Dans l’atelier de Kim Verbeke

En plus d’être décoratif, c’est surtout très utile. La vaisselle en céramique vous habille une table et n’est pas plus fragile que l’ordinaire. Et ses composants sont au plus proche de la nature. La céramique a donc tout pour séduire! Kim Verbeke a accepté de me partager sa passion pour la terre et nous dit quelques mots sur cette technique ancestrale.

« On ne sait pas plaire à tout le monde mais si tu sais en vivre même à mi-temps, c’est déjà gagné »

Biologiste le jour, touche à tout le soir. Kim vogue entre l’univers de la photo, la création de bijoux et se laisse emmener le temps d’un stage dans les méandres de la poterie. Tant et si bien, qu’à l’issue de ce dernier, elle attaque les cours du soir pendant trois ans ! La poterie est donc venue au fur et à mesure. D’un côté, il y a la variété des choses à faire. De l’autre, il y a obligation de respecter un certain rythme. C’est aussi synonyme de retour au respect de la matière, et ça oblige à freiner les choses.

 « Il y a quelque chose de magique de partir de la terre et d’avoir in fine une pièce, qui est utilitaire et 100 % toi. »

La poterie, chacun sa technique

Un œil non aguerri pourrait s’y tromper mais la poterie, ce n’est pas moins de trois techniques ! Et oui, rien que ça.  Chacune exige une maîtrise différente de la terre, et des ustensiles pour la travailler. Il y a la technique du tour qui consiste à faire tourner la terre jusqu’à obtention de la forme / objet désiré. Celle des plaques qui consiste à donner forme à la terre en la coinçant entre deux plaques. Et enfin celle des boudins, encore appelée colombage, où on superpose une série de boudins que l’on solidarise et puis qu’on lisse jusqu’à obtention de la pièce voulue.

Tourne, tourne, tourne

Kim a choisi la technique du tour, ce qui ne l’a pas empêchée d’essayer une année de colombage et de plaque.

« Le tour c’est quelque chose de magique, j’aime le volume qu’on sait réaliser en quelques « tours » de main. »

Le tour demande un niveau de relaxation et de concentration considérable, il faut être bien centré car la constance est de mise. Pour ce faire, elle prépare une vingtaine de « boules ». En général, les trois premières sont des « brouillons ». Après elle attrape l’œil et arrive à en faire plusieurs pareilles. Par contre ce qui est sûr c’est que réaliser deux pièces identiques, c’est juste impossible.

De la terre à l’objet

La céramique, finalement, c’est quelque chose de très naturel puisqu’elle se compose essentiellement de terre. Mais quelles sont les étapes nécessaires à un si joli résultat, à part énormément de patience…

Après avoir donné la forme à sa pièce, celle-ci doit faire un premier passage dans le four. Ensuite, application d’une couche d’émail, qui est optionnelle puisque c’est surtout une question de rendu. Et retour au four pendant 12h. La chaleur devant augmenter par palier pour atteindre les 1250 degrés, la totalité du processus peut donc prendre jusqu’à trois jours.

Des mois de tests plus tard, ce travail délicat induit toujours son lot de ratés. On n’est pas à l’abri qu’une pièce pète un plomb, et ce même lors de son dernier passage dans le four.

Matière naturelle et locale

Les terres utilisées proviennent d’endroits variés. L’origine est toujours connue et certaines carrières ouvrent leurs portes pour une petite visite.

Kim a sélectionné quelques terres qui lui permettent entre autre de faire de la porcelaine, du beige, du gris moucheté et du noir. A cela se combine, les émaux. Qui sont soit transparent soit de couleur et qui influent la texture et le rendu de la pièce.

Des rencontres & des collaborations

Que ce soit culinaire ou décoratif, Kim a décroché de chouettes collaborations qui lui ont permis de persévérer dans son magnifique projet.

Un resto, une boutique de plantes pour des cache pot exclusif, de chouettes vitrines quand on débute ! et l’emballement des réseaux sociaux pour couronner le tout…

 « Il y a des gens que tu rencontres et qui sont « tes » déclics. Ils te donnent la chance, et sont tes tremplins »

100% sur commande

Rien n’est en stock mais tout est réalisable ! Service complet, tasses, bols ou encore pichet et saladier. Il suffit d’un tour à l’atelier pour commander la vaisselle qui vous ressemble le plus. C’est le moment de laisser aller votre imagination !

Il n’est pas exclu qu’un webshop voit le jour, mais uniquement avec ses jolies tasses à thé et à café.

Bénédicte van Egeren

Encore des sweats ? Oui mais… ce sont des sweats « Pétronille »

Le confort du sweat oui ! Mais vous en avez peut-être marre du gris chiné ou du classico classique bleu marine ? Alors voici une toute jeune marque bruxelloise qui propose des sweats pour toute la famille et surtout des sweats qui donnent bonne mine, tant à l’éthique qu’à l’esthétique.

Quand les passions resurgissent

Perrine est le visage qui se cache derrière cette nouvelle gamme de sweats. Elle ne les a  pas seulement imaginés, elle les confectionne aussi. Architecte d’intérieur de formation, elle a d’abord exercé en tant que salariée pour ensuite passer freelance. C’est alors qu’elle a pu retrouver du temps et réapprivoiser sa machine à coudre qu’elle avait tant utilisé pendant son adolescence pour se confectionner sa propre garde-robe.

Aujourd’hui, elle gère donc ses deux casquettes qui se complètent et se nourrissent à merveille. Son besoin de variété est comblé, la couture lui permet de rester en contact avec le côté création et le toucher de la matière.

Et comme il faut un début à tout

Sa première pièce officielle répondait à une demande de sa copine qui recherchait le côté « confo » du pull du dimanche. Faut-il encore expliquer l’engouement qui a surgi ensuite ? Des proches fans (on les comprend) qui veulent chacun le leur. Et comme souvent, une petite âme qui poste sur les réseaux sociaux cette jolie nouveauté. Avec un retour de trente commandes, il n’y avait plus qu’à sauter dans l’aventure.

Bien plus qu’un sweat, une philosophie

Vu l’éventail de coloris proposés et les variations quasi infinies des finitions, Perrine a décidé de ne pas se lancer dans des stocks fous (on ne trouve donc pas tous les modèles dans toutes les tailles, en version hommes, femmes, enfants). C’est contre ses principes, c’est lourd à gérer, c’est risqué et puis c’est bien connu, on veut une couleur mais avec la finition du modèle voisin, dans la taille qui manque justement. Donc pour parer à ce genre de demande, quelques pièces constituent sont stocks et pour le reste, ben c’est simple, il suffit de demander ! Et ce sera assez rapide puisque c’est soit elle soit l’atelier situé pas plus loin que Nivelles qui le confectionnera.

« Le but est de répondre à un besoin, ne pas imposer une création mais plutôt en faire une excuse pour faire partie du changement de la façon de s’habiller éthique. »

A vos compositions : treize coloris, du tissage et des superpositions de matières

Si d’habitude on voit plutôt des pulls, tout fait, customisés, ici ce n’est pas le cas. Perrine part de grands rouleaux de tissus et les transforme petit à petit en pull. Elle essaye de simplifier un maximum les coupes pour que le temps de production diminue et que les pièces soient abordables. Car faire la promotion d’une garde-robe éthique mais inaccessible n’a aucun sens pour elle.

Ses finitions sont aussi sa marque de fabrique. Elle joue sur les empiècements, les tissus en lin sur lesquels elle appose des cachets, des poches, du tissage de couleurs variées. Bref, elle s’éclate en donnant libre cours à son imagination et adore réaliser de nouveaux prototypes.

L’importance de l’éthique dans la fabrication

Au niveau des matières premières, Perrine n’est pas encore arrivée à ce qu’elle voulait. Pour l’instant, elle travaille avec des tissus de super qualité mais qui ne sont pas estampillés bio. La variété de couleurs et la qualité qu’ils offrent sont sans comparaison par rapport au bio, dont les couleurs se veulent encore très classiques et trois fois plus chers, donc cela rendrait ses créations inaccessibles à une grande frange de la population.

C’est tout récemment qu’elle a commencé à travailler avec deux ateliers protégés en Belgique pour la confection des sweats. Grâce à cela, elle retrouve du temps pour développer de nouveaux modèles qui éclosent au gré de ses idées.

« Faire un prototype c’est génial mais ça demande du temps ! »

La ptite nouveauté ? Le cardigan en laine bouillie l’alternative au gilet tricoté, qui nécessite un temps de réalisation considérable. Et un coût tout aussi conséquent pour le consommateur !

Vous avez encore un mois pour passer de l’autre côté de la machine

Pétronille occupe en ce moment le local de l’Auberge espagnole, dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises. Associée à LARCH pour l’occasion, c’est sous le nom d’Ethic Lab qu’elle vous accueille avec des ateliers, des expos,…jusque fin mars. La cerise sur le gâteau ? Les ateliers qui sont proposés ! Il est possible de venir faire son propre sweat et de repartir avec après quelques heures de travail. Une manière de sensibiliser au temps et travail requis pour réaliser une pièce, et donc au prix du produit fini. Prenez votre garde-robe en main et foncez voir les prochaines dates !

Bénédicte van Egeren

Le vrai made in Belgium dans la mode n’est pas mort, Natacha Cadonici nous l’explique!

Si on faisait un petit tour dans la mode féminine belge, mais loin du renouvellement chronophage des collections et nouveaux modèles qu’on n’a pas le temps de porter, avec une marque bruxelloise et sa patte reconnaissable entre mille. Une rencontre pleine de peps avec Natacha Cadonici.

Le hasard fait bien les choses

Bien qu’on puisse le penser, Natacha n’a pas évolué dans le monde du stylisme dès les prémices de sa carrière. Après des études plutôt littéraires, ce n’est que quelques années plus tard qu’elle se lance dans des cours du soir avec un seul objectif, apprendre à coudre et maîtriser la technique. C’est en s’appuyant sur cette dernière qu’elle atteint la créativité qui lui permet de faire naître ses idées et développer de nouveaux modèles.

En 2006, la voici officiellement styliste. Dans un premier temps, elle réalise surtout sa propre garde-robe en se cherchant encore un peu. Rapidement, elle a pu exposer ses réalisations et commencer à se faire connaître via quelques points de vente. La voilà donc lancée comme styliste en confectionnant sa collection entièrement seule dans son petit atelier bruxellois.

Que l’aventure commence

C’est Rue van Artevelde, à quelques pas de la rue Antoine Dansaert, qu’elle se lance en ouvrant son propre atelier-boutique. Elle y installe son coin couture et produit donc ses pièces sur place. Si à ses débuts, elle déléguait une infime partie de sa production à un atelier bruxellois. A l’heure actuelle, cette partie est devenue plus importante, elle ne coud presque plus, mais la confection reste belle et bien bruxelloise, pas question de l’exporter.

Elle passe petit à petit des pièces uniques, sur-mesure à la confection d’une collection, de plusieurs pièces mais surtout à une nouvelle façon de travailler. Diviser son temps entre la création, la production et la vente.

Féminine, élégante mais surtout portable et confortable

Ce sont les mots qui décrivent ses pièces. En travaillant des matières faciles à entretenir et agréables à porter, elle en fait une mode de tous les jours qui allie style, unicité et quotidien. Ses hauts se trouvent à la croisée du t-shirt et du chemisier. Ils ont la particularité d’être réversible, l’encolure se portant devant ou derrière en fonction de son humeur. Ses créations sont un heureux mélange de jersey, de couleurs et de « bords côtes* » uniques. Ces derniers sont sa marque de fabrique et on les reconnait facilement.

Objectif accompli donc pour Natacha qui voulait : « faire un vêtement qui rende la femme belle, féminine et qui soit confortable tout en se démarquant ».

Les textures, les bords côtes et les couleurs

Si elle ne s’encombre pas de nouveaux patrons tous les six mois, Natacha joue sur les couleurs et les finitions de ses modèles « basiques ». Sa signature réside sans aucun doute dans les détails des bords côtes qu’elles exploitent sous toutes ses coutures. Couleurs, largeurs, formes,…toutes les combinaisons possibles et donnent naissance à des modèles uniques à chaque saison.

Mais la partie la plus difficile, pour elle, c’est de se fournir. Le grand obstacle des « petits » créateurs ce sont les quantités car le minimum exigé par commande est énorme. Tous ses tissus proviennent d’Europe, principalement d’Italie, d’Autriche et du Portugal.

Ses bords sont faits sur mesure, dans une petite entreprise familiale en France, selon ses besoins et ses nouvelles idées de création.

 « Ce n’est pas parce qu’on fait le métier qu’on aime qu’on ne gagne rien ! » 

C’est le message que Natacha lance. Et oui,  il y a moyen de s’en sortir, tout en se fournissant et en produisant localement. Pour un bon produit, ça demande beaucoup de gestion, d’organisation de plusieurs aspects dans un temps imparti et un nombre de choix que ce soit celui des produits mais aussi des choix plus stratégiques (de marketing, de localisation,…).

« Tous les créateurs ne sont pas pauvres. En faisant des petites collections, il y a moyen de gagner confortablement sa vie. Le succès tient aussi à la personnalité et à ce que tu proposes. »

Mais surtout, ne pas négliger l’importance de bien s’entourer. Que ce soit l’atelier, les producteurs de tissus, la stratégie marketing ou la réalisation du site web… tous ces acteurs s’intègrent et jouent un rôle considérable pour une marque, son développement et sa pérennisation.

Pas de collection à des rythmes insoutenables

Mais des nouveautés quand même. Au niveau de ses pièces, elle cherche à intégrer des variations dans les tissus tels que la maille tricotée , l’intégration de jeux de mot dans le vêtement, des collaborations pour des créations textiles avec un photographe, des recherches de nouveaux volumes avec la technique du drapé apprise auprès de LA spécialiste européenne, des collaborations pour de l’impression textile en 3D ou encore des accessoires qui complètent son univers, les bijoux d’Aurore Havenne ou encore la maroquinerie de Michael Guerisse O’Leary.

Sans oublier une vitrine et une com au top, résultats d’une recherche constante d’amélioration.

Petit coup de mou

Après 5 ans dans son atelier-boutique, elle ressent une lassitude amplifiée par ce travail en huis-clos. Il est temps d’opérer un changement. Pas loin de tout faire basculer, il y a plus d’un an, c’est le passage d’une stagiaire en com qui l’a reboostée en lui mettant le pied à l’étrier dans un univers qu’elle ne maîtrisait pas tout à fait en réalisant des vidéos, des romans photos et en intensifiant sa présence sur les réseaux sociaux. Sa clientèle la félicite et elle savoure ce changement né d’une belle rencontre qui marquera son univers professionnel.

Peu de temps après, pour remédier à l’essoufflement dont elle souffrait et au manque de passage, Natacha a décidé de changer d’endroit, de seulement quelques rues. Mais c’est là qu’elle se rend compte que la localisation n’est pas anodine et qu’elle joue un rôle très important dans la réussite d’une marque. Vous pouvez la retrouver entre la rue du Midi et de la place Fontainas.

Bénédicte van Egeren

*Bande de tricot extensible terminant les bords de certains vêtements

Je décapsule, tu décapsules, nous poi…ons

Apparus d’abord aux couleurs classiques, il y en a maintenant pour tous les goûts et tous les supporters. On ne les présente plus, ces petits bonhommes qui meublent bon nombre de tiroirs de cuisine. Par contre, leur histoire vous est peut-être encore inconnue voire fragmentée. Mais saviez-vous également que la famille s’était agrandie ? Plus qu’un objet, une création, New Life Factory est un projet avec de belles valeurs, que vous allez découvrir aux côtés de Robin !

De l’ambiance des jeux de bistrots au décapsuleur

Sensible aux matériaux authentiques, bruts, aux jeux de café et chineurs à ses heures perdues, la possession d’un véritable kicker était un rêve pour Robin. Qui se l’est donc octroyé grâce à son premier salaire. Quand il a du s’en séparé, il a quand même conservé quelques joueurs qui avaient été fournis avec.

En les laissant trôner fièrement sur son bureau, lui est apparue l’idée parfaite pour détourner le but premier de tous ces petits joueurs. Le décapsuleur était juste parfait car il laissait aussi les joueurs dans leur ambiance initiale, celui des bistrots et de la bière… Ne reste plus qu’à mettre le tout en musique.

Comme pour beaucoup, après en avoir offert un qui remporta un succès immédiat, apparurent rapidement quelques commandes et un engouement… La décision d’en faire une centaine supplémentaire tomba rapidement. New Life Factory vu le jour. Son credo, du neuf avec du vieux, du détournement d’objet.

Mais d’où proviennent tous ces joueurs ?

De marché en placeurs de jeux, Robin a arpenté toute la Belgique, a passé au peigne fin toutes les bonnes adresses et s’est créé une place de choix dans le milieu. Mais malgré l’œil bienveillant de tous ses fournisseurs, un jour arriva ce qu’il devait arriver…Plus moyen de trouver les authentiques, il a épuisé tous les stocks ! Deux possibilités s’offrent à lui, soit arrêter et changer d’objet soit assurer la continuité des bonhommes et les reproduire. Mais comment ? Où ?

Et quand il n’y en a plus, y en a encore!

A l’époque, les joueurs de kickers destinés au marché belge étaient réalisés en Belgique. La production se concentrait alors entre les mains de trois quatre entreprises mais toutes les activités ont cessé dans les années 90. Maintenant, tous les nouveaux kickers sont produits dans les pays de l’Est…Ça perd un peu de son charme !

Mais Robin était bien décidé à remuer les archives et garder l’authenticité de ses décapsuleurs. Après de multiples recherches, c’est dans le Limbourg qu’il a finalement trouvé une des entreprises qui assurait anciennement la production.

Au-delà du Made in Belgium, le défi de la relance

Ce n’est pas tout de retrouver les plans de fabrication. La partie s’est corsée quand il a fallu convaincre de relancer la production. Tout remettre en place, recommencer, former le personnel et se procurer quelques outils manquants.

Outre le fait que tout est fait en Belgique, la beauté du projet c’est d’avoir remis à l’emploi quatre personnes qui sont devenues spécialistes dans la réalisation des joueurs. Tout se passe ici, de la transformation du hêtre, fraîchement coupé dans la Province du Luxembourg, à la livraison de la cargaison de joueurs multicolores qui ne demandent plus qu’à trouver acquéreur.

Un travail minutieux et de grande précision

C’est impressionnant de voir toutes les étapes nécessaires à la réalisation de ces joueurs. Que ce soit scier pour donner forme, forer le buste au calibre précis, mettre de la couleur, dessiner leurs traits au pinceau ou encore monter le packaging. Tout ce travail se passe entre ces mains devenues expertes et fières de contribuer à cette aventure.

Youpiiiiiiiiiie, la famille s’agrandit

Si ses décapsuleurs font sensation, tout le monde lui soufflait d’élargir sa gamme. Mais en même temps, que faire ? L’idéal serait de rester dans l’univers du jeu et de l’utile, pour conserver cet univers si particulier.

Lors d’une de ses visites à un placeur de jeux, actif à Anvers depuis trois générations, le gérant lui avait proposé des billes de billard. Oui mais on en fait quoi ?

Après un temps de maturation, l’idée s’est concrétisée par un dessin. Mais quelques flèches à son arc manquaient pour réaliser cette nouveauté. Le quincailler, lui fournissant les clés métalliques des décapsuleurs, lui fut d’une aide précieuse. Il l’aiguilla pour trouver LA bonne pièce métallique à utiliser afin de permettre au poivrier, monté d’une bille de billard, de moudre à la perfection.

Et la bonne nouvelle, c’est que les stocks de vieilles billes ne sont pas encore vides. Car devinez où se trouve le plus grand producteur de billes de qualité toujours actif? Dans le Hainaut ! Les billes doivent être parfaites sinon la trajectoire est faussée sauf quand on les détourne…

Si vous êtes en panne de poivrier, il ne vous reste plus qu’à choisir votre chiffre porte-bonheur !

Bénédicte van Egeren

Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren

Bien dans ses pompes bien dans sa tête

Synonyme de joie de vivre, de légèreté, de bonne humeur, de chaleur mais surtout partenaire idéal de l’été. C’est LE moment de vous présenter Rarámuri. Des modèles bien pensés, des matériaux de grande qualité, une production européenne, bref des créations conçues de façon réfléchie et respectueuse. Concept original d’Edel, sur base d’une idée ingénieuse issue du bout du monde.

Le voyage comme étincelle

Edel est enseignant de formation et de profession mais surtout un aventurier dans l’âme. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’arpenter seul l’Amérique Latine. Des volcans du Nicaragua en passant par du bénévolat au Guatemala sans oublier les montagnes mexicaines, qui marqueront à jamais son périple. C’est lors de l’ascension de ces dernières qu’il rencontrera une tribu indienne qui ne le laissera pas indifférent. Cette tribu se nomme les « Rarámuri » ou littéralement « ceux qui ont les pieds légers ». Elle réalise ses chaussures à partir de pneus de voiture et de rubans. Réputée pour son endurance, cette tribu parcourt des dizaines de km chaussée de cette façon.

Simplicité & créativité

De retour en Belgique, il ne lui faudra pas longtemps pour ajouter une corde à son arc et devenir jeune créateur de sandales. Activité qu’il mène de front avec celle d’enseignant. Et c’est donc quelques mois plus tard qu’il débutera la création de ses sandales « Rarámuri ». Les deux premiers modèles sont Tulum et Cancun, en référence aux villes dans lesquelles il a séjourné mais surtout le pays qui l’a inspiré, le Mexique. L’année d’après, en 2016, il dote sa collection de deux modèles supplémentaires (Chalco et Chilon) pour permettre à chacun de trouver chaussures à son pied.

Zoom sur la collection mûrement réfléchie

Quatre modèles, sept façons de les attacher, des variations de couleurs infinies. Le principe est simple, chaque paire de sandale s’habille d’un ruban à nouer. Ce ruban s’adapte d’un modèle à l’autre et peut donc être remplacé au gré des tenues. C’est ce détail qui permet de twister son style avec une unique paire de chaussures. Quelques rubans suffiront à offrir une infinité de possibilités. Simples, confortables et originales.

Fabrication de A à Z

C’est Edel lui-même qui a dessiné les sandales. Ensuite, il s’est attaqué à l’étude des matériaux pour réaliser ses modèles. Après de longues comparaisons, il a finalement opté pour du cuir et du caoutchouc. Agrémenté de corde naturelle, pour le modèle Chilon. Tous les matériaux proviennent d’Italie et la fabrication a lieu en Espagne.

Les tissus utilisés pour les rubans proviennent de chute de tissus. Les rubans sont ensuite assemblés dans un atelier en Belgique.

Rarámuri soutient la scolarisation

 Une partie des bénéfices est reversée à une ONG, “Cooperative for education” qui mène une campagne nommée “The thousand girls initiative”. Cette dernière n’a pas été choisie au hasard. Elle œuvre à soutenir l’éducation de jeunes filles au Guatemala.

Bénédicte van Egeren

La crème de la crème, c’est Biosolis

Adepte de la gamme depuis un an, c’est il y a quelques semaines, grâce à une chouette chronique sur BXFM réalisée par Lucie, que je me suis rendue compte que les produits Biosolis étaient belges ! Parée de ma bonne excuse, je suis donc allée à la rencontre de l’équipe! Me voilà donc fin prête à vous dévoiler leur histoire, à démêler le vrai du faux au sujet des crèmes solaires bio et vous informer sur les différences entre les filtres chimiques et naturels ! Bref, aujourd’hui un concentré de bien-être pour notre peau et notre planète !

Petit mais costaud

C’est à une PME existante que Cédric et son associé ont décidé de donner un second souffle, il y a déjà une dizaine d’année. Provera, créé en 1996, offre une gamme de complément alimentaire. Dès la reprise, ils la dotent d’une gamme de soins à l’aloe vera, Aurea (crèmes, gel pur, gel douche,…). A cette époque-là, ils cherchent encore le produit de niche qui leur ont donné l’envie de reprendre les rênes de la PME.

Ce n’est qu’en 2010 que s’est présentée l’occasion d’une belle carte à jouer dans les segments des solaires bio. Quand ils se sont aperçus que les plus grands dans le milieu du solaire renonçaient au bio. Le sujet a été rapidement creusé, ce qui effraye c’est la complexité des nanoparticules. Après consultations d’experts, il ne leur a pas fallu longtemps pour s’y engouffrer et relever le défi. Grâce aux doigts de fée de leur formulatrice attitrée, de la ligne Aurea, ils ont pu mettre sur pied une première formule solaire bio. Le premier produit Biosolis était né, c’était l’indice 30. Depuis ce jour, c’est un balai incessant d’aller-retour vers le labo que ce soit pour améliorer les produits existants, sur base entre autres des retours clients, ou élargir la gamme.

Mais pourquoi est-ce un challenge de faire de la crème solaire bio ?

La différence majeure avec les crèmes classiques se situe dans le filtre. Qui est minéral pour les bio contre un filtre chimique pour les autres. La grande difficulté rencontrée avec ces filtres naturels est la dispersion. C’est-à-dire la répartition homogène sur tout le corps. D’autant plus importante que c’est cela qui permet de garantir un indice le plus élevé possible. C’est grâce à un savant mélange de filtres que l’indice de protection peut être déterminé. C’est là aussi que généralement la galère commence. Des heures de tests, de recherches de produits les plus adéquats à un prix souvent pas très abordable. Car faire du bio coûte vraiment beaucoup plus cher que le crème classique imbibée d’eau. Le pire, l’indice 50. Il coûte deux fois plus cher à réaliser mais ne protège pas de façon exponentielle.

6 ,8, 10, 12, 15, 20, 25, 30, 50, 50& + ? Utile ou pur marketing ?

A titre d’exemple, voilà ce qui se cache derrière chaque numéro

-SPF 15 : 93% des UV bloquées

-SPF 30 : 97% des UV bloquées

-SPF 50 : 98% des UV bloquées

-SPF 50 & + : 99% des UV bloquées

Vous vous demandez pourquoi vous vous esquintez à trimballer la 12, 15, 20, 25 et 30 dans votre sac chaque été ? J’ai envie de dire pour pas grand-chose malheureusement ! Le best ? La 30 ou la 50+ si vous êtes ultra-sensible. Mais sachez que le plus décisif pour une protection optimale, c’est la manière d’appliquer la crème. Lors des tests, la quantité de crème utilisée pour certifier un indice est beaucoup plus élevée que ce qu’on applique communément avant de s’exposer. C’est pourquoi les marques insistent pour que vous en appliquiez toutes les X heures.

Les crèmes bio ça pue & on est tout blanc

Alors, l’odeur c’est une question d’habitude j’ai envie de dire ! Les crèmes bio sont en général sans parfum pour éviter toute réaction allergique. Chez Biosolis, les huiles utilisées sont désodorisées, il ne reste donc plus qu’une légère odeur de noisettes. C’est parfois l’absence d’odeur qui dérange !

Et dites-vous bien que si vous êtes tout blanc à la sortie de votre premier bain, et que les gouttes qui perlent sur vos jambes sont blanches… c’est une bonne nouvelle, vous êtes bien protégés ! White is the new black !

Des difficultés à étaler votre crème ?

Oui c’est normal, l’absence d’eau en fait un concentré assez puissant accompagné de l’effet chewing gum du filtre minéral, ça peut décourager les moins motivés ! Mais petit truc, chauffer la crème entre vos mains et tapoter par zone au lieu de déverser 5cm de crème en paquet au même endroit et puis d’essayer d’étaler d’un coup. L’idéal, c’est de l’appliquer à la sortie de votre douche, vous serez paré dès les premiers rayons du soleil et vous éviterez une bataille en public avec votre pot.

Les textures dans ces crèmes ont quand même déjà parcouru de belles avancées, notamment avec l’indice 30 « fondante ».  Qui a été spécialement conçue pour les peaux sèches afin d’avoir une meilleure pénétration surtout aux endroits très secs. Bref, rien ni personne n’est oublié dans ces améliorations perpétuelles.

Biosolis est belge

Toutes les matières premières utiles à la constitution de leurs produits sont achetées par leur soin et directement stockées à Seneffe dans l’atelier qui est en charge de la production. Les lots sont ensuite mis en route en fonction des besoins. Ici, la production se fait au fur et à mesure et en cas de surplus, le reconditionnement est privilégié. Dans les crèmes classiques, les stocks de fin de saison atterrissent bien souvent sur un tas d’ordure.

Et s’engage aussi pour l’environnement

Au-delà de la crème, et des filtres d’origine minérale, le packaging fait l’objet de mûres réflexions. Tous les présentoirs sont en plastique et non en papier afin d’être réalisés digitalement. Cette technique permet un gaspillage limité au niveau de l’impression. Adieu les dizaines de test comme en offset et le présentoir peut tenir toute la saison ! Tous les étuis sont faits en Flandres, en digital également.

Et en hiver, on dort ?

Produit temporel par définition, l’essentiel de la production s’étend de novembre à juillet. Et durant l’accalmie, le temps est alloué à la prospection et à la recherche et développement. Le chemin parcouru depuis 2010 est déjà énorme. 2018 aura sa part de nouveautés, je vous l’assure.

Où les trouver

Ils s’exportent de plus en plus mais les marchés tels que la France et l’Allemagne sont très difficiles à pénétrer, sans parler des USA. En attendant près de chez nous, on les trouve facilement en Wallonie et à Bruxelles, essentiellement en magasin Bio, et en Flandres via la chaîne Bioplanet. Ou encore via internet !

Maintenant que les crèmes solaires n’ont plus de secret pour vous, je vous souhaite un bel été !

Bénédicte van Egeren

Une adresse, deux superwomen, trois mois. Et plus si affinité…

Chou’Ket, c’est l’histoire de deux entrepreneuses qui unissent leurs forces pour prendre un bain de foule. Et qui embarquent avec elles pas moins de 40 créatrices. Résultat, un concept store axé sur la petite enfance qui a installé ses quartiers dans le pop-up « l’auberge espagnole » pour une durée de trois mois. Un test grandeur nature qui leur permettra, on leur souhaite, une installation dans un nouveau lieu au terme de cette belle aventure.

Tatamy plus areuh égal Chou’Ket

Derrière Tatamy, on retrouve les doigts de fée de My. Diplômée en stylisme modélisme, elle a travaillé pendant une quinzaine d’annéeS en tant que styliste pour de grandes maisons belges. En 2014, elle crée Tatamy et son produit phare, les gigoteuses. Elle agrandit sa gamme avec des accessoires mais surtout les fameux tipis, présents dans toute bonne vitrine de magasin pour enfant. C’est lors de son parcours en coopérative d’activités qu’elle rencontre Marie-Gabrielle, diplômée en art plastique – graphisme. Pendant une dizaine d’années, Marie a travaillé comme graphiste – web designer avant de lancer sa marque, Areuh. Elle propose des faire-part, boîteS de dragée, bavoirs et accessoires, qu’elle assortit au gré de vos envies.

De leur rencontre, naquit d’abord une collaboration sous le signe de l’échange, l’entraide et la motivation pour faire avancer leurs marques respectives. Car faire sa place en tant que créatrice au milieu des requins bien installés, c’est pas évident. A force de réflexions, elles se sont également rendu compte que les concepts stores, en général, axent leurs offres de produits sur le made in Belgium, le local, l’artisanal,…Mais qu’au final, aucun lieu ne rassemble sous un même toit des gammes de créateurs made in Europe dans le domaine de l’enfance.

Bruxellois, jusqu’au nom

Vous voyez le rapport entre Tatamy, Areuh et Chou’ket ? Moi, non ! Je suis sûre qu’il y a une jolie explication là derrière ! Et en effet, c’est My qui la conte…

« En allant chez Marie-Gabrielle pour notre réunion quotidienne du projet, je me retrouve au feu rouge de la place Dailly avec comme vision la foire qui s’était installée. Witte Madameke était prête à servir ses croustillons, et moi je raffole des croustillons. Puis je trouvais le mot « croustillons » mignon, et en parlant avec MG, on est tombé sur chouquette qui est un peu l’équivalent du croustillons… Et comme tout bonne bruxelloise, on voulait mettre le Ket en avant. Chou’Ket… pour nos petits choux, et pour nos ptit Ket’ »

Maintenant qu’on a le nom, penchons-nous sur le lieu!

Peut-être connaissez-vous déjà le pop-up de « l’auberge espagnole » ? Cet espace détenu par Atrium et qui depuis un an accueille des candidats commerçants pour une durée de trois mois. Via ce concept, ils peuvent tester leur projet dans cet espace situé dans une rue piétonne qui donne sur la place Jourdan. Tour à tour ces produits made in Europe sont à découvrir dans ce bel espace remodelé trimestriellement.

Et à l’intérieur, que se trame-t-il ?

Pour meubler cet espace, elles se sont bien entourées. En plus de leurs propres collections, elles ont invité pas moins de 40 créatrices pour offrir une offre la plus hétéroclite possible. On y trouve, entre autres, des vêtements, des accessoires, du mobilier et des cosmétiques destinés aux (futurs) parents.

Une des raisons d’être de Chou’Ket, c’est aussi d’amener la production locale au consommateur et d’expliquer qu’on peut consommer autrement, et mieux. Elles ont mis un point d’honneur à respecter une certaine ligne de conduite à savoir des productions locales (belges ou made in Europe), de type artisanale, avec des matériaux issus du commerce équitable ou de la récup. Mais aussi une cohérence et une offre la plus complète possible. Ne vous étonnez donc pas si par exemple vous ne trouvez qu’une partie de la collection d’un créateur. C’est fait exprès ! Pourquoi ? Très simple, pour lisser l’offre au maximum. Exemple, si dans une collection on retrouve des vêtements, des bavoirs et des doudous et que dans une autre on a une spécialisation en bavoirs. La première marque se verra sélectionnée pour ses vêtements tandis que la suivante complètera l’offre avec ses bavoirs. Chou’Ket a pensé à tout, rien n’est fait au hasard. Tout ça pour garantir une belle représentativité et ne pas crouler sous le mêmes type de pièces !

Plus qu’un magasin, un lieu de rencontres et d’échanges

Toute une gamme d’ateliers est également proposée. Qu’ils soient créatifs, cosmétiques ou encore axé bien-être. Il y en a pour tous les goûts, et tous les âges, pré-post natal, ou encore kids friendly. Ils sont donnés par différentes professionnelles, invitées pour l’occasion. Bref, de quoi s’essayer à de nouvelles expériences ou de s’initier à des domaines inconnus. Un atelier crochet, ça vous tente? Avouez que les fruits en crochet, c’est plus sexy que la version plastique !

Bref, Chou’Ket  ça respire le vrai, le beau, l’unique

N’hésitez pas à leur rendre une petite visite par curiosité, pour faire plaisir ou se faire plaisir ou encore pour participer à un des nombreux ateliers organisés. Ça se passe chaussée de Wavre, 331 à  Bruxelles.

Bénédicte van Egeren

Le Labo d’Oré, un duo de choc qui soulève des montagnes

Quand j’ai vu les coussins de Labo d’Oré chez Belge Une Fois, je n’ai pas pu résister à l’envie de savoir qui se cachait derrière ces créations toutes douces au format plus qu’original. La réponse ? Deux filles super créatives qui sont parties de leur passion pour la couture et de leur environnement quotidien pour proposer quelques produits au design irrésistible. Rencontre avec Aurélie et Florence, direction Liège !

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Le Labo d’Oré, un duo de choc 

Aurélie et Florence sont toutes deux designer industriel de formation. Elles se sont plongées de manière autodidacte dans la couture pour réaliser des vêtements et ont ensuite suivi des cours ensemble. C’est Aurélie qui s’est tout d’abord lancée dans l’aventure de l’entrepreneuriat en réalisant des doudous, il y a 5 ans. N’étant pas seule sur le marché, elle a petit à petit repensé ses créations mais en s’entourant d’une amie, également collègue et belle-sœur, Florence. A côté du Labo d’Oré, elles bossent toutes les deux à temps plein comme graphiste, et sont mêmes collègues dans la vraie vie ! Les pièces sont en stock très limité puisqu’elles les conçoivent pendant leur temps libre. Chapeau !

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La recherche de tissus comme vecteur d’idées

L’histoire des coussins est née d’un coup de cœur dans un magasin de tissus. Face au tissu blanc, l’idée de la montagne est apparue directement. Le nuage a rapidement complété la gamme, le blanc tout doux, c’était une évidence. Quand le tissu a été en rupture de stock, elles ont jeté leur dévolu sur de la laine bouillie pour poursuivre cette gamme. Les montagnes sont composées au gré des tissus trouvés. Tantôt texturés, tantôt lisses, unis, colorés, bariolés, neutres, vintages, seuls la forme et les sommets enneigés persistent ! Pour les jours de pluie, le nuage a été décliné en laine grise!

Les deux formes sont proposées en deux tailles différentes. Une montagne à deux ou trois sommets, les nuages soit blanc soit gris, en petit ou grand. À vous de choisir !

Leur deuxième gamme, les sous-verres en feutre, a été inspirée de leur quotidien. Se retrouvant aux réunions de famille, 15145224_1864792210409546_72205560_ola problématique récurrente de courir derrière son verre, de se souvenir où on l’avait posé et de le distinguer des autres, les a poussé à trouver une solution originale. Habiller le pied de chaque verre d’une couleur distincte. En plus de le retrouver facilement, cette idée de génie permet aussi de limiter les taches sur la table.

Et comme décidément rien ne se perd, chez nos créateurs belges, les chutes de feutre se sont vues transformées en broches décoratives, en forme de nœud ! La petite touche couleur légère et sympathique !

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Qui fait quoi ? Comment ?

Florence découpe, assemble et prépare les formes et les coussins, Aurélie les remplit et les referme. Pour le reste, elles se rendent dans un Fab Lab, ReLab à Liège, où elles peuvent disposer d’un atelier numérique qui offre la possibilité de travailler sur une multitude de machines, dont la découpeuse lazer. Le dessin est programmé numériquement et la machine découpe. Moyennnant un abonnement, ce type d’atelier permet de disposer de tout un matériel pour lequel l’investissement serait lourd financièrement ou physiquement. C’est un lieu animé par l’intellignece collecitve au service de la créativité. Bon plan, non?

La diversification des matières

Une envie plus « graphique » les animait mais elles se retrouvaient contraintes avec la matière utilisée, à savoir le tissu et le feutre. Le bois s’est donc naturellement invité dans leurs collections. Résultat, des miroirs composés de bois et de tissus ont vu le jour ainsi que des broches en bois aux motifs variés, passés à la découpe au lazer.

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Et pour être l’heureux propriétaire ?

Elles ont commencé avec un marché de Noël, il y a deux ans. Elles sont parties avec leur stock de coussins, sous-verres et broches. Depuis, elles y sont chaque année. Si vous êtes sur Liège, c’est le marché de Noël du Hangar qui a lieu le weekend des 16, 17, 18 décembre, Quai Léonard, 43 b.

Toutes ces merveilles sont également disponibles chez Wattitude à Liège, Melting Pop à Grez-Doiceau et Belge Une Fois à Bruxelles. Il faut sauter dessus quand on les croise car derrière il n’y a pas un stock de multinationale! Néanmoins, une boutique Etsy est à l’étude !

Bénédicte van Egeren

Détente personnalisée avec la collection de livres My ZebraBook

Quand j’ai découvert le concept du livre unique, j’ai trouvé que c’était la meilleure idée qu’on puisse avoir! Que ce soit pour ses enfants ou pour offrir, ce livre reste gravé dans les mémoires. Mais comment fait-on pour réaliser, produire et finaliser ces livres faits sur mesure et en un temps record dans votre boîte aux lettres. Marie Thibaut de Maisières nous livre les secrets de My ZebraBook et ses nouveautés!

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Mais qui a eu cette idée folle ?

Marie a commandé son premier livre personnalisé des animaux, il y a quelques années. Tellement séduite par le livre et le concept, elle écrivit un petit mot enthousiaste à la jeune équipe afin de leur en faire part. Trois ans plus tard, elle reçoit par mail une surprenante proposition… reprendre le bébé! Les trois jeunes femmes ont une foule de projets en tête et celui-ci est un peu lourd à porter mais elles voudraient lui assurer une continuité. Ni une ni deux, Marie saute dans le bateau et prend la barre. Entre-temps, Marie cède sa boîte de production et se lance dans le challenge des algorithmes auxquels elle y a ajouté ses valeurs. Par contre, elle passe encore en radio pour polémiquer une fois par semaine.

La magie des algorithmes

C’est bien joli un livre fini mais comment ça se passe en coulisse? Pour chaque lettre, il y a un certain nombre de pages prêtes à l’emploi. Lorsque le livre est commandé, une foule de codes se mettent à danser et génèrent un superbe document pdf. Tout ça grâce au travail obscur d’un gentil codeur. Le tout arrive directement sur la machine de l’imprimeur. Une fois sorti, on lie la couverture manuellement. Et le tour est joué!

Entre vos clics de commande et le parcours de création du livre, étape super importante: Marie a 24h pour vérifier les nouvelles commandes. C’est donc la course dans sa boîte mail. Et ce, au cas où par exemple, quelqu’un aurait fait une énormissime faute de frappe dans un nom ou si la base de données lui indique que le livre a déjà été commandé. Pratique pour ceux qui l’offrent en cadeau, un simple mail et Marie vous confirme si l’enfant possède déjà ce merveilleux livre (elle ne se prononcera pas avec certitude s’il a un nom trop courant).

Celui par qui tout a commencé, le livre des animaux.

Ce livre compose le prénom et le nom de l’enfant en lui apportant à tour de rôle ses lettres. Le chien amène le C, l’âne le A, le renard le R…

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Une bonne façon de découvrir les animaux dès la naissance. N’y a-t-il jamais un trou ou trop de lettres les mêmes dans un nom? La base de données des animaux s’élargit d’année en année. Pour ce faire, Marie a assuré la continuité en travaillant avec la même dessinatrice. Chaque année, elle crée quelques animaux supplémentaires. C’est que le stock est énorme mais ne sait-on jamais qu’il n’y en ai pas en suffisance, si par exemple il y a trois z…que fait-on? Un joker peut être déployé, c’est un voleur de lettre.

Marie a également développé la portée internationale du Best seller en passant de trois langues disponibles à sept! Les Suédois en raffolent. Une plateforme scandinave vend les livres à destination de la Suède, la Norvège et la Finlande.

Le petit deuxième, le livre des talents

6-pusieurslivres-frEntièrement pensé et réalisé par la nouvelle équipe, il s’adresse aux enfants un peu plus âgés et présente leur palette de talents, liés à des métiers. On peut donc retrouver les différents talents de l’enfant en rassemblant celui de papa en cuisine et de maman camionneuse, en y ajoutant le calme d’une apicultrice… Ah oui, j’oubliais, Marie est un peu féministe et ses livres n’y échappent pas. Mais rien de méchant. Une juste remise en place des rôles stéréotypés attribués depuis des siècles et véhiculés sans cesse dans la littérature infantile. Une manière objective de montrer aux enfants que les filles comme les garçons peuvent faire toutes les activités.

Jamais deux sans trois…la collection continue à se développer

Et le petit dernier de la collection est le Tour d’Europe, vous avez peut-être vu passer la campagne de crowfunding cet été. Le livre a été écrit par Marie et illustré par Florence Weiser. Elles ont directement été sur la même longueur d’onde et cela donne un livre collector!

Beaucoup plus long que les autres, le Tour d’Europe est très séduisant pour les enfants comme pour les parents. L’enfant part à la découverte des pays européens pour accomplir sa mission. Il est le héros du livre et se balade au gré des pays, rencontre de nouvelles personnes, des cultures différentes et met la main à la pâte à chaque endroit pour reconstituer son alphabet. Bref, il voyage depuis son fauteuil! Génial, non? En tout cas bien mieux qu’un atlas fadasse vide d’histoire et de personnages, et une merveilleuse alternative à l’avion!

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Qu’y trouve-ton? De Stromae aux boulettes Ikea en passant par David Bowie, un max de blagues visuelles destinées aux parents se cachent au fil des pages. Ouvrez vos yeux c’est subtile! En plus, les lecteurs sont chaleureusement encouragés à se laisser prendre au jeu en imitant les accents et en incarnant le livre pour le faire vivre. Pour ne pas vous couper dans votre élan, Marie a pensé à tout! Des notes de bas de page sont à votre disposition si vous avez un trou de mémoire ou besoin d’une explication plus ample pour votre bambin, sans devoir pour autant lâcher le livre et interrompre ce moment de lecture pour se ruer sur docteur Google.

Mais au fait, comment Marie distingue-t-elle les héroïnes des héros dans son livre? Héhé point de jeu de couleurs au niveau des vêtements, la différence se trouve dans la longueur des cils sur le visage du personnage principal. Il paraît que les enfants savent les distinguer tout naturellement! Quelle magnifique solution, n’est-ce pas?

My ZebraBook bien plus qu’un livre

Si transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge fait partie des objectifs. Marie et son équipe ne s’arrêtent pas en si bon chemin: exit les stéréotypes des rôles et place au divertissement à tous les étages. Les livres sont également uniques tout comme chaque enfant. Mais surtout, ils sont assemblés manuellement dans des ateliers belges. A cela, on ajoute un brin d’écologie car ils sont imprimés sur du papier FSC en Belgique. L’impression et les trajets sont compensés en CO2 à hauteur du nombre d’exemplaires vendus. Enfin, à l’époque des temps modernes où tout se fait online, ce cadeau original vous sera livré en 5 jours ouvrables en quelques clics seulement. Bon plan pour les barbus pressés du mois de décembre …

Bénédicte van Egeren