Plongeon dans un nid de douceur, l’univers d’Elodie Deceuninck

© Elodie Deceuninck

A l’inverse de mes autres invités, j’avoue je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter une séance en sa compagnie mais c’est sûr un jour je le ferai ! C’est en contemplant jour après jour son feed instagram que l’envie m’a prise d’aller à sa rencontre. Mais le déclic eut lieu avec un superbe article décortiquant le prix d’une séance photo et pourquoi le prix peut paraître exorbitant. Quand dans la majorité des têtes, on calculera à la grosse louche : le photographe vient douze heures, il n’y a pas de « matière première » qui nécessite un investissement financier d’une séance à l’autre et il fait une sélection. Pour conclure, tout aussi grossièrement, les photographes « ça ne s’emmerdent pas » ! J’ai rapidement tourné dans ma tête cette idée d’avoir une invitée au profil un peu différent à ce que j’ai l’habitude de proposer, une fois, deux fois… et j’ai décrété qu’elle avait sa place dans mes articles, puisque c’est un talent belge qui œuvre à la création… de magnifiques souvenirs !

© Elodie Deceuninck

Devenir photographe, une voie toute tracée ?

Si la photo avait déjà une place dans sa vie en tant que hobbies, son rêve d’enfant c’était d’être vétérinaire ! A l’heure de choisir ses études, Elodie s’est donc naturellement dirigée vers les études scientifiques. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas sa tasse de thé. Elle remet les compteurs à zéro et se lance dans des études de photo. Satisfaite d’avoir suivi ce cursus pendant trois ans, il n’empêche que c’est un type d’études très différent qui finalement se juge de façon subjective (ça plaît ou ça plaît pas, chacun a son propre regard y compris les profs).

©Frédéric Frognier

Diplôme en poche, par où on va ? 

La voie la plus classique est l’axe du journalisme et du reportage social. Option qu’elle écarte très rapidement. So what ? Prenant le temps de cogiter, ses pensées virevoltent pendant un an. En 2014, elle cofonde une des première vitrines de la création belge : le magasin Bel’arte. A côté de ça, la photo n’est pas du tout abandonnée, elle a toujours fait des séances (mariage, famille,…). Cette même année, elle en totalise déjà une vingtaine.

© Elodie Deceuninck

En trois ans, son agenda s’est bien rempli. Presque tous ses week-ends sont bookés et de nouveaux projets comblent son emploi du temps bien calé. Le plus connu est sans doute Hello madame. Deux Elodie qui unissent leurs forces pour concocter de superbes séances photos pour EVJF. Pour la petite histoire, elles se sont rencontrées lors de son inscription à l’UCM quand elle a débuté comme indépendante. Elodie tenant un blog, lovetralala, a sauté sur l’occasion pour l’engager comme photographe. Quelques photos plus loin, elles marient leurs expériences : l’une dans la photo et l’autre dans l’organisation de mariage. Un duo de choc !

© Elodie Deceuninck

Immersion totale : une séance, ça se prépare ?

Tout débute par une rencontre. Sur base des éléments en sa possession (thèmes, endroits,…et requêtes du couple), elle peut déjà s’imaginer un planning avec tout ce qu’elle doit faire. La journée est ponctuée entre les photos sur le vif et les séances immortalisant les groupes et la déco/mise en scène.

© Elodie Deceuninck

Si a priori ça peut sembler facile et léger, mine de rien un reportage photo est une lourde responsabilité ! N’oublier personne, avoir saisi les envies et la demande des « clients », faire avec les aléas du temps et de la technologie….Bref, pas de tout repos sans parler des frayeurs, rares mais possibles.

Quels sont les indispensables ?

Vous aussi vous avez comme image une tonne de matos à trimballer et une valse incessante d’objectifs, trépied, flash (ouf, les films c’est dépassé c’est ça en moins) ? Elodie, elle, voyage léger. Pas de zoom, ou le strict minimum, mais surtout sa focale fixe de 50mm bien vissée sur son boîtier. Mais pourquoi ? Plusieurs raisons. La première : la qualité de l’image. La lumière est plus naturelle et le rendu beaucoup plus qualitatif qu’avec un zoom. Cela permet aussi de jouer sur les premiers et deuxièmes plans d’une photo. La deuxième : elle oblige à s’immerger dans le tableau qui se déroule car la focale fixe limite la distance à l’objet. Rien de mieux pour immortaliser les meilleurs moments.

© Elodie Deceuninck

Son sac se compose donc de trois objectifs, d’un flash qu’elle sort le plus tard possible, au moment de la soirée, et d’une panoplie de cartes (sur ce point, elle ne lésine pas sur la quantité). Un jour, elle n’arrivait plus à remettre la main sur sa carte glissée dans son pantalon la veille lors de sa séance. Jusqu’à ce qu’elle fouille un autre jeans….elle n’avait pas cherché dans le bon, OUF ! Depuis elle change de cartes plusieurs fois sur la journée, genre toutes les 200 photos, si jamais une s’égare ou est endommagée, ce n’est pas une journée unique qui est perdue, ce qui serait plutôt embarrassant, mais plutôt une séance de shooting. Et ça ça peut arriver à tout le monde !

Grande journée de solitude au milieu de tout ce monde ?

C’est sûr le métier de photographe est par nature assez solitaire. Parfois elle est accompagnée d’un vidéaste, ce qui permet notamment de donner naissance à des émulations créatives. Comme il n’y a pas deux journées les mêmes, c’est sûr que parfois elle se sent super seule, parfois elle est très bien intégrée et passe une super journée. Pour compenser ces moments en solitaire, elle peut compter sur une chouette communauté de photographes avec qui elle échange, partage et nourrit son expérience. A côté de cela, elle participe à des workshops pour permettre à son travail d’évoluer.

© Elodie Deceuninck

Et on accumule combien de photos après une telle journée ?

En moyenne, 2500 ! Certains montent jusqu’à 5000 mais ça peut devenir contre-productif. Au final, elle en rend entre 500 & 600, et par précaution elle en garde un peu plus (ne sait-on jamais qu’elle ait oublié un invité clé dans sa sélection !) Pour ce travail de tri et retouches, il faut compter de 10 à 15h de travail. Autant qu’une journée de shooting !

Métier saisonnier, comment combler les trous ?

Et en hiver, qu’est-ce qu’elle fait ? Les derniers mariages ont leur lot de retouches et sélections, de quoi s’occuper encore quelques semaines en fin de saison. De plus, ce n’est pas si rare de voir des mariages l’hiver. Pas à la même cadence que d’ avril à septembre, c’est sûr. Mais finalement elle se retrouve vite à recommencer l’année suivante en débutant par les rencontres préparatoires. Ajoutez à cela des shootings pour des privés, des blogs ou encore des lookbooks. Bref, finalement la saison n’est pas si morte et s’équilibre assez bien. Et à ses débuts, elle avait Bel’arte pour s’occuper en hiver et souffler un peu!

© Elodie Deceuninck

Des projets plein la tête

Au rythme de trente mariages par an, une chose est sûre c’est que sa vie sociale en prend un coup. Son idéal dans les prochaines années, serait de retourner à une quinzaine de mariage par an. Car ses vacances, c’est longtemps à l’avance qu’elle doit les poser sinon son planning se fait vite envahir. Son rêve ? Couvrir cinq mariages à l’étranger par an. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à l’embarquer dans votre valise !

© Elodie Deceuninck

Et pour arriver à cet équilibre semaine-week-end, elle vient juste de lancer un tout nouveau projet avec deux amies, « Les Essentielles ». Au départ pour elles-mêmes, en mode partage des connaissances puisqu’une est graphiste, l’autre est pro du web et Elodie fait des visuels à tomber. Le trio idéal ! Leur but est de fournir tour à tour des formations sur des thématiques qui leurs sont propres en petit groupe ou ponctuellement avec quelqu’un qui traite d’un sujet « invité ». Si vous avez besoin d’une mini formation photo, vous savez qui vous devez suivre !

© Elodie Deceuninck

Bénédicte van Egeren

Edmunds signe le come-back du nœud pap’

Les nœud pap’ c’est dépassé ? Détrompez-vous ! Stromae les a ramenés sur la scène publique, Edmunds les a rafraichis. Même si je n’ai pas eu l’occasion de porter leurs jolis nœuds, j’avais quand même envie de vous partager leur histoire et leurs créations. Messieurs, et mesdames, ce petit bout de tissu vous rendra inoubliable car ils sont uniques, festifs et belges !

Tout commença par une demande de Matthieu à Camille

Matthieu en quête d’un nœud papillon un peu branché et pas trop rigide pour les fêtes s’adressa à sa chère Camille. Ne serait-ce pas possible de faire un nœud papillon en coton ? Un peu fun ? Camille accepta le défi, se mit en quête d’un modèle, dégaina sa machine à coudre, un bout de tissu et voilà donc Matthieu heureux propriétaire d’un nouvel accessoire à son goût. Sur sa lancée, Camille en confectionna quelques-uns en plus pour répondre aux demandes de son entourage sous l’œil approbateur de Monsieur Edmond. Il n’en fallut pas plus pour que Camille, en dernière année d’architecte d’intérieur, et Matthieu calé en marketing s’emparent de cet accessoire masculin pour en faire leur marque : Edmunds.

Edmunds ? Edmond ? Mais qui est cet Edmond ?

Ce duo bien équilibré se verra soutenu par un compagnon de longue date.
Un joli perroquet. Oui oui il existe vraiment, je l’ai vu ! C’est son portrait que l’on retrouve estampillé sur tous les packagings d’Edmunds et qui les a inspirés pour le nom. Il ne reste plus qu’à lancer la machine !

La vie en rose ?

Avec leurs stocks sous le bras, ils ont affronté les premières réactions du grand public à l’occasion d’un marché de Noël. Trois ans déjà que ces deux belges accessoirisent tout type de tenue. Leur marque a bien évolué, quand on voit les photos avant/après pas de doute ils sont passés en mode pro. Matthieu jonglait avec son boulot full time tout en faisant la promo et les events d’Edmunds, il vient tout récemment de se lancer à temps plein sur Edmunds.

« Pas facile de se lancer et de poursuivre ses rêves, il faut s’armer de courage et de temps. »

Camille ne coud plus les nœuds papillons mais s’attèle à la création de tissus. Du look quotidien à un look d’un soir, sa créativité n’a plus de limite car elle réalise les dessins qui orneront les tissus des nœuds papillons. Nœuds désormais assemblés dans un atelier bruxellois de réinsertion. Cette proximité permet en outre de privilégier les petites collections et le sur mesure. D’ailleurs pour ceux en quête d’une identité propre pour une occasion, mariage ou autre, n’hésitez pas à rendre visite à Edmunds.

Carte blanche, nœuds papillons numérotés comme des œuvres d’art

L’unicité, c’est leur dada. Pour y arriver, ils mettent les petits plats dans les grands. En plus de créer leurs tissus, ils comptent s’allier à différentes personnalités pour donner vie le temps d’une capsule à leur objet fétiche. La toute première capsule, issue d’une collaboration avec une graphiste, est en ligne. Il s’agit de trois modèles produits en 10 exemplaires. Chaque nœud est numéroté.

Et pour compléter le tout ?

Les nœuds papillons se sont vus rejoints par les bretelles, les pochettes et tout récemment les cravates en laine bicolores (pour les allergiques aux nœuds pap’). Edmunds ne cache pas ses ambitions. Des chemises, des sacs, une déclinaison enfant,…bref, des projets plein la tête mais par contre ils ne prétendent pas se féminiser !

Dernier objectif, se faire connaître de toute l’Europe. Ils comptent attaquer une ville par pays et se donner une jolie visibilité. Paris vient juste d’accueillir ses premiers Edmunds. On leur souhaite bonne route !

Bénédicte van Egeren

FACON JACMIN, du denim et rien d’autre

Un dressing féminin entièrement conçu en denim, c’est le pari de la jeune marque FAÇON JACMIN. Mais l’originalité du concept ne s’arrête pas là. Pour être proche de leurs clientes, les deux sœurs à la tête du projet ont choisi de développer leur marché en privilégiant la vente directe avec une façon bien à elles. Mais qui se cache derrière FAÇON JACMIN ?

Un duo que tout oppose mais qui se complète à merveille

A la base, deux sœurs, jumelles, aux caractères et parcours bien distincts. Ségolène plutôt entreprenante et Alexandra plutôt créative. Si sur papier cela paraît évident, le chemin menant à un projet commun à pris son temps. Elles ont évolué chacune de leur côté, Ségolène a étudié en Flandres, et est ingénieure civile de formation. Alexandra s’est formée au stylisme à Bruxelles puis s’est envolée pour Paris, se faire la main auprès de la Maison Martin Margiela et Jean-Paul Gautier.

L’impulsion vient de Ségolène. C’est dans son rôle de consultante/ coach de jeunes entrepreneurs que le déclic est apparu comme une évidence. Devenir à son tour entrepreneure. Depuis ce jour, elle cherchait son corps business tout en essayant d’y entraîner sa sœur. Car la complémentarité de leurs profils, elle l’avait décelée. Le don artistique de sa sœur pouvait faire des ravages. Il ne restait donc qu’à la convaincre.

Elle a dû s’y prendre à plusieurs reprises mais c’est lors de Noël 2014, quand Alexandra a débarqué avec des dessins, qu’elles se sont lancé le défi de monter quelque chose pour « dans un an et demi ».

Elles allaient devoir apprendre à bosser ensemble, elles qui n’avaient jamais vécu dans la même ville. Les rôles se sont vite répartis de manière assez naturelle. FAÇON JACMIN a vu le jour en mai 2016. Pari tenu donc pour les jumelles.

Le denim dans tous ses états

N’ayant jamais travaillé la matière, il fallait l’apprivoiser et surtout voir si tout ce qu’elles avaient dessiné et pensé donnaient les résultats escomptés. En termes de style, de qualité et de faisabilité. C’est grâce à une bourse de pré-activité qu’elles ont pu lancer les commandes et les premières productions.

Au niveau production, Alexandra dessine et fait les patrons. Une modéliste a comme tâche de faire le lien entre le dessin et ce qui sortira de l’usine. Elle doit traduire le dessin pour que la réalisation colle à 100%. Tout part ensuite en Bulgarie où est réalisé un premier prototype. Vient ensuite l’essayage et l’adaptation ici avant de lancer la production.

Tous les denims sont des indigo naturels. Ils vivent au fur et à mesure des lavages, ils ne sont absolument pas délavés à l’achat. Si la base est toujours le denim, il n’est pas exclu que des finitions viennent sophistiquer la pièce. Telle que le Blazer en denim qui arbore un revers en soie, tissée à la main au Cambodge par une ONG. Tout le denim vient du Japon car apparemment ce sont les champions. Mais pourquoi ? Car les Japonais auraient récupéré toutes les anciennes machines des States qui tissent d’une façon plus dense.

Intemporel, élégant, féminin et confortable

Intemporel de par la matière et les modèles. Les pièces s’adaptent à une large panoplie de silhouettes puisque les jeans sont dotés d’élastiques à la taille et que le trench et la robe tablier se ferment via une ceinture nouée…Vive le denim flexible!

De par les coupes, les finitions et le travail des matières, les pièces restent très féminines, élégantes et confortables, pour un usage quotidien.

Les collections ne suivent pas spécialement le rythme des saisons. Elles sortent régulièrement par capsule pour permettre de maintenir un univers dans les shootings et une certaine efficacité de production.

On the road, la boutique à quatre roues

L’objectif de FAÇON JACMIN est de pratiquer la vente directe. Que ce soit online, en pop-up, l’idée est de vendre en gardant sa liberté. Et pour ça, elles ont pensé à un moyen plutôt original. Une camionnette, réaménagée pour l’occasion, qui se déplace à la rencontre de ses clientes.

Le printemps va être Denim : entre pop-up chez Natan et magasin mobile

FAÇON JACMIN vient de remporter le prix « c’est du belge » 2016. Elle s’offre donc une expérience d’un mois dans un pop-up temporaire au sein de l’enseigne Belge incontournable : la Maison Natan. La collection sera donc disponible dans ce lieu emblématique du 21/03 au 22/04, rue de Namur 78 à 1000 Bxl, aux côtés de trois autres lauréats belges du concours. De belles découvertes en perspective.

Avec l’arrivée des beaux jours, la camio reprend sa route. Elle stationne à Anvers (deux samedi par mois) et à Bruxelles, sur la place Sainte Catherine (deux dimanches par mois). Le premier RDV bruxellois de la saison est ce dimanche 19/03.

Bénédicte van Egeren

Le premier roman d’Alia Cardyn dont vous ne devinerez pas la fin !

En créant mon blog, il ne m’était pas passé par l’esprit d’aller à la rencontre d’auteurs belges. Le hasard en a décidé autrement. La Belgique c’est Chic avait à peine quelques semaines quand Alia Cardyn m’a proposé son premier roman. Après un rapide check sur ma wishlist de livres, ni une ni deux j’ai accepté car je l’y avais inscrit dès sa sortie en juin. Et comme après l’écriture, la lecture fait partie de mes activités quotidiennes je m’y suis mise sans me faire prier ! En plus en tant que lecteur, vous ne vous posez jamais la question de comment vient le fil conducteur ? Comment l’auteur ne s’emmêle pas les pinceaux dans les personnages et le timing ? Combien de temps faut-il pour coucher sur papier tous ces mots ? Alia vous dévoile les dessous de l’écriture.

Mais comment devient-on écrivain ?

15239282_10154737336652930_559211594_nAvec un parcours à vous donner le tournis, Alia se dédie maintenant à mi-temps à l’écriture et à son activité de coach professionnel. Diplômée en droit et en sciences-po, c’est au cours de sa carrière d’avocate qu’elle a bifurqué vers sa nouvelle passion, le développement de potentiel. Elle s’est formée à plusieurs reprises, a débuté en tant que formatrice et responsable de service, puis a volé de ses propres ailes afin de mettre sur pied sa propre activité de coaching professionnel (privé ou en entreprise). Et de coach à écrivain, me direz-vous ?

Ses premiers pas dans l’écriture

Alia a mis par écrit tous les outils créés grâce à son coaching. Elle totalise déjà 5 livres rédigés dans la catégorie « développement personnel » aux éditions Jouvence. Grande fan d’histoires, elle aime beaucoup l’écriture et se raconter des histoires. Son rêve, elle a voulu le tenter et a donc pris le temps d’écrire un roman. Son tempérament rêveur lui a permis d’y arriver. Elle fonce et puis elle réfléchit, « cela permet de faire des choses que sinon on aurait pas fait ».

Bête question, comment on écrit un roman ?

Je sais pas vous, mais il n’y a rien à faire, je me demande toujours comment l’auteur s’y prend, de l’idée à la rédaction finale. Quelle tournure le livre prend, les changements entre le fil rouge imaginé et l’histoire telle qu’elle paraît,…

« C’est ici que commencera mon livre »

Fut la réflexion d’Alia à son mari aux détours d’une balade près de chez elle lorsqu’elle aperçut une maison de style victorien. S’en est suivi un accouchement très rapide du prologue. Après un court séchage, elle a revu la maison par laquelle tout a débuté et là, le train était en marche. « C’était la maison qui me soufflait l’intrigue. Je voyais déjà la petite fille…Je voulais quelque chose de fort dont je ne savais pas moi-même comment ça allait se terminer »

Mais on ne se perd pas au milieu de tous ces personnages?

Alia gardait à côté d’elle un plan avec une vue d’ensemble 15301254_10154737342567930_1495056693_nsur tous les personnages, les dates, les faits importants. Elle a écrit sur un cours laps de temps (4 mois), en faisant beaucoup d’aller-retour d’un chapitre à l’autre, donc tout était encore « frais » dans sa tête. En plus, « les personnages prennent tellement vie, je les vois agir quand je les décris, ils sont tellement forts que ça fait vibrer. » Petite anecdote, l’engouement était tel que deux personnages qui devaient juste passer un moment ensemble, se sont embrassés dans l’emballement.

Une discipline de 5000 signes par jour. Et la page blanche ?  Si le flux peut être irrégulier ou difficile au début d’une « séance » d’écriture, « après une heure et demi, il vient. Parfois, il reste fluide pendant quelques jours si on écrit souvent».

« Une phrase, c’est comme une musique ça doit chanter correctement »

L’important est de clôturer systématiquement le chapitre. La première partie a été revue à maintes reprises car c’est celle où elle « apprend » à être écrivain. Sa plus grande crainte ? Un roman trop édulcoré dû à l’impact des hormones de sa grossesse.

« Les gens ont droit à une chouette histoire »

Une promesse précoce de publication

Après avoir rédigé les 20 premières pages de son roman, direction Paris pour rencontrer une personne de la maison d’éditions Charleston, qui ne compte pas encore d’auteurs belges. Bingo, ça plaît…

 « Ecrire en sachant que j’allais être publiée, c’est un grand luxe. »

En effet, dans le monde littéraire, il faut souvent écrire son ouvrage de A à Z pour ensuite trouver une maison d’éditions accueillante.

Et le titre ?

Il n’est pas choisi par l’auteur, la couverture non plus. Elle a proposé une liste d’une trentaine de titres. Avec les maisons d’éditions, certains points sont négociables mais en général le titre et la couverture n’en font pas partie. Mais n’est-ce pas trop frustrant? « Oui, car d’habitude je suis indépendante mais c’est la règle du jeu. »

Du premier mot à la première vitrine

Le livre a été écrit en 4 mois, à côté Alia continue son activité de coach. Vie de thermite versus vie de rencontre. Ses deux activités s’alimentent, l’écriture permet de prendre du recul. Débuté en novembre 2015 et paru en juin 2016, le livre était prêt deux mois à l’avance. Car une sortie ça se prépare, entre les lectures presses, la diffusion, la communication et les approvisionnements des libraires,…

Après un mois, et 4000 tirages, rupture de stock. Plutôt bon signe, tout ça ! Le livre a reçu un très bon accueil en France, les librairies le recommandent. Alia va aussi elle-même à la rencontre des libraires, afin d’avoir leur ressenti et leur retour. Il est d’ailleurs « Coup de cœur » chez Cook and Book.

Trêve de plaisanterie, vous voulez un avant-goût ?

Je ne prétends rien vous dévoiler de l’intrigue ! Mais ce qui m’a le plus impressionnée, c’est que contrairement à certains romans où on voit arriver la fin de l’intrigue, j’avoue m’être laissée surprendre jusqu’à la fin. Je ne cherchais pas à imaginer obsessionnellement l’issue mais je ne l’aurais jamais trouvée ! Chaque fois que l’on pense deviner le dénouement, il en va différemment. Un petit conseil pour ceux qui se lancent dedans, ne le lâchez pas une fois débuté…le fait de se remettre dedans après quelques jours fait perdre l’intensité de l’histoire. C’est mon seul regret dans ma lecture !

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Des séances de dédicaces et un prochain roman pour fin 2017 !

Si vous voulez la rencontrer, elle sera le 10/12 au club d’Ixelles et le 17/12 au club de Mons dès 15h.

Le deuxième est en cours de route! Contrairement au premier, elle connaît déjà le dénouement! Et l’histoire lui est apparue dans sa voiture au milieu des champs..Rdv l’année prochaine pour la suite!

Bénédicte van Egeren