Bien dans ses pompes bien dans sa tête

Synonyme de joie de vivre, de légèreté, de bonne humeur, de chaleur mais surtout partenaire idéal de l’été. C’est LE moment de vous présenter Rarámuri. Des modèles bien pensés, des matériaux de grande qualité, une production européenne, bref des créations conçues de façon réfléchie et respectueuse. Concept original d’Edel, sur base d’une idée ingénieuse issue du bout du monde.

Le voyage comme étincelle

Edel est enseignant de formation et de profession mais surtout un aventurier dans l’âme. C’est donc tout naturellement qu’il décide d’arpenter seul l’Amérique Latine. Des volcans du Nicaragua en passant par du bénévolat au Guatemala sans oublier les montagnes mexicaines, qui marqueront à jamais son périple. C’est lors de l’ascension de ces dernières qu’il rencontrera une tribu indienne qui ne le laissera pas indifférent. Cette tribu se nomme les « Rarámuri » ou littéralement « ceux qui ont les pieds légers ». Elle réalise ses chaussures à partir de pneus de voiture et de rubans. Réputée pour son endurance, cette tribu parcourt des dizaines de km chaussée de cette façon.

Simplicité & créativité

De retour en Belgique, il ne lui faudra pas longtemps pour ajouter une corde à son arc et devenir jeune créateur de sandales. Activité qu’il mène de front avec celle d’enseignant. Et c’est donc quelques mois plus tard qu’il débutera la création de ses sandales « Rarámuri ». Les deux premiers modèles sont Tulum et Cancun, en référence aux villes dans lesquelles il a séjourné mais surtout le pays qui l’a inspiré, le Mexique. L’année d’après, en 2016, il dote sa collection de deux modèles supplémentaires (Chalco et Chilon) pour permettre à chacun de trouver chaussures à son pied.

Zoom sur la collection mûrement réfléchie

Quatre modèles, sept façons de les attacher, des variations de couleurs infinies. Le principe est simple, chaque paire de sandale s’habille d’un ruban à nouer. Ce ruban s’adapte d’un modèle à l’autre et peut donc être remplacé au gré des tenues. C’est ce détail qui permet de twister son style avec une unique paire de chaussures. Quelques rubans suffiront à offrir une infinité de possibilités. Simples, confortables et originales.

Fabrication de A à Z

C’est Edel lui-même qui a dessiné les sandales. Ensuite, il s’est attaqué à l’étude des matériaux pour réaliser ses modèles. Après de longues comparaisons, il a finalement opté pour du cuir et du caoutchouc. Agrémenté de corde naturelle, pour le modèle Chilon. Tous les matériaux proviennent d’Italie et la fabrication a lieu en Espagne.

Les tissus utilisés pour les rubans proviennent de chute de tissus. Les rubans sont ensuite assemblés dans un atelier en Belgique.

Rarámuri soutient la scolarisation

 Une partie des bénéfices est reversée à une ONG, “Cooperative for education” qui mène une campagne nommée “The thousand girls initiative”. Cette dernière n’a pas été choisie au hasard. Elle œuvre à soutenir l’éducation de jeunes filles au Guatemala.

Bénédicte van Egeren

La crème de la crème, c’est Biosolis

Adepte de la gamme depuis un an, c’est il y a quelques semaines, grâce à une chouette chronique sur BXFM réalisée par Lucie, que je me suis rendue compte que les produits Biosolis étaient belges ! Parée de ma bonne excuse, je suis donc allée à la rencontre de l’équipe! Me voilà donc fin prête à vous dévoiler leur histoire, à démêler le vrai du faux au sujet des crèmes solaires bio et vous informer sur les différences entre les filtres chimiques et naturels ! Bref, aujourd’hui un concentré de bien-être pour notre peau et notre planète !

Petit mais costaud

C’est à une PME existante que Cédric et son associé ont décidé de donner un second souffle, il y a déjà une dizaine d’année. Provera, créé en 1996, offre une gamme de complément alimentaire. Dès la reprise, ils la dotent d’une gamme de soins à l’aloe vera, Aurea (crèmes, gel pur, gel douche,…). A cette époque-là, ils cherchent encore le produit de niche qui leur ont donné l’envie de reprendre les rênes de la PME.

Ce n’est qu’en 2010 que s’est présentée l’occasion d’une belle carte à jouer dans les segments des solaires bio. Quand ils se sont aperçus que les plus grands dans le milieu du solaire renonçaient au bio. Le sujet a été rapidement creusé, ce qui effraye c’est la complexité des nanoparticules. Après consultations d’experts, il ne leur a pas fallu longtemps pour s’y engouffrer et relever le défi. Grâce aux doigts de fée de leur formulatrice attitrée, de la ligne Aurea, ils ont pu mettre sur pied une première formule solaire bio. Le premier produit Biosolis était né, c’était l’indice 30. Depuis ce jour, c’est un balai incessant d’aller-retour vers le labo que ce soit pour améliorer les produits existants, sur base entre autres des retours clients, ou élargir la gamme.

Mais pourquoi est-ce un challenge de faire de la crème solaire bio ?

La différence majeure avec les crèmes classiques se situe dans le filtre. Qui est minéral pour les bio contre un filtre chimique pour les autres. La grande difficulté rencontrée avec ces filtres naturels est la dispersion. C’est-à-dire la répartition homogène sur tout le corps. D’autant plus importante que c’est cela qui permet de garantir un indice le plus élevé possible. C’est grâce à un savant mélange de filtres que l’indice de protection peut être déterminé. C’est là aussi que généralement la galère commence. Des heures de tests, de recherches de produits les plus adéquats à un prix souvent pas très abordable. Car faire du bio coûte vraiment beaucoup plus cher que le crème classique imbibée d’eau. Le pire, l’indice 50. Il coûte deux fois plus cher à réaliser mais ne protège pas de façon exponentielle.

6 ,8, 10, 12, 15, 20, 25, 30, 50, 50& + ? Utile ou pur marketing ?

A titre d’exemple, voilà ce qui se cache derrière chaque numéro

-SPF 15 : 93% des UV bloquées

-SPF 30 : 97% des UV bloquées

-SPF 50 : 98% des UV bloquées

-SPF 50 & + : 99% des UV bloquées

Vous vous demandez pourquoi vous vous esquintez à trimballer la 12, 15, 20, 25 et 30 dans votre sac chaque été ? J’ai envie de dire pour pas grand-chose malheureusement ! Le best ? La 30 ou la 50+ si vous êtes ultra-sensible. Mais sachez que le plus décisif pour une protection optimale, c’est la manière d’appliquer la crème. Lors des tests, la quantité de crème utilisée pour certifier un indice est beaucoup plus élevée que ce qu’on applique communément avant de s’exposer. C’est pourquoi les marques insistent pour que vous en appliquiez toutes les X heures.

Les crèmes bio ça pue & on est tout blanc

Alors, l’odeur c’est une question d’habitude j’ai envie de dire ! Les crèmes bio sont en général sans parfum pour éviter toute réaction allergique. Chez Biosolis, les huiles utilisées sont désodorisées, il ne reste donc plus qu’une légère odeur de noisettes. C’est parfois l’absence d’odeur qui dérange !

Et dites-vous bien que si vous êtes tout blanc à la sortie de votre premier bain, et que les gouttes qui perlent sur vos jambes sont blanches… c’est une bonne nouvelle, vous êtes bien protégés ! White is the new black !

Des difficultés à étaler votre crème ?

Oui c’est normal, l’absence d’eau en fait un concentré assez puissant accompagné de l’effet chewing gum du filtre minéral, ça peut décourager les moins motivés ! Mais petit truc, chauffer la crème entre vos mains et tapoter par zone au lieu de déverser 5cm de crème en paquet au même endroit et puis d’essayer d’étaler d’un coup. L’idéal, c’est de l’appliquer à la sortie de votre douche, vous serez paré dès les premiers rayons du soleil et vous éviterez une bataille en public avec votre pot.

Les textures dans ces crèmes ont quand même déjà parcouru de belles avancées, notamment avec l’indice 30 « fondante ».  Qui a été spécialement conçue pour les peaux sèches afin d’avoir une meilleure pénétration surtout aux endroits très secs. Bref, rien ni personne n’est oublié dans ces améliorations perpétuelles.

Biosolis est belge

Toutes les matières premières utiles à la constitution de leurs produits sont achetées par leur soin et directement stockées à Seneffe dans l’atelier qui est en charge de la production. Les lots sont ensuite mis en route en fonction des besoins. Ici, la production se fait au fur et à mesure et en cas de surplus, le reconditionnement est privilégié. Dans les crèmes classiques, les stocks de fin de saison atterrissent bien souvent sur un tas d’ordure.

Et s’engage aussi pour l’environnement

Au-delà de la crème, et des filtres d’origine minérale, le packaging fait l’objet de mûres réflexions. Tous les présentoirs sont en plastique et non en papier afin d’être réalisés digitalement. Cette technique permet un gaspillage limité au niveau de l’impression. Adieu les dizaines de test comme en offset et le présentoir peut tenir toute la saison ! Tous les étuis sont faits en Flandres, en digital également.

Et en hiver, on dort ?

Produit temporel par définition, l’essentiel de la production s’étend de novembre à juillet. Et durant l’accalmie, le temps est alloué à la prospection et à la recherche et développement. Le chemin parcouru depuis 2010 est déjà énorme. 2018 aura sa part de nouveautés, je vous l’assure.

Où les trouver

Ils s’exportent de plus en plus mais les marchés tels que la France et l’Allemagne sont très difficiles à pénétrer, sans parler des USA. En attendant près de chez nous, on les trouve facilement en Wallonie et à Bruxelles, essentiellement en magasin Bio, et en Flandres via la chaîne Bioplanet. Ou encore via internet !

Maintenant que les crèmes solaires n’ont plus de secret pour vous, je vous souhaite un bel été !

Bénédicte van Egeren

Une adresse, deux superwomen, trois mois. Et plus si affinité…

Chou’Ket, c’est l’histoire de deux entrepreneuses qui unissent leurs forces pour prendre un bain de foule. Et qui embarquent avec elles pas moins de 40 créatrices. Résultat, un concept store axé sur la petite enfance qui a installé ses quartiers dans le pop-up « l’auberge espagnole » pour une durée de trois mois. Un test grandeur nature qui leur permettra, on leur souhaite, une installation dans un nouveau lieu au terme de cette belle aventure.

Tatamy plus areuh égal Chou’Ket

Derrière Tatamy, on retrouve les doigts de fée de My. Diplômée en stylisme modélisme, elle a travaillé pendant une quinzaine d’annéeS en tant que styliste pour de grandes maisons belges. En 2014, elle crée Tatamy et son produit phare, les gigoteuses. Elle agrandit sa gamme avec des accessoires mais surtout les fameux tipis, présents dans toute bonne vitrine de magasin pour enfant. C’est lors de son parcours en coopérative d’activités qu’elle rencontre Marie-Gabrielle, diplômée en art plastique – graphisme. Pendant une dizaine d’années, Marie a travaillé comme graphiste – web designer avant de lancer sa marque, Areuh. Elle propose des faire-part, boîteS de dragée, bavoirs et accessoires, qu’elle assortit au gré de vos envies.

De leur rencontre, naquit d’abord une collaboration sous le signe de l’échange, l’entraide et la motivation pour faire avancer leurs marques respectives. Car faire sa place en tant que créatrice au milieu des requins bien installés, c’est pas évident. A force de réflexions, elles se sont également rendu compte que les concepts stores, en général, axent leurs offres de produits sur le made in Belgium, le local, l’artisanal,…Mais qu’au final, aucun lieu ne rassemble sous un même toit des gammes de créateurs made in Europe dans le domaine de l’enfance.

Bruxellois, jusqu’au nom

Vous voyez le rapport entre Tatamy, Areuh et Chou’ket ? Moi, non ! Je suis sûre qu’il y a une jolie explication là derrière ! Et en effet, c’est My qui la conte…

« En allant chez Marie-Gabrielle pour notre réunion quotidienne du projet, je me retrouve au feu rouge de la place Dailly avec comme vision la foire qui s’était installée. Witte Madameke était prête à servir ses croustillons, et moi je raffole des croustillons. Puis je trouvais le mot « croustillons » mignon, et en parlant avec MG, on est tombé sur chouquette qui est un peu l’équivalent du croustillons… Et comme tout bonne bruxelloise, on voulait mettre le Ket en avant. Chou’Ket… pour nos petits choux, et pour nos ptit Ket’ »

Maintenant qu’on a le nom, penchons-nous sur le lieu!

Peut-être connaissez-vous déjà le pop-up de « l’auberge espagnole » ? Cet espace détenu par Atrium et qui depuis un an accueille des candidats commerçants pour une durée de trois mois. Via ce concept, ils peuvent tester leur projet dans cet espace situé dans une rue piétonne qui donne sur la place Jourdan. Tour à tour ces produits made in Europe sont à découvrir dans ce bel espace remodelé trimestriellement.

Et à l’intérieur, que se trame-t-il ?

Pour meubler cet espace, elles se sont bien entourées. En plus de leurs propres collections, elles ont invité pas moins de 40 créatrices pour offrir une offre la plus hétéroclite possible. On y trouve, entre autres, des vêtements, des accessoires, du mobilier et des cosmétiques destinés aux (futurs) parents.

Une des raisons d’être de Chou’Ket, c’est aussi d’amener la production locale au consommateur et d’expliquer qu’on peut consommer autrement, et mieux. Elles ont mis un point d’honneur à respecter une certaine ligne de conduite à savoir des productions locales (belges ou made in Europe), de type artisanale, avec des matériaux issus du commerce équitable ou de la récup. Mais aussi une cohérence et une offre la plus complète possible. Ne vous étonnez donc pas si par exemple vous ne trouvez qu’une partie de la collection d’un créateur. C’est fait exprès ! Pourquoi ? Très simple, pour lisser l’offre au maximum. Exemple, si dans une collection on retrouve des vêtements, des bavoirs et des doudous et que dans une autre on a une spécialisation en bavoirs. La première marque se verra sélectionnée pour ses vêtements tandis que la suivante complètera l’offre avec ses bavoirs. Chou’Ket a pensé à tout, rien n’est fait au hasard. Tout ça pour garantir une belle représentativité et ne pas crouler sous le mêmes type de pièces !

Plus qu’un magasin, un lieu de rencontres et d’échanges

Toute une gamme d’ateliers est également proposée. Qu’ils soient créatifs, cosmétiques ou encore axé bien-être. Il y en a pour tous les goûts, et tous les âges, pré-post natal, ou encore kids friendly. Ils sont donnés par différentes professionnelles, invitées pour l’occasion. Bref, de quoi s’essayer à de nouvelles expériences ou de s’initier à des domaines inconnus. Un atelier crochet, ça vous tente? Avouez que les fruits en crochet, c’est plus sexy que la version plastique !

Bref, Chou’Ket  ça respire le vrai, le beau, l’unique

N’hésitez pas à leur rendre une petite visite par curiosité, pour faire plaisir ou se faire plaisir ou encore pour participer à un des nombreux ateliers organisés. Ça se passe chaussée de Wavre, 331 à  Bruxelles.

Bénédicte van Egeren

Le Labo d’Oré, un duo de choc qui soulève des montagnes

Quand j’ai vu les coussins de Labo d’Oré chez Belge Une Fois, je n’ai pas pu résister à l’envie de savoir qui se cachait derrière ces créations toutes douces au format plus qu’original. La réponse ? Deux filles super créatives qui sont parties de leur passion pour la couture et de leur environnement quotidien pour proposer quelques produits au design irrésistible. Rencontre avec Aurélie et Florence, direction Liège !

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Le Labo d’Oré, un duo de choc 

Aurélie et Florence sont toutes deux designer industriel de formation. Elles se sont plongées de manière autodidacte dans la couture pour réaliser des vêtements et ont ensuite suivi des cours ensemble. C’est Aurélie qui s’est tout d’abord lancée dans l’aventure de l’entrepreneuriat en réalisant des doudous, il y a 5 ans. N’étant pas seule sur le marché, elle a petit à petit repensé ses créations mais en s’entourant d’une amie, également collègue et belle-sœur, Florence. A côté du Labo d’Oré, elles bossent toutes les deux à temps plein comme graphiste, et sont mêmes collègues dans la vraie vie ! Les pièces sont en stock très limité puisqu’elles les conçoivent pendant leur temps libre. Chapeau !

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La recherche de tissus comme vecteur d’idées

L’histoire des coussins est née d’un coup de cœur dans un magasin de tissus. Face au tissu blanc, l’idée de la montagne est apparue directement. Le nuage a rapidement complété la gamme, le blanc tout doux, c’était une évidence. Quand le tissu a été en rupture de stock, elles ont jeté leur dévolu sur de la laine bouillie pour poursuivre cette gamme. Les montagnes sont composées au gré des tissus trouvés. Tantôt texturés, tantôt lisses, unis, colorés, bariolés, neutres, vintages, seuls la forme et les sommets enneigés persistent ! Pour les jours de pluie, le nuage a été décliné en laine grise!

Les deux formes sont proposées en deux tailles différentes. Une montagne à deux ou trois sommets, les nuages soit blanc soit gris, en petit ou grand. À vous de choisir !

Leur deuxième gamme, les sous-verres en feutre, a été inspirée de leur quotidien. Se retrouvant aux réunions de famille, 15145224_1864792210409546_72205560_ola problématique récurrente de courir derrière son verre, de se souvenir où on l’avait posé et de le distinguer des autres, les a poussé à trouver une solution originale. Habiller le pied de chaque verre d’une couleur distincte. En plus de le retrouver facilement, cette idée de génie permet aussi de limiter les taches sur la table.

Et comme décidément rien ne se perd, chez nos créateurs belges, les chutes de feutre se sont vues transformées en broches décoratives, en forme de nœud ! La petite touche couleur légère et sympathique !

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Qui fait quoi ? Comment ?

Florence découpe, assemble et prépare les formes et les coussins, Aurélie les remplit et les referme. Pour le reste, elles se rendent dans un Fab Lab, ReLab à Liège, où elles peuvent disposer d’un atelier numérique qui offre la possibilité de travailler sur une multitude de machines, dont la découpeuse lazer. Le dessin est programmé numériquement et la machine découpe. Moyennnant un abonnement, ce type d’atelier permet de disposer de tout un matériel pour lequel l’investissement serait lourd financièrement ou physiquement. C’est un lieu animé par l’intellignece collecitve au service de la créativité. Bon plan, non?

La diversification des matières

Une envie plus « graphique » les animait mais elles se retrouvaient contraintes avec la matière utilisée, à savoir le tissu et le feutre. Le bois s’est donc naturellement invité dans leurs collections. Résultat, des miroirs composés de bois et de tissus ont vu le jour ainsi que des broches en bois aux motifs variés, passés à la découpe au lazer.

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Et pour être l’heureux propriétaire ?

Elles ont commencé avec un marché de Noël, il y a deux ans. Elles sont parties avec leur stock de coussins, sous-verres et broches. Depuis, elles y sont chaque année. Si vous êtes sur Liège, c’est le marché de Noël du Hangar qui a lieu le weekend des 16, 17, 18 décembre, Quai Léonard, 43 b.

Toutes ces merveilles sont également disponibles chez Wattitude à Liège, Melting Pop à Grez-Doiceau et Belge Une Fois à Bruxelles. Il faut sauter dessus quand on les croise car derrière il n’y a pas un stock de multinationale! Néanmoins, une boutique Etsy est à l’étude !

Bénédicte van Egeren

Détente personnalisée avec la collection de livres My ZebraBook

Quand j’ai découvert le concept du livre unique, j’ai trouvé que c’était la meilleure idée qu’on puisse avoir! Que ce soit pour ses enfants ou pour offrir, ce livre reste gravé dans les mémoires. Mais comment fait-on pour réaliser, produire et finaliser ces livres faits sur mesure et en un temps record dans votre boîte aux lettres. Marie Thibaut de Maisières nous livre les secrets de My ZebraBook et ses nouveautés!

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Mais qui a eu cette idée folle ?

Marie a commandé son premier livre personnalisé des animaux, il y a quelques années. Tellement séduite par le livre et le concept, elle écrivit un petit mot enthousiaste à la jeune équipe afin de leur en faire part. Trois ans plus tard, elle reçoit par mail une surprenante proposition… reprendre le bébé! Les trois jeunes femmes ont une foule de projets en tête et celui-ci est un peu lourd à porter mais elles voudraient lui assurer une continuité. Ni une ni deux, Marie saute dans le bateau et prend la barre. Entre-temps, Marie cède sa boîte de production et se lance dans le challenge des algorithmes auxquels elle y a ajouté ses valeurs. Par contre, elle passe encore en radio pour polémiquer une fois par semaine.

La magie des algorithmes

C’est bien joli un livre fini mais comment ça se passe en coulisse? Pour chaque lettre, il y a un certain nombre de pages prêtes à l’emploi. Lorsque le livre est commandé, une foule de codes se mettent à danser et génèrent un superbe document pdf. Tout ça grâce au travail obscur d’un gentil codeur. Le tout arrive directement sur la machine de l’imprimeur. Une fois sorti, on lie la couverture manuellement. Et le tour est joué!

Entre vos clics de commande et le parcours de création du livre, étape super importante: Marie a 24h pour vérifier les nouvelles commandes. C’est donc la course dans sa boîte mail. Et ce, au cas où par exemple, quelqu’un aurait fait une énormissime faute de frappe dans un nom ou si la base de données lui indique que le livre a déjà été commandé. Pratique pour ceux qui l’offrent en cadeau, un simple mail et Marie vous confirme si l’enfant possède déjà ce merveilleux livre (elle ne se prononcera pas avec certitude s’il a un nom trop courant).

Celui par qui tout a commencé, le livre des animaux.

Ce livre compose le prénom et le nom de l’enfant en lui apportant à tour de rôle ses lettres. Le chien amène le C, l’âne le A, le renard le R…

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Une bonne façon de découvrir les animaux dès la naissance. N’y a-t-il jamais un trou ou trop de lettres les mêmes dans un nom? La base de données des animaux s’élargit d’année en année. Pour ce faire, Marie a assuré la continuité en travaillant avec la même dessinatrice. Chaque année, elle crée quelques animaux supplémentaires. C’est que le stock est énorme mais ne sait-on jamais qu’il n’y en ai pas en suffisance, si par exemple il y a trois z…que fait-on? Un joker peut être déployé, c’est un voleur de lettre.

Marie a également développé la portée internationale du Best seller en passant de trois langues disponibles à sept! Les Suédois en raffolent. Une plateforme scandinave vend les livres à destination de la Suède, la Norvège et la Finlande.

Le petit deuxième, le livre des talents

6-pusieurslivres-frEntièrement pensé et réalisé par la nouvelle équipe, il s’adresse aux enfants un peu plus âgés et présente leur palette de talents, liés à des métiers. On peut donc retrouver les différents talents de l’enfant en rassemblant celui de papa en cuisine et de maman camionneuse, en y ajoutant le calme d’une apicultrice… Ah oui, j’oubliais, Marie est un peu féministe et ses livres n’y échappent pas. Mais rien de méchant. Une juste remise en place des rôles stéréotypés attribués depuis des siècles et véhiculés sans cesse dans la littérature infantile. Une manière objective de montrer aux enfants que les filles comme les garçons peuvent faire toutes les activités.

Jamais deux sans trois…la collection continue à se développer

Et le petit dernier de la collection est le Tour d’Europe, vous avez peut-être vu passer la campagne de crowfunding cet été. Le livre a été écrit par Marie et illustré par Florence Weiser. Elles ont directement été sur la même longueur d’onde et cela donne un livre collector!

Beaucoup plus long que les autres, le Tour d’Europe est très séduisant pour les enfants comme pour les parents. L’enfant part à la découverte des pays européens pour accomplir sa mission. Il est le héros du livre et se balade au gré des pays, rencontre de nouvelles personnes, des cultures différentes et met la main à la pâte à chaque endroit pour reconstituer son alphabet. Bref, il voyage depuis son fauteuil! Génial, non? En tout cas bien mieux qu’un atlas fadasse vide d’histoire et de personnages, et une merveilleuse alternative à l’avion!

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Qu’y trouve-ton? De Stromae aux boulettes Ikea en passant par David Bowie, un max de blagues visuelles destinées aux parents se cachent au fil des pages. Ouvrez vos yeux c’est subtile! En plus, les lecteurs sont chaleureusement encouragés à se laisser prendre au jeu en imitant les accents et en incarnant le livre pour le faire vivre. Pour ne pas vous couper dans votre élan, Marie a pensé à tout! Des notes de bas de page sont à votre disposition si vous avez un trou de mémoire ou besoin d’une explication plus ample pour votre bambin, sans devoir pour autant lâcher le livre et interrompre ce moment de lecture pour se ruer sur docteur Google.

Mais au fait, comment Marie distingue-t-elle les héroïnes des héros dans son livre? Héhé point de jeu de couleurs au niveau des vêtements, la différence se trouve dans la longueur des cils sur le visage du personnage principal. Il paraît que les enfants savent les distinguer tout naturellement! Quelle magnifique solution, n’est-ce pas?

My ZebraBook bien plus qu’un livre

Si transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge fait partie des objectifs. Marie et son équipe ne s’arrêtent pas en si bon chemin: exit les stéréotypes des rôles et place au divertissement à tous les étages. Les livres sont également uniques tout comme chaque enfant. Mais surtout, ils sont assemblés manuellement dans des ateliers belges. A cela, on ajoute un brin d’écologie car ils sont imprimés sur du papier FSC en Belgique. L’impression et les trajets sont compensés en CO2 à hauteur du nombre d’exemplaires vendus. Enfin, à l’époque des temps modernes où tout se fait online, ce cadeau original vous sera livré en 5 jours ouvrables en quelques clics seulement. Bon plan pour les barbus pressés du mois de décembre …

Bénédicte van Egeren

 

Valérie Berckmans, une belle leçon de slow fashion

Installée depuis une dizaine d’années dans le quartier Dansaert, Valérie Berckmans nous démontre que produire localement, de qualité, en privilégiant le bio, dans le respect de chacun est possible. Avec une bonne dose de détermination, de sueur et de larmes. Rencontre avec Valérie.

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Brève présentation

Après 8 ans d’études, oui après tout ce temps elle aurait pu être médecin, Valérie se lance. A l’issue de son diplôme en langues germaniques, elle est passée en cours du soir à St Luc pendant 3 ans pour ensuite donner naissance à sa marque, née d’un casse-tête vestimentaire personnel. Elle ne trouvait jamais rien qui lui plaisait.

La solution? créer sa garde de robe idéale

camillepencil-bleuMais à quoi devait-elle correspondre? Simple, élégante, moderne, de qualité, lavable sans prise de tête, avec peu ou pas de repassage. Des pièces faciles à combiner mais qui ont ce petit plus qui leur permet de se différencier. Avec des détails qui viennent twister les créations, que ce soit de l’asymétrie, une couture, un col, une manche, un ajout de tissu,…

Bref, le dressing de la femme active-moderne qui n’a pas beaucoup de temps mais ne veut pas ressembler à un « sac à patate ».

De l’idée à la production

Sur base d’un dessin, l’histoire commence. Il est ensuite très rapidement travaillé en grandeur nature afin de mieux juger le résultat. collection-enfantS’enchaîne des heures d’essais-erreurs, les idées fusent, les finitions se modifient jusqu’à ce que chaque détail trouve enfin sa place. Tout est assemblé dans son atelier en sous-sol. Ce n’est qu’une fois le prototype en taille 38 validé que le patron part dans un atelier de « gradation » pour obtenir la pièce en toutes les tailles. A partir de ce moment-là, l’ensemble de la production peut dès lors être envoyée à la couturière.

Composition, prototypes et tests grandeur nature

Les matières utilisées sont essentiellement le coton bio (60%) et le tencel. Mais sa passion pour la récupération et les matières d’antan, magnifiques et de qualité, amène parfois à ce qu’un petit bout de tissu âgé s’unisse à une de ces matières. Voilà pour le petit volet upcycling qu’on ne sera pas surpris de retrouver sur certaine pièce en édition très limitée. C’est sympa et ça amène un petit plus!

« On produit tellement que les matières ne sont plus aussi increvables qu’avant. C’est du boulot de trouver de bonnes matières. »

D’ailleurs, elle passe une partie de son temps à porter ses prototypes pour s’assurer de la qualité des tissus avant de lancer la production et de les proposer à ses clients. Ses tests grandeur nature permettent de détecter si le tissu a tendance à blanchir, si un fil sort un peu vite,…Auquel cas, elle n’hésite pas à en faire part au fournisseur (allemand). Car la qualité doit absolument être au rdv. Caractéristique de plus en plus rare à l’heure actuelle. La faute au fastfashion...On ne s’attend plus à ce que les pièces durent, il y a une perte de valeur des fringues, c’est un problème de mentalité à changer.

« Si les gens comprenaient la sueur et les larmes qu’il y a derrière la mode ».

Garder le cap face à la « fast fashion de luxe »

Le quartier s’est transformé ces dernières années, des grandes enseignes internationales, pas données, ont envahi les m² de la Rue Antoine Dansaert. Et il faut se perdre dans les petites rues alentours pour trouver les véritables boutiques-ateliers iconiques du quartier.

photoMais face à ces chaînes et à la multitude de nouveaux petits créateurs, comment est-ce possible de survivre? Sa force, c’est le fait qu’elle a pignon sur rue depuis 13 ans. Mais surtout, que les gens reviennent de plus en plus au « local », au made in Belgium et aux produits de qualité qu’on ne jette pas après deux lavages. Critères qui sont les premières préoccupations de Valérie. En effet, sa production est locale (made in Bruxelles), le coton est issu de l’agriculture bio, le tout réalisé en petit métrage. Car le caractère exclusif des pièces constitue aussi un atout, il séduit de plus en plus.

La conception made in Belgium, pas si facile

Valérie a été témoin de la faillite de son ancien atelier en Flandre. Les ateliers de production ferment les uns à la suite des autres ou sont surchargés. Produire local devient de plus en plus compliqué mais reste possible. Surtout en Belgique avec le coût élevé de la main d’oeuvre. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est bien payée! Le métier de couturière est de nature très difficile et très exigeant, avec beaucoup de pression (quand on voit le tarif à la minute (minimum 0,5 euro)). « Ces travailleurs méritent tellement plus, ce sont des gens très courageux ». Son rêve est « que les ateliers rouvrent, qu’ils s’agrandissent car c’est un secteur florissant à ancrage local. »

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Vous l’aurez compris, pour elle il est hors de question d’envisager une délocalisation au niveau européen. Son objectif est d’être encore plus local. Son idéal c’est d’être à une distance vélo. Défi réussi, son atelier se trouve à Jette. Pédaler pour aller chercher ses pièces le matin, les mettre sur son porte bagage et prendre la direction de sa boutique pour ranger directement les nouveautés en rayon, ça c’est un projet réussi localement!

Avec son objectif distance à vélo, Valérie fait cependant un petit écart en faisant assembler certaines pièces en France pour soutenir un chouette projet. L’histoire d’un atelier qui n’était plus rentable mais dont les couturières en ont décidé autrement, en le reprenant et en fondant une coopérative pour continuer à exister.

La proximité, un bel avantage

Elle facilite l’ajustement et évite le surstock. Pour la nouvelle collection, elle a sorti un sweat en 3 couleurs. Après quelque temps, elle remarque qu’une couleur plait beaucoup plus que les autres. Le lot de pièces suivant sera produit en respectant cette observation et permet aussi de limiter les pertes. Avantage de la petite création-proche du public.

Au four et au moulin, l’envers du décors de la création

Si le côté créatif peut faire rêver, il vient vite se faire bousculer par « tout le reste ». Car entre le dessin et la place en rayon, le chemin est long. Le choix du tissus, la communication, le marketing, l’administratif, le financier,… » C’est tellement fatiguant de faire tout, le côté création devient un micro-truc (temps). Le manque de ressourcement peu mener à un blocage créatif. » Entre deux collections, Valérie se donne le temps de procrastiner pour éviter la page blanche. Elle puise son inspiration un peu partout: dans la rue, les musées, les matières,…

Que trouve-t-on dans sa boutique?

jupes-enfants A côté de sa collection femme, une mini-série kids a vu le jour. Et oui, rien ne se perd, les chutes de tissus sont utilisées pour confectionner des sweats, des t-shirts et des jupes pour enfants! Et comme l’imagination est infinie, aux heures creuses d’autres idées voient le jour comme les cotons démaquillants (super classe, assortis au sphoto-4weat ou au top!), des langes réutilisables,… disponibles dans la boutique voisine Supergreen Me, tenue par sa sœur .

Et pour compléter ses looks, Valérie a choisi avec soins quelques créateurs. La gamme de chaussures intemporelles Atelier Content, les mailles de Géraldine Bertrand ainsi que la maroquinerie de Michael Guerisse O’leary. Leur point commun? La production belge et locale évidemment!

Un bon plan pour la route?

Rendez-vous ces vendredi et samedi aux MAD Sales pour shopper ses pièces ainsi que celles d’autres créateurs belges. Vous y trouverez des prix doux et un aperçu de la nouvelle collection.

Sinon, n’hésitez pas à braver le piétonnier pour la retrouver Rue Van Artevelde 8, 1000 Bruxelles. Du mardi au samedi.

Bénédicte van Egeren

De la douceur du béton by Les Pieds de Biche

Intriguée par la matière de ses objets, je n’ai pu résister à l’envie de demander à Diam une visite de son atelier. Et surtout de connaître les coulisses de la réalisation de toutes ses créations. Comment passe-t-on de l’eau et du ciment à sa collection de déco intérieure…? La jeune marque n’a pas encore soufflé ses trois bougies mais remporte déjà un franc succès chez nous comme à l’étranger.  Je vous laisse découvrir l’histoire des Pieds de Biche et les dessous de ses productions, handmade à Bruxelles. 

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La naissance des Pieds de Biches

A l’issue de ses études aux Beaux-Arts, Diam voulait se lancer dans le garnissage de meubles. A l’heure de s’inscrire pour suivre une formation, elle arriva trop tard et jeta son dévolu sur une formation en Antiquariat. Cette dernière constitue une bonne base pour apprendre les matières (bois, céramique, verre, pièces de monnaie,…), maîtriser les nouvelles techniques et être à l’aise sur son sujet. En parallèle, elle veut déjà apprivoiser la technique du garnissage par elle-même. Elle rédige sa liste de courses d’outils nécessaires et tombe sur le micro pied de biche. « C’est devenu une évidence, en plus c’était joli, et c’était un des premiers outils à acheter ». Sa marque était née.

Les premiers travaux des Pieds de biche étaient orientés upcycling. Chiner de vieux meubles, chaises,… et les relifter de jolis motifs et couleurs. Au bout d’un moment, c’est devenu fort encombrant à réaliser et stocker, et le sur mesure prenait de plus en plus de place. Diam s’est mis en quête d’une nouvelle matière.

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Mais pourquoi le béton?

La base de son travail sont des motifs, des couleurs, des dorures. Travaillant déjà le bois, l’idéal est de pouvoir transposer le travail d’une matière à une autre. La matière choisie doit pouvoir permettre de répéter des formes et de les mélanger au bois. La céramique impliquait l’utilisation d’un four, le béton pas. Le béton s’adapte à tous les environnements, c’est une chouette matière pleine de possibilités. Il peut également se travailler comme de la terre cuite. Voila le choix posé! « Le béton est doux et sensuel, il y a moyen d’en faire autre chose que l’idée première qu’on a de lui (froid, brut,…) « .

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De l’idée à la concrétisation…

C’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de recherche. Le tout n’est pas d’avoir une idée mais comme le dit Diam: « Le challenge est d’arriver à faire ce que tu as dans ta tête, de le réaliser et d’être fière de le mettre en boutique ».

Mais quelles sont toutes les étapes nécessaires pour passer de l’eau et du liant à un objet si abouti?

La première chose à faire, c’est la préparation du béton. Après, il faut le couler dans le moule choisi, puis utiliser un contre-moule, pour les objets tels que les pots à fleur, les bougeoirs, les lampes et les miroirs ronds (tous les objets qui ont une incurvation). Ensuite, les pièces doivent sécher pendant 24h afin de libérer l’humidité. Humidité avec laquelle il faut jouer habilement car le séchage et l’apparition de petits défauts varient en fonction de la température. Une fois sec, il est temps de poncer chaque pièce, à la main en fonction des objets, puis de les revêtir de peinture (avec ou sans motifs), et de terminer par 3-4 couches de vernis. Pas mal hein?!

Et toutes ces formes alors?

Les récipients utilisés pour reproduire les objets sont soit en plastique soit en bois soit en silicone. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, facilité à démouler ou pas, la robustesse, … Mais l’éventail du choix des formes provient en partie de pièces détournées. Par exemple, le miroir rond est un sous plat vintage en plastique, on retrouve la fameuse barquette de frites,…frisebarquettebleuclairL’inspiration vient des débuts des activités des Pieds de Biche. Où la matière première, les meubles, étaient chinés, pour être repeints.

De quoi se compose la collection Amer Béton?

Forte d’une quinzaine de pièces, la collection se décline dans une quinzaine de couleurs. pot-fleurLes objets décorés de motifs sont parfois bicolores, ou tricolores si on compte le béton. Pour rendre un effet marbré, du ciment blanc peut être utilisé afin d’obtenir ce mélange de couleurs naturel. Pour donner de la couleur à l’effet marbré, des pigments peuvent être ajoutés.

Les classiques d’Amer Béton : les planches et les triangles. Les planchettes existent en trois tailles. De la planche à déjeuner au plateau. Il y en a pour toutes les occasions. Quant aux triangles, ils sont de deux tailles et leur utilité dépend de votre imagination. Sous-plat, repose plante, simple objet de déco…il sera votre fervent serviteur quoi que vous en fassiez.

polkaLes bougeoirs, les pots de fleurs, les miroirs, rond ou triangulaire, à pendre ou à poser complètent la collection. Sans oublier le pot à bascule, de son vrai nom « Polka », qui sert de bougeoir ou de pot à fleurs, réinventez-lui une place au gré de vos envies. Sa particularité est de se maintenir incliné en fonction du poids de l’objet qu’il abrite. Impressionnant!

Le produit phare de la collection est la lampe. Mais également celle dont le pression lors de la réalisation est la plus grande. Le timing, entre le coulage du béton, l’insertion du fil et le contre-moule pour y poser le socquet sans que s’y glisse du béton relève de la haute voltige. Des mois de déchets et de gâchis furent nécessaires pour arriver à tenir en main « LE » produit fini et la maîtrise pour le réaliser à la perfection. Car Diam ne laissera jamais sortir une seule imperfection de son atelier, c’est juste inconcevable pour elle.

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L’objet « inutile » de l’année

A l’occasion de l’anniversaire de la marque, en mars, un objet vient s’ajouter à la collection. Sa particularité? N’avoir aucune utilité. Tout a commencé avec des cacahuètes et des noisettes dorées à la feuille. Issu du dicton « valoir son pesant de cacahuètes ». unnamedPartir de mots, phrases pour donner naissance à un objet est un héritage de sa formation aux Beaux-Arts. La collection s’est ensuite complétée avec le cannelé et l’esquimau. 2017 nous a apporté LA gaufre…

Et où se procure-t-on ces objets?

Plusieurs points de vente en Belgique et à l’étranger. Vous les retrouvez à Bruxelles, chez Belgikie, Belge Une Fois, Pépin la Lune,… la liste complète est ici.

Et rien que pour les yeux suivez son Facebook et/ou instagram.

Bénédicte van Egeren

 

 

Octobre met à l’honneur les créateurs belges

Nous voici déjà en octobre, la pluie et la grisaille sont de retour! Il faut ressortir sa veste le matin, on a l’impression de s’enfoncer à petits pas dans l’hiver, que la ville range ses événements extérieurs et qu’elle se met à tourner au ralenti. Détrompez-vous, ce mois-ci Bruxelles regorge de bons plans découvertes. Je vous ai concocté un petit programme pour ponctuer vos week-end d’agréables sorties!

Pour ouvrir le bal, une chouette initiative: Young Belgian Designers 4 BIG

Le coup d’envoi d’#OctobreRose est donné. A cette occasion, Caméléon lance l’action YOUNG BELGIAN DESIGNERS FOR BIG. Une vente rassemblant des jeunes créateurs belges dont l’objectif est d’apporter son soutien au projet : BIG Time For Baby

En pratique, Caméléon vous propose durant tout un week-end:

  • un pop up avec les designers suivants: Akinto, Ariane Lespire, Bshirt, Delphine Quirin, Gérald de Patoul, Isabelle de Borchgrave, World of Wonder, Juggle Angels, JustEve, Louise Assomo, Mère et Fille, Olivia Hainaut, Orane et Enora, Sarah Josis, Tenue de Ville
  • Un stand BIG
  • Une exposition des œuvres réalisées par les designers sur le thème de l’Ombre et la Lumière.

Infos: du 7 au 9/10 de 10h à 19h au  comptoir Caméléon de Woluwe.

Les DS Brussels Fashion Days

13620906_1319567608072959_7058434169783451978_nLes 14-15-16 octobre prochain se tient la 5ème édition des Brussels Fashion Days au Square-Brussels Meeting Centre (Mont des Arts). Au programme: quatre défilés avec des créateurs belges et étrangers, une School Street, un Fashion Talk inspiré de Star Wars en collaboration avec 5 créateurs, un Fashion Brunch by Vins de Provence le dimanche suivi d’un Fashion Film.

Cerise sur le gâteau, tout au long du week-end vous est proposé un Fashion Pop-Up Store d’une trentaine de jeunes créateurs. C’est l’occasion de rencontrer du beau monde et de jolies choses. Vous y retrouverez notamment Little Panama et Wear a Story dont je vous ai déjà parlé précédemment.

The dressing room au BIP 

Plan idéal du dimanche, venez bruncher et shopper du seconde main au chaud, en plein cœur de Bruxelles !

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Le concept: Plus de 40 exposants se rassemblent pour vendre les trésors de leurs garde-robes. Les vêtements et accessoires pour femmes ou pour hommes sont présentés dans des petites boutiques éphémères. La marchandise se veut de seconde main, actuelle, parfois de marque et en bon état. En plus de l’espace smart-shopping, The Dressing Room propose un brunch gourmand. Les produits présentés sont locaux et sains, s’inscrivant également dans le schéma de consommation écologique et locale.

Infos: le 16/10 de 11h à 18h, @BIP, rue Royale 2-4, 1000 BXL

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YOUNG and MAD 

Avec « Young and MAD », fusion du Mode Parcours et de l’ancien prix du jeune designer belge MAD Surprize!, MAD Brussels investit le quartier Dansaert le temps d’un weekend du 20 au 23 octobre!

Au programme :

  • Une exposition principale de jeunes talents belges répartis dans 3 catégories: design textile, design mobilier et mode. Un lauréat par catégorie sera désigné par le jury et la remise des prix se fera lors du vernissage;
  • Un fashion & design parcours: installations artistiques présentées dans les vitrines des magasins du quartier Dansaert;
  • Des workshops pour adultes et enfants;
  • ….

Pour en savoir plus sur l’agenda et les activités, c’est ici

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Les MAD Fashion Sales

Elles ont lieu deux fois par an, et c’est ce mois-ci! Une chouette occasion de rencontrer quelques créateurs du quartier qui vous propose leurs collections (passées et/ou présentes) à des prix intéressants . C’est le bon plan du week-end du 28-29/10 et ça se passe @De Markten, en plein cœur du quartier Dansaert.

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Seront présents Abbie & Rose, Carine Gilson Lingerie Couture, Conni Kaminski, Delepaule, Espèces, Els Mommaerts, Filles à papa, Françoise Pendeville, Gioia Seghers, Hüsniye Kardas, Isatio, haus Coudeyre, Jessie Lecomte, Jiyuu, Josiane Douchamps, Just In Case, Kaat Tilley, Louise Assomo, Max & Lola, Michael Guérisse O’Leary, Madame Lol, Natacha Cadonici, Nayestones, Nicolas Woit, Valérie Berckmans, Wear a story, World of Wonder +Annemie Verbeke Rue Antoine Dansaert 64, 1000 Brussels
+ Y-Dress Rue Antoine Dansaert 102, 1000 Brussels

Infos: le 28 et 29 octobre (de 11h à 21h et de 11h à 18h), 5 Place du vieux marché aux grains, 1000 BXL

Je vous souhaite un agréable mois d’octobre, riche en découvertes!

Bénédicte van Egeren

Simone, une amie qui vous veut du bien

Simone à soif! est née depuis deux ans. Jamais entendu? vaguement familier? C’est normal, elle a pris le temps de grandir à son rythme…et c’est pas plus mal! Elle nous arrive en force dans de nombreux points de vente bio et horeca, en format de poche ou familial. Vous ne pourrez, et ne voudrez, plus la louper!

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Une boisson en plus sur le marché? 

NON, Simone à Soif! est plus subtile que ses voisines. Elle se déleste du sucre et des conservateurs, fait le plein de fruits et légumes fraîchement pressés (de saison et locaux of course), ajoute une dose de vapeur de plantes (hydrolat *) et s’arrose d’eau. Elle vient d’obtenir le label bio pour deux de ses recettes, la troisième est en cours. Et cerise sur le gâteau, on pourrait lui décerner la médaille de la boisson la moins sucrée puisqu’elle se situe sous la barre des 4 grammes. Plus exactement, 3,6 gr pour celle aux fraises et 2,2 gr pour les autres…Respect! Oui, c’est le moment de retourner votre bouteille favorite, aussi légère semble-t-elle, d’examiner sa teneur en sucre (gloups, si ce n’est pas du stévia) et son nombre d’ingrédients, conservateurs, acidifiants,…Simone à Soif! quant à elle se tient bien droite du haut de ses 5 ingrédients. Sur ce, vous continuez avec moi?

*Hydrolat: obtenu lors de la distillation à la vapeur d’eau, d’une plante aromatique ou d’un végétal, en vue d’obtenir une huile essentielle.

Qui se cache derrière ce concept innovant?

Sur la base d’une idée d’Agnès, Simone a Soif ! est née de l’impossibilité de trouver une boisson 100% naturelle, délicieuse et peu sucrée. « Désemparée de ne pas trouver cette boisson qui pourtant devrait déjà faire partie de notre quotidien depuis bien longtemps, Agnès décida de se mettre au travail et de la créer elle-même. Agnès s’inspira d’une herboriste corrézienne et développa un délicieux mélange d’eau, de jus de fruits, de légumes fraîchement pressés et de plantes. »

« Le nom arriva comme un évidence lorsque Agnès invita Simone, sa voisine agricultrice, pour venir goûter son invention. La voyant sortir de sa Citroën, rayonnante, du haut de ses 80 ans, Agnès vu en elle tout ce que sa nouvelle boisson représentait : délicieuse, décalée et sans artifices ! Simone a bu le verre qu’Agnès lui a tendu tendit et avant même qu’Agnès ait le temps de pouvoir lui expliquer ce qu’il y avait dedans, elle lui en redemanda de suite. Simone était née, et Simone avait soif ! »

L’équipe de Simone

L’équipe se compose actuellement de trois personnes: Agnès, Alexandre et Antoine, renforcés par un roulement de stagiaires de divers horizons qui apportent une précieuse aide à son développement. Ils mettent la main à la pâte que ce soit en période de production de la boisson, pour mettre sur pied des outils de gestion, faire des dégustations dans les points de vente,…Bref, le quotidien qui fait avancer et grandir ce délicieux produit.

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Les dessous de la production…

A ses débuts, la boisson était concoctée au sein des premiers locaux occupés par l’équipe, aux Ateliers des Tanneurs. Quand le débit a augmenté, le choix s’est posé sur un atelier de production de jus de pommes pour continuer à concocter ce savant mélange. Enfin, avec sa vitesse de croisière, son lieu de production a récemment déménagé dans un nouvel atelier se situant à la frontière hollandaise, qui lui permet notamment de procéder à la mise en bouteille de petite taille. Cheval de bataille pour conquérir l’Horeca.

unnamed-2Plusieurs fois par an, l’équipe se rend sur le lieu de production pour réaliser son hydrolade naturelle. Les saisons, les récoltes de fruits et légumes dictent la gamme à produire.. En effet, la gamme fraise mélisse ne sera pas produite en plein mois de décembre (ce n’est pas pour autant que vous ne la trouverez pas car elle se conserve un an)!

Leur travail est artisanal et le restera. En effet, c’est la caractéristique même des fruits qui dicte les ajustements à faire d’une production à l’autre. En fonction, par exemple, de l’acidité d’une récolte de pommes, la quantité de jus de citron nécessaire varie. Chacune des recettes est agrémentée d’une vapeur de plantes (mélisse, menthe,…) qui twiste le goût et le rend unique. Rien n’est donc  laissé au hasard, de savants calculs et de nombreux tests dégustatifs se cachent derrière la mise en bouteille officielle…aussi subtilement que se fait la production du vin.

La gamme s’élargit…

Au jour d’aujourd’hui, vous avez le choix entre trois goûts. Concombre-menthe pour une vague de fraîcheur, pomme-géranium pour une élégante surprise florale et fraise-mélisse synonyme de douceur.

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La recette numéro 4 est en cours d’élaboration, l’ingrédient star sera la poire… du côté des hydrolats, le basilic ou encore l’immortelle sont à l’étude. On espère la retrouver d’ici la fin de l’année dans les meilleurs rayons au côté des trois autres.

L’objectif suivant est d’arriver à six goûts pour un roulement parfait au fil des saisons. Surprise donc!

Et pssssssssssssssst…..dernier conseil

Elle se déguste à toute heure du jour ou de la nuit, seule ou accompagnée. Note spéciale pour les fans de Gin, ajoutez une touche de concombre-menthe à votre recette préférée. Vous allez scotcher vos invités! Et pour las fans de Vodka, préférez la fraise-mélisse.

Il ne reste plus qu’à vous la procurer!

Les points de vente sont essentiellement à Bruxelles et en Wallonie, pour le moment. Plus précisément dans les magasins Färm ainsi que les Deli Traiteur mais ne sous-estimez pas votre petit épicier car il pourrait vous surprendre en vous proposant une jolie bouteille. Et s’il ne connaît pas, soufflez-lui à l’oreille, il sera peut-être tenté de la compter parmi ses spécialités.

Ne vous étonnez pas si lors de votre prochaine sortie en lisant la carte de votre bar ou resto favori vous rencontrez un nom familier…ils se font de plus en plus nombreux à Bruxelles, Cook and book, fait déjà partie des convaincus.

Simone à Soif! planche également sur la vente directe dans ses locaux pour permettre un contact avec ses clients. Affaire à suivre!

Bénédicte van Egeren

 

 

Little Panama, les pépites de Lucie

Pas plus tard que l’année dernière, j’ai rencontré Lucie et sa collection pleine de peps « printemps-été ». Son stand respire la fraîcheur, elle vous explique avec joie et sans tabou les dessous de sa collection, honnête et transparente, un vrai plaisir d’y faire une petite pause. Mais qui est Lucie et sa jeune marque Little Panama? Présentation!

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Qui de mieux qu’une maman pour dessiner les vêtements des enfants?

Lucie, journaliste de formation avec un passage de trois ans en archi, se sent comme un poisson dans l’eau en croquant les nouvelles pièces de la collection. Elle n’a pas abandonné sa plume mais l’exerce au côté de sa marque Little Panama qui lui permet de laisser exploser sa créativité. Ses vêtements sont éthiques, chics, colorés, orientés pratique… le résultat est un « made in Belgium with passion ».

Elle habille les filles et les garçons de 1 an à 8 ans. Les tissus sont choisis avec soin et « impossible » ne fait pas partie de son vocabulaire, et pourtant… Elle s’est aventurée au salon du textile à Paris mais au vu du seuil de m² requis pour passer une commande, elle jettera finalement son dévolu sur « Deveaux » un marchand de tissus made in France qu’on lui a conseillé lors du prestigieux salon.

La qualité et le chic sont les mots d’ordre de ses collections, rien n’est laissé au hasard, les pièces se marient à la perfection. Et pour cause, Lucie fait réaliser les mélanges de couleurs pour que les sweats et les polos ne jurent pas avec les tissus qu’elle a dénichés.

Les chapeaux viennent compléter la gamme. Le best, c’est qu’ils peuvent être décorés au gré de l’imagination et des collections (tissus, plumes, perles,…).

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Bref, Little Panama ce sont des habits pour kids pensés et réalisés en Belgique avec amour, dans des matériaux nobles, sans produits chimiques sur les vêtements finis et dotés d’une faible empreinte carbone. Voilà tout ce qu’il faut pour habiller vos enfants en toute sérénité.

Quoi de neuf pour l’hiver?

La collection14196177_10154445350872154_6439169211090113415_o-1 vient de sortir, avec notamment deux petits sweats à capuchon rembourré de piloupilou…Et, non, il n’y a pas de version adulte!

Les classiques, jupes et t-shirts, restent mais les tissus changent. Petite nouveauté, le logo va être réalisé en cuir au lieu du similicuir, pour faciliter le repassage…mais pas que. En tout cas, le petit écusson est découpé au laser à Bruxelles, dans un tout nouveau labo, lasercut lab, monté par quelques étudiants de La Cambre,  qui fournissent un magnifique travail de précision.

Little Panama soutient au maximum l’emploi local: de la création à la couture, en passant par le stylisme sans oublier la découpe de logos…oui tous ces talents sont nos voisins! « Si chacun achète ne fut-ce que 5% de sa garde-robe en confection belge, le secteur serait formidablement relancé » dixit Lucie, et elle n’a pas tort.

Et on shoppe où cette super collection?

Si vous voulez rencontrer sa charmante créatrice, car c’est ça aussi l’avantage d’acheter local, rdv les 16 et 17 septembre à Uccle pour une vente privée réunissant plusieurs créateurs belges.

Mi-octobre, vous la retrouverez lors de la vente pop-up organisée à l’occasion des DS Brussels Fashion days au Mont des arts, à Bruxelles.

Sinon vous pouvez toujours vous rendre sur son site.

Bénédicte van Egeren