Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren

Bellebulle se soucie de votre peau, de la formulation du soin à l’emballage

Lors d’un hiver bien rude, il y a deux ans, je me suis mise en quête d’un baume à lèvres. Après de multiples tests pour sortir des sentiers battus mon choix s’est finalement posé sur celui de la marque BelleBulle. J’ai ainsi découvert cette marque bruxelloise de cosmétiques qui s’est bien développée depuis! Pour assouvir ma curiosité, j’ai rencontré l’équipe à l’occasion de l’ouverture de la boutique. Let’s go.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Rencontre scientifique avec Isabelle

Ingénieure agronome de formation, Isabelle Roux est la créatrice de la marque. Elle fait preuve d’une grande maîtrise de son sujet et les mots tordus ne l’effrayent pas. Elle peut vous expliquer dans les moindres détails tous les secrets qui se cachent derrière une composition de cosmétique. Faire un brin de causette avec elle vous enrichit en un rien de temps tandis que son œil expert, comme ceux de son équipe d’ailleurs, vous établit un diagnostic de votre type de peau en deux temps trois mouvements.

Mais revenons-en au commencement! Tout est parti d’une expérience personnelle d’Isabelle avec ses enfants. En arrivant au constat que les réactions cutanées récurrentes provenaient du savon utilisé, bien que prescrit par un spécialiste. C’est de ce déclic qu’est venue l’étincelle qui allait propulser BelleBulle. Sa volonté est d’offrir une gamme libérée des produits chimiques, à la composition irréprochable, bénéfique pour notre santé, notre peau et notre planète. Mais surtout qu’elle convienne aux peaux les plus exigeantes.

Si un jour vous retrouvez vos petits en train de déguster du savon don’t panic, ils sont comestibles. En tout cas non toxique, puisque complètement naturels.

Gamme XXL de 35  savons

Les savons solides ont la vie dure face au gel douche, qui rusent avec les odeurs et emballages attrayants et s’alignent en masse sur des km de rayons. Se refaire une place sur le marché, re-séduire ceux qui l’ont délaissé bien jeune et qui ne lui voient pas grands avantages n’est pas chose aisée pour ce petit pain de savon. Or en s’y penchant de plus près, on y gagne sur plusieurs plan: packaging, durée, écologie et en plus il ne coule pas dans la valise…Mais trêve de plaisanterie. Penchons-nous sur ses bienfaits grâce à la nature même de ses ingrédients.

©Bénédicte van Egeren
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Il y a savon solide et savon BelleBulle. C’est comme pour tout, l’origine et la qualité des composants sont des éléments déterminants dans les bienfaits du produit. Ici tout est conçu à partir de végétaux certifiés Bio.

Isabelle a bien compris que chaque peau a ses besoins et qu’il importe vraiment de la traiter avec ce qui lui correspond le mieux. C’est pour cette raison que la gamme est si large. Les savons sont déclinés en sept types de peaux et quatre senteurs. C’est sûr chacun y trouvera son bonheur. Et oui, personne n’est oublié car pour ceux qui n’aiment pas les odeurs et pour les femmes enceintes, elles pourront prendre soin d’elles avec la version sans parfum! Ouf, le compte est bon 7×5=35.

Mais encore…

creme ultra nourrissante good cream bellebulle
©Bénédicte van Egeren

BelleBulle ne s’est pas arrêtée en si bon chemin. Aux savons, se sont ajoutés un gel douche ainsi que des fondants douceur pour le bain. Côté hydratation, un baume pour les lèvres, une crème ultra nourrissante, un beurre de karité, une huile pour le corps et une pour les cheveux. Enfin, la gamme propose un déo, des plus naturels évidemment.

 

Les secrets de la production

La boutique s’est récemment installée dans le quartier de la Bascule, à Bruxelles, et c’est en sous-sol que tout se passe. Isabelle y conçoit et produit les cosmétiques. Elle contrôle l’entièreté du processus et garantit une transparence à 100% . Elle compose également les parfums des savons et des fondants de bain. Elle teste divers mélanges avant d’arriver au bon. Inutile de dire que certains ratent et sentent plutôt mauvais! Les lois de l’expérimentation et du handmade.

Isabelle attache une importance à la qualité de ses produits. Pour commencer, elle enlève l’eau de la liste des ingrédients de ses cosmétiques. Et oui, c’est ça qui remplit les flacons de la distribution classique et qui fait diminuer les prix! Par exemple, la crème nourrissante est ultra concentrée.

Pour les savons, afin de ne pas abîmer les végétaux utilisés, elle pratique le procédé de saponification à froid. What? Le fait de ne pas chauffer les savons à plus de 37 degrés. Par exemple, pour fabriquer le gel douche ce n’est pas possible. Elle doit monter jusqu’à 65 degrés et ne s’autorise pas plus. Sinon le gage de qualité des produits n’a plus de sens.

Bon à l’intérieur mais aussi à l’extérieur

Ce n’est pas tout d’exiger le meilleur des composants…l’emballage est tout aussi réfléchi. Les savons sont emballés dans des boites compostables tandis que les huiles sont présentées dans des bouteilles en verre. Pour les

©Bénédicte van Egeren
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produits dont l’option « plastique » est la plus judicieuse, par exemple le gel douche ou le baume pour les lèvres, exit les molécules chinoises. Pour contrôler les composants de ce plastique, BelleBulle travaille avec une entreprise espagnole qui répond aux normes européennes afin de garantir l’absence de molécules  nocives dans ses contenants. Enfin, pour les boites type « pilulier », si vous ne savez pas quoi en faire vous pouvez les ramener à la boutique pour leur donner une seconde vie!

L’adresse à visiter sans tarder

Pour ceux qui passent dans le coin, un petit tour en boutique vaut le détour. Un ouragan de senteurs vous accueille dès que vous passez la porte, la déco apporte son lot de zénitude tandis qu’un évier vous permet de tester les savons. Si ça c’est pas une idée de génie!

Si vous êtes loin de la Capitale, don’t worry, La gamme est en vente dans certaines boutiques Bio ainsi que sur l’eshop de Bellebulle.

Chaussée de Waterloo 677, du lundi au samedi de 10h à 18h30

Bénédicte van Egeren

Valse de Farci(s), le concept revisité à l’infini par Tiffany

C’est lors de son crowfunding que j’ai eu vent du projet d’ouverture de Farci, l’année dernière. Une fois ouvert, à la première occasion qui s’est présentée je m’y suis rendue. Un dimanche, frigo vide, grâce au détour d’une course dans le quartier, deux options s’offraient à moi Delhaize ou Farci. La seconde évidemment! Et pour cause, il a tout pour plaire: local, de saison, 100% bio, sans gluten, en version carnivore ou végétarienne, fait maison, frais, zéro déchet, made in Brussels, pour enfants et personnes âgées, facile à réchauffer et même livré à domicile pour les chanceux se trouvant dans un rayon Deliveroo. Délicieux et surprenant pour vos papilles. Mais pourquoi personne n’y a songé plus tôt? Je vous emmène dans les cuisines de Farci faire connaissance avec Tiffany.

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

De juriste à fondatrice de Farci

Mais aussi commis de cuisine en passant par chasseur de tête et responsable de la gestion quotidienne d’une table d’hôte-épicerie, voilà le parcours de Tiffany avant de se lancer dans l’aventure de Farci! Inutile de préciser que la cuisine elle adore et que ça lui trotte constamment dans la tête.

« Je n’ai jamais été cuisinière mais passionnée depuis le début, comme si un disque dur avait tout enregistré. »

C’est forte de sa dernière expérience, chez « Les filles », qui lui a permis de se confronter au terrain, de s’occuper de la relation clientèle, de gérer les stocks et de connaître les prix mais où lui manquait le côté cuisine que Tiffany, de naturel ambitieux, a voulu passer à l’étape suivante. Au vu du temps et de l’énergie donnée, l’envie grandissante de le faire pour soi l’a poussée à prendre la décision la plus difficile. Soit s’associer avec elles soit se lancer en solo. C’est la deuxième qui l’a remporté!

Un goût pour la cuisine ancré depuis bien longtemps mais que choisir?

Top départ du remue méninges pour trouver le concept parfait. La condition sine qua non du projet: proposer une cuisine sans gluten. Exit donc sa première idée-passion des Dim Sum. Plus le temps passe plus elle se rend compte que ce n’est pas le produit le plus évident à travailler.  Que ce soit au niveau technique, personnel, ou encore le fait que ce ne soit pas des produits locaux et surtout sans gluten. Moment de panique, plus rien ne tient la route, il faut vite se trouver une autre idée car elle se donne un an pour mettre quelque chose en place.

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Après un mois de questionnement, « tout a cliqué dans ma tête une nuit, tout était cohérent, c’était magique ». Crash test du concept: le retourner dans tous les sens, en exiger le maximum en le confrontant à sa liste , de plus en plus longue, de critères. Produits locaux, 100% bio, s’adapte aux saisons, peut se transporter, ne nécessite pas trop de matériel, sans trop de gaspillage (elle ne jette rien tout est récupéré, l’intérieur des légumes/fruits sert de farce ou de sauce). Et de surcroît très peu de packaging (Tiffany vous encourage à venir avec votre récipient)…avantage pour dame nature et pour vous, il n’y a plus qu’à le glisser dans votre four! Résultat le concept est au top, Farci est né.

Une dernière question de taille, où situer le paradis du Farci?

Tout comme le Farci est un produit nostalgique, l’emplacement le sera également. A la base, elle visait le quartier européen. Son produit étant un lunch parfait, bien que supérieur aux 5 euros moyens déboursés le midi, ou un souper à ramener en sortant du boulot. Le hasard des loyers et du marché immobilier en a décidé autrement. Elle a posé son four dans son quartier d’enfance. Etre en terrain connu pour se lancer, ça donne aussi un bon feeling, la première clientèle sera encourageante. Le contact humain et l’intérêt pour ses produits priment sur la densité du passage. C’est donc au coin de la place Saint-Job à Uccle que vous la trouverez. Pas facile d’accès pour tous mais elle vous accueille tout le week-end, l’occasion de faire un détour et de ramener son souper!

« Tout s’est bien mis, quand quelque chose est cohérent, les choses tombent quand il faut. »

Un four pour Farci

Pour se faire la main, Tiffany a cuisiné pendant six mois pour des connaissances en proposant ses services de traiteurs. Elle s’est ensuite inscrite sur Menu Nextdoor pour approcher un public inconnu. Enfin, le challenge ultime, pour estimer les coûts, le temps,… 300 rations à l’occasion d’un marché. Dans la foulée, elle se cherche un pas de porte et lance son crowfunding pour l’achat de son four. Elle se retrouve obligée à communiquer sur son projet. Le boomerang lui a ramené de la notoriété. La voici bien installée avec la nécessité d’engager une personne pour la soulager, en plus de celle déjà présente mi-temps en cuisine.

Des farcis différents chaque jour

Tous les jours, trois farcis sont proposés. Un végétarien, un au haché de poulet et un au haché de porc.

farci_04Tous les matins, elle recommence à zéro pour la production de la journée. Mais ne croyez pas que l’après-midi elle se repose sur ses lauriers. En général, elle retourne en cuisine pour tous ceux qui passeront fin d’après-midi se chercher un succulent souper ou pour anticiper le rush du lendemain matin. Et pour info, elle conserve maximum un jour ses farcis de sorte que vous puissiez les garder deux jours chez vous!

Mais comment ces légumes fous et originaux arrivent là? Non, elle ne se rend pas au marché à 5h du mat tous les jours, elle a déjà des journées de 12H. Son secret? Un fournisseur qui remplit ses frigos deux fois par semaine. Il connaît ses produits préférés et son goût pour les curiosités. A chaque saison ses plaisirs, maintenant l’hiver nous apporte son lot de courges et des variations de goûts, formes et couleurs…que du bonheur pour Tiffany, qui parfois tombe en amour devant les légumes fraîchement déposés dans son magasin pendant la nuit, comme cette patate douce de couleur mauve ou l’odeur des herbes aromatiques qui remplit la pièce quand elle pousse la porte d’entrée. Une danse de joie de grand matin!

Et maintenant, à table ! 

« Farci est un produit nostalgique mais le challenge est de sortir des sentiers battus. Pousser les limites de ce qui se faisait avant. » Marier les fruits et les légumes, par exemple porc-framboise ou pêche-mozza pour le végétarien, utiliser la farce de l’un dans la structure de l’autre,…Mais un classique bien réalisé sera tout aussi délicieux. Son objectif est d’avoir des farcis qui bousculent à côté des farcis « classiques ».

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« Si on utilise du 100% bio, des épices et des huiles de qualité, on ne peut pas être mauvais »

Ses recettes sont composées d’une grande part d’intuition et d’un feeling qui lui vient naturellement pour associer tous les ingrédients. Son mode de fonctionnement: improviser tout en respectant les saveurs. La base des farcis étant la même, elle connaît les quantités, il lui reste donc tout le loisir de jongler à merveille avec tous les ingrédients fraîchement déposés dans son antre par son gentil fournisseur. Ces matins-là, c’est un peu comme quand Saint-Nicolas est passé. L’excitation en ouvrant la porte et découvrir quels sont les légumes qui ont été déposés. Se mettent alors à virevolter dans sa tête des combinaisons plus folles les unes que les autres. Il est temps de retrousser ses manches et de s’y mettre pour être prête pour le rush de midi!

Avec quatre recettes créées par semaine, six mois d’existence, Farci totalise déjà une centaine de déclinaison de ses produits. Et au fil de saison, ce chiffre risque bien de continuer à grimper!

Et en pratique, comment ça fonctionne?

A côté des trois farcis du jour, il y a les accompagnements. Tiffany pense à tout le monde, il y en a un pour combler chaque goût et/ou régime (pâtes, riz, quinoa, taboulé et lentilles). Sans oublier le choix entre deux sauces. Vous pouvez décider d’emmener un menu (composé de trois farcis, un accompagnement et une sauce pour 9,5€) ou de prendre des farcis au poids. Si jamais vous invitez beaucoup de convives à partager vos farcis, vous pouvez toujours appeler pour commander car parfois le comptoir se vide rapidement.

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

 

Maintenant que le salé est bien en place….invitons le sucré! 

14641891_670231456476930_4719516633988908245_nA côté de ses collaborations locales, pour les cupcakes et les glaces, Tiffany commence à proposer sa gamme de dessert. Au menu, un carott cake, un moelleux au chocolat ainsi qu’un moelleux poire à tomber. Auquel s’ajoute un crumble qui évolue parallèlement aux fruits de saison.

Pour la petite histoire, à la base, elle se serait bien vue ouvrir un salon de thé. Inutile de dire qu’élaborer des recettes sucrées est plutôt un plaisir, c’était le temps qui lui faisait défaut.

What else?

Une épicerie fine. Elle travaille avec une dizaine de fournisseurs qui ont pour point commun de ne pas être présent dans la grande distribution. L’idée étant de pouvoir tout trouver pour compléter un souper composé de farcis: du biscuit apéro aux boissons. Son goût pour les bonnes choses lui a donné envie de proposer également de bonnes huiles, conserves ou thés en vrac. Que du bon dans les rayons!

Restaurant de la semaine Farci Uccle Place Saint Job

En attendant de pousser sa porte, je vous invite à suivre son compte Instagram ou sa page facebook qui vous mettront l’eau à la bouche de grand matin et limite vous donneront envie de déménager.

Chaussée de St Job, 666. Tous les jours de 11h à 20h sauf le mardi.

Bénédicte van Egeren

Les bijoux d’Aurore de Heusch, une somme d’heureux hasards

©Anne Lise Chopin ©Aurore de Heusch

Tout comme Aurore a flashé en s’asseyant derrière son premier établi, moi aussi j’ai flashé en passant devant la table exposant ses créations lors d’une vente. Aurore m’a chaleureusement ouvert les portes de son atelier – boutique, située rue Antoine Dansaert. Je vous invite à découvrir comment on passe d’un lingot d’argent à un bijou qui trône fièrement en vitrine. Il va sans dire que tout est handmade par elle-même.

@Maurine Toussaint
@Maurine Toussaint

Le parcours pas tout tracé d’Aurore

Mais comment tout a commencé? C’est lors du projet de fin d’année pour clôturer ses études en stylisme, à  Francisco Ferrer, qu’Aurore a « bricolé » des bijoux pour la première fois. Du haut de ses 21 ans, elle ne se voyait pas se lancer directement dans le monde de la mode. Une chose était certaine, le monde du créatif est fait pour elle mais tout restait possible, la mode, la photo,… Lui est venue tout naturellement l’idée d’apprendre la bijouterie pour compléter son parcours en stylisme. S’en est suivi une formation aux « Arts et métiers » dans l’option « bijoux-joaillerie » car s’y étant pris tard il ne restait pas de place en « bijoux contemporains ». Un hasard de plus dans son parcours. Au final, elle n’utilise pas la spécialisation joaillerie de sa formation mais par contre elle s’appuie sur le côté technique ainsi que la rigueur, apprise, tous les jours.

« Dès le première fois que je me suis assise derrière un établi, j’ai eu un flash, j’ai adoré. »

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Pendant les trois années de sa formation, elle a bossé chez Les Précieuses. Cette expérience lui a permis de mettre un pied à la fois dans le commerce et les bijoux. A l’issue de la formation, cinq étudiants se sont réunis pour fonder un collectif afin de réduire les coûts d’achats des machines et du petit matériel pour se lancer dans la création de bijoux. Aurore en a fait partie, ils étaient alors dans les anciennes brasseries Bellevue. De ce groupe, elles sont encore trois mais dans son atelier rue A. Dansaert!

De l’atelier à la boutique-atelier

Après avoir écumer les petits marchés de créateurs pour vendre leurs bijoux, est venu le temps pour le collectif de passer à l’étape suivante. Les possibilités étaient restreintes. Soit démarcher des boutiques mais l’inconvénient est la marge qui peut atteindre 50% du prix. Soit ouvrir leur propre boutique. C’est donc dans cet esprit qu’est né Joya Brussels fin 2011.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

L’idée est aussi d’inviter d’autres créateurs à exposer et vendre leurs bijoux. Pour ne pas tomber dans le même piège auquel elle a été confrontée (commission de 50%), elle a mis sur pied un système de location d’espace, renouvelable par trois mois. La seule condition pour louer une box est de ne pas produire en série et de ne rien réaliser ou sous-traiter à l’étranger. C’est le créateur qui doit avoir les mains dans le cambouis, de l’idée au produit fini.

 

Du lingot à la vitrine

Première étape, le dessin du bijou pour s’imaginer la proportion. Deuxième étape, la conception d’un prototype en argent. Mais pourquoi en argent? Car c’est une matière que l’on peut souder, chauffer (au contraire de l’aluminium) donc idéal pour faire un test grandeur nature. Et si ça rate? On refond et on recommence!

« A un moment, il faut pouvoir s’arrêter et dire stop, c’est parfait. »

Et combien de temps ça prend? Question piège évidemment.. d’une heure à plusieurs jours, tout dépend de la taille, de la complexité, des détails,…le fait main n’a pas de timing précis. Et la troisième étape? si la pièce lui plait, elle en produit deux ou trois d’un coup. En général, Aurore ne sort jamais plus de 20 pièces identiques. Elle a toujours plusieurs collections en parallèle. En ce moment se côtoient une plutôt architecturale-rectangulaire, et une plutôt ronde, sa collection « bubbles » qui remporte un franc succès depuis un petit temps déjà. Elles se composent de colliers, bracelets, boucles d’oreilles, broches mais également de boutons de manchettes et de pinces à cravate.

A l’occasion de l’événement Design September, elle a imaginé une collection, baptisée « perspectives », dont la forme des colliers est inspirée de photos…idée et travail très impressionnant, petite expo à admirer dans la boutique en ce moment.

©Bénédicte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Des idées pour la suivante? Pour la sortie d’une nouvelle collection, il n’y a pas de timing. Ça vient quand ça vient, au gré de l’inspiration, d’objets, de photos,…

Petit tour dans l’atelier

Si vous ne voyez personne dans la boutique, levez la tête, vous l’apercevrez peut-être en plein travail. L’atelier situé en arrière boutique et à l’étage est un endroit magique, composé d’outils de toutes formes, d’heures d’essais, de trésors cachés,…

©Bénédocte van Egeren
©Bénédicte van Egeren

Mais concrètement qu’y trouve-t-on? Toutes sortes de machines s’y côtoient, certaines sont très imposantes. Faisons les présentations: tout débute avec un laminoir, qui permet d’aplatir un lingot ou de travailler les fils d’argent. S’en suit le banc à étirer, pour façonner le métal en fonction de la forme à lui donner. Et le travail de précision commence, il faut scier, limer, souder, relimer,…et enfin un grand plongeon dans un bain de « déroche » pour enlever l’oxydation. Le bijou est fini, il faut le préparé au polissage en le passant au papier « Emry ». La polisseuse se met ensuite en marche, il ne reste plus qu’à le nettoyer pour enlever la poussière.atelier

Autant se le dire, si vous êtes d’un naturel pressé, ce métier n’est pas fait pour vous! Les essais-erreurs, les micro pièces à façonner et lier entre elles exigent de pouvoir s’armer de patience et de fournir un travail de haute précision.

 

C’est à la boutique que ça se passe

Une fois par trimestre, elle organise un événement et ouvre les portes de son atelier, l’occasion de la rencontrer et d’échanger.

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@Aurore de Heusch

Son eshop vient d’être lancé, l’occasion de vous faire une idée de tous ses modèles actuels. Dernière info, bon plan pour ceux qui sont en quête d’une alliance. Aurore les fait à la demande, en fonction des desiderata du client. Ben oui, pourquoi faire un jour unique de A à Z, et avoir la même que tout le monde…

Joya Brussels, rue A. Dansaert 175, 1000 BXL. Du mardi au samedi de 11h à 18h30

Bénédicte van Egeren