December Mood: bilan, rentrée et évènement

Je prends ma plume aujourd’hui non pas pour vous présenter une nouvelle découverte comme le veut dès lors mon traditionnel article du mercredi mais pour vous souhaiter d’excellentes fêtes. Je voulais m’en tenir à la rédaction d’un mini post Facebook mais ensuite je me suis dit qu’un petit bilan sur ces premiers mois de blogging clôturerait 2016 à la perfection. Voilà qui fera office d’article de la semaine ! Oui, j’avoue, finalement ça me démange d’écrire le mercredi !

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Presque 4 mois !

C’est officiel, on entre dans la dernière ligne droite des festivités de l’année, 2016 touche à sa fin. Au compteur de La Belgique c’est Chic, une quinzaine d’articles. Je me suis lancée officiellement dans l’aventure au symbolique 1er septembre. J’en retiens de magnifiques rencontres, pérennes en partie, enrichissantes, revigorantes, pleines d’espoir accompagnées de belles leçons, et j’espère de belles découvertes pour vous ! Je vous vois de plus en plus nombreux à me suivre, à prendre le train en marche, c’est le meilleur moteur pour poursuivre. J’ai décidé de faire une petite pause pendant ces deux semaines de congés pour mieux revenir à la rentrée. Prendre le temps de contacter, planifier et rencontrer, tous les héros du Made in Belgium qui passeront sous mon projecteur. 2017 commencera en force !

Comme ma curiosité ne s’éteint pas pendant les vacances, il n’est pas exclu que je continue à vous partager l’une ou l’autre trouvaille, ou l’un ou l’autre bon plan et/ ou événement ! Je vous invite en retour à me faire part de vos remarques aussi diverses soient-elles pour que je puisse aussi m’améliorer. Je n’ai que 4 mois d’expérience finalement !

St Médard Expérience

J’en profite pour vous glisser un ptit mot sur le pop up « St Médard expérience ». Le concept ? 17 artistes et créateurs belges ont eu carte blanche pour donner vie à l’espace. « Cette aventure originale vise à mettre en lien le public et les artistes et créateurs locaux. Il s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire, durable et locale. Et il contribue à la redynamisation du quartier des Marolles. La coordination est assurée par « Recré’ART », projet d’insertion socio-professionnelle du CPAS de la Ville de Bruxelles. Il mise entre autres sur le recyclage en offrant une seconde vie à des vêtements et objets de seconde main. »

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Vous vous en doutez, j’ai déjà été pousser la porte de cet espace pour saluer certaines créatrices dont je vous ai déjà parlé mais aussi pour faire le plein de nouvelles découvertes ! Vous ne vous imaginez pas tout ce qu’on peut par exemple faire avec des bâches publicitaires de Festival : des transats, des tableaux, des sacs ultrarésistants de toutes tailles, des pochettes de tablettes & portables,…et même des boucles d’oreilles !

Je ne peux que vous encouragez à y jeter un œil que ce soit lors d’une balade en mode flânerie dominicale ou en croquant votre sandwich durant la pause de midi (y a des fauteuils chinés dans le coin). L’espace est ouvert du mercredi au dimanche et est tenu tour à tour par deux des créateurs exposants. Il se tient jusqu’à fin janvier dans les locaux du CPAS de la ville de Bruxelles, situé Rue Haute.

Maintenant c’est promis, je mets le mode off. Je vous souhaite d’excellentes fêtes. Et j’espère vous retrouver aussi nombreux à la rentrée !

Bénédicte van Egeren

Le paradis de la trousse existe, il est signé Octopurse

Ces petites pépites, c’est chez Belgikie que je les ai aperçues pour la première fois ! Et je me souviens que devant l’embarras du choix, je suis repartie les mains vides. Ma curiosité était piquée, j’ai fait connaissance avec Octopurse online pour mieux me rendre compte de l’étendue de la gamme. Mon choix s’est ensuite posé sur des flamands roses. Plus d’un an s’est écoulé, et je vois les trousses fleurir dans les vitrines. Il est grand temps que vous fassiez connaissance avec Daphné !

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De fil en aiguille

Sur papier, Daphné n’était peut-être pas destinée à être la fière créatrice de ses magnifiques collections Octopurse. Après ses études d’Histoire, elle s’est directement dirigée vers le monde de la librairie, à mi-temps. Si elle n’a jamais suivi de formation de couturière, faire des choses de ses mains, elle adore ! Tout débute en version « hobbie », elle confectionne des rideaux puis des coussins. Et sur sa lancée, elle se met à réaliser des cadeaux pour les profs de ses enfants ainsi que pour sa famille. De temps en temps, Daphné s’installe une heure par jour. L’accueil, plutôt enthousiaste, réservé à ces petites créations l’encourage. Sa sortie de l’ombre, elle la doit à une voisine à qui elle a offert une petite trousse. Qui n’a pas hésité une seconde à frapper à la porte de la boutique d’à côté pour lui faire connaître les créations de Daphné. Suite à l’enthousiasme, Daphné y dépose quelques trousses…l’aventure s’officialise ! Rapidement, elle atteint les deux heures par jour, sa passion se transforme en mi-temps complémentaire.

Les dessous de la confection

Son mode de fonctionnement est celui des essais/erreurs. Et il faut beaucoup de ratés pour avancer! Mais pour Daphné, ce n’est pas tant les connaissances de couture qui priment mais surtout le fait d’être soigneux et méticuleux. A cela, elle ajoute une organisation en béton, toujours avoir du stock et être attentive au réassort, et une présence considérable !

« Je ne peux pas mettre en vente des trucs qui ne sont pas parfaits. Je fais pour les autres ce que je voudrais pour moi. »

Ses patrons sont artisanaux, elle dessine les angles et chipote jusqu’à maîtriser son sujet. C’est un processus qui prend quelques trousses.

Du porte-monnaie au sac à main

Au jour d’aujourd’hui, Daphné compte à son actif une cinquantaine de modèle. Les modèles sont de diverses tailles et utilités, qui n’a de limite que l’imagination de son propriétaire! La gamme débute avec les petits porte-monnaie, qui vont croissants, pour atteindre la taille d’une grande trousse ou nécessaire de toilette, voire d’un sac à main. Et avec le temps, la taille « étui de lunettes » et le porte-carte ont rejoint la gamme!

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Ça a l’air facile sur papier mais détrompez-vous. Le tissu, et surtout son motif, conditionne la découpe et dès lors les possibilités de modèles. Car le rendu ne sera pas identique avec une multitude de petits dessins et une grosse icône. Au-delà de l’assemblage et de la couture, il y a tout un travail d’esthétique. Et oui, Daphné attache beaucoup d’importance aux détails ! Les intérieurs sont soit ton sur ton, soit ornés de petits motifs. Pour fermer le tout, les fermoirs viennent habiller à la perfection ces petites trousses. Ils existent en de multiples couleurs et tailles (que ce soient les boules ou les allongés avec aimants). C’est en jouant sur ces variations que Daphné peut rendre ses pièces uniques, ou presque. Et last but not least, trouver le bon rembourrage ! Il est finalement fourré vlieseline et se fixe en un coup de fer à repasser.

La passion du tissu pour dénicher la perle rare

Quand Daphné vous parle de ses trouvailles, elle a des étoiles plein les yeux. Cette amoureuse du tissu et des motifs ne recule devant rien pour dénicher le meilleur, le beau, l’original, même s’il faut dealer en Japonais ! Car oui, les tissus au Japon sont magnifiques et d’une qualité exceptionnelle (coton et lin, rien que ça!) Quand sa commande arrive, Daphné est toute excitée d’enfin découvrir le tissu, de pouvoir le toucher et d’imaginer quelle trousse elle va faire. Les tissus plus épais seront plutôt dédiés aux trousses plus grandes, et les plus légers aux plus petites.

La partie recherche prend quasi autant de temps que la confection mais c’est son dada. Résultat une gamme à tomber, en série très limitée. Daphné achète entre 0,5 et 2 mètres de tissus par motif. Le tissu a aussi ses Fashion Week et ses sorties bi-annuelles, inutile de vous dire que Daphné fait des bons à l’approche de ces rendez-vous. Elle traque la moindre fuite. Grande fan de Mélodie Miller, a qui d’ailleurs elle a déjà envoyé une de ses créations avec le tissu de cette dernière qui l’a fièrement exposé lors du « Quiltmarket » (USA). Imaginez la fierté de voir sa création trôner dans un rdv de connaisseurs en avant première mondiale! Une belle visibilité pour Octopurse. Dont les trousses remportent un franc succès aux USA. Mais le rêve de Daphné, c’est de ne pas trop grandir pour pouvoir continuer à gérer tout de A à Z. Elle aime dessiner les modèles, fouiller de nouveaux tissus, chiner des fermoirs, assembler les morceaux de tissus.

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Et ses photos sont si pro !

C’est le résultat d’un travail d’équipe avec son mari ! N’hésitez pas à la suivre juste pour le plaisir des yeux sur Facebook et/ ou sur Instagram, ça mettra de la lumière dans vos journées !

Et au fait, pourquoi Octopurse ?

C’est via etsy , la plateforme de vente online anglophone, que Daphné désirait développer son commerce. Pour cela, elle avait droit à choisir un nom. Les brainstormings ont commencé: logiquement est apparu « purse » pour trousse et dans sa famille on est assez fan des animaux, « octopurse » est arrivé pus vite que son ombre!

15380792_1497904830238828_5598852835851763058_nPour les shopper online, à côté de Etsy, il n’est pas rare que Daphné lance une vente flash sur sa page Facebook. Et pour ceux qui préfèrent les magasins, elles sont dispo dans plusieurs points de vente. Entre autres chez Wattitude, Belgikie, Belge une fois, mais aussi dans une librairie à Arlon, à Huy et à Dinant !

Bénédicte van Egeren

Le premier roman d’Alia Cardyn dont vous ne devinerez pas la fin !

En créant mon blog, il ne m’était pas passé par l’esprit d’aller à la rencontre d’auteurs belges. Le hasard en a décidé autrement. La Belgique c’est Chic avait à peine quelques semaines quand Alia Cardyn m’a proposé son premier roman. Après un rapide check sur ma wishlist de livres, ni une ni deux j’ai accepté car je l’y avais inscrit dès sa sortie en juin. Et comme après l’écriture, la lecture fait partie de mes activités quotidiennes je m’y suis mise sans me faire prier ! En plus en tant que lecteur, vous ne vous posez jamais la question de comment vient le fil conducteur ? Comment l’auteur ne s’emmêle pas les pinceaux dans les personnages et le timing ? Combien de temps faut-il pour coucher sur papier tous ces mots ? Alia vous dévoile les dessous de l’écriture.

Mais comment devient-on écrivain ?

15239282_10154737336652930_559211594_nAvec un parcours à vous donner le tournis, Alia se dédie maintenant à mi-temps à l’écriture et à son activité de coach professionnel. Diplômée en droit et en sciences-po, c’est au cours de sa carrière d’avocate qu’elle a bifurqué vers sa nouvelle passion, le développement de potentiel. Elle s’est formée à plusieurs reprises, a débuté en tant que formatrice et responsable de service, puis a volé de ses propres ailes afin de mettre sur pied sa propre activité de coaching professionnel (privé ou en entreprise). Et de coach à écrivain, me direz-vous ?

Ses premiers pas dans l’écriture

Alia a mis par écrit tous les outils créés grâce à son coaching. Elle totalise déjà 5 livres rédigés dans la catégorie « développement personnel » aux éditions Jouvence. Grande fan d’histoires, elle aime beaucoup l’écriture et se raconter des histoires. Son rêve, elle a voulu le tenter et a donc pris le temps d’écrire un roman. Son tempérament rêveur lui a permis d’y arriver. Elle fonce et puis elle réfléchit, « cela permet de faire des choses que sinon on aurait pas fait ».

Bête question, comment on écrit un roman ?

Je sais pas vous, mais il n’y a rien à faire, je me demande toujours comment l’auteur s’y prend, de l’idée à la rédaction finale. Quelle tournure le livre prend, les changements entre le fil rouge imaginé et l’histoire telle qu’elle paraît,…

« C’est ici que commencera mon livre »

Fut la réflexion d’Alia à son mari aux détours d’une balade près de chez elle lorsqu’elle aperçut une maison de style victorien. S’en est suivi un accouchement très rapide du prologue. Après un court séchage, elle a revu la maison par laquelle tout a débuté et là, le train était en marche. « C’était la maison qui me soufflait l’intrigue. Je voyais déjà la petite fille…Je voulais quelque chose de fort dont je ne savais pas moi-même comment ça allait se terminer »

Mais on ne se perd pas au milieu de tous ces personnages?

Alia gardait à côté d’elle un plan avec une vue d’ensemble 15301254_10154737342567930_1495056693_nsur tous les personnages, les dates, les faits importants. Elle a écrit sur un cours laps de temps (4 mois), en faisant beaucoup d’aller-retour d’un chapitre à l’autre, donc tout était encore « frais » dans sa tête. En plus, « les personnages prennent tellement vie, je les vois agir quand je les décris, ils sont tellement forts que ça fait vibrer. » Petite anecdote, l’engouement était tel que deux personnages qui devaient juste passer un moment ensemble, se sont embrassés dans l’emballement.

Une discipline de 5000 signes par jour. Et la page blanche ?  Si le flux peut être irrégulier ou difficile au début d’une « séance » d’écriture, « après une heure et demi, il vient. Parfois, il reste fluide pendant quelques jours si on écrit souvent».

« Une phrase, c’est comme une musique ça doit chanter correctement »

L’important est de clôturer systématiquement le chapitre. La première partie a été revue à maintes reprises car c’est celle où elle « apprend » à être écrivain. Sa plus grande crainte ? Un roman trop édulcoré dû à l’impact des hormones de sa grossesse.

« Les gens ont droit à une chouette histoire »

Une promesse précoce de publication

Après avoir rédigé les 20 premières pages de son roman, direction Paris pour rencontrer une personne de la maison d’éditions Charleston, qui ne compte pas encore d’auteurs belges. Bingo, ça plaît…

 « Ecrire en sachant que j’allais être publiée, c’est un grand luxe. »

En effet, dans le monde littéraire, il faut souvent écrire son ouvrage de A à Z pour ensuite trouver une maison d’éditions accueillante.

Et le titre ?

Il n’est pas choisi par l’auteur, la couverture non plus. Elle a proposé une liste d’une trentaine de titres. Avec les maisons d’éditions, certains points sont négociables mais en général le titre et la couverture n’en font pas partie. Mais n’est-ce pas trop frustrant? « Oui, car d’habitude je suis indépendante mais c’est la règle du jeu. »

Du premier mot à la première vitrine

Le livre a été écrit en 4 mois, à côté Alia continue son activité de coach. Vie de thermite versus vie de rencontre. Ses deux activités s’alimentent, l’écriture permet de prendre du recul. Débuté en novembre 2015 et paru en juin 2016, le livre était prêt deux mois à l’avance. Car une sortie ça se prépare, entre les lectures presses, la diffusion, la communication et les approvisionnements des libraires,…

Après un mois, et 4000 tirages, rupture de stock. Plutôt bon signe, tout ça ! Le livre a reçu un très bon accueil en France, les librairies le recommandent. Alia va aussi elle-même à la rencontre des libraires, afin d’avoir leur ressenti et leur retour. Il est d’ailleurs « Coup de cœur » chez Cook and Book.

Trêve de plaisanterie, vous voulez un avant-goût ?

Je ne prétends rien vous dévoiler de l’intrigue ! Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est que contrairement à certains romans où on voit arriver la fin de l’intrigue, j’avoue m’être laissée surprendre jusqu’à la fin. Je ne cherchais pas à imaginer obsessionnellement l’issue mais je ne l’aurais jamais trouvée ! Chaque fois que l’on pense deviner le dénouement, il en va différemment. Un petit conseil pour ceux qui se lancent dedans, ne le lâchez pas une fois débuté…le fait de se remettre dedans après quelques jours fait perdre l’intensité de l’histoire. C’est mon seul regret dans ma lecture !

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Des séances de dédicaces et un prochain roman pour fin 2017 !

Si vous voulez la rencontrer, elle sera le 10/12 au club d’Ixelles et le 17/12 au club de Mons dès 15h.

Le deuxième est en cours de route! Contrairement au premier, elle connaît déjà le dénouement! Et l’histoire lui est apparue dans sa voiture au milieu des champs..Rdv l’année prochaine pour la suite!

Bénédicte van Egeren

Souper de Noël entre potes, défi cadeaux à moins de 5 et 10 €

Chaque année, c’est la même chose. La fin de l’année rime avec souper de Noël entre collègues ou entre potes. Auquel s’ajoute souvent l’échange du « ptit » cadeau, qui tourne autour des 5€ voire 10€ grand max. Petit mais qui devient vite un casse tête vu le mini budget à respecter. Finalement c’est une tare plus qu’autre chose et on finit par acheter des babioles en tous genres, qui soyons bien clairs ont peu de chance de servir. Au mieux, elles feront sourire au pire elles prendront la poussière quelques semaines avant de finir au fond d’un tiroir ou dans la poubelle. Alors je vous propose de laisser ce plastique chinois de côté cette année et de vous donner quelques pistes pour des cadeaux locaux, made in Belgium ou un peu plus durables / utiles.

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Moins de 5€

  • Un feutre alimentaire, et 4 couleurs dispo : 1€
  • Une tablette de chocolat Bean to bar: les tablettes vont de 2,5 à 8€
  • Un Boccoloco, c’est tout nouveau sur le marché, ce sont des bocaux salés ou sucrés locaux, artisanaux, végétaux & bio : 4€ pièce unnamed-3
  • Une grande bouteille de Simone à Soif (ou deux petites): de 4 à 5€ en fonction des points de vente
  • Un magnet frigo Belge Une Fois: vous n’avez que l’embarras du choix et vous pouvez même le personnaliser (et pour les fans de badge c’est le même prix!): 4€ pièce
  • Un pot de sauce Brusselsketjep, de la cowboy à la dallas en passant par la mayo, le ketchup et la moutarde: 4€ pièce (dispo dans les bonnes épiceries ou pop up)
  • alpha_diy_bleuLes verrines mangeables, le top pour un picnic ou pour ceux qui n’ont pas de lave vaisselle, version DIY (parce que les toutes prêtes seront pour le budgets 10€ mais au final c’est la même chose): 4,95€ pour 25
  • Un sachet de Gaufres Mania sucrées, saveur citron  spéculoos, fleur d’oranger : 5€ (paquets de 5 grandes ou 12 petites)
  • Les fondants de bain BelleBulle pour se détendre entre les soupers (pour ceux qui ont un bain!): 5€

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Entre 5 et 10€

  • Le baume à lèvre 100% bio de BelleBulle, en hiver tout le monde en a besoin à un moment ou un autre: 6€
  • Un sachet de Gaufres Mania sucrées ou salées, laissez vous surprendre par les combinaisons originales telles que chicon jambon emmental, potiron gruyere bacon,… : 6€ – 7,5€ – 8€ (paquets de 5 grandes ou 12 petites)
  • Une bouteille de la bière En Stoemelings, brassée rue Haute : 7 € la grande bouteille (L’option bière est bien évidemment très facile vu la panoplie de bières belges, le défi sera dans la découverte d’une nouvelle sorte ou d’une nouvelle brasserie!)
  • Une bougie Yael Ohayon dispo chez Bel’arte : 7€
  • Une bague ou des boucles d’oreilles Boudouboudou, bijoux confectionnés à partir de jeux vintage ( bagues en scrables, boucles d’oreilles chaussures barbie), effet garanti : 8€ chez Belge une Fois
  • Un menu Farci, tout frais sorti de mon imagination mais approuvé par Tiffany, elle sera ravie de vous faire « un bon pour »  : 9,5€
  • bague-repopUne Bague Repop de la marque REstore (choix entre 20 coloris): 10€ pièce (mais également un large choix de boucles d’oreilles réalisées en divers matériaux bois, plastiques,…allant de 6 à 10 €)
  • La version prête à l’emploi des verrines comestibles, choix entre trois modèles: 10€ pour 25 verrines
  • Et bien sûr l’addition des cadeaux de moins de 5€ est aussi possible: un chocolat plus une Simone à Soif. Un bain moussant et une tablette de chocolat. Une sauce et une bière En stoemelings,….

J’espère vous avoir éclairé. Je reconnais qu’il y a beaucoup pour les papilles et notre bien être…mais finalement n’est-ce pas ce dont on profite le plus?

Question pratique, vous pouvez retrouver facilement certains produits dans les magasins tels que Belgikie, Belge Une Fois, Bel’arte à Bruxelles (et les pop up: crea pop, et pop and shop). Et en Wallonie, Wattitude, Melting Pop, et sinon direction les points de vente sur les sites respectifs et sur les shop online.

A vous de jouer!

Bénédicte van Egeren

Le Labo d’Oré, un duo de choc qui soulève des montagnes

Quand j’ai vu les coussins de Labo d’Oré chez Belge Une Fois, je n’ai pas pu résister à l’envie de savoir qui se cachait derrière ces créations toutes douces au format plus qu’original. La réponse ? Deux filles super créatives qui sont parties de leur passion pour la couture et de leur environnement quotidien pour proposer quelques produits au design irrésistible. Rencontre avec Aurélie et Florence, direction Liège !

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Le Labo d’Oré, un duo de choc 

Aurélie et Florence sont toutes deux designer industriel de formation. Elles se sont plongées de manière autodidacte dans la couture pour réaliser des vêtements et ont ensuite suivi des cours ensemble. C’est Aurélie qui s’est tout d’abord lancée dans l’aventure de l’entrepreneuriat en réalisant des doudous, il y a 5 ans. N’étant pas seule sur le marché, elle a petit à petit repensé ses créations mais en s’entourant d’une amie, également collègue et belle-sœur, Florence. A côté du Labo d’Oré, elles bossent toutes les deux à temps plein comme graphiste, et sont mêmes collègues dans la vraie vie ! Les pièces sont en stock très limité puisqu’elles les conçoivent pendant leur temps libre. Chapeau !

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La recherche de tissus comme vecteur d’idées

L’histoire des coussins est née d’un coup de cœur dans un magasin de tissus. Face au tissu blanc, l’idée de la montagne est apparue directement. Le nuage a rapidement complété la gamme, le blanc tout doux, c’était une évidence. Quand le tissu a été en rupture de stock, elles ont jeté leur dévolu sur de la laine bouillie pour poursuivre cette gamme. Les montagnes sont composées au gré des tissus trouvés. Tantôt texturés, tantôt lisses, unis, colorés, bariolés, neutres, vintages, seuls la forme et les sommets enneigés persistent ! Pour les jours de pluie, le nuage a été décliné en laine grise!

Les deux formes sont proposées en deux tailles différentes. Une montagne à deux ou trois sommets, les nuages soit blanc soit gris, en petit ou grand. À vous de choisir !

Leur deuxième gamme, les sous-verres en feutre, a été inspirée de leur quotidien. Se retrouvant aux réunions de famille, 15145224_1864792210409546_72205560_ola problématique récurrente de courir derrière son verre, de se souvenir où on l’avait posé et de le distinguer des autres, les a poussé à trouver une solution originale. Habiller le pied de chaque verre d’une couleur distincte. En plus de le retrouver facilement, cette idée de génie permet aussi de limiter les taches sur la table.

Et comme décidément rien ne se perd, chez nos créateurs belges, les chutes de feutre se sont vues transformées en broches décoratives, en forme de nœud ! La petite touche couleur légère et sympathique !

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Qui fait quoi ? Comment ?

Florence découpe, assemble et prépare les formes et les coussins, Aurélie les remplit et les referme. Pour le reste, elles se rendent dans un Fab Lab, ReLab à Liège, où elles peuvent disposer d’un atelier numérique qui offre la possibilité de travailler sur une multitude de machines, dont la découpeuse lazer. Le dessin est programmé numériquement et la machine découpe. Moyennnant un abonnement, ce type d’atelier permet de disposer de tout un matériel pour lequel l’investissement serait lourd financièrement ou physiquement. C’est un lieu animé par l’intellignece collecitve au service de la créativité. Bon plan, non?

La diversification des matières

Une envie plus « graphique » les animait mais elles se retrouvaient contraintes avec la matière utilisée, à savoir le tissu et le feutre. Le bois s’est donc naturellement invité dans leurs collections. Résultat, des miroirs composés de bois et de tissus ont vu le jour ainsi que des broches en bois aux motifs variés, passés à la découpe au lazer.

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Et pour être l’heureux propriétaire ?

Elles ont commencé avec un marché de Noël, il y a deux ans. Elles sont parties avec leur stock de coussins, sous-verres et broches. Depuis, elles y sont chaque année. Si vous êtes sur Liège, c’est le marché de Noël du Hangar qui a lieu le weekend des 16, 17, 18 décembre, Quai Léonard, 43 b.

Toutes ces merveilles sont également disponibles chez Wattitude à Liège, Melting Pop à Grez-Doiceau et Belge Une Fois à Bruxelles. Il faut sauter dessus quand on les croise car derrière il n’y a pas un stock de multinationale! Néanmoins, une boutique Etsy est à l’étude !

Bénédicte van Egeren

Une maroquinerie 5 étoiles signée Michael Guérisse O’Leary

Trimballant ma maison sur mon dos, quel ne fut pas mon bonheur quand je suis tombée nez à nez avec le grand cabas « Shopper » de Michael. Simple, épuré, passe partout, sans blingbling et capable d’accueillir mon quotidien sans craquer après deux utilisations. Au fait, rien de complètement fou mais juste pas toujours facile à trouver. Le MUST ? Il respirait le vrai cuir. Pas de doute, je n’allais pas me faire arnaquer. Gros coup de cœur pour le travail de Michael Guérisse O’Leary, je vous le présente sans tarder ! Attention, addiction garantie…

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Faisons connaissance…

portraitAprès 5 ans d’études en archi à Horta (La Cambre), Michael a effectué ses deux ans de stage obligatoire. Notamment au sein d’une rédaction de magazine d’architecture, s’éloignant un peu de sa matière principale. Les deux années suivantes, il a renoué avec la créativité en recentrant son activité professionnelle. Il a travaillé auprès d’artisans, dont un maroquinier qui lui a transmis le goût et la passion qui l’ont amené à développer ses propres créations. Pour cela, il a repris des études aux Arts et Métiers afin d’apprendre et de peaufiner les techniques et connaissances qu’il avait déjà acquises sur le terrain. Petit à petit, les machines ont envahi sa maison, et sa cuisine s’est transformée en atelier.

Les premières créations ont été lancées il y a 7 ans. Depuis, la gamme s’est élargie et se dote de variantes dans les modèles existants. Les couleurs, les matières, les fermoirs, les zips, les pièces incrustées, les boucles de ceinture, toute excuse est bonne pour expérimenter et rendre la pièce unique ou presque.

Avant de travailler la peau, il faut la trouver !

Mais où trouve-t-on toutes ses merveilles ? Michael se fournit dans deux tanneries, une en Belgique et une en Italie. Le cuir est toujours tanné végétalement et possède un certificat, il se le procure déjà teint et prêt à l’emploi. A l’issue de salons, il n’est pas rare qu’il craque pour l’une ou l’autre peau venant d’Autriche ou d’ailleurs.

Mais la meilleure des adresses est sa caverne d’Alibaba, une ancienne mercerie où il peut chiner à loisir. Ramenant parfois des pièces uniques, des lots de fermoirs, des pièces décoratives, des boucles de ceintures des années 50,…Bref, un endroit pourvoyeur d’inspiration. Les pièces ainsi chinées poussent l’imagination au-delà de sa zone de confort.

« Le hasard permet de faire des choses que l’on n’aurait pas faites. »

Le principe de chinage s’applique aussi aux peaux. Elles sont toujours neuves mais peuvent venir d’une faillite ou d’une fin de stock. Ces petites quantités permettent de ne pas faire trop de volumes similaires et de miser sur l’unicité des pièces. Le revers de la médailles, c’est la frustration de ne pas pouvoir recommander. Quand c’est fini, c’est fini!

Les zip utilisés sont par contre toujours neufs et de haute qualité car c’est une pièce maîtresse qui doit s’aligner à la perfection. Ils sont même polis.

Passons aux choses sérieuses… L’assemblage !

Il va de soi que la patience, la précision et la méticulosité sont indispensables pour parvenir à des découpes parfaites, à la fixation des zips ou encore l’emboîtement dans l’axe des fermoirs. Un millimètre de décalage peut représenter des heures de travail perdues. C’est un travail impressionnant quand on y réfléchit! Pour certains travaux, il n’est pas rare qu’il se rende dans un atelier où il peut disposer des machines car certaines sont plutôt encombrantes.

Et comme de plus en plus de créateurs…

Les déchets sont les moteurs de la création. Quasi rien n’est jeté, tout se récupère. Que ce soit de par la forme des peaux ou suite à la découpe d’un sac ou autre, toutes les chutes produites sont conservées. Elles titillent l’imagination et font naître de nouvelles idées. fragment-pouch-1-bd
La pochette « mosaïque » est née de cette recherche. Son motif donne la ligne de conduite. La face avant se compose de diverses bandes de cuir, aux couleurs et textures variées, qui une fois assemblées forment une jolie mosaïque. Les bracelets et les porte-clés ont été imaginés dans cette optique. Ils constituent un moyen parfait de ne jeter aucune matière, aussi petite soit-elle, et de compléter la collection.

L’achat de lots en mercerie apporte aussi son challenge. Certaines pièces peuvent être griffées, le cas des demi-lunes ornant les pochettes « diamant ». Avec les chutes de peaux, Michael a eu l’idée de les recouvrir. Résultat, toujours la même pochette mais changement de look!

Qu’est ce qu’on shoppe ?

De jolis modèles intemporels, classes, réalisés avec soin dans des matériaux de grande qualité avec une touche de « récup ». Les hommes comme les femmes peuvent trouver leur bonheur dans les ceintures, les bracelets, les foulards, les porte-monnaie, les porte-cartes, les porte-passeport  (nouveau-né) et les porte-clés.

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Avantage pour les femmes tout de même avec les sacs et les pochettes en plus. Le choix est offert entre trois modèles de sacs, l’iconique « Shopper » (petit ou grand), le sac rond et le sac pochette.

Du côté de pochettes, il y en a également trois. La pochette « enveloppe » qui offre plusieurs déclinaison : unie (une seule couleur extérieure) ou dotée d’un rabat distinct. 3Et comme l’unicité est parfois cachée, la distinction peut se trouver dans le cuir interieur ! Une taille au-dessus, la pochette « diamant », ou zippée, se distingue dans les couleurs des zips et la forme des empiècements, que l’on retrouve à l’état brut ou recouverts de cuir. Enfin, la pochette « mosaïque », plus imposante que les autres par sa taille et ses motifs! Toutes les pochettes sont doublées pour avoir la sensation du cuir quand on glisse sa main dedans.

De la cuisine-atelier à Ernest, la boutique-atelier

En quête d’un atelier pour son activité, tout comme Aurore Havenne, ils ont décidé d’unir leurs forces. Au fil de leurs recherches et visites, leur projet s’est orienté vers l’atelier-vitrine. Qui dit vitrine dit pourquoi ne pas y vendre leurs créations et être en contact avec leurs clients? Car jusque-là, ils déposaient essentiellement leurs créations dans des boutiques, pop up,… et arpentaient les ventes de créateurs. C’est dans le quartier de la Place Sainte Catherine qu’ils ont finalement trouvé des murs accueillants. Après quelques travaux de rafraîchissement, soutenus par Atrium, ils ont ouvert Ernest. L’endroit se veut chaleureux et propice à l’échange, un petit fauteuil accueillant pour y faire un brin de causette sur les créations et leur histoire. Outre leurs collections, ils ont invité d’autres créateurs dans leur vitrine. Poussez la porte sans hésiter!

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Pour la fin de l’année, ils vous préparent plein de surprises. Chacun sur sa collection mais pas que. Bien que ne travaillant pas les mêmes matières, ils vont sortir un objet « Ernest ». De leur passion du chinage, est née une collection de verres, tous différents. Ils ont décidé de faire appel à un fabricant de bougies pour qu’il coule la cire dans chacun de ces trésors. Quatre parfums seront proposés. Sympa l’idée, non ?

Et pour ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre Rue de Flandre, ils travaillent d’arrache-pied pour mettre tous les objets online d’ici le 26/11. Elle n’est pas belle la vie ?!

Du mardi au samedi de 11h à 19h, Rue de Flandre 57, 1000 BXL

Bénédicte van Egeren

Détente personnalisée avec la collection de livres My ZebraBook

Quand j’ai découvert le concept du livre unique, j’ai trouvé que c’était la meilleure idée qu’on puisse avoir! Que ce soit pour ses enfants ou pour offrir, ce livre reste gravé dans les mémoires. Mais comment fait-on pour réaliser, produire et finaliser ces livres faits sur mesure et en un temps record dans votre boîte aux lettres. Marie Thibaut de Maisières nous livre les secrets de My ZebraBook et ses nouveautés!

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Mais qui a eu cette idée folle ?

Marie a commandé son premier livre personnalisé des animaux, il y a quelques années. Tellement séduite par le livre et le concept, elle écrivit un petit mot enthousiaste à la jeune équipe afin de leur en faire part. Trois ans plus tard, elle reçoit par mail une surprenante proposition… reprendre le bébé! Les trois jeunes femmes ont une foule de projets en tête et celui-ci est un peu lourd à porter mais elles voudraient lui assurer une continuité. Ni une ni deux, Marie saute dans le bateau et prend la barre. Entre-temps, Marie cède sa boîte de production et se lance dans le challenge des algorithmes auxquels elle y a ajouté ses valeurs. Par contre, elle passe encore en radio pour polémiquer une fois par semaine.

La magie des algorithmes

C’est bien joli un livre fini mais comment ça se passe en coulisse? Pour chaque lettre, il y a un certain nombre de pages prêtes à l’emploi. Lorsque le livre est commandé, une foule de codes se mettent à danser et génèrent un superbe document pdf. Tout ça grâce au travail obscur d’un gentil codeur. Le tout arrive directement sur la machine de l’imprimeur. Une fois sorti, on lie la couverture manuellement. Et le tour est joué!

Entre vos clics de commande et le parcours de création du livre, étape super importante: Marie a 24h pour vérifier les nouvelles commandes. C’est donc la course dans sa boîte mail. Et ce, au cas où par exemple, quelqu’un aurait fait une énormissime faute de frappe dans un nom ou si la base de données lui indique que le livre a déjà été commandé. Pratique pour ceux qui l’offrent en cadeau, un simple mail et Marie vous confirme si l’enfant possède déjà ce merveilleux livre (elle ne se prononcera pas avec certitude s’il a un nom trop courant).

Celui par qui tout a commencé, le livre des animaux.

Ce livre compose le prénom et le nom de l’enfant en lui apportant à tour de rôle ses lettres. Le chien amène le C, l’âne le A, le renard le R…

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Une bonne façon de découvrir les animaux dès la naissance. N’y a-t-il jamais un trou ou trop de lettres les mêmes dans un nom? La base de données des animaux s’élargit d’année en année. Pour ce faire, Marie a assuré la continuité en travaillant avec la même dessinatrice. Chaque année, elle crée quelques animaux supplémentaires. C’est que le stock est énorme mais ne sait-on jamais qu’il n’y en ai pas en suffisance, si par exemple il y a trois z…que fait-on? Un joker peut être déployé, c’est un voleur de lettre.

Marie a également développé la portée internationale du Best seller en passant de trois langues disponibles à sept! Les Suédois en raffolent. Une plateforme scandinave vend les livres à destination de la Suède, la Norvège et la Finlande.

Le petit deuxième, le livre des talents

6-pusieurslivres-frEntièrement pensé et réalisé par la nouvelle équipe, il s’adresse aux enfants un peu plus âgés et présente leur palette de talents, liés à des métiers. On peut donc retrouver les différents talents de l’enfant en rassemblant celui de papa en cuisine et de maman camionneuse, en y ajoutant le calme d’une apicultrice… Ah oui, j’oubliais, Marie est un peu féministe et ses livres n’y échappent pas. Mais rien de méchant. Une juste remise en place des rôles stéréotypés attribués depuis des siècles et véhiculés sans cesse dans la littérature infantile. Une manière objective de montrer aux enfants que les filles comme les garçons peuvent faire toutes les activités.

Jamais deux sans trois…la collection continue à se développer

Et le petit dernier de la collection est le Tour d’Europe, vous avez peut-être vu passer la campagne de crowfunding cet été. Le livre a été écrit par Marie et illustré par Florence Weiser. Elles ont directement été sur la même longueur d’onde et cela donne un livre collector!

Beaucoup plus long que les autres, le Tour d’Europe est très séduisant pour les enfants comme pour les parents. L’enfant part à la découverte des pays européens pour accomplir sa mission. Il est le héros du livre et se balade au gré des pays, rencontre de nouvelles personnes, des cultures différentes et met la main à la pâte à chaque endroit pour reconstituer son alphabet. Bref, il voyage depuis son fauteuil! Génial, non? En tout cas bien mieux qu’un atlas fadasse vide d’histoire et de personnages, et une merveilleuse alternative à l’avion!

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Qu’y trouve-ton? De Stromae aux boulettes Ikea en passant par David Bowie, un max de blagues visuelles destinées aux parents se cachent au fil des pages. Ouvrez vos yeux c’est subtile! En plus, les lecteurs sont chaleureusement encouragés à se laisser prendre au jeu en imitant les accents et en incarnant le livre pour le faire vivre. Pour ne pas vous couper dans votre élan, Marie a pensé à tout! Des notes de bas de page sont à votre disposition si vous avez un trou de mémoire ou besoin d’une explication plus ample pour votre bambin, sans devoir pour autant lâcher le livre et interrompre ce moment de lecture pour se ruer sur docteur Google.

Mais au fait, comment Marie distingue-t-elle les héroïnes des héros dans son livre? Héhé point de jeu de couleurs au niveau des vêtements, la différence se trouve dans la longueur des cils sur le visage du personnage principal. Il paraît que les enfants savent les distinguer tout naturellement! Quelle magnifique solution, n’est-ce pas?

My ZebraBook bien plus qu’un livre

Si transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge fait partie des objectifs. Marie et son équipe ne s’arrêtent pas en si bon chemin: exit les stéréotypes des rôles et place au divertissement à tous les étages. Les livres sont également uniques tout comme chaque enfant. Mais surtout, ils sont assemblés manuellement dans des ateliers belges. A cela, on ajoute un brin d’écologie car ils sont imprimés sur du papier FSC en Belgique. L’impression et les trajets sont compensés en CO2 à hauteur du nombre d’exemplaires vendus. Enfin, à l’époque des temps modernes où tout se fait online, ce cadeau original vous sera livré en 5 jours ouvrables en quelques clics seulement. Bon plan pour les barbus pressés du mois de décembre …

Bénédicte van Egeren

 

Bellebulle se soucie de votre peau, de la formulation du soin à l’emballage

Lors d’un hiver bien rude, il y a deux ans, je me suis mise en quête d’un baume à lèvres. Après de multiples tests pour sortir des sentiers battus mon choix s’est finalement posé sur celui de la marque BelleBulle. J’ai ainsi découvert cette marque bruxelloise de cosmétiques qui s’est bien développée depuis! Pour assouvir ma curiosité, j’ai rencontré l’équipe à l’occasion de l’ouverture de la boutique. Let’s go.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Rencontre scientifique avec Isabelle

Ingénieure agronome de formation, Isabelle Roux est la créatrice de la marque. Elle fait preuve d’une grande maîtrise de son sujet et les mots tordus ne l’effrayent pas. Elle peut vous expliquer dans les moindres détails tous les secrets qui se cachent derrière une composition de cosmétique. Faire un brin de causette avec elle vous enrichit en un rien de temps tandis que son œil expert, comme ceux de son équipe d’ailleurs, vous établit un diagnostic de votre type de peau en deux temps trois mouvements.

Mais revenons-en au commencement! Tout est parti d’une expérience personnelle d’Isabelle avec ses enfants. En arrivant au constat que les réactions cutanées récurrentes provenaient du savon utilisé, bien que prescrit par un spécialiste. C’est de ce déclic qu’est venue l’étincelle qui allait propulser BelleBulle. Sa volonté est d’offrir une gamme libérée des produits chimiques, à la composition irréprochable, bénéfique pour notre santé, notre peau et notre planète. Mais surtout qu’elle convienne aux peaux les plus exigeantes.

Si un jour vous retrouvez vos petits en train de déguster du savon don’t panic, ils sont comestibles. En tout cas non toxique, puisque complètement naturels.

Gamme XXL de 35  savons

Les savons solides ont la vie dure face au gel douche, qui rusent avec les odeurs et emballages attrayants et s’alignent en masse sur des km de rayons. Se refaire une place sur le marché, re-séduire ceux qui l’ont délaissé bien jeune et qui ne lui voient pas grands avantages n’est pas chose aisée pour ce petit pain de savon. Or en s’y penchant de plus près, on y gagne sur plusieurs plan: packaging, durée, écologie et en plus il ne coule pas dans la valise…Mais trêve de plaisanterie. Penchons-nous sur ses bienfaits grâce à la nature même de ses ingrédients.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Il y a savon solide et savon BelleBulle. C’est comme pour tout, l’origine et la qualité des composants sont des éléments déterminants dans les bienfaits du produit. Ici tout est conçu à partir de végétaux certifiés Bio.

Isabelle a bien compris que chaque peau a ses besoins et qu’il importe vraiment de la traiter avec ce qui lui correspond le mieux. C’est pour cette raison que la gamme est si large. Les savons sont déclinés en sept types de peaux et quatre senteurs. C’est sûr chacun y trouvera son bonheur. Et oui, personne n’est oublié car pour ceux qui n’aiment pas les odeurs et pour les femmes enceintes, elles pourront prendre soin d’elles avec la version sans parfum! Ouf, le compte est bon 7×5=35.

Mais encore…

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©Bénédicte van Egeren

BelleBulle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Aux savons, se sont ajoutés un gel douche ainsi que des fondants douceur pour le bain. Côté hydratation, un baume pour les lèvres, une crème ultra nourrissante, un beurre de karité, une huile pour le corps et une pour les cheveux. Enfin, la gamme propose un déo, des plus naturels évidemment.

 

Les secrets de la production

La boutique s’est récemment installée dans le quartier de la Bascule, à Bruxelles, et c’est en sous-sol que tout se passe. Isabelle y conçoit et produit les cosmétiques. Elle contrôle l’entièreté du processus et garantit une transparence à 100% . Elle compose également les parfums des savons et des fondants de bain. Elle teste divers mélanges avant d’arriver au bon. Inutile de dire que certains ratent et sentent plutôt mauvais! Les lois de l’expérimentation et du handmade.

Isabelle attache une importance à la qualité de ses produits. Pour commencer, elle enlève l’eau de la liste des ingrédients de ses cosmétiques. Et oui, c’est ça qui remplit les flacons de la distribution classique et qui fait diminuer les prix! Par exemple, la crème nourrissante est ultra concentrée.

Pour les savons, afin de ne pas abîmer les végétaux utilisés, elle pratique le procédé de saponification à froid. What? Le fait de ne pas chauffer les savons à plus de 37 degrés. Par exemple, pour fabriquer le gel douche ce n’est pas possible. Elle doit monter jusqu’à 65 degrés et ne s’autorise pas plus. Sinon le gage de qualité des produits n’a plus de sens.

Bon à l’intérieur mais aussi à l’extérieur

Ce n’est pas tout d’exiger le meilleur des composants…l’emballage est tout aussi réfléchi. Les savons sont emballés dans des boites compostables tandis que les huiles sont présentées dans des bouteilles en verre. Pour les

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produits dont l’option « plastique » est la plus judicieuse, par exemple le gel douche ou le baume pour les lèvres, exit les molécules chinoises. Pour contrôler les composants de ce plastique, BelleBulle travaille avec une entreprise espagnole qui répond aux normes européennes afin de garantir l’absence de molécules  nocives dans ses contenants. Enfin, pour les boites type « pilulier », si vous ne savez pas quoi en faire vous pouvez les ramener à la boutique pour leur donner une seconde vie!

L’adresse à visiter sans tarder

Pour ceux qui passent dans le coin, un petit tour en boutique vaut le détour. Un ouragan de senteurs vous accueille dès que vous passez la porte, la déco apporte son lot de zénitude tandis qu’un évier vous permet de tester les savons. Si ça c’est pas une idée de génie!

Si vous êtes loin de la Capitale, don’t worry, La gamme est en vente dans certaines boutiques Bio ainsi que sur l’eshop de Bellebulle.

Chaussée de Waterloo 677, du lundi au samedi de 10h à 18h30

Bénédicte van Egeren

Valse de Farci(s), le concept revisité à l’infini par Tiffany

C’est lors de son crowfunding que j’ai eu vent du projet d’ouverture de Farci, l’année dernière. Une fois ouvert, à la première occasion qui s’est présentée je m’y suis rendue. Un dimanche, frigo vide, grâce au détour d’une course dans le quartier, deux options s’offraient à moi Delhaize ou Farci. La seconde évidemment! Et pour cause, il a tout pour plaire: local, de saison, 100% bio, sans gluten, en version carnivore ou végétarienne, fait maison, frais, zéro déchet, made in Brussels, pour enfants et personnes âgées, facile à réchauffer et même livré à domicile pour les chanceux se trouvant dans un rayon Deliveroo. Délicieux et surprenant pour vos papilles. Mais pourquoi personne n’y a songé plus tôt? Je vous emmène dans les cuisines de Farci faire connaissance avec Tiffany.

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

De juriste à fondatrice de Farci

Mais aussi commis de cuisine en passant par chasseur de tête et responsable de la gestion quotidienne d’une table d’hôte-épicerie, voilà le parcours de Tiffany avant de se lancer dans l’aventure de Farci! Inutile de préciser que la cuisine elle adore et que ça lui trotte constamment dans la tête.

« Je n’ai jamais été cuisinière mais passionnée depuis le début, comme si un disque dur avait tout enregistré. »

C’est forte de sa dernière expérience, chez « Les filles », qui lui a permis de se confronter au terrain, de s’occuper de la relation clientèle, de gérer les stocks et de connaître les prix mais où lui manquait le côté cuisine que Tiffany, de naturel ambitieux, a voulu passer à l’étape suivante. Au vu du temps et de l’énergie donnée, l’envie grandissante de le faire pour soi l’a poussée à prendre la décision la plus difficile. Soit s’associer avec elles soit se lancer en solo. C’est la deuxième qui l’a remporté!

Un goût pour la cuisine ancré depuis bien longtemps mais que choisir?

Top départ du remue méninges pour trouver le concept parfait. La condition sine qua non du projet: proposer une cuisine sans gluten. Exit donc sa première idée-passion des Dim Sum. Plus le temps passe plus elle se rend compte que ce n’est pas le produit le plus évident à travailler.  Que ce soit au niveau technique, personnel, ou encore le fait que ce ne soit pas des produits locaux et surtout sans gluten. Moment de panique, plus rien ne tient la route, il faut vite se trouver une autre idée car elle se donne un an pour mettre quelque chose en place.

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Après un mois de questionnement, « tout a cliqué dans ma tête une nuit, tout était cohérent, c’était magique ». Crash test du concept: le retourner dans tous les sens, en exiger le maximum en le confrontant à sa liste , de plus en plus longue, de critères. Produits locaux, 100% bio, s’adapte aux saisons, peut se transporter, ne nécessite pas trop de matériel, sans trop de gaspillage (elle ne jette rien tout est récupéré, l’intérieur des légumes/fruits sert de farce ou de sauce). Et de surcroît très peu de packaging (Tiffany vous encourage à venir avec votre récipient)…avantage pour dame nature et pour vous, il n’y a plus qu’à le glisser dans votre four! Résultat le concept est au top, Farci est né.

Une dernière question de taille, où situer le paradis du Farci?

Tout comme le Farci est un produit nostalgique, l’emplacement le sera également. A la base, elle visait le quartier européen. Son produit étant un lunch parfait, bien que supérieur aux 5 euros moyens déboursés le midi, ou un souper à ramener en sortant du boulot. Le hasard des loyers et du marché immobilier en a décidé autrement. Elle a posé son four dans son quartier d’enfance. Etre en terrain connu pour se lancer, ça donne aussi un bon feeling, la première clientèle sera encourageante. Le contact humain et l’intérêt pour ses produits priment sur la densité du passage. C’est donc au coin de la place Saint-Job à Uccle que vous la trouverez. Pas facile d’accès pour tous mais elle vous accueille tout le week-end, l’occasion de faire un détour et de ramener son souper!

« Tout s’est bien mis, quand quelque chose est cohérent, les choses tombent quand il faut. »

Un four pour Farci

Pour se faire la main, Tiffany a cuisiné pendant six mois pour des connaissances en proposant ses services de traiteurs. Elle s’est ensuite inscrite sur Menu Nextdoor pour approcher un public inconnu. Enfin, le challenge ultime, pour estimer les coûts, le temps,… 300 rations à l’occasion d’un marché. Dans la foulée, elle se cherche un pas de porte et lance son crowfunding pour l’achat de son four. Elle se retrouve obligée à communiquer sur son projet. Le boomerang lui a ramené de la notoriété. La voici bien installée avec la nécessité d’engager une personne pour la soulager, en plus de celle déjà présente mi-temps en cuisine.

Des farcis différents chaque jour

Tous les jours, trois farcis sont proposés. Un végétarien, un au haché de poulet et un au haché de porc.

farci_04Tous les matins, elle recommence à zéro pour la production de la journée. Mais ne croyez pas que l’après-midi elle se repose sur ses lauriers. En général, elle retourne en cuisine pour tous ceux qui passeront fin d’après-midi se chercher un succulent souper ou pour anticiper le rush du lendemain matin. Et pour info, elle conserve maximum un jour ses farcis de sorte que vous puissiez les garder deux jours chez vous!

Mais comment ces légumes fous et originaux arrivent là? Non, elle ne se rend pas au marché à 5h du mat tous les jours, elle a déjà des journées de 12H. Son secret? Un fournisseur qui remplit ses frigos deux fois par semaine. Il connaît ses produits préférés et son goût pour les curiosités. A chaque saison ses plaisirs, maintenant l’hiver nous apporte son lot de courges et des variations de goûts, formes et couleurs…que du bonheur pour Tiffany, qui parfois tombe en amour devant les légumes fraîchement déposés dans son magasin pendant la nuit, comme cette patate douce de couleur mauve ou l’odeur des herbes aromatiques qui remplit la pièce quand elle pousse la porte d’entrée. Une danse de joie de grand matin!

Et maintenant, à table ! 

« Farci est un produit nostalgique mais le challenge est de sortir des sentiers battus. Pousser les limites de ce qui se faisait avant. » Marier les fruits et les légumes, par exemple porc-framboise ou pêche-mozza pour le végétarien, utiliser la farce de l’un dans la structure de l’autre,…Mais un classique bien réalisé sera tout aussi délicieux. Son objectif est d’avoir des farcis qui bousculent à côté des farcis « classiques ».

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« Si on utilise du 100% bio, des épices et des huiles de qualité, on ne peut pas être mauvais »

Ses recettes sont composées d’une grande part d’intuition et d’un feeling qui lui vient naturellement pour associer tous les ingrédients. Son mode de fonctionnement: improviser tout en respectant les saveurs. La base des farcis étant la même, elle connaît les quantités, il lui reste donc tout le loisir de jongler à merveille avec tous les ingrédients fraîchement déposés dans son antre par son gentil fournisseur. Ces matins-là, c’est un peu comme quand Saint-Nicolas est passé. L’excitation en ouvrant la porte et découvrir quels sont les légumes qui ont été déposés. Se mettent alors à virevolter dans sa tête des combinaisons plus folles les unes que les autres. Il est temps de retrousser ses manches et de s’y mettre pour être prête pour le rush de midi!

Avec quatre recettes créées par semaine, six mois d’existence, Farci totalise déjà une centaine de déclinaison de ses produits. Et au fil de saison, ce chiffre risque bien de continuer à grimper!

Et en pratique, comment ça fonctionne?

A côté des trois farcis du jour, il y a les accompagnements. Tiffany pense à tout le monde, il y en a un pour combler chaque goût et/ou régime (pâtes, riz, quinoa, taboulé et lentilles). Sans oublier le choix entre deux sauces. Vous pouvez décider d’emmener un menu (composé de trois farcis, un accompagnement et une sauce pour 9,5€) ou de prendre des farcis au poids. Si jamais vous invitez beaucoup de convives à partager vos farcis, vous pouvez toujours appeler pour commander car parfois le comptoir se vide rapidement.

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

 

Maintenant que le salé est bien en place….invitons le sucré! 

14641891_670231456476930_4719516633988908245_nA côté de ses collaborations locales, pour les cupcakes et les glaces, Tiffany commence à proposer sa gamme de dessert. Au menu, un carott cake, un moelleux au chocolat ainsi qu’un moelleux poire à tomber. Auquel s’ajoute un crumble qui évolue parallèlement aux fruits de saison.

Pour la petite histoire, à la base, elle se serait bien vue ouvrir un salon de thé. Inutile de dire qu’élaborer des recettes sucrées est plutôt un plaisir, c’était le temps qui lui faisait défaut.

What else?

Une épicerie fine. Elle travaille avec une dizaine de fournisseurs qui ont pour point commun de ne pas être présent dans la grande distribution. L’idée étant de pouvoir tout trouver pour compléter un souper composé de farcis: du biscuit apéro aux boissons. Son goût pour les bonnes choses lui a donné envie de proposer également de bonnes huiles, conserves ou thés en vrac. Que du bon dans les rayons!

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

En attendant de pousser sa porte, je vous invite à suivre son compte Instagram ou sa page facebook qui vous mettront l’eau à la bouche de grand matin et limite vous donneront envie de déménager.

Chaussée de St Job, 666. Tous les jours de 11h à 20h sauf le mardi.

Bénédicte van Egeren

Valérie Berckmans, une belle leçon de slow fashion

Installée depuis une dizaine d’années dans le quartier Dansaert, Valérie Berckmans nous démontre que produire localement, de qualité, en privilégiant le bio, dans le respect de chacun est possible. Avec une bonne dose de détermination, de sueur et de larmes. Rencontre avec Valérie.

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Brève présentation

Après 8 ans d’études, oui après tout ce temps elle aurait pu être médecin, Valérie se lance. A l’issue de son diplôme en langues germaniques, elle est passée en cours du soir à St Luc pendant 3 ans pour ensuite donner naissance à sa marque, née d’un casse-tête vestimentaire personnel. Elle ne trouvait jamais rien qui lui plaisait.

La solution? créer sa garde de robe idéale

camillepencil-bleuMais à quoi devait-elle correspondre? Simple, élégante, moderne, de qualité, lavable sans prise de tête, avec peu ou pas de repassage. Des pièces faciles à combiner mais qui ont ce petit plus qui leur permet de se différencier. Avec des détails qui viennent twister les créations, que ce soit de l’asymétrie, une couture, un col, une manche, un ajout de tissu,…

Bref, le dressing de la femme active-moderne qui n’a pas beaucoup de temps mais ne veut pas ressembler à un « sac à patate ».

De l’idée à la production

Sur base d’un dessin, l’histoire commence. Il est ensuite très rapidement travaillé en grandeur nature afin de mieux juger le résultat. collection-enfantS’enchaîne des heures d’essais-erreurs, les idées fusent, les finitions se modifient jusqu’à ce que chaque détail trouve enfin sa place. Tout est assemblé dans son atelier en sous-sol. Ce n’est qu’une fois le prototype en taille 38 validé que le patron part dans un atelier de « gradation » pour obtenir la pièce en toutes les tailles. A partir de ce moment-là, l’ensemble de la production peut dès lors être envoyée à la couturière.

Composition, prototypes et tests grandeur nature

Les matières utilisées sont essentiellement le coton bio (60%) et le tencel. Mais sa passion pour la récupération et les matières d’antan, magnifiques et de qualité, amène parfois à ce qu’un petit bout de tissu âgé s’unisse à une de ces matières. Voilà pour le petit volet upcycling qu’on ne sera pas surpris de retrouver sur certaine pièce en édition très limitée. C’est sympa et ça amène un petit plus!

« On produit tellement que les matières ne sont plus aussi increvables qu’avant. C’est du boulot de trouver de bonnes matières. »

D’ailleurs, elle passe une partie de son temps à porter ses prototypes pour s’assurer de la qualité des tissus avant de lancer la production et de les proposer à ses clients. Ses tests grandeur nature permettent de détecter si le tissu a tendance à blanchir, si un fil sort un peu vite,…Auquel cas, elle n’hésite pas à en faire part au fournisseur (allemand). Car la qualité doit absolument être au rdv. Caractéristique de plus en plus rare à l’heure actuelle. La faute au fastfashion...On ne s’attend plus à ce que les pièces durent, il y a une perte de valeur des fringues, c’est un problème de mentalité à changer.

« Si les gens comprenaient la sueur et les larmes qu’il y a derrière la mode ».

Garder le cap face à la « fast fashion de luxe »

Le quartier s’est transformé ces dernières années, des grandes enseignes internationales, pas données, ont envahi les m² de la Rue Antoine Dansaert. Et il faut se perdre dans les petites rues alentours pour trouver les véritables boutiques-ateliers iconiques du quartier.

photoMais face à ces chaînes et à la multitude de nouveaux petits créateurs, comment est-ce possible de survivre? Sa force, c’est le fait qu’elle a pignon sur rue depuis 13 ans. Mais surtout, que les gens reviennent de plus en plus au « local », au made in Belgium et aux produits de qualité qu’on ne jette pas après deux lavages. Critères qui sont les premières préoccupations de Valérie. En effet, sa production est locale (made in Bruxelles), le coton est issu de l’agriculture bio, le tout réalisé en petit métrage. Car le caractère exclusif des pièces constitue aussi un atout, il séduit de plus en plus.

La conception made in Belgium, pas si facile

Valérie a été témoin de la faillite de son ancien atelier en Flandre. Les ateliers de production ferment les uns à la suite des autres ou sont surchargés. Produire local devient de plus en plus compliqué mais reste possible. Surtout en Belgique avec le coût élevé de la main d’oeuvre. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est bien payée! Le métier de couturière est de nature très difficile et très exigeant, avec beaucoup de pression (quand on voit le tarif à la minute (minimum 0,5 euro)). « Ces travailleurs méritent tellement plus, ce sont des gens très courageux ». Son rêve est « que les ateliers rouvrent, qu’ils s’agrandissent car c’est un secteur florissant à ancrage local. »

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Vous l’aurez compris, pour elle il est hors de question d’envisager une délocalisation au niveau européen. Son objectif est d’être encore plus local. Son idéal c’est d’être à une distance vélo. Défi réussi, son atelier se trouve à Jette. Pédaler pour aller chercher ses pièces le matin, les mettre sur son porte bagage et prendre la direction de sa boutique pour ranger directement les nouveautés en rayon, ça c’est un projet réussi localement!

Avec son objectif distance à vélo, Valérie fait cependant un petit écart en faisant assembler certaines pièces en France pour soutenir un chouette projet. L’histoire d’un atelier qui n’était plus rentable mais dont les couturières en ont décidé autrement, en le reprenant et en fondant une coopérative pour continuer à exister.

La proximité, un bel avantage

Elle facilite l’ajustement et évite le surstock. Pour la nouvelle collection, elle a sorti un sweat en 3 couleurs. Après quelque temps, elle remarque qu’une couleur plait beaucoup plus que les autres. Le lot de pièces suivant sera produit en respectant cette observation et permet aussi de limiter les pertes. Avantage de la petite création-proche du public.

Au four et au moulin, l’envers du décors de la création

Si le côté créatif peut faire rêver, il vient vite se faire bousculer par « tout le reste ». Car entre le dessin et la place en rayon, le chemin est long. Le choix du tissus, la communication, le marketing, l’administratif, le financier,… » C’est tellement fatiguant de faire tout, le côté création devient un micro-truc (temps). Le manque de ressourcement peu mener à un blocage créatif. » Entre deux collections, Valérie se donne le temps de procrastiner pour éviter la page blanche. Elle puise son inspiration un peu partout: dans la rue, les musées, les matières,…

Que trouve-t-on dans sa boutique?

jupes-enfants A côté de sa collection femme, une mini-série kids a vu le jour. Et oui, rien ne se perd, les chutes de tissus sont utilisées pour confectionner des sweats, des t-shirts et des jupes pour enfants! Et comme l’imagination est infinie, aux heures creuses d’autres idées voient le jour comme les cotons démaquillants (super classe, assortis au sphoto-4weat ou au top!), des langes réutilisables,… disponibles dans la boutique voisine Supergreen Me, tenue par sa sœur .

Et pour compléter ses looks, Valérie a choisi avec soins quelques créateurs. La gamme de chaussures intemporelles Atelier Content, les mailles de Géraldine Bertrand ainsi que la maroquinerie de Michael Guerisse O’leary. Leur point commun? La production belge et locale évidemment!

Un bon plan pour la route?

Rendez-vous ces vendredi et samedi aux MAD Sales pour shopper ses pièces ainsi que celles d’autres créateurs belges. Vous y trouverez des prix doux et un aperçu de la nouvelle collection.

Sinon, n’hésitez pas à braver le piétonnier pour la retrouver Rue Van Artevelde 8, 1000 Bruxelles. Du mardi au samedi.

Bénédicte van Egeren