Bonheur! Isabelle Arpin partage sans compter sa passion pour la gastronomie

Ce n’est pas dans mes habitudes de vous parler food, bonnes adresses,… Mais voilà, il y en a dont on ne peut s’empêcher de pousser la porte pour en savoir un peu plus. Quand on s’attable au resto, on oublie parfois que beaucoup de mains passionnées s’agitent en coulisse en mettant tout leur cœur pour nous faire passer un agréable moment. C’est donc tout naturellement que je vous présente une femme cheffe tout sourire, remplie de dynamisme et de créativité, opérant dans le monde gastronomique bruxellois.

Là où on ne l’attendait peut-être pas…

Elle nous vient de la frontière française et a jeté son dévolu sur la ville d’Ostende dès son adolescence. Mais comment est-elle arrivée dans les prestigieuses cuisines bruxelloises ? Son diplôme de finances en main, Isabelle se donne le temps des grandes vacances pour se mettre sérieusement en quête d’un job. Lorsqu’une connaissance lui propose de donner un coup de main dans son petit resto en France, elle accepte.  Prise au jeu, elle se donne à fond et y restera finalement un an. Elle ponctuera son expérience par une année dans une école hôtelière, sa voie semble réorientée ! C’est dans les cuisines ostendaises qu’elle donnera le coup d’envoi de sa carrière gastronomique.

D’Ostende à Bruxelles

Après 18 ans dans sa ville de cœur, elle prend la route de Bruxelles, où elle a bien failli ne pas s’arrêter, et s’envoler pour l’Asie.

© Laetizia Bazzoni

Pesant toutes les propositions reçues, son choix se portera sur le challenge lancé par le restaurant Alexandre : reprendre les commandes de la cuisine et ramener l’étoile perdue. Une fois le défi relevé avec brio, une nouvelle opportunité se dessine pour elle : faire tourner la cuisine étoilée du WY (du chef Bernard de Poorter). Elle y maintiendra l’étoile, enrichira son expérience et assoira confortablement sa notoriété. C’est il y a un an à peine que le restaurant, abrité dans le salon Mercedes du Sablon, fermera dû au déménagement du salon.

Stabilité versus liberté

Le monde gastronomique s’agite, les spéculations vont bon train. Où la retrouvera-t-on ? Va-t-elle monter son propre établissement ? Non, pas cette fois ! Elle saute d’un évènement à l’autre, profite de sa liberté. D’ailleurs, vous l’avez peut-être aperçue au détour d’un évènement tantôt grand public, tantôt intimiste, de Culinaria au Dinner in the Sky, en passant par des évènements champêtres, modes, sa curiosité l’emmène à cuisiner sur toutes les scènes, pour tout type et taille de public. Et tout en virevoltant, elle préparait bien discrètement son nouveau nid.

Le LOUISE 3 4 5

Si l’établissement n’est pas nouveau, l’arrivée d’Isabelle en cuisine a provoqué quelques remous. Sis comme son nom l’indique au 345 de l’avenue Louise, il faut sonner pour y accéder. Rien n’indique ce qu’on va trouver de l’autre côté de la porte. Accueil en gants blancs, trois pièces en enfilade, papier peint feutré et déco raffinée, cet antre luxueux vous accueille pour un moment suspendu.

Un style soigné et bien rôdé

Elle  a toujours eu le même style, qui s’est affiné au fur et à mesure. Ses assiettes sont d’une richesse incroyable : savant mélange de textures et de saveurs, couronnées par un visuel qui devient sa signature.

Aucun détail n’échappe à son œil vigilant, son équipe a appris à la connaître. Les légumes doivent être ni trop grand, ni trop petit, ni trop épais, bref à 2mm près on recommence jusqu’à atteindre la vision de l’assiette qui trotte dans sa tête. Bref, la perfection est un joli défaut !

Chers les gastronomiques et les étoilés ? Oui mais… ne croyez pas que c’est si rentable

Qualité ou quantité…il faut choisir ! Le nombre de couverts est souvent limité, tout ne peut pas être préparé avec beaucoup d’avance. Et après examen du contenu des assiettes. Entre la qualité des plats et le temps nécessaire à leur réalisation… on comprend un peu mieux les prix pratiqués.

Isabelle débute ses journées vers 8h30 et sort de sa cuisine aux alentours de 23h30 pour saluer les tables quand les derniers desserts sont envoyés. Et entre les services, elle place ses commandes, les rencontres avec les fournisseurs et répond à mes questions avant de courir à son prochain RDV.

Et que trouve-t-on dans ses assiettes ?

De tout ! Elle n’a pas de produit de prédilection mais si on insiste, elle choisit le topinambour pour le goût et la pomme de terre pour les variations infinies qu’elle offre mais surtout parce que c’est un produit qui se suffit à lui-même. Rien d’étonnant donc de retrouver une version revisitée de la traditionnelle volaille, pommes de terre, compote de pommes… Elle ne cache pas son goût pour la cuisine des produits simples et de qualité. Ses plats sont souvent agrémentés d’une touche asiatique que ce soit dans la garniture, l’assaisonnement, la sauce…..

Distribution des rôles, comment ça se passe ?

L’inconvénient quand on change de lieu, c’est qu’il faut bien souvent reconstituer son équipe. A l’exception d’une personne qui la suit depuis ses débuts à Bruxelles, elle compose depuis novembre avec une équipe toute fraîche.

On ne se rend parfois pas bien compte mais l’équipe s’active de grand matin pour effectuer la mise en place, et la préparation des légumes pour la journée. Pour le reste, tout est fait service par service, et ça prend énormément de temps. Chacun a ses tâches spécifiques, elle donne également un coup de main pour finir les préparations.

Isabelle est quasi non-stop en cuisine et n’hésite pas à venir passer sa tête dans la salle pour prendre la température.

Et pour que personne ne s’ennuie jamais….à table comme en cuisine

Le lunch tourne toutes les semaines et les menus du soir sont revus tous les mois. Vous pouvez développer tranquillement une addiction ! Ses cartes sont toutes des créations propres, qu’elle accorde ensuite avec le sommelier.

Et peut-être la question que tout le monde se pose, que mange-t-elle et où ?

Quand Isabelle troque sa veste blanche pour sa chemise en jeans, il n’est pas rare qu’elle franchisse la porte d’un restaurant gastro mais essentiellement dans le but de rendre une visite amicale. Car pour elle, ce type d’établissement fait plus penser au boulot qu’à la détente et son cerveau n’arrive pas à déconnecter. Au final, ce qu’elle préfère c’est tourner entre quelques simples et bonnes adresses. Rien de tel qu’une succulente pizza ! Mais surtout, quand elle a trouvé le plat qui lui convient sur une carte, elle ne le lâche pas pour un autre…

Bénédicte van Egeren

Calendrier des marchés de Noël

La ville a revêtu ses habits de lumière, partout les guirlandes s’allument, pas de doute, le décompte a commencé. De plus en plus, fleurissent des initiatives locales comme alternative au shopping de masse. Mais comment s’y retrouver ? Car ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas un week-end de décembre sans un marché de Noël mettant à l’honneur des produits de créateurs. Mais comment ne pas se noyer dans le flot d’informations, retenir lequel aura lieu quand et surtout quels types de cadeaux on y trouvera ?! J’ai décidé de vous faciliter la vie et de compiler un petit calendrier des événements à venir pour tout le mois, à Bruxelles et en Wallonie. Par contre, c’est possible que certains manquent à l’appel….mais en tout cas, j’ai fait de mon mieux !

A BRUXELLLES

  • 30-01-02-03/12 à Boitsfort : Vente de Noël

Noël approche…Des idées cadeaux…36 exposants vous attendent

https://www.facebook.com/events/511159855908729/

  • 01-02-03/12 à Abbaye de Forest : marché de Noël

https://www.facebook.com/ForEvent.asbl/?hc_location=ufi

  • 03/12 à Uccle : Noel au naturel

Vous y trouverez des petits producteurs, des créateurs, des produits bio, naturels ou vegan …

https://www.facebook.com/events/125818921450405/

  • 06-09-10/12 à DROHME Labelle Christmas Market

Qualité des matières, originalité des pièces, production made in Belgium,…

https://www.facebook.com/events/269120400276494/

  • 08-09-10/12 à Bruxelles : La 4ème édition du marché de Noël du Re-creation Hall

L’occasion d’acheter autrement en choisissant des articles uniques, faits mains, fabriqués localement, éthiquement

https://www.facebook.com/events/322208261580695/

  • 15-16-17/12 à Schaerbeek : La 5ème édition du XMAS@La Lustrerie

Durant 3 jours une vingtaine d’exposants vous présentent leurs collections et les Foodtrucks prendront soin des gourmands

https://www.facebook.com/events/1920960158231205/

  • 16-17/12 à Schaerbeek : SLOW OH OH // Grande chasse aux cadeaux authentiques

Vente de noël dédiée aux cadeaux « slow ». Un évènement 100 % HYGGE, réservé aux jeunes créateurs et entrepreneurs qui remuent ciel et terre pour proposer des produits éthiques, qui ont du sens et une âme.

https://www.facebook.com/events/311182072696657/

  • 16/12 à Bruxelles: Christmas Designers Market

100% designers! Plus de 50 exposants

https://www.facebook.com/events/224111664759276/

EN WALLONIE

  • 01/12 à Soignies: Les emplettes de Noël : After Work festif au Monde de Rosy

https://www.facebook.com/events/427161734348483/

  • 02-03/12 à Namur : Marché d’oh elles

40 Créatrices vous font découvrir leur univers. De quoi alimenter vos sapins pour Noël ou simplement le plaisir d’offrir.

https://www.facebook.com/events/180835575806440/

  • 03/12 à Namur : Marché de Noël à l’arche de Noé

https://www.facebook.com/events/114759259283058/

  • 03/12 à Liège : Sapins et cotillons

https://www.facebook.com/events/1874468232866789/

  • 08-09-10/12 à Namur : Marché de Noël créatif & participatif

Fabriquez vos cadeaux avec le soutien de nos créateurs

https://www.facebook.com/events/1958047577848749/

  • 13/12 à Braives : marché local et artisanal

https://www.facebook.com/events/511440719188904/

  • 16/12 à Namur : Marché de créateurs

Pour cette seconde édition, une vingtaine de créateurs, toujours sensibles au mouvement zéro déchet !

https://www.facebook.com/events/126946638009083/

Je vous souhaite un bon shopping responsable pimentés de milles découvertes!

Bénédicte van Egeren

Plongeon dans un nid de douceur, l’univers d’Elodie Deceuninck

© Elodie Deceuninck

A l’inverse de mes autres invités, j’avoue je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter une séance en sa compagnie mais c’est sûr un jour je le ferai ! C’est en contemplant jour après jour son feed instagram que l’envie m’a prise d’aller à sa rencontre. Mais le déclic eut lieu avec un superbe article décortiquant le prix d’une séance photo et pourquoi le prix peut paraître exorbitant. Quand dans la majorité des têtes, on calculera à la grosse louche : le photographe vient douze heures, il n’y a pas de « matière première » qui nécessite un investissement financier d’une séance à l’autre et il fait une sélection. Pour conclure, tout aussi grossièrement, les photographes « ça ne s’emmerdent pas » ! J’ai rapidement tourné dans ma tête cette idée d’avoir une invitée au profil un peu différent à ce que j’ai l’habitude de proposer, une fois, deux fois… et j’ai décrété qu’elle avait sa place dans mes articles, puisque c’est un talent belge qui œuvre à la création… de magnifiques souvenirs !

© Elodie Deceuninck

Devenir photographe, une voie toute tracée ?

Si la photo avait déjà une place dans sa vie en tant que hobbies, son rêve d’enfant c’était d’être vétérinaire ! A l’heure de choisir ses études, Elodie s’est donc naturellement dirigée vers les études scientifiques. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas sa tasse de thé. Elle remet les compteurs à zéro et se lance dans des études de photo. Satisfaite d’avoir suivi ce cursus pendant trois ans, il n’empêche que c’est un type d’études très différent qui finalement se juge de façon subjective (ça plaît ou ça plaît pas, chacun a son propre regard y compris les profs).

©Frédéric Frognier

Diplôme en poche, par où on va ? 

La voie la plus classique est l’axe du journalisme et du reportage social. Option qu’elle écarte très rapidement. So what ? Prenant le temps de cogiter, ses pensées virevoltent pendant un an. En 2014, elle cofonde une des première vitrines de la création belge : le magasin Bel’arte. A côté de ça, la photo n’est pas du tout abandonnée, elle a toujours fait des séances (mariage, famille,…). Cette même année, elle en totalise déjà une vingtaine.

© Elodie Deceuninck

En trois ans, son agenda s’est bien rempli. Presque tous ses week-ends sont bookés et de nouveaux projets comblent son emploi du temps bien calé. Le plus connu est sans doute Hello madame. Deux Elodie qui unissent leurs forces pour concocter de superbes séances photos pour EVJF. Pour la petite histoire, elles se sont rencontrées lors de son inscription à l’UCM quand elle a débuté comme indépendante. Elodie tenant un blog, lovetralala, a sauté sur l’occasion pour l’engager comme photographe. Quelques photos plus loin, elles marient leurs expériences : l’une dans la photo et l’autre dans l’organisation de mariage. Un duo de choc !

© Elodie Deceuninck

Immersion totale : une séance, ça se prépare ?

Tout débute par une rencontre. Sur base des éléments en sa possession (thèmes, endroits,…et requêtes du couple), elle peut déjà s’imaginer un planning avec tout ce qu’elle doit faire. La journée est ponctuée entre les photos sur le vif et les séances immortalisant les groupes et la déco/mise en scène.

© Elodie Deceuninck

Si a priori ça peut sembler facile et léger, mine de rien un reportage photo est une lourde responsabilité ! N’oublier personne, avoir saisi les envies et la demande des « clients », faire avec les aléas du temps et de la technologie….Bref, pas de tout repos sans parler des frayeurs, rares mais possibles.

Quels sont les indispensables ?

Vous aussi vous avez comme image une tonne de matos à trimballer et une valse incessante d’objectifs, trépied, flash (ouf, les films c’est dépassé c’est ça en moins) ? Elodie, elle, voyage léger. Pas de zoom, ou le strict minimum, mais surtout sa focale fixe de 50mm bien vissée sur son boîtier. Mais pourquoi ? Plusieurs raisons. La première : la qualité de l’image. La lumière est plus naturelle et le rendu beaucoup plus qualitatif qu’avec un zoom. Cela permet aussi de jouer sur les premiers et deuxièmes plans d’une photo. La deuxième : elle oblige à s’immerger dans le tableau qui se déroule car la focale fixe limite la distance à l’objet. Rien de mieux pour immortaliser les meilleurs moments.

© Elodie Deceuninck

Son sac se compose donc de trois objectifs, d’un flash qu’elle sort le plus tard possible, au moment de la soirée, et d’une panoplie de cartes (sur ce point, elle ne lésine pas sur la quantité). Un jour, elle n’arrivait plus à remettre la main sur sa carte glissée dans son pantalon la veille lors de sa séance. Jusqu’à ce qu’elle fouille un autre jeans….elle n’avait pas cherché dans le bon, OUF ! Depuis elle change de cartes plusieurs fois sur la journée, genre toutes les 200 photos, si jamais une s’égare ou est endommagée, ce n’est pas une journée unique qui est perdue, ce qui serait plutôt embarrassant, mais plutôt une séance de shooting. Et ça ça peut arriver à tout le monde !

Grande journée de solitude au milieu de tout ce monde ?

C’est sûr le métier de photographe est par nature assez solitaire. Parfois elle est accompagnée d’un vidéaste, ce qui permet notamment de donner naissance à des émulations créatives. Comme il n’y a pas deux journées les mêmes, c’est sûr que parfois elle se sent super seule, parfois elle est très bien intégrée et passe une super journée. Pour compenser ces moments en solitaire, elle peut compter sur une chouette communauté de photographes avec qui elle échange, partage et nourrit son expérience. A côté de cela, elle participe à des workshops pour permettre à son travail d’évoluer.

© Elodie Deceuninck

Et on accumule combien de photos après une telle journée ?

En moyenne, 2500 ! Certains montent jusqu’à 5000 mais ça peut devenir contre-productif. Au final, elle en rend entre 500 & 600, et par précaution elle en garde un peu plus (ne sait-on jamais qu’elle ait oublié un invité clé dans sa sélection !) Pour ce travail de tri et retouches, il faut compter de 10 à 15h de travail. Autant qu’une journée de shooting !

Métier saisonnier, comment combler les trous ?

Et en hiver, qu’est-ce qu’elle fait ? Les derniers mariages ont leur lot de retouches et sélections, de quoi s’occuper encore quelques semaines en fin de saison. De plus, ce n’est pas si rare de voir des mariages l’hiver. Pas à la même cadence que d’ avril à septembre, c’est sûr. Mais finalement elle se retrouve vite à recommencer l’année suivante en débutant par les rencontres préparatoires. Ajoutez à cela des shootings pour des privés, des blogs ou encore des lookbooks. Bref, finalement la saison n’est pas si morte et s’équilibre assez bien. Et à ses débuts, elle avait Bel’arte pour s’occuper en hiver et souffler un peu!

© Elodie Deceuninck

Des projets plein la tête

Au rythme de trente mariages par an, une chose est sûre c’est que sa vie sociale en prend un coup. Son idéal dans les prochaines années, serait de retourner à une quinzaine de mariage par an. Car ses vacances, c’est longtemps à l’avance qu’elle doit les poser sinon son planning se fait vite envahir. Son rêve ? Couvrir cinq mariages à l’étranger par an. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à l’embarquer dans votre valise !

© Elodie Deceuninck

Et pour arriver à cet équilibre semaine-week-end, elle vient juste de lancer un tout nouveau projet avec deux amies, « Les Essentielles ». Au départ pour elles-mêmes, en mode partage des connaissances puisqu’une est graphiste, l’autre est pro du web et Elodie fait des visuels à tomber. Le trio idéal ! Leur but est de fournir tour à tour des formations sur des thématiques qui leurs sont propres en petit groupe ou ponctuellement avec quelqu’un qui traite d’un sujet « invité ». Si vous avez besoin d’une mini formation photo, vous savez qui vous devez suivre !

© Elodie Deceuninck

Bénédicte van Egeren