Bien dans ses pompes bien dans sa tête

Synonyme de joie de vivre, de légèreté, de bonne humeur, de chaleur mais surtout partenaire idéal de l’été. C’est LE moment de vous présenter Rarámuri. Des modèles bien pensés, des matériaux de grande qualité, une production européenne, bref des créations conçues de façon réfléchie et respectueuse. Concept original d’Edel, sur base d’une idée ingénieuse issue du bout du monde.

Le voyage comme étincelle

Edel est enseignant de formation et de profession mais surtout un aventurier dans l’âme. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’arpenter seul l’Amérique Latine. Des volcans du Nicaragua en passant par du bénévolat au Guatemala sans oublier les montagnes mexicaines, qui marqueront à jamais son périple. C’est lors de l’ascension de ces dernières qu’il rencontrera une tribu indienne qui ne le laissera pas indifférent. Cette tribu se nomme les « Rarámuri » ou littéralement « ceux qui ont les pieds légers ». Elle réalise ses chaussures à partir de pneus de voiture et de rubans. Réputée pour son endurance, cette tribu parcourt des dizaines de km chaussée de cette façon.

Simplicité & créativité

De retour en Belgique, il ne lui faudra pas longtemps pour ajouter une corde à son arc et devenir jeune créateur de sandales. Activité qu’il mène de front avec celle d’enseignant. Et c’est donc quelques mois plus tard qu’il débutera la création de ses sandales « Rarámuri ». Les deux premiers modèles sont Tulum et Cancun, en référence aux villes dans lesquelles il a séjourné mais surtout le pays qui l’a inspiré, le Mexique. L’année d’après, en 2016, il dote sa collection de deux modèles supplémentaires (Chalco et Chilon) pour permettre à chacun de trouver chaussures à son pied.

Zoom sur la collection mûrement réfléchie

Quatre modèles, sept façons de les attacher, des variations de couleurs infinies. Le principe est simple, chaque paire de sandale s’habille d’un ruban à nouer. Ce ruban s’adapte d’un modèle à l’autre et peut donc être remplacé au gré des tenues. C’est ce détail qui permet de twister son style avec une unique paire de chaussures. Quelques rubans suffiront à offrir une infinité de possibilités. Simples, confortables et originales.

Fabrication de A à Z

C’est Edel lui-même qui a dessiné les sandales. Ensuite, il s’est attaqué à l’étude des matériaux pour réaliser ses modèles. Après de longues comparaisons, il a finalement opté pour du cuir et du caoutchouc. Agrémenté de corde naturelle, pour le modèle Chilon. Tous les matériaux proviennent d’Italie et la fabrication a lieu en Espagne.

Les tissus utilisés pour les rubans proviennent de chute de tissus. Les rubans sont ensuite assemblés dans un atelier en Belgique.

Rarámuri soutient la scolarisation

 Une partie des bénéfices est reversée à une ONG, “Cooperative for education” qui mène une campagne nommée “The thousand girls initiative”. Cette dernière n’a pas été choisie au hasard. Elle œuvre à soutenir l’éducation de jeunes filles au Guatemala.

Bénédicte van Egeren

Accessoire d’un jour, accessoire de tous les jours, les Bertelles de Bruxelles

C’est de saison, quoique certains les portent tous les jours. Pas de doute ça relève un look. Cet accessoire plutôt perçu comme « old-school » revient sur le devant de la scène, pour les mariages mais pas que. Remises au goût du jour avec une petite touche chic et décalée, à chacun sa paire de Bertelles !

Les partners in crime

La marque de chemise casual chic Abbie & Rose ça vous dit quelque chose ? Oui, non, vaguement ? Bref, c’est le bébé de Gilles auquel Quentin est venu apporter son soutien créatif. De fil en aiguille, ils ont eu une deuxième idée, celle de se lancer dans les bretelles. Et c’est donc ensemble qu’ils ont décidé de créer Bertelles, il y a deux ans. Gilles tient la corde des finances et Quentin amène son lot de créativités. Pour gérer Bertelles, ils ont fait appel à Nuria. C’est elle qui est aux commandes des opérations de la marque aux pinces!

Sans oublier Berty !

La mascotte qui se retrouve sur toutes les photos de la marque.

 « On aimait bien l’idée de dépersonnaliser nos mannequins en leur mettant une tête d’animal. Ca apportait aussi un côté plus « fun » à notre communication. Les bretelles sont à la base pas très « modernes » dans l’inconscient collectif, on voulait montrer que c’était une idée reçue. En ce qui concerne le choix de l’écureuil, il y a deux raisons. Premièrement une tête de crabe aurait été moins esthétique visuellement et finalement, entre nous, c’est tout ce qu’ils avaient en magasin  »

Et pourquoi des bretelles ?

Lors d’une discussion « accessoires » avec des amis qui font des nœuds papillons cousus mains à Lille, un constat leur saute aux yeux. Dans le secteur du mariage, une forte demande en matière de bretelles est en train de voir le jour.

« Le style est une manière de dire qui vous êtes, sans parler. Bertelles, c’est l’accessoire ultime pour arborer un style alliant chic et décalé. »

C’est là qu’est née l’envie d’aller au-delà et d’introduire les paires de bretelles dans le quotidien de l’homme moderne. C’est donc sur un coup de tête que le projet est né mais le pari suit son petit bonhomme de chemin.

Hand made in Belgium !

Allier le style et le local, c’est la base de la philosophie de Bertelles. Pour y arriver, ils n’ont donc pas été bien loin. C’est à Gand que sont confectionnées leurs collections. Tout est fait main dans un atelier familial spécialisé dans la fabrication de bretelles et ceintures depuis quatre générations.

Pour l’instant, à partir de modèles existants, l’équipe choisit les couleurs, les textures et les motifs au gré de l’évolution des tendances. Mais il n’est pas exclu qu’un nouveau modèle designed by Bertelles voit le jour.

«URBAN», «ELEGANT» ou «BUSINESS»

Plusieurs modèles composent la gamme, des fines, des larges, à pinces ou « superior ». Pas de doute, les Bertelles peuvent se porter en toute occasion. Elles surprendront quand le moment de tomber la veste lors d’un mariage sera venu, elles donneront un certain cachet dans le monde professionnel sans compter la touche d’originalité qu’elles ajouteront à un look basic : jeans & tshirt.

Au niveau des motifs, on retrouve du texturé tel que le cuir tressé mais aussi des élastiques à motifs comme les pois ou encore les unis, pour un look plus discret.

Bref, l’embarras du choix ! Les kids ne sont pas en reste grâce au modèle enfant spécialement conçu pour être stylé dès le berceau!

Les do & don’t by Bertelles

Porter des bretelles, ça vous paraît compliqué ? Inconnu ? Si vous êtes novices dans le port de bretelles mais que vous avez envie de donner ce petit quelque chose à votre look, une rubrique conseil vous attend sur leur site. Elle vous aiguillera dans vos premiers pas. Mais retenez bien une chose, la ceinture ou les bretelles, c’est comme boire ou conduire, il faut choisir ! A partir de là vous êtes officiellement prêt à choisir celles qui vous tiendront compagnie !

Essai EN live

Ce samedi 24 juin de 11h30 à 17h venez les retrouver lors du sunny pop up store de la terrasse 02 à l’hippodrome de Boitsfort.

Bénédicte van Egeren

 

L’emblème de la Belgique revisité par Gaufres Mania

Quand on vous dit « gaufre chicon emmental jambon », ça n’éveille pas votre curiosité ? Moi oui ! Voilà plus d’un an que je l’ai dégustée, et les autres aussi d’ailleurs. Et comme les bonnes choses ça se partage, rien de tel qu’un petit reportage gourmand sur l’histoire et les coulisses de la production artisanale de gaufres imaginées et réalisées par un couple de Linkebeek, Milena et Frédéric.

Qui est qui ? Qui fait quoi ?

Pâtissiers ? Aucun des deux. Milena, traductrice, se cherchait un nouveau projet. L’idée de pâtisserie vint en premier mais c’est un créneau déjà fort exploité. En creusant un peu, Fréderic lui proposa l’idée des gaufres. Après tout, elle en fait déjà pour sa famille. Sa recette roule et est fort appréciée. Pourquoi ne pas la professionnaliser, la sublimer et lui apporter des variantes?

Au début, tous les deux sont encore à plein temps dans leur job respectifs, débute alors une course contre la montre. Milena produit les gaufres sur l’heure du midi et le soir. Après un an à ce rythme soutenu, elle passe mi-temps. Depuis début 2017, elle est enfin derrière les fourneaux  à 100%. Tout se fait dans leur garage, aménagé en atelier, de la production à la mise en sachet. Fréderic lui s’occupe plutôt du business model, de la partie com / marketing, le soir et pendant ses pauses !

« Si les gens sont curieux, c’est 50% de gagné »

Test grandeur nature

Pour s’assurer du goût, de l’aspect, et de bien d’autres critères, Fréderic décide d’amener tous les matins des gaufres à son boulot et de les faire déguster par son équipe. A chaque dégustation, une fiche est remplie avec des appréciations à compléter. Toutes ces réponses leur permettront in fine de sortir LA gaufre, et de la décliner en sucré et salé.

Qu’ont-elles de si particulier ?

L’originalité des saveurs, entre autres ! Élaborées au fil des idées, certaines n’ont jamais vu le jour car si sur papier ça a l’air bon, au final elles peuvent ne pas donner le résultat escompté que ce soit en termes de goût ou tout simplement de visuel (car la cuisson est un crash test important). A ce jour, une vingtaine de recettes sucrées, salées se côtoient. Sans oublier la version sans gluten et les galettes!

Le gaufrier parfait pour la gaufre parfaite

Les premières gaufres ont été produites dans des gaufriers de monsieur et madame tout le monde. Mais avec une utilisation de plus en plus intensive et des timings différents en fonction des modèles, la tâche devenait complexe pour Milena car les formes et les cuissons pouvaient différer en fonction des appareils. Et oui, rien n’est laissé au hasard. Le nombre de carré qui composent la gaufre et son diamètre son important.

Saviez-vous qu’en Belgique, il y a encore des personnes qui conçoivent des gaufriers sur mesure? Et qu’en plus de la taille, de la forme, l’épaisseur et l’ouverture – fermeture – du gaufrier joue un rôle considérable? Oui oui beaucoup de paramètres entrent en jeu pour obtenir une cuisson parfaite!

Produites en temps réel

L’avantage, pour eux comme pour nous c’est qu’ils travaillent sans stock, d’où la fraîcheur maximale et un minimum de gaspillage. Ils peuvent aussi réserver des surprises comme lors de l’euro de foot, où ils ont sorti une gaufre italienne « tomate-mozza-basilic ».

Les gaufres sont 100% naturelles sans conservateurs. En proposant un produit local, ils essayent de préserver un maximum les circuits courts. Tous les produits de base sont belges, le chocolat ne déroge pas à la règle. Pas de compromis non plus sur la qualité.

Un conseil

Les gaufres se conservent plusieurs jours mais le top c’est un passage de quelques secondes au grille-pain. Mes préférées : fleur d’oranger et mimi chocolat, le paquet ne dure pas jusqu’à la date de péremption.

La bonne idée

Ces gaufres, c’est le petit cadeau parfait. Gourmand et surprenant, qui plus est local et bien de chez nous. Il remplace à la perfection le tradi ballotin de pralines de fin d’année pour les instits ou puéricultrices en overdose de chocolat !

Où les trouve-ton ?

Ils fournissent « La ruche qui dit oui », qui a été une très bonne base pour leur permettre de débuter. Ils collaborent aussi avec certains café-restaurants, lors d’évènements ou sur simple commande sur leur site. Don’t worry, tous les gourmands seront rassasiés !

Bénédicte van Egeren

Bellebulle se soucie de votre peau, de la formulation du soin à l’emballage

Lors d’un hiver bien rude, il y a deux ans, je me suis mise en quête d’un baume à lèvres. Après de multiples tests pour sortir des sentiers battus mon choix s’est finalement posé sur celui de la marque BelleBulle. J’ai ainsi découvert cette marque bruxelloise de cosmétiques qui s’est bien développée depuis! Pour assouvir ma curiosité, j’ai rencontré l’équipe à l’occasion de l’ouverture de la boutique. Let’s go.

©Bénédicte van Egeren
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Rencontre scientifique avec Isabelle

Ingénieure agronome de formation, Isabelle Roux est la créatrice de la marque. Elle fait preuve d’une grande maîtrise de son sujet et les mots tordus ne l’effrayent pas. Elle peut vous expliquer dans les moindres détails tous les secrets qui se cachent derrière une composition de cosmétique. Faire un brin de causette avec elle vous enrichit en un rien de temps tandis que son œil expert, comme ceux de son équipe d’ailleurs, vous établit un diagnostic de votre type de peau en deux temps trois mouvements.

Mais revenons-en au commencement! Tout est parti d’une expérience personnelle d’Isabelle avec ses enfants. En arrivant au constat que les réactions cutanées récurrentes provenaient du savon utilisé, bien que prescrit par un spécialiste. C’est de ce déclic qu’est venue l’étincelle qui allait propulser BelleBulle. Sa volonté est d’offrir une gamme libérée des produits chimiques, à la composition irréprochable, bénéfique pour notre santé, notre peau et notre planète. Mais surtout qu’elle convienne aux peaux les plus exigeantes.

Si un jour vous retrouvez vos petits en train de déguster du savon don’t panic, ils sont comestibles. En tout cas non toxique, puisque complètement naturels.

Gamme XXL de 35  savons

Les savons solides ont la vie dure face au gel douche, qui rusent avec les odeurs et emballages attrayants et s’alignent en masse sur des km de rayons. Se refaire une place sur le marché, re-séduire ceux qui l’ont délaissé bien jeune et qui ne lui voient pas grands avantages n’est pas chose aisée pour ce petit pain de savon. Or en s’y penchant de plus près, on y gagne sur plusieurs plan: packaging, durée, écologie et en plus il ne coule pas dans la valise…Mais trêve de plaisanterie. Penchons-nous sur ses bienfaits grâce à la nature même de ses ingrédients.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Il y a savon solide et savon BelleBulle. C’est comme pour tout, l’origine et la qualité des composants sont des éléments déterminants dans les bienfaits du produit. Ici tout est conçu à partir de végétaux certifiés Bio.

Isabelle a bien compris que chaque peau a ses besoins et qu’il importe vraiment de la traiter avec ce qui lui correspond le mieux. C’est pour cette raison que la gamme est si large. Les savons sont déclinés en sept types de peaux et quatre senteurs. C’est sûr chacun y trouvera son bonheur. Et oui, personne n’est oublié car pour ceux qui n’aiment pas les odeurs et pour les femmes enceintes, elles pourront prendre soin d’elles avec la version sans parfum! Ouf, le compte est bon 7×5=35.

Mais encore…

creme ultra nourrissante good cream bellebulle
©Bénédicte van Egeren

BelleBulle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Aux savons, se sont ajoutés un gel douche ainsi que des fondants douceur pour le bain. Côté hydratation, un baume pour les lèvres, une crème ultra nourrissante, un beurre de karité, une huile pour le corps et une pour les cheveux. Enfin, la gamme propose un déo, des plus naturels évidemment.

 

Les secrets de la production

La boutique s’est récemment installée dans le quartier de la Bascule, à Bruxelles, et c’est en sous-sol que tout se passe. Isabelle y conçoit et produit les cosmétiques. Elle contrôle l’entièreté du processus et garantit une transparence à 100% . Elle compose également les parfums des savons et des fondants de bain. Elle teste divers mélanges avant d’arriver au bon. Inutile de dire que certains ratent et sentent plutôt mauvais! Les lois de l’expérimentation et du handmade.

Isabelle attache une importance à la qualité de ses produits. Pour commencer, elle enlève l’eau de la liste des ingrédients de ses cosmétiques. Et oui, c’est ça qui remplit les flacons de la distribution classique et qui fait diminuer les prix! Par exemple, la crème nourrissante est ultra concentrée.

Pour les savons, afin de ne pas abîmer les végétaux utilisés, elle pratique le procédé de saponification à froid. What? Le fait de ne pas chauffer les savons à plus de 37 degrés. Par exemple, pour fabriquer le gel douche ce n’est pas possible. Elle doit monter jusqu’à 65 degrés et ne s’autorise pas plus. Sinon le gage de qualité des produits n’a plus de sens.

Bon à l’intérieur mais aussi à l’extérieur

Ce n’est pas tout d’exiger le meilleur des composants…l’emballage est tout aussi réfléchi. Les savons sont emballés dans des boites compostables tandis que les huiles sont présentées dans des bouteilles en verre. Pour les

©Bénédicte van Egeren
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produits dont l’option « plastique » est la plus judicieuse, par exemple le gel douche ou le baume pour les lèvres, exit les molécules chinoises. Pour contrôler les composants de ce plastique, BelleBulle travaille avec une entreprise espagnole qui répond aux normes européennes afin de garantir l’absence de molécules  nocives dans ses contenants. Enfin, pour les boites type « pilulier », si vous ne savez pas quoi en faire vous pouvez les ramener à la boutique pour leur donner une seconde vie!

L’adresse à visiter sans tarder

Pour ceux qui passent dans le coin, un petit tour en boutique vaut le détour. Un ouragan de senteurs vous accueille dès que vous passez la porte, la déco apporte son lot de zénitude tandis qu’un évier vous permet de tester les savons. Si ça c’est pas une idée de génie!

Si vous êtes loin de la Capitale, don’t worry, La gamme est en vente dans certaines boutiques Bio ainsi que sur l’eshop de Bellebulle.

Chaussée de Waterloo 677, du lundi au samedi de 10h à 18h30

Bénédicte van Egeren

Valse de Farci(s), le concept revisité à l’infini par Tiffany

C’est lors de son crowfunding que j’ai eu vent du projet d’ouverture de Farci, l’année dernière. Une fois ouvert, à la première occasion qui s’est présentée je m’y suis rendue. Un dimanche, frigo vide, grâce au détour d’une course dans le quartier, deux options s’offraient à moi Delhaize ou Farci. La seconde évidemment! Et pour cause, il a tout pour plaire: local, de saison, 100% bio, sans gluten, en version carnivore ou végétarienne, fait maison, frais, zéro déchet, made in Brussels, pour enfants et personnes âgées, facile à réchauffer et même livré à domicile pour les chanceux se trouvant dans un rayon Deliveroo. Délicieux et surprenant pour vos papilles. Mais pourquoi personne n’y a songé plus tôt? Je vous emmène dans les cuisines de Farci faire connaissance avec Tiffany.

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

De juriste à fondatrice de Farci

Mais aussi commis de cuisine en passant par chasseur de tête et responsable de la gestion quotidienne d’une table d’hôte-épicerie, voilà le parcours de Tiffany avant de se lancer dans l’aventure de Farci! Inutile de préciser que la cuisine elle adore et que ça lui trotte constamment dans la tête.

« Je n’ai jamais été cuisinière mais passionnée depuis le début, comme si un disque dur avait tout enregistré. »

C’est forte de sa dernière expérience, chez « Les filles », qui lui a permis de se confronter au terrain, de s’occuper de la relation clientèle, de gérer les stocks et de connaître les prix mais où lui manquait le côté cuisine que Tiffany, de naturel ambitieux, a voulu passer à l’étape suivante. Au vu du temps et de l’énergie donnée, l’envie grandissante de le faire pour soi l’a poussée à prendre la décision la plus difficile. Soit s’associer avec elles soit se lancer en solo. C’est la deuxième qui l’a remporté!

Un goût pour la cuisine ancré depuis bien longtemps mais que choisir?

Top départ du remue méninges pour trouver le concept parfait. La condition sine qua non du projet: proposer une cuisine sans gluten. Exit donc sa première idée-passion des Dim Sum. Plus le temps passe plus elle se rend compte que ce n’est pas le produit le plus évident à travailler.  Que ce soit au niveau technique, personnel, ou encore le fait que ce ne soit pas des produits locaux et surtout sans gluten. Moment de panique, plus rien ne tient la route, il faut vite se trouver une autre idée car elle se donne un an pour mettre quelque chose en place.

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Après un mois de questionnement, « tout a cliqué dans ma tête une nuit, tout était cohérent, c’était magique ». Crash test du concept: le retourner dans tous les sens, en exiger le maximum en le confrontant à sa liste , de plus en plus longue, de critères. Produits locaux, 100% bio, s’adapte aux saisons, peut se transporter, ne nécessite pas trop de matériel, sans trop de gaspillage (elle ne jette rien tout est récupéré, l’intérieur des légumes/fruits sert de farce ou de sauce). Et de surcroît très peu de packaging (Tiffany vous encourage à venir avec votre récipient)…avantage pour dame nature et pour vous, il n’y a plus qu’à le glisser dans votre four! Résultat le concept est au top, Farci est né.

Une dernière question de taille, où situer le paradis du Farci?

Tout comme le Farci est un produit nostalgique, l’emplacement le sera également. A la base, elle visait le quartier européen. Son produit étant un lunch parfait, bien que supérieur aux 5 euros moyens déboursés le midi, ou un souper à ramener en sortant du boulot. Le hasard des loyers et du marché immobilier en a décidé autrement. Elle a posé son four dans son quartier d’enfance. Etre en terrain connu pour se lancer, ça donne aussi un bon feeling, la première clientèle sera encourageante. Le contact humain et l’intérêt pour ses produits priment sur la densité du passage. C’est donc au coin de la place Saint-Job à Uccle que vous la trouverez. Pas facile d’accès pour tous mais elle vous accueille tout le week-end, l’occasion de faire un détour et de ramener son souper!

« Tout s’est bien mis, quand quelque chose est cohérent, les choses tombent quand il faut. »

Un four pour Farci

Pour se faire la main, Tiffany a cuisiné pendant six mois pour des connaissances en proposant ses services de traiteurs. Elle s’est ensuite inscrite sur Menu Nextdoor pour approcher un public inconnu. Enfin, le challenge ultime, pour estimer les coûts, le temps,… 300 rations à l’occasion d’un marché. Dans la foulée, elle se cherche un pas de porte et lance son crowfunding pour l’achat de son four. Elle se retrouve obligée à communiquer sur son projet. Le boomerang lui a ramené de la notoriété. La voici bien installée avec la nécessité d’engager une personne pour la soulager, en plus de celle déjà présente mi-temps en cuisine.

Des farcis différents chaque jour

Tous les jours, trois farcis sont proposés. Un végétarien, un au haché de poulet et un au haché de porc.

farci_04Tous les matins, elle recommence à zéro pour la production de la journée. Mais ne croyez pas que l’après-midi elle se repose sur ses lauriers. En général, elle retourne en cuisine pour tous ceux qui passeront fin d’après-midi se chercher un succulent souper ou pour anticiper le rush du lendemain matin. Et pour info, elle conserve maximum un jour ses farcis de sorte que vous puissiez les garder deux jours chez vous!

Mais comment ces légumes fous et originaux arrivent là? Non, elle ne se rend pas au marché à 5h du mat tous les jours, elle a déjà des journées de 12H. Son secret? Un fournisseur qui remplit ses frigos deux fois par semaine. Il connaît ses produits préférés et son goût pour les curiosités. A chaque saison ses plaisirs, maintenant l’hiver nous apporte son lot de courges et des variations de goûts, formes et couleurs…que du bonheur pour Tiffany, qui parfois tombe en amour devant les légumes fraîchement déposés dans son magasin pendant la nuit, comme cette patate douce de couleur mauve ou l’odeur des herbes aromatiques qui remplit la pièce quand elle pousse la porte d’entrée. Une danse de joie de grand matin!

Et maintenant, à table ! 

« Farci est un produit nostalgique mais le challenge est de sortir des sentiers battus. Pousser les limites de ce qui se faisait avant. » Marier les fruits et les légumes, par exemple porc-framboise ou pêche-mozza pour le végétarien, utiliser la farce de l’un dans la structure de l’autre,…Mais un classique bien réalisé sera tout aussi délicieux. Son objectif est d’avoir des farcis qui bousculent à côté des farcis « classiques ».

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« Si on utilise du 100% bio, des épices et des huiles de qualité, on ne peut pas être mauvais »

Ses recettes sont composées d’une grande part d’intuition et d’un feeling qui lui vient naturellement pour associer tous les ingrédients. Son mode de fonctionnement: improviser tout en respectant les saveurs. La base des farcis étant la même, elle connaît les quantités, il lui reste donc tout le loisir de jongler à merveille avec tous les ingrédients fraîchement déposés dans son antre par son gentil fournisseur. Ces matins-là, c’est un peu comme quand Saint-Nicolas est passé. L’excitation en ouvrant la porte et découvrir quels sont les légumes qui ont été déposés. Se mettent alors à virevolter dans sa tête des combinaisons plus folles les unes que les autres. Il est temps de retrousser ses manches et de s’y mettre pour être prête pour le rush de midi!

Avec quatre recettes créées par semaine, six mois d’existence, Farci totalise déjà une centaine de déclinaison de ses produits. Et au fil de saison, ce chiffre risque bien de continuer à grimper!

Et en pratique, comment ça fonctionne?

A côté des trois farcis du jour, il y a les accompagnements. Tiffany pense à tout le monde, il y en a un pour combler chaque goût et/ou régime (pâtes, riz, quinoa, taboulé et lentilles). Sans oublier le choix entre deux sauces. Vous pouvez décider d’emmener un menu (composé de trois farcis, un accompagnement et une sauce pour 9,5€) ou de prendre des farcis au poids. Si jamais vous invitez beaucoup de convives à partager vos farcis, vous pouvez toujours appeler pour commander car parfois le comptoir se vide rapidement.

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

 

Maintenant que le salé est bien en place….invitons le sucré! 

14641891_670231456476930_4719516633988908245_nA côté de ses collaborations locales, pour les cupcakes et les glaces, Tiffany commence à proposer sa gamme de dessert. Au menu, un carott cake, un moelleux au chocolat ainsi qu’un moelleux poire à tomber. Auquel s’ajoute un crumble qui évolue parallèlement aux fruits de saison.

Pour la petite histoire, à la base, elle se serait bien vue ouvrir un salon de thé. Inutile de dire qu’élaborer des recettes sucrées est plutôt un plaisir, c’était le temps qui lui faisait défaut.

What else?

Une épicerie fine. Elle travaille avec une dizaine de fournisseurs qui ont pour point commun de ne pas être présent dans la grande distribution. L’idée étant de pouvoir tout trouver pour compléter un souper composé de farcis: du biscuit apéro aux boissons. Son goût pour les bonnes choses lui a donné envie de proposer également de bonnes huiles, conserves ou thés en vrac. Que du bon dans les rayons!

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

En attendant de pousser sa porte, je vous invite à suivre son compte Instagram ou sa page facebook qui vous mettront l’eau à la bouche de grand matin et limite vous donneront envie de déménager.

Chaussée de St Job, 666. Tous les jours de 11h à 20h sauf le mardi.

Bénédicte van Egeren

Valérie Berckmans, une belle leçon de slow fashion

Installée depuis une dizaine d’années dans le quartier Dansaert, Valérie Berckmans nous démontre que produire localement, de qualité, en privilégiant le bio, dans le respect de chacun est possible. Avec une bonne dose de détermination, de sueur et de larmes. Rencontre avec Valérie.

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Brève présentation

Après 8 ans d’études, oui après tout ce temps elle aurait pu être médecin, Valérie se lance. A l’issue de son diplôme en langues germaniques, elle est passée en cours du soir à St Luc pendant 3 ans pour ensuite donner naissance à sa marque, née d’un casse-tête vestimentaire personnel. Elle ne trouvait jamais rien qui lui plaisait.

La solution? créer sa garde de robe idéale

camillepencil-bleuMais à quoi devait-elle correspondre? Simple, élégante, moderne, de qualité, lavable sans prise de tête, avec peu ou pas de repassage. Des pièces faciles à combiner mais qui ont ce petit plus qui leur permet de se différencier. Avec des détails qui viennent twister les créations, que ce soit de l’asymétrie, une couture, un col, une manche, un ajout de tissu,…

Bref, le dressing de la femme active-moderne qui n’a pas beaucoup de temps mais ne veut pas ressembler à un « sac à patate ».

De l’idée à la production

Sur base d’un dessin, l’histoire commence. Il est ensuite très rapidement travaillé en grandeur nature afin de mieux juger le résultat. collection-enfantS’enchaîne des heures d’essais-erreurs, les idées fusent, les finitions se modifient jusqu’à ce que chaque détail trouve enfin sa place. Tout est assemblé dans son atelier en sous-sol. Ce n’est qu’une fois le prototype en taille 38 validé que le patron part dans un atelier de « gradation » pour obtenir la pièce en toutes les tailles. A partir de ce moment-là, l’ensemble de la production peut dès lors être envoyée à la couturière.

Composition, prototypes et tests grandeur nature

Les matières utilisées sont essentiellement le coton bio (60%) et le tencel. Mais sa passion pour la récupération et les matières d’antan, magnifiques et de qualité, amène parfois à ce qu’un petit bout de tissu âgé s’unisse à une de ces matières. Voilà pour le petit volet upcycling qu’on ne sera pas surpris de retrouver sur certaine pièce en édition très limitée. C’est sympa et ça amène un petit plus!

« On produit tellement que les matières ne sont plus aussi increvables qu’avant. C’est du boulot de trouver de bonnes matières. »

D’ailleurs, elle passe une partie de son temps à porter ses prototypes pour s’assurer de la qualité des tissus avant de lancer la production et de les proposer à ses clients. Ses tests grandeur nature permettent de détecter si le tissu a tendance à blanchir, si un fil sort un peu vite,…Auquel cas, elle n’hésite pas à en faire part au fournisseur (allemand). Car la qualité doit absolument être au rdv. Caractéristique de plus en plus rare à l’heure actuelle. La faute au fastfashion...On ne s’attend plus à ce que les pièces durent, il y a une perte de valeur des fringues, c’est un problème de mentalité à changer.

« Si les gens comprenaient la sueur et les larmes qu’il y a derrière la mode ».

Garder le cap face à la « fast fashion de luxe »

Le quartier s’est transformé ces dernières années, des grandes enseignes internationales, pas données, ont envahi les m² de la Rue Antoine Dansaert. Et il faut se perdre dans les petites rues alentours pour trouver les véritables boutiques-ateliers iconiques du quartier.

photoMais face à ces chaînes et à la multitude de nouveaux petits créateurs, comment est-ce possible de survivre? Sa force, c’est le fait qu’elle a pignon sur rue depuis 13 ans. Mais surtout, que les gens reviennent de plus en plus au « local », au made in Belgium et aux produits de qualité qu’on ne jette pas après deux lavages. Critères qui sont les premières préoccupations de Valérie. En effet, sa production est locale (made in Bruxelles), le coton est issu de l’agriculture bio, le tout réalisé en petit métrage. Car le caractère exclusif des pièces constitue aussi un atout, il séduit de plus en plus.

La conception made in Belgium, pas si facile

Valérie a été témoin de la faillite de son ancien atelier en Flandre. Les ateliers de production ferment les uns à la suite des autres ou sont surchargés. Produire local devient de plus en plus compliqué mais reste possible. Surtout en Belgique avec le coût élevé de la main d’oeuvre. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est bien payée! Le métier de couturière est de nature très difficile et très exigeant, avec beaucoup de pression (quand on voit le tarif à la minute (minimum 0,5 euro)). « Ces travailleurs méritent tellement plus, ce sont des gens très courageux ». Son rêve est « que les ateliers rouvrent, qu’ils s’agrandissent car c’est un secteur florissant à ancrage local. »

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Vous l’aurez compris, pour elle il est hors de question d’envisager une délocalisation au niveau européen. Son objectif est d’être encore plus local. Son idéal c’est d’être à une distance vélo. Défi réussi, son atelier se trouve à Jette. Pédaler pour aller chercher ses pièces le matin, les mettre sur son porte bagage et prendre la direction de sa boutique pour ranger directement les nouveautés en rayon, ça c’est un projet réussi localement!

Avec son objectif distance à vélo, Valérie fait cependant un petit écart en faisant assembler certaines pièces en France pour soutenir un chouette projet. L’histoire d’un atelier qui n’était plus rentable mais dont les couturières en ont décidé autrement, en le reprenant et en fondant une coopérative pour continuer à exister.

La proximité, un bel avantage

Elle facilite l’ajustement et évite le surstock. Pour la nouvelle collection, elle a sorti un sweat en 3 couleurs. Après quelque temps, elle remarque qu’une couleur plait beaucoup plus que les autres. Le lot de pièces suivant sera produit en respectant cette observation et permet aussi de limiter les pertes. Avantage de la petite création-proche du public.

Au four et au moulin, l’envers du décors de la création

Si le côté créatif peut faire rêver, il vient vite se faire bousculer par « tout le reste ». Car entre le dessin et la place en rayon, le chemin est long. Le choix du tissus, la communication, le marketing, l’administratif, le financier,… » C’est tellement fatiguant de faire tout, le côté création devient un micro-truc (temps). Le manque de ressourcement peu mener à un blocage créatif. » Entre deux collections, Valérie se donne le temps de procrastiner pour éviter la page blanche. Elle puise son inspiration un peu partout: dans la rue, les musées, les matières,…

Que trouve-t-on dans sa boutique?

jupes-enfants A côté de sa collection femme, une mini-série kids a vu le jour. Et oui, rien ne se perd, les chutes de tissus sont utilisées pour confectionner des sweats, des t-shirts et des jupes pour enfants! Et comme l’imagination est infinie, aux heures creuses d’autres idées voient le jour comme les cotons démaquillants (super classe, assortis au sphoto-4weat ou au top!), des langes réutilisables,… disponibles dans la boutique voisine Supergreen Me, tenue par sa sœur .

Et pour compléter ses looks, Valérie a choisi avec soins quelques créateurs. La gamme de chaussures intemporelles Atelier Content, les mailles de Géraldine Bertrand ainsi que la maroquinerie de Michael Guerisse O’leary. Leur point commun? La production belge et locale évidemment!

Un bon plan pour la route?

Rendez-vous ces vendredi et samedi aux MAD Sales pour shopper ses pièces ainsi que celles d’autres créateurs belges. Vous y trouverez des prix doux et un aperçu de la nouvelle collection.

Sinon, n’hésitez pas à braver le piétonnier pour la retrouver Rue Van Artevelde 8, 1000 Bruxelles. Du mardi au samedi.

Bénédicte van Egeren

Simone, une amie qui vous veut du bien

Simone à soif! est née depuis deux ans. Jamais entendu? vaguement familier? C’est normal, elle a pris le temps de grandir à son rythme…et c’est pas plus mal! Elle nous arrive en force dans de nombreux points de vente bio et horeca, en format de poche ou familial. Vous ne pourrez, et ne voudrez, plus la louper!

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Une boisson en plus sur le marché? 

NON, Simone à Soif! est plus subtile que ses voisines. Elle se déleste du sucre et des conservateurs, fait le plein de fruits et légumes fraîchement pressés (de saison et locaux of course), ajoute une dose de vapeur de plantes (hydrolat *) et s’arrose d’eau. Elle vient d’obtenir le label bio pour deux de ses recettes, la troisième est en cours. Et cerise sur le gâteau, on pourrait lui décerner la médaille de la boisson la moins sucrée puisqu’elle se situe sous la barre des 4 grammes. Plus exactement, 3,6 gr pour celle aux fraises et 2,2 gr pour les autres…Respect! Oui, c’est le moment de retourner votre bouteille favorite, aussi légère semble-t-elle, d’examiner sa teneur en sucre (gloups, si ce n’est pas du stévia) et son nombre d’ingrédients, conservateurs, acidifiants,…Simone à Soif! quant à elle se tient bien droite du haut de ses 5 ingrédients. Sur ce, vous continuez avec moi?

*Hydrolat: obtenu lors de la distillation à la vapeur d’eau, d’une plante aromatique ou d’un végétal, en vue d’obtenir une huile essentielle.

Qui se cache derrière ce concept innovant?

Sur la base d’une idée d’Agnès, Simone a Soif ! est née de l’impossibilité de trouver une boisson 100% naturelle, délicieuse et peu sucrée. « Désemparée de ne pas trouver cette boisson qui pourtant devrait déjà faire partie de notre quotidien depuis bien longtemps, Agnès décida de se mettre au travail et de la créer elle-même. Agnès s’inspira d’une herboriste corrézienne et développa un délicieux mélange d’eau, de jus de fruits, de légumes fraîchement pressés et de plantes. »

« Le nom arriva comme un évidence lorsque Agnès invita Simone, sa voisine agricultrice, pour venir goûter son invention. La voyant sortir de sa Citroën, rayonnante, du haut de ses 80 ans, Agnès vu en elle tout ce que sa nouvelle boisson représentait : délicieuse, décalée et sans artifices ! Simone a bu le verre qu’Agnès lui a tendu tendit et avant même qu’Agnès ait le temps de pouvoir lui expliquer ce qu’il y avait dedans, elle lui en redemanda de suite. Simone était née, et Simone avait soif ! »

L’équipe de Simone

L’équipe se compose actuellement de trois personnes: Agnès, Alexandre et Antoine, renforcés par un roulement de stagiaires de divers horizons qui apportent une précieuse aide à son développement. Ils mettent la main à la pâte que ce soit en période de production de la boisson, pour mettre sur pied des outils de gestion, faire des dégustations dans les points de vente,…Bref, le quotidien qui fait avancer et grandir ce délicieux produit.

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Les dessous de la production…

A ses débuts, la boisson était concoctée au sein des premiers locaux occupés par l’équipe, aux Ateliers des Tanneurs. Quand le débit a augmenté, le choix s’est posé sur un atelier de production de jus de pommes pour continuer à concocter ce savant mélange. Enfin, avec sa vitesse de croisière, son lieu de production a récemment déménagé dans un nouvel atelier se situant à la frontière hollandaise, qui lui permet notamment de procéder à la mise en bouteille de petite taille. Cheval de bataille pour conquérir l’Horeca.

unnamed-2Plusieurs fois par an, l’équipe se rend sur le lieu de production pour réaliser son hydrolade naturelle. Les saisons, les récoltes de fruits et légumes dictent la gamme à produire.. En effet, la gamme fraise mélisse ne sera pas produite en plein mois de décembre (ce n’est pas pour autant que vous ne la trouverez pas car elle se conserve un an)!

Leur travail est artisanal et le restera. En effet, c’est la caractéristique même des fruits qui dicte les ajustements à faire d’une production à l’autre. En fonction, par exemple, de l’acidité d’une récolte de pommes, la quantité de jus de citron nécessaire varie. Chacune des recettes est agrémentée d’une vapeur de plantes (mélisse, menthe,…) qui twiste le goût et le rend unique. Rien n’est donc  laissé au hasard, de savants calculs et de nombreux tests dégustatifs se cachent derrière la mise en bouteille officielle…aussi subtilement que se fait la production du vin.

La gamme s’élargit…

Au jour d’aujourd’hui, vous avez le choix entre trois goûts. Concombre-menthe pour une vague de fraîcheur, pomme-géranium pour une élégante surprise florale et fraise-mélisse synonyme de douceur.

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La recette numéro 4 est en cours d’élaboration, l’ingrédient star sera la poire… du côté des hydrolats, le basilic ou encore l’immortelle sont à l’étude. On espère la retrouver d’ici la fin de l’année dans les meilleurs rayons au côté des trois autres.

L’objectif suivant est d’arriver à six goûts pour un roulement parfait au fil des saisons. Surprise donc!

Et pssssssssssssssst…..dernier conseil

Elle se déguste à toute heure du jour ou de la nuit, seule ou accompagnée. Note spéciale pour les fans de Gin, ajoutez une touche de concombre-menthe à votre recette préférée. Vous allez scotcher vos invités! Et pour las fans de Vodka, préférez la fraise-mélisse.

Il ne reste plus qu’à vous la procurer!

Les points de vente sont essentiellement à Bruxelles et en Wallonie, pour le moment. Plus précisément dans les magasins Färm ainsi que les Deli Traiteur mais ne sous-estimez pas votre petit épicier car il pourrait vous surprendre en vous proposant une jolie bouteille. Et s’il ne connaît pas, soufflez-lui à l’oreille, il sera peut-être tenté de la compter parmi ses spécialités.

Ne vous étonnez pas si lors de votre prochaine sortie en lisant la carte de votre bar ou resto favori vous rencontrez un nom familier…ils se font de plus en plus nombreux à Bruxelles, Cook and book, fait déjà partie des convaincus.

Simone à Soif! planche également sur la vente directe dans ses locaux pour permettre un contact avec ses clients. Affaire à suivre!

Bénédicte van Egeren