver à une qualité similaire qui soit abordable.

Avant de créer Fred & Louis, Sybille était responsable achat dans le textile durant sept ans. Job qu’elle adorait mais avec l’arrivée de un puis de deux enfants, bientôt quatre maintenant, un revirement de carrière est devenu indispensable car elle passait beaucoup de temps en Europe pour les achats. Par contre, pas question pour elle de quitter le secteur du textile. C’est lors de sa quête personnelle pour des maillots que lui est venue l’idée.

Fred & Louis a fait ses premiers pas dans un groupe Facebook fermé avec un stock de cent pièces, et pour seul support des photos des pièces tout juste produites. L’engouement du net a eu raison du stock en un temps record. Et c’est comme ça que les pièces suivantes firent leur apparition au Créa pop ainsi que via internet.

Leur signe distinctif ?

C’est l’offre père et fils ! Assorti ou complémentaire, les maillots habillent tous les hommes de la famille depuis trois étés. Les pyjamas sont rapidement venus compléter la gamme, avec la version short pour le papa ! L’année dernière, ce fut le tour des caleçons et de leur packaging « hamburger». Véritable casse-tête pour trouver le moyen sympa de les présenter en apposant un message du type « consommation immédiate ». Des heures de recherches du côté alimentaire. L’idée était aussi de voir la couleur sans déballer et de pouvoir l’offrir directement sans suremballer.

Les dessous du maillot

Il a fallu deux mois pour arriver à sortir « LE » maillot. Entre les exigences de tissus, de confort et d’esthétisme, il y a du boulot ! In fine, le maillot, c’est un produit très technique à réaliser. Du coup l’avantage c’est que la concurrence sur le marché est assez faible.

La signature du maillot, c’est le filet top confo tout doux même rempli de sable. Cette petite merveille provient de notre cher pays ! Le tissu externe provient généralement de fins de séries de très bonnes marques du secteur, en mode récup donc ! Sybille s’éclate à combiner tous les tissus.

Une production lointaine pour la bonne cause

En mettant bout à bout les éléments pour monter son projet, Sybille a rencontré une belge partie vivre en Inde. Elle a monté une asbl, A Way With You, pour remettre les personnes victime du Tsunami à l’emploi. Grâce entre autres, à la mise sur pied d’un atelier de couture. C’est donc là-bas que sont cousues toutes les pièces de Fred & Louis.

Par contre, c’est un léger challenge pour eux car le maillot de bain n’est pas très connu ni porté par là-bas. C’est une culture différente et coudre des maillots n’est pas très fréquent.

Venez rencontrer Sybille ce week-end

Elle sera présente, ce samedi 24 juin, pour vous présenter sa nouvelle collection toute colorée, au Sunny pop up de la Terrasse 02, à l’Hippodrome de Boitsfort.

Une bonne nouvelle pour la route ? Vous bénéficiez de 10% de réduction en introduisant le code « labelgiquecestchic » sur le site Fred & Louis.

Bonnes vacances !

Bénédicte van Egeren

Accessoire d’un jour, accessoire de tous les jours, les Bertelles de Bruxelles

C’est de saison, quoique certains les portent tous les jours. Pas de doute ça relève un look. Cet accessoire plutôt perçu comme « old-school » revient sur le devant de la scène, pour les mariages mais pas que. Remises au goût du jour avec une petite touche chic et décalée, à chacun sa paire de Bertelles !

Les partners in crime

La marque de chemise casual chic Abbie & Rose ça vous dit quelque chose ? Oui, non, vaguement ? Bref, c’est le bébé de Gilles auquel Quentin est venu apporter son soutien créatif. De fil en aiguille, ils ont eu une deuxième idée, celle de se lancer dans les bretelles. Et c’est donc ensemble qu’ils ont décidé de créer Bertelles, il y a deux ans. Gilles tient la corde des finances et Quentin amène son lot de créativités. Pour gérer Bertelles, ils ont fait appel à Nuria. C’est elle qui est aux commandes des opérations de la marque aux pinces!

Sans oublier Berty !

La mascotte qui se retrouve sur toutes les photos de la marque.

 « On aimait bien l’idée de dépersonnaliser nos mannequins en leur mettant une tête d’animal. Ca apportait aussi un côté plus « fun » à notre communication. Les bretelles sont à la base pas très « modernes » dans l’inconscient collectif, on voulait montrer que c’était une idée reçue. En ce qui concerne le choix de l’écureuil, il y a deux raisons. Premièrement une tête de crabe aurait été moins esthétique visuellement et finalement, entre nous, c’est tout ce qu’ils avaient en magasin  »

Et pourquoi des bretelles ?

Lors d’une discussion « accessoires » avec des amis qui font des nœuds papillons cousus mains à Lille, un constat leur saute aux yeux. Dans le secteur du mariage, une forte demande en matière de bretelles est en train de voir le jour.

« Le style est une manière de dire qui vous êtes, sans parler. Bertelles, c’est l’accessoire ultime pour arborer un style alliant chic et décalé. »

C’est là qu’est née l’envie d’aller au-delà et d’introduire les paires de bretelles dans le quotidien de l’homme moderne. C’est donc sur un coup de tête que le projet est né mais le pari suit son petit bonhomme de chemin.

Hand made in Belgium !

Allier le style et le local, c’est la base de la philosophie de Bertelles. Pour y arriver, ils n’ont donc pas été bien loin. C’est à Gand que sont confectionnées leurs collections. Tout est fait main dans un atelier familial spécialisé dans la fabrication de bretelles et ceintures depuis quatre générations.

Pour l’instant, à partir de modèles existants, l’équipe choisit les couleurs, les textures et les motifs au gré de l’évolution des tendances. Mais il n’est pas exclu qu’un nouveau modèle designed by Bertelles voit le jour.

«URBAN», «ELEGANT» ou «BUSINESS»

Plusieurs modèles composent la gamme, des fines, des larges, à pinces ou « superior ». Pas de doute, les Bertelles peuvent se porter en toute occasion. Elles surprendront quand le moment de tomber la veste lors d’un mariage sera venu, elles donneront un certain cachet dans le monde professionnel sans compter la touche d’originalité qu’elles ajouteront à un look basic : jeans & tshirt.

Au niveau des motifs, on retrouve du texturé tel que le cuir tressé mais aussi des élastiques à motifs comme les pois ou encore les unis, pour un look plus discret.

Bref, l’embarras du choix ! Les kids ne sont pas en reste grâce au modèle enfant spécialement conçu pour être stylé dès le berceau!

Les do & don’t by Bertelles

Porter des bretelles, ça vous paraît compliqué ? Inconnu ? Si vous êtes novices dans le port de bretelles mais que vous avez envie de donner ce petit quelque chose à votre look, une rubrique conseil vous attend sur leur site. Elle vous aiguillera dans vos premiers pas. Mais retenez bien une chose, la ceinture ou les bretelles, c’est comme boire ou conduire, il faut choisir ! A partir de là vous êtes officiellement prêt à choisir celles qui vous tiendront compagnie !

Essai EN live

Ce samedi 24 juin de 11h30 à 17h venez les retrouver lors du sunny pop up store de la terrasse 02 à l’hippodrome de Boitsfort.

Bénédicte van Egeren

 

Une adresse, deux superwomen, trois mois. Et plus si affinité…

Chou’Ket, c’est l’histoire de deux entrepreneuses qui unissent leurs forces pour prendre un bain de foule. Et qui embarquent avec elles pas moins de 40 créatrices. Résultat, un concept store axé sur la petite enfance qui a installé ses quartiers dans le pop-up « l’auberge espagnole » pour une durée de trois mois. Un test grandeur nature qui leur permettra, on leur souhaite, une installation dans un nouveau lieu au terme de cette belle aventure.

Tatamy plus areuh égal Chou’Ket

Derrière Tatamy, on retrouve les doigts de fée de My. Diplômée en stylisme modélisme, elle a travaillé pendant une quinzaine d’annéeS en tant que styliste pour de grandes maisons belges. En 2014, elle crée Tatamy et son produit phare, les gigoteuses. Elle agrandit sa gamme avec des accessoires mais surtout les fameux tipis, présents dans toute bonne vitrine de magasin pour enfant. C’est lors de son parcours en coopérative d’activités qu’elle rencontre Marie-Gabrielle, diplômée en art plastique – graphisme. Pendant une dizaine d’années, Marie a travaillé comme graphiste – web designer avant de lancer sa marque, Areuh. Elle propose des faire-part, boîteS de dragée, bavoirs et accessoires, qu’elle assortit au gré de vos envies.

De leur rencontre, naquit d’abord une collaboration sous le signe de l’échange, l’entraide et la motivation pour faire avancer leurs marques respectives. Car faire sa place en tant que créatrice au milieu des requins bien installés, c’est pas évident. A force de réflexions, elles se sont également rendu compte que les concepts stores, en général, axent leurs offres de produits sur le made in Belgium, le local, l’artisanal,…Mais qu’au final, aucun lieu ne rassemble sous un même toit des gammes de créateurs made in Europe dans le domaine de l’enfance.

Bruxellois, jusqu’au nom

Vous voyez le rapport entre Tatamy, Areuh et Chou’ket ? Moi, non ! Je suis sûre qu’il y a une jolie explication là derrière ! Et en effet, c’est My qui la conte…

« En allant chez Marie-Gabrielle pour notre réunion quotidienne du projet, je me retrouve au feu rouge de la place Dailly avec comme vision la foire qui s’était installée. Witte Madameke était prête à servir ses croustillons, et moi je raffole des croustillons. Puis je trouvais le mot « croustillons » mignon, et en parlant avec MG, on est tombé sur chouquette qui est un peu l’équivalent du croustillons… Et comme tout bonne bruxelloise, on voulait mettre le Ket en avant. Chou’Ket… pour nos petits choux, et pour nos ptit Ket’ »

Maintenant qu’on a le nom, penchons-nous sur le lieu!

Peut-être connaissez-vous déjà le pop-up de « l’auberge espagnole » ? Cet espace détenu par Atrium et qui depuis un an accueille des candidats commerçants pour une durée de trois mois. Via ce concept, ils peuvent tester leur projet dans cet espace situé dans une rue piétonne qui donne sur la place Jourdan. Tour à tour ces produits made in Europe sont à découvrir dans ce bel espace remodelé trimestriellement.

Et à l’intérieur, que se trame-t-il ?

Pour meubler cet espace, elles se sont bien entourées. En plus de leurs propres collections, elles ont invité pas moins de 40 créatrices pour offrir une offre la plus hétéroclite possible. On y trouve, entre autres, des vêtements, des accessoires, du mobilier et des cosmétiques destinés aux (futurs) parents.

Une des raisons d’être de Chou’Ket, c’est aussi d’amener la production locale au consommateur et d’expliquer qu’on peut consommer autrement, et mieux. Elles ont mis un point d’honneur à respecter une certaine ligne de conduite à savoir des productions locales (belges ou made in Europe), de type artisanale, avec des matériaux issus du commerce équitable ou de la récup. Mais aussi une cohérence et une offre la plus complète possible. Ne vous étonnez donc pas si par exemple vous ne trouvez qu’une partie de la collection d’un créateur. C’est fait exprès ! Pourquoi ? Très simple, pour lisser l’offre au maximum. Exemple, si dans une collection on retrouve des vêtements, des bavoirs et des doudous et que dans une autre on a une spécialisation en bavoirs. La première marque se verra sélectionnée pour ses vêtements tandis que la suivante complètera l’offre avec ses bavoirs. Chou’Ket a pensé à tout, rien n’est fait au hasard. Tout ça pour garantir une belle représentativité et ne pas crouler sous le mêmes type de pièces !

Plus qu’un magasin, un lieu de rencontres et d’échanges

Toute une gamme d’ateliers est également proposée. Qu’ils soient créatifs, cosmétiques ou encore axé bien-être. Il y en a pour tous les goûts, et tous les âges, pré-post natal, ou encore kids friendly. Ils sont donnés par différentes professionnelles, invitées pour l’occasion. Bref, de quoi s’essayer à de nouvelles expériences ou de s’initier à des domaines inconnus. Un atelier crochet, ça vous tente? Avouez que les fruits en crochet, c’est plus sexy que la version plastique !

Bref, Chou’Ket  ça respire le vrai, le beau, l’unique

N’hésitez pas à leur rendre une petite visite par curiosité, pour faire plaisir ou se faire plaisir ou encore pour participer à un des nombreux ateliers organisés. Ça se passe chaussée de Wavre, 331 à  Bruxelles.

Bénédicte van Egeren

Plongeon dans un nid de douceur, l’univers d’Elodie Deceuninck

© Elodie Deceuninck

A l’inverse de mes autres invités, j’avoue je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter une séance en sa compagnie mais c’est sûr un jour je le ferai ! C’est en contemplant jour après jour son feed instagram que l’envie m’a prise d’aller à sa rencontre. Mais le déclic eut lieu avec un superbe article décortiquant le prix d’une séance photo et pourquoi le prix peut paraître exorbitant. Quand dans la majorité des têtes, on calculera à la grosse louche : le photographe vient douze heures, il n’y a pas de « matière première » qui nécessite un investissement financier d’une séance à l’autre et il fait une sélection. Pour conclure, tout aussi grossièrement, les photographes « ça ne s’emmerdent pas » ! J’ai rapidement tourné dans ma tête cette idée d’avoir une invitée au profil un peu différent à ce que j’ai l’habitude de proposer, une fois, deux fois… et j’ai décrété qu’elle avait sa place dans mes articles, puisque c’est un talent belge qui œuvre à la création… de magnifiques souvenirs !

© Elodie Deceuninck

Devenir photographe, une voie toute tracée ?

Si la photo avait déjà une place dans sa vie en tant que hobbies, son rêve d’enfant c’était d’être vétérinaire ! A l’heure de choisir ses études, Elodie s’est donc naturellement dirigée vers les études scientifiques. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas sa tasse de thé. Elle remet les compteurs à zéro et se lance dans des études de photo. Satisfaite d’avoir suivi ce cursus pendant trois ans, il n’empêche que c’est un type d’études très différent qui finalement se juge de façon subjective (ça plaît ou ça plaît pas, chacun a son propre regard y compris les profs).

©Frédéric Frognier

Diplôme en poche, par où on va ? 

La voie la plus classique est l’axe du journalisme et du reportage social. Option qu’elle écarte très rapidement. So what ? Prenant le temps de cogiter, ses pensées virevoltent pendant un an. En 2014, elle cofonde une des première vitrines de la création belge : le magasin Bel’arte. A côté de ça, la photo n’est pas du tout abandonnée, elle a toujours fait des séances (mariage, famille,…). Cette même année, elle en totalise déjà une vingtaine.

© Elodie Deceuninck

En trois ans, son agenda s’est bien rempli. Presque tous ses week-ends sont bookés et de nouveaux projets comblent son emploi du temps bien calé. Le plus connu est sans doute Hello madame. Deux Elodie qui unissent leurs forces pour concocter de superbes séances photos pour EVJF. Pour la petite histoire, elles se sont rencontrées lors de son inscription à l’UCM quand elle a débuté comme indépendante. Elodie tenant un blog, lovetralala, a sauté sur l’occasion pour l’engager comme photographe. Quelques photos plus loin, elles marient leurs expériences : l’une dans la photo et l’autre dans l’organisation de mariage. Un duo de choc !

© Elodie Deceuninck

Immersion totale : une séance, ça se prépare ?

Tout débute par une rencontre. Sur base des éléments en sa possession (thèmes, endroits,…et requêtes du couple), elle peut déjà s’imaginer un planning avec tout ce qu’elle doit faire. La journée est ponctuée entre les photos sur le vif et les séances immortalisant les groupes et la déco/mise en scène.

© Elodie Deceuninck

Si a priori ça peut sembler facile et léger, mine de rien un reportage photo est une lourde responsabilité ! N’oublier personne, avoir saisi les envies et la demande des « clients », faire avec les aléas du temps et de la technologie….Bref, pas de tout repos sans parler des frayeurs, rares mais possibles.

Quels sont les indispensables ?

Vous aussi vous avez comme image une tonne de matos à trimballer et une valse incessante d’objectifs, trépied, flash (ouf, les films c’est dépassé c’est ça en moins) ? Elodie, elle, voyage léger. Pas de zoom, ou le strict minimum, mais surtout sa focale fixe de 50mm bien vissée sur son boîtier. Mais pourquoi ? Plusieurs raisons. La première : la qualité de l’image. La lumière est plus naturelle et le rendu beaucoup plus qualitatif qu’avec un zoom. Cela permet aussi de jouer sur les premiers et deuxièmes plans d’une photo. La deuxième : elle oblige à s’immerger dans le tableau qui se déroule car la focale fixe limite la distance à l’objet. Rien de mieux pour immortaliser les meilleurs moments.

© Elodie Deceuninck

Son sac se compose donc de trois objectifs, d’un flash qu’elle sort le plus tard possible, au moment de la soirée, et d’une panoplie de cartes (sur ce point, elle ne lésine pas sur la quantité). Un jour, elle n’arrivait plus à remettre la main sur sa carte glissée dans son pantalon la veille lors de sa séance. Jusqu’à ce qu’elle fouille un autre jeans….elle n’avait pas cherché dans le bon, OUF ! Depuis elle change de cartes plusieurs fois sur la journée, genre toutes les 200 photos, si jamais une s’égare ou est endommagée, ce n’est pas une journée unique qui est perdue, ce qui serait plutôt embarrassant, mais plutôt une séance de shooting. Et ça ça peut arriver à tout le monde !

Grande journée de solitude au milieu de tout ce monde ?

C’est sûr le métier de photographe est par nature assez solitaire. Parfois elle est accompagnée d’un vidéaste, ce qui permet notamment de donner naissance à des émulations créatives. Comme il n’y a pas deux journées les mêmes, c’est sûr que parfois elle se sent super seule, parfois elle est très bien intégrée et passe une super journée. Pour compenser ces moments en solitaire, elle peut compter sur une chouette communauté de photographes avec qui elle échange, partage et nourrit son expérience. A côté de cela, elle participe à des workshops pour permettre à son travail d’évoluer.

© Elodie Deceuninck

Et on accumule combien de photos après une telle journée ?

En moyenne, 2500 ! Certains montent jusqu’à 5000 mais ça peut devenir contre-productif. Au final, elle en rend entre 500 & 600, et par précaution elle en garde un peu plus (ne sait-on jamais qu’elle ait oublié un invité clé dans sa sélection !) Pour ce travail de tri et retouches, il faut compter de 10 à 15h de travail. Autant qu’une journée de shooting !

Métier saisonnier, comment combler les trous ?

Et en hiver, qu’est-ce qu’elle fait ? Les derniers mariages ont leur lot de retouches et sélections, de quoi s’occuper encore quelques semaines en fin de saison. De plus, ce n’est pas si rare de voir des mariages l’hiver. Pas à la même cadence que d’ avril à septembre, c’est sûr. Mais finalement elle se retrouve vite à recommencer l’année suivante en débutant par les rencontres préparatoires. Ajoutez à cela des shootings pour des privés, des blogs ou encore des lookbooks. Bref, finalement la saison n’est pas si morte et s’équilibre assez bien. Et à ses débuts, elle avait Bel’arte pour s’occuper en hiver et souffler un peu!

© Elodie Deceuninck

Des projets plein la tête

Au rythme de trente mariages par an, une chose est sûre c’est que sa vie sociale en prend un coup. Son idéal dans les prochaines années, serait de retourner à une quinzaine de mariage par an. Car ses vacances, c’est longtemps à l’avance qu’elle doit les poser sinon son planning se fait vite envahir. Son rêve ? Couvrir cinq mariages à l’étranger par an. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à l’embarquer dans votre valise !

© Elodie Deceuninck

Et pour arriver à cet équilibre semaine-week-end, elle vient juste de lancer un tout nouveau projet avec deux amies, « Les Essentielles ». Au départ pour elles-mêmes, en mode partage des connaissances puisqu’une est graphiste, l’autre est pro du web et Elodie fait des visuels à tomber. Le trio idéal ! Leur but est de fournir tour à tour des formations sur des thématiques qui leurs sont propres en petit groupe ou ponctuellement avec quelqu’un qui traite d’un sujet « invité ». Si vous avez besoin d’une mini formation photo, vous savez qui vous devez suivre !

© Elodie Deceuninck

Bénédicte van Egeren

L’emblème de la Belgique revisité par Gaufres Mania

Quand on vous dit « gaufre chicon emmental jambon », ça n’éveille pas votre curiosité ? Moi oui ! Voilà plus d’un an que je l’ai dégustée, et les autres aussi d’ailleurs. Et comme les bonnes choses ça se partage, rien de tel qu’un petit reportage gourmand sur l’histoire et les coulisses de la production artisanale de gaufres imaginées et réalisées par un couple de Linkebeek, Milena et Frédéric.

Qui est qui ? Qui fait quoi ?

Pâtissiers ? Aucun des deux. Milena, traductrice, se cherchait un nouveau projet. L’idée de pâtisserie vint en premier mais c’est un créneau déjà fort exploité. En creusant un peu, Fréderic lui proposa l’idée des gaufres. Après tout, elle en fait déjà pour sa famille. Sa recette roule et est fort appréciée. Pourquoi ne pas la professionnaliser, la sublimer et lui apporter des variantes?

Au début, tous les deux sont encore à plein temps dans leur job respectifs, débute alors une course contre la montre. Milena produit les gaufres sur l’heure du midi et le soir. Après un an à ce rythme soutenu, elle passe mi-temps. Depuis début 2017, elle est enfin derrière les fourneaux  à 100%. Tout se fait dans leur garage, aménagé en atelier, de la production à la mise en sachet. Fréderic lui s’occupe plutôt du business model, de la partie com / marketing, le soir et pendant ses pauses !

« Si les gens sont curieux, c’est 50% de gagné »

Test grandeur nature

Pour s’assurer du goût, de l’aspect, et de bien d’autres critères, Fréderic décide d’amener tous les matins des gaufres à son boulot et de les faire déguster par son équipe. A chaque dégustation, une fiche est remplie avec des appréciations à compléter. Toutes ces réponses leur permettront in fine de sortir LA gaufre, et de la décliner en sucré et salé.

Qu’ont-elles de si particulier ?

L’originalité des saveurs, entre autres ! Élaborées au fil des idées, certaines n’ont jamais vu le jour car si sur papier ça a l’air bon, au final elles peuvent ne pas donner le résultat escompté que ce soit en termes de goût ou tout simplement de visuel (car la cuisson est un crash test important). A ce jour, une vingtaine de recettes sucrées, salées se côtoient. Sans oublier la version sans gluten et les galettes!

Le gaufrier parfait pour la gaufre parfaite

Les premières gaufres ont été produites dans des gaufriers de monsieur et madame tout le monde. Mais avec une utilisation de plus en plus intensive et des timings différents en fonction des modèles, la tâche devenait complexe pour Milena car les formes et les cuissons pouvaient différer en fonction des appareils. Et oui, rien n’est laissé au hasard. Le nombre de carré qui composent la gaufre et son diamètre son important.

Saviez-vous qu’en Belgique, il y a encore des personnes qui conçoivent des gaufriers sur mesure? Et qu’en plus de la taille, de la forme, l’épaisseur et l’ouverture – fermeture – du gaufrier joue un rôle considérable? Oui oui beaucoup de paramètres entrent en jeu pour obtenir une cuisson parfaite!

Produites en temps réel

L’avantage, pour eux comme pour nous c’est qu’ils travaillent sans stock, d’où la fraîcheur maximale et un minimum de gaspillage. Ils peuvent aussi réserver des surprises comme lors de l’euro de foot, où ils ont sorti une gaufre italienne « tomate-mozza-basilic ».

Les gaufres sont 100% naturelles sans conservateurs. En proposant un produit local, ils essayent de préserver un maximum les circuits courts. Tous les produits de base sont belges, le chocolat ne déroge pas à la règle. Pas de compromis non plus sur la qualité.

Un conseil

Les gaufres se conservent plusieurs jours mais le top c’est un passage de quelques secondes au grille-pain. Mes préférées : fleur d’oranger et mimi chocolat, le paquet ne dure pas jusqu’à la date de péremption.

La bonne idée

Ces gaufres, c’est le petit cadeau parfait. Gourmand et surprenant, qui plus est local et bien de chez nous. Il remplace à la perfection le tradi ballotin de pralines de fin d’année pour les instits ou puéricultrices en overdose de chocolat !

Où les trouve-ton ?

Ils fournissent « La ruche qui dit oui », qui a été une très bonne base pour leur permettre de débuter. Ils collaborent aussi avec certains café-restaurants, lors d’évènements ou sur simple commande sur leur site. Don’t worry, tous les gourmands seront rassasiés !

Bénédicte van Egeren

Edmunds signe le come-back du nœud pap’

Les nœud pap’ c’est dépassé ? Détrompez-vous ! Stromae les a ramenés sur la scène publique, Edmunds les a rafraichis. Même si je n’ai pas eu l’occasion de porter leurs jolis nœuds, j’avais quand même envie de vous partager leur histoire et leurs créations. Messieurs, et mesdames, ce petit bout de tissu vous rendra inoubliable car ils sont uniques, festifs et belges !

Tout commença par une demande de Matthieu à Camille

Matthieu en quête d’un nœud papillon un peu branché et pas trop rigide pour les fêtes s’adressa à sa chère Camille. Ne serait-ce pas possible de faire un nœud papillon en coton ? Un peu fun ? Camille accepta le défi, se mit en quête d’un modèle, dégaina sa machine à coudre, un bout de tissu et voilà donc Matthieu heureux propriétaire d’un nouvel accessoire à son goût. Sur sa lancée, Camille en confectionna quelques-uns en plus pour répondre aux demandes de son entourage sous l’œil approbateur de Monsieur Edmond. Il n’en fallut pas plus pour que Camille, en dernière année d’architecte d’intérieur, et Matthieu calé en marketing s’emparent de cet accessoire masculin pour en faire leur marque : Edmunds.

Edmunds ? Edmond ? Mais qui est cet Edmond ?

Ce duo bien équilibré se verra soutenu par un compagnon de longue date.
Un joli perroquet. Oui oui il existe vraiment, je l’ai vu ! C’est son portrait que l’on retrouve estampillé sur tous les packagings d’Edmunds et qui les a inspirés pour le nom. Il ne reste plus qu’à lancer la machine !

La vie en rose ?

Avec leurs stocks sous le bras, ils ont affronté les premières réactions du grand public à l’occasion d’un marché de Noël. Trois ans déjà que ces deux belges accessoirisent tout type de tenue. Leur marque a bien évolué, quand on voit les photos avant/après pas de doute ils sont passés en mode pro. Matthieu jonglait avec son boulot full time tout en faisant la promo et les events d’Edmunds, il vient tout récemment de se lancer à temps plein sur Edmunds.

« Pas facile de se lancer et de poursuivre ses rêves, il faut s’armer de courage et de temps. »

Camille ne coud plus les nœuds papillons mais s’attèle à la création de tissus. Du look quotidien à un look d’un soir, sa créativité n’a plus de limite car elle réalise les dessins qui orneront les tissus des nœuds papillons. Nœuds désormais assemblés dans un atelier bruxellois de réinsertion. Cette proximité permet en outre de privilégier les petites collections et le sur mesure. D’ailleurs pour ceux en quête d’une identité propre pour une occasion, mariage ou autre, n’hésitez pas à rendre visite à Edmunds.

Carte blanche, nœuds papillons numérotés comme des œuvres d’art

L’unicité, c’est leur dada. Pour y arriver, ils mettent les petits plats dans les grands. En plus de créer leurs tissus, ils comptent s’allier à différentes personnalités pour donner vie le temps d’une capsule à leur objet fétiche. La toute première capsule, issue d’une collaboration avec une graphiste, est en ligne. Il s’agit de trois modèles produits en 10 exemplaires. Chaque nœud est numéroté.

Et pour compléter le tout ?

Les nœuds papillons se sont vus rejoints par les bretelles, les pochettes et tout récemment les cravates en laine bicolores (pour les allergiques aux nœuds pap’). Edmunds ne cache pas ses ambitions. Des chemises, des sacs, une déclinaison enfant,…bref, des projets plein la tête mais par contre ils ne prétendent pas se féminiser !

Dernier objectif, se faire connaître de toute l’Europe. Ils comptent attaquer une ville par pays et se donner une jolie visibilité. Paris vient juste d’accueillir ses premiers Edmunds. On leur souhaite bonne route !

Bénédicte van Egeren

La famille Bee Nature s’agrandit, welcome Babee Nature

Quand j’ai entendu qu’une gamme de soins belges pour bébé allait voir le jour, ni une ni deux j’ai pris contact avec Marine. Car oui, pour les adultes quelques belles initiatives existent déjà et c’est tant mieux. Mais pour les enfants, au niveau local c’est plutôt désertique. Après deux ans de recherches et de tests, tadaaaaaaaaaaaaaaam Babee Nature débarque cette semaine sur le marché.

Pharmacie, ingénieur de gestion, mémoire, vous voyez le rapport ?

L’histoire de Marine, élevée dans le monde pharmaceutique, qui fait son mémoire en sciences de gestion. Pour ce dernier, elle imagine la marque de dermocosmétiques naturels à base de miel et décline sa gamme « Bee Nature ». Son diplôme en poche, elle part bosser dans le privé. Rapidement, elle repense à ce magnifique projet qu’elle a réalisé dans le cadre de ses études et qui avait cartonné. Une si jolie idée au placard ? Pourquoi ne pas le mettre en pratique ? Le jeu en valait la chandelle puisque Bee Nature vient de souffler ses 5 bougies et donne naissance par la même occasion à une gamme pour les 0-3 ans. Belle croissance aussi pour l’entreprise que Marine a géré seule pendant trois ans et qui occupe aujourd’hui cinq personnes.

Le naturel et la pharmacie, pas évident

A l’heure actuelle, les soins se divisent souvent, à la grosse louche, en deux catégories: les naturels ou les dermatologiques. Le problème que peuvent rencontrer les soins naturels, à base d’huiles essentielles ou autres, est que les personnes sujettes aux allergies ne les supportent pas. Et les soins dermatos manquent souvent de naturels… Pour la petite histoire, Marine a baigné dans le monde de la cosmétique dermato car ses parents sont pharmaciens mais avec l’âge, elle a développé son sens des valeurs : plutôt orienté bio, local et surtout naturel. Gros absent des soins traditionnels. Marine, elle, veut allier le dermato au naturel en trouvant un juste équilibre. Mais comment ? Grâce à son ingrédient phare qui est le miel, dont les propriétés cicatrisantes et hydratantes font des miracles.

Reste plus qu’à mettre en place !

Avec son projet bien ficelé, ses formules au net et son ingrédient de choc,  y a plus qu’à se lancer ! Une gamme de plus sur le marché, me direz-vous ? Oui et non. Marine entend toucher toute la famille car aucune huile essentielle n’est présente et se veut au service de monsieur et madame tout le monde. La gamme est d’ailleurs plus large que la moyenne puisqu’elle touche autant l’hydratation que les soins de douche et shampoing.

Et la compo, ça vous intrigue ?

Le miel est présent dans chaque produit à hauteur de 5%. Pour le reste, 99 % des ingrédients sont naturels et 75% sont bio. Bee Nature a d’ailleurs la mention Slow cosmétique dont je vous ai déjà parlé précédemment. Et le miel, il est belge ? Non car il est bio ! Ah ! Bio et belge ne vont pas ensemble ? Non, pour la simple raison que pour répondre aux critères bio, les abeilles doivent butiner à une distance minimum de 3 km d’une route. Situation introuvable en Belgique. Les forêts et étendues vertes à perte de vue c’est plutôt hors Europe. Voilà pourquoi le miel, issu du commerce équitable et bio provient de Maya Fairtrade qui travaille avec une ONG Belge Maya Honning qui promeut un maintien de la biodiversité et de l’éducation.

Tous les soins sont produits en Belgique dans un établissement de travail adapté sur base des formules Bee Nature.

Babee Nature, welcome baby

Si Bee Nature est bien adaptée à toute la famille à partir de trois ans, vous aurez bien compris que les tout minis ne pouvaient donc pas s’en servir. Après deux ans de dur labeur, l’équipe a mis au point les formules les plus adaptées aux peaux, ô combien fragiles, des nouveau-nés. C’est que le marché est plutôt vide si on enlève les grandes marques pharmaceutiques. Babee Nature se veut donc le penchant naturel des gammes dermato. Aux ingrédients traçables et sans perturbateur endocrinien.

Avec une barrière cutanée si faible, des fibres qui ne sont pas encore reliées entre elle, la perméabilité est donc à son comble. Le responsable scientifique de Bee Nature a réfléchi à la formule et a travaillé avec des pédiatres pour la mettre au point. On retrouve peu d‘ingrédients et chaque ingrédient présent à une réelle utilité. La gamme se compose de quatre soins. Deux produits de douche – shampoing, à base d’huile de jojoba et de miel qui sont sebo-régulateur et deviennent un allié dans la lutte aux croûtes de lait. Et deux soins hydratants, corps et change, adaptés au ph des bébés, pour éviter de décaper ces peaux si fragiles et ne pas les agresser.

Lancement de ces merveilles début avril en pharmacie !

Bénédicte van Egeren

FACON JACMIN, du denim et rien d’autre

Un dressing féminin entièrement conçu en denim, c’est le pari de la jeune marque FAÇON JACMIN. Mais l’originalité du concept ne s’arrête pas là. Pour être proche de leurs clientes, les deux sœurs à la tête du projet ont choisi de développer leur marché en privilégiant la vente directe avec une façon bien à elles. Mais qui se cache derrière FAÇON JACMIN ?

Un duo que tout oppose mais qui se complète à merveille

A la base, deux sœurs, jumelles, aux caractères et parcours bien distincts. Ségolène plutôt entreprenante et Alexandra plutôt créative. Si sur papier cela paraît évident, le chemin menant à un projet commun à pris son temps. Elles ont évolué chacune de leur côté, Ségolène a étudié en Flandres, et est ingénieure civile de formation. Alexandra s’est formée au stylisme à Bruxelles puis s’est envolée pour Paris, se faire la main auprès de la Maison Martin Margiela et Jean-Paul Gautier.

L’impulsion vient de Ségolène. C’est dans son rôle de consultante/ coach de jeunes entrepreneurs que le déclic est apparu comme une évidence. Devenir à son tour entrepreneure. Depuis ce jour, elle cherchait son corps business tout en essayant d’y entraîner sa sœur. Car la complémentarité de leurs profils, elle l’avait décelée. Le don artistique de sa sœur pouvait faire des ravages. Il ne restait donc qu’à la convaincre.

Elle a dû s’y prendre à plusieurs reprises mais c’est lors de Noël 2014, quand Alexandra a débarqué avec des dessins, qu’elles se sont lancé le défi de monter quelque chose pour « dans un an et demi ».

Elles allaient devoir apprendre à bosser ensemble, elles qui n’avaient jamais vécu dans la même ville. Les rôles se sont vite répartis de manière assez naturelle. FAÇON JACMIN a vu le jour en mai 2016. Pari tenu donc pour les jumelles.

Le denim dans tous ses états

N’ayant jamais travaillé la matière, il fallait l’apprivoiser et surtout voir si tout ce qu’elles avaient dessiné et pensé donnaient les résultats escomptés. En termes de style, de qualité et de faisabilité. C’est grâce à une bourse de pré-activité qu’elles ont pu lancer les commandes et les premières productions.

Au niveau production, Alexandra dessine et fait les patrons. Une modéliste a comme tâche de faire le lien entre le dessin et ce qui sortira de l’usine. Elle doit traduire le dessin pour que la réalisation colle à 100%. Tout part ensuite en Bulgarie où est réalisé un premier prototype. Vient ensuite l’essayage et l’adaptation ici avant de lancer la production.

Tous les denims sont des indigo naturels. Ils vivent au fur et à mesure des lavages, ils ne sont absolument pas délavés à l’achat. Si la base est toujours le denim, il n’est pas exclu que des finitions viennent sophistiquer la pièce. Telle que le Blazer en denim qui arbore un revers en soie, tissée à la main au Cambodge par une ONG. Tout le denim vient du Japon car apparemment ce sont les champions. Mais pourquoi ? Car les Japonais auraient récupéré toutes les anciennes machines des States qui tissent d’une façon plus dense.

Intemporel, élégant, féminin et confortable

Intemporel de par la matière et les modèles. Les pièces s’adaptent à une large panoplie de silhouettes puisque les jeans sont dotés d’élastiques à la taille et que le trench et la robe tablier se ferment via une ceinture nouée…Vive le denim flexible!

De par les coupes, les finitions et le travail des matières, les pièces restent très féminines, élégantes et confortables, pour un usage quotidien.

Les collections ne suivent pas spécialement le rythme des saisons. Elles sortent régulièrement par capsule pour permettre de maintenir un univers dans les shootings et une certaine efficacité de production.

On the road, la boutique à quatre roues

L’objectif de FAÇON JACMIN est de pratiquer la vente directe. Que ce soit online, en pop-up, l’idée est de vendre en gardant sa liberté. Et pour ça, elles ont pensé à un moyen plutôt original. Une camionnette, réaménagée pour l’occasion, qui se déplace à la rencontre de ses clientes.

Le printemps va être Denim : entre pop-up chez Natan et magasin mobile

FAÇON JACMIN vient de remporter le prix « c’est du belge » 2016. Elle s’offre donc une expérience d’un mois dans un pop-up temporaire au sein de l’enseigne Belge incontournable : la Maison Natan. La collection sera donc disponible dans ce lieu emblématique du 21/03 au 22/04, rue de Namur 78 à 1000 Bxl, aux côtés de trois autres lauréats belges du concours. De belles découvertes en perspective.

Avec l’arrivée des beaux jours, la camio reprend sa route. Elle stationne à Anvers (deux samedi par mois) et à Bruxelles, sur la place Sainte Catherine (deux dimanches par mois). Le premier RDV bruxellois de la saison est ce dimanche 19/03.

Bénédicte van Egeren

Tout se détourne, rien ne se perd dans l’univers de Phil by Philippine Henry de Frahan

Ma première rencontre avec Philippine date d’il y a plus de deux ans. Véritable coup de cœur, je n’ai cessé de la suivre, que ce soit lors de ses ventes ou pour une commande spéciale (oui oui ma collection s’agrandit et c’est devenu une addiction familiale). Je vous partage aujourd’hui cette belle découverte déco. Tout est fait handmade, essentiellement à partir d’objets dénichés par ses soins à diverses occasions. Une imagination débordante et des créations en perpétuelle évolution.

D’où vient ce goût et cette maîtrise de la déco?

Instit de formation, Philippine n’a exercé qu’un an avant de se tourner vers le privé pour ensuite claquer définitivement la porte et se lancer à son propre compte pour le plus grand bonheur de nos intérieurs. Mais d’où vient cette passion? Dès son plus jeune âge, une fois par an, elle chamboulait sa chambre et déménageait l’intégralité « pour refaire vivre l’espace et le redécouvrir». Sa mère, très branchée déco, était dans le milieu de la brocante et composait des vitrines.

Faire des choses de ses mains, chipoter, transformer les objets…elle adore. L’aventure a commencé au détour de deux pots à lait, revisités pour l’occasion. Ne servant plus de contenant, leur utilité a basculé, ils ont pris place dans un salon en guise de luminaire. De retour derrière son ordi au boulot, ses pensées turbinent, elle savait qu’elle se plantait de job. Elle décide donc de refaire une lampe avec des objets chinés. Le coup d’envoi est donné.

De la lampe au tableau, il n’y a qu’un pliage

 Les lampes, elle les a quasi toutes faites. Tout ce qui se trouve sur un étal de brocante ou dans un grenier est susceptible de se retrouver à éclairer une pièce. De la rappe à fromage au cadre de raquette, en passant par les ressorts, les livres ou bien la passoire. Le tout surmonté d’une grosse ampoule à filament et d’un fil coloré. Même si toutes les lampes sont différentes, une impression de tourner en rond s’est fait ressentir, il y a peu. Plus particulièrement dans la maîtrise de la technique. En recherche de nouveautés, de challenges et de créations,  elle s’est mise à travailler le papier. Quel est le lien ? Si on creuse, les livres sont présents depuis le début dans ses créations. Déclinés en lampe, que ce soit une pile de livre comme socle, puis un pliage qui fait office de socle. Pour ensuite arriver au livre « assiette » façon déco murale. Vous savez celles qui trônent dans la salle à manger de grand-mère ? Philippine a décidé de les remplacer par des livres en « pliage ». De là, il n’y avait plus qu’un pas pour réaliser un tableau. Vous me croirez donc si je vous dis que c’est plutôt les deux pieds joints qu’elle s’est lancée.

« Le tableau, c’est l’éclate ! »

Et voilà, message plus que clair ! Pas de doute, elle s’amuse beaucoup en les faisant et ils ont un succès de dingue. Le premier a été fait en septembre 2015. Rapidement rejoint par un deuxième, qui a été acheté pour décorer un appartement témoin. Dont elle fut la première surprise du résultat sur photo. Ni une ni deux, elle le poste sur les réseaux sociaux et se laisse porter par le flot de retours positifs. Si les débuts sont plutôt orientés livres de voyage et poche, surtout les très vieux avec des tranches colorées rouges, jaunes, verts, qui n’existent même plus.  Au détour d’un vide grenier les cartes routières et les partitions sont venues rejoindre la fine équipe des vieilles reliques.

« Quand tu vides un endroit, tu trouves des choses auxquelles tu n’as même pas pensé. C’est différent de quand tu vas acheter (même en seconde main) ou tu trouves ce pour quoi tu es venu. La stimulation est complètement différente. Partir d’une idée et trouver l’objet ou partir de l’objet et le faire vivre. »

En un an et demi, les tableaux ont déjà bien évolué. Que ce soient les pliages, la matière première ou le support. Du bois au plexi, en passant par la possibilité d’introduire un miroir. Bref, il y a moyen de chipoter et de s’améliorer tout en proposant de nouvelles choses, à l’infini. D’ailleurs, un projet de table basses est à l’étude…affaire à suivre donc !

 « C’est primordial de toujours innover, recréer quelque chose. C’est aussi bon pour toi que pour les autres. »

De ventes privées en vente privées

C’est son moyen à elle de se faire connaître, ou suivre. Comment se passent ces ventes ? Sont- elles toujours « rentables » ? « OUI, soit humainement soit financièrement mais elles apportent toujours quelque chose ». Lors de sa dernière vente, un de ses clients s’est avéré son prochain fournisseur de plexi (qui a une petite usine à Drogenbos)… Voilà un nouveau contact de créé mais qui reste différent d’un pur contact professionnel ou social… Un échange avec des réponses qui aident à avancer. Le hasard n’est-il pas bien fait ?

Les challenges de Monsieur et Madame tout le monde

Les commandes des particuliers amènent leur lot de joies et de tortures. On lui a par exemple demandé de réaliser un tableau à l’aide d’une bible…elle a donc dû apprivoiser la technique du pliage pour des feuilles de bibles qui sont au combien fines et délicates et ne se laisse pas faire comme un vieux livre de poche tout raide…Si faire quelque chose de particulier permet de développer de nouvelles choses. Le côté humain est également aussi fort présent. C’est du pur plaisir de réaliser ce type de commande, tantôt elle s’amuse tantôt elle s’arrache les cheveux! Mais ce qui est sûr, c’est que c’est un moteur de l’évolution, comme dans tout métier !

Et si vous vous demandez si elle a lu tous les livres qu’elle plie, la réponse est non! Mais il n’est pas exclu qu’elle en mette un de côté pour le lire avant de le plier. Par contre, aucune pitié pour le démonter et lui donner son nouveau statut.

Bénédicte van Egeren