IMWE vous fait voyager dans votre salle de bain

Quelle magie d’utiliser un soin visage qui vous veut du bien, éthique et responsable, produit à quelques centaines de mètres de chez soi. Ça fait maintenant plus d’un an que ces soins ont frappé à la porte de ma salle de bain et se sont incrustés dans mon quotidien pour y amener une touche locale, qui peu à peu se transforme en large majorité. Et comme c’est si près, je me devais d’aller à la rencontre de Candice pour qu’elle m’explique ce qui l’a amené à lancer sa gamme si réfléchie.

Du droit au labo, il n’y a qu’un pas 

Avant de concocter des soins, Candice a exercé comme juriste – criminologue. Quand elle a décidé de passer aux cosmétiques naturels/bio, elle s’est retrouvée face à un grand vide. Oui, il y a quelques années le marché n’était pas encore si développé et offrait surtout des cosmétiques assez bruts surtout au niveau sensoriel. Car l’aromathérapie,c’est sa passion, elle a d’ailleurs suivi une formation dans ce domaine. C’est tout naturellement qu’elle s’est mise à chipoter et créer ses propres soins. Son entourage est vite devenu une clientèle très adepte. A la naissance de sa fille, elle en a profité pour changer de cap et se lancer à 100% dans les produits cosmétiques pour lesquelles elle avait déjà acquis une certaine maîtrise au cours des années précédentes.

Quand elle décide de lancer IMWE, il y a  trois ans déjà, tout est bien rôdé. Avec son idée bien murie et des formules déjà testées en grandeur nature, Candice s’est mise en quête d’un labo pour les valider et donc officialiser la reconnaissance de ses produits. En Belgique, peu de labos sont spécialisés en cosmétologie bio. Le sien se trouve à Liège et répond à ses attentes.

IMWE fait la part belle aux sens

Sans surprise, les senteurs ont une place de choix. On retrouve les huiles essentielles dans les trois soins visages et le soin pour le corps. Ce savant mélange olfactif est bien entendu sélectionné pour ses propriétés mais propose d’aller au-delà du seul soin. Candice veut transformer ce moment en un temps d’évasion et procurer bien plus que l’application d’une crème. Tantôt il procure du dynamisme, de la relaxation, de l’évasion, tout un travail sur les émotions,… Pour les sceptiques de l’odeur, pas de panique, vous ne ressemblerez pas non plus à un arbre fruitier après avoir appliqué votre crème visage. Dans chaque crème, on retrouve entres autres une huile végétale, une huile essentielle et un conservateur, qui joue également un rôle, il n’est pas choisi au hasard. Au final, c’est une combinaison de plusieurs actifs qui apporte chacun sa particularité. Par exemple, les agrumes ont un effet sur la peau grasse, mais apportent également de la fraîcheur et du peps. C’est pour ça qu’on les  retrouve dans le soin Iltaal aux côtés d’une huile comme le Chanvre ou le Jojoba qui ont comme propriétés de réguler le sébum. Vous me suivez toujours ?

IMWE n’est pas là pour vous vendre du rêve. Son objectif est d’offrir des soins riches en ingrédients actifs qui répondent aux besoins de la peau sans promettre la lune. Pour ce faire, la part belle est faite au naturel, la culture biologique, le local mais surtout à la réflexion des formules de chaque soin afin d’allier le meilleur en un rituel. Tous les composants sont documentés et la liste des ingrédients rendue publique, en toute transparence.

Naturel, Bio, Slow Cosmétique…Qu’est-ce que ça signifie vraiment ? Levons le voile !

Plein de jolis mots et parfois des amalgames…mais qu’est-ce qui se joue derrière ? Des mots, des labels et « parfois » du marketing. Certains se monnaient d’autres se méritent. Les produits IMWE n’ont pas le label Bio, qui s’achète et qui peut parfois être moins exigeant que ce que Candice propose. Par exemple, la proportion d’ingrédients bio minimum exigée est de 10% (pour obtenir le premier label Bio), IMWE se situe entre 20 et 30 % en fonction des soins. Je vois déjà vos yeux grands ouverts, mais que sont donc les 70 %?! Purement et simplement la quantité d’eau. Les crèmes contiennent un pourcentage d’eau assez élevé, de 40 à 50 % dans ce cas-ci.

Les produits IMWE sont estampillés « Slow Cosmétique ». What? Vaguement familier? Super connu? Géré par un collectif de bénévoles, cette mention a un côté moins industriel que le label Bio, il véhicule une image plus artisanale. Ce sésame s’obtient après avoir répondu à une liste de quatre-vingt critères. Beaucoup plus exigeant qu’un label Bio, il s’atèle à vérifier l’authenticité et mise sur une grande transparence. Le Slow Cosmétique a le vent en poupe ces derniers mois. Il passe d’une trentaine de marques à quelques cent vingt actuellement. Il regroupe sous une plateforme e-shop l’ensemble des marques, et tous leurs produits, qui ont eu la mention.

Palm free et vegan, le parcours du combattant des ingrédients!

Dans aucun de ses soins vous ne retrouverez d’huile de palme. Pour en arriver là, Candice a été attentive à poser les bonnes questions. Travail de dur labeur de se débarrasser de ce composant présent dans plus de produits qu’on ne le pense. C’est en creusant auprès de son fournisseur qu’elle s’est rendu compte que dans un de ses émulsifiants, dérivé de l’olive, qu’elle pensait safe, la base se composait d’olive et de cette chère huile de palme. Hors de question de continuer avec celui-là, elle a dû relancer les recherches afin de trouver l’équivalent en version palm free.

Une petite touche d’exotisme pour 90 à 95 % de local

La provenance des ingrédients est aussi passée à la loupe, en favorisant au maximum les plus petites distances. La quasi-totalité est issue de l’UE. Les quelques ingrédients exotiques sont bio et le coco est fairtrade, ils viennent inévitablement d’un peu plus loin. Il est difficile de faire du coco belge …

Le packaging n’échappe pas à la règle. Les flacons en verre sont italiens et l’emballage en carton, fait avec du bois des forêts du Nord de l’Europe. Pour le moment, le verre fourni un bon contenant pour pouvoir conserver la propriété des ingrédients (qui ont tendance à être absorbé par le plastique). En outre, au niveau recyclage et écologie il offre un bon compromis.

Où et comment produit-on un lot de soin?

Produire un lot prend environ 6h : peser, mélanger, émulsifier, chauffer, refroidir, embouteiller. A part l’eau, les ingrédients ne sont pas chauffés pour altérer le moins possible les propriétés de tous les actifs présents dans le soin. Candice ne produit pas tous les jours sauf en période de fêtes ou de collaboration avec une « boite ».

La quantité produite varie. Candice fait entre cinq et quinze litres, en fonction de la demande du moment ou du soin. Et oui, c’est le cas du soin Iltaal qui remporte un franc succès.

Tout se passe à Schaerbeek. De la conception à la mise en bouteille, sans oublier le stockage et l’expédition des commandes. Bref, une belle boucle entièrement bruxelloise.

Des nouveautés prévues ?

Ce printemps, IMWE va souffler sa troisième bougie. L’occasion de proposer de nouveaux produits. Deux ou trois produits vont venir rejoindre les quatre actuellement proposés. Mais je ne vous en dis pas plus pour le moment…

Un dernier conseil pour la route

Pssst, si vous avez du mal à vider le flacon car la pompe n’aspire pas le dernier centimètre, Candice nous livre une petite astuce. Ajoutez quelques gouttes d’eau et la pompe pourra terminer son boulot sans trop de gaspillage.

Bénédicte van Egeren

Simone, une amie qui vous veut du bien

Simone à soif! est née depuis deux ans. Jamais entendu? vaguement familier? C’est normal, elle a pris le temps de grandir à son rythme…et c’est pas plus mal! Elle nous arrive en force dans de nombreux points de vente bio et horeca, en format de poche ou familial. Vous ne pourrez, et ne voudrez, plus la louper!

simone5

Une boisson en plus sur le marché? 

NON, Simone à Soif! est plus subtile que ses voisines. Elle se déleste du sucre et des conservateurs, fait le plein de fruits et légumes fraîchement pressés (de saison et locaux of course), ajoute une dose de vapeur de plantes (hydrolat *) et s’arrose d’eau. Elle vient d’obtenir le label bio pour deux de ses recettes, la troisième est en cours. Et cerise sur le gâteau, on pourrait lui décerner la médaille de la boisson la moins sucrée puisqu’elle se situe sous la barre des 4 grammes. Plus exactement, 3,6 gr pour celle aux fraises et 2,2 gr pour les autres…Respect! Oui, c’est le moment de retourner votre bouteille favorite, aussi légère semble-t-elle, d’examiner sa teneur en sucre (gloups, si ce n’est pas du stévia) et son nombre d’ingrédients, conservateurs, acidifiants,…Simone à Soif! quant à elle se tient bien droite du haut de ses 5 ingrédients. Sur ce, vous continuez avec moi?

*Hydrolat: obtenu lors de la distillation à la vapeur d’eau, d’une plante aromatique ou d’un végétal, en vue d’obtenir une huile essentielle.

Qui se cache derrière ce concept innovant?

Sur la base d’une idée d’Agnès, Simone a Soif ! est née de l’impossibilité de trouver une boisson 100% naturelle, délicieuse et peu sucrée. « Désemparée de ne pas trouver cette boisson qui pourtant devrait déjà faire partie de notre quotidien depuis bien longtemps, Agnès décida de se mettre au travail et de la créer elle-même. Agnès s’inspira d’une herboriste corrézienne et développa un délicieux mélange d’eau, de jus de fruits, de légumes fraîchement pressés et de plantes. »

« Le nom arriva comme un évidence lorsque Agnès invita Simone, sa voisine agricultrice, pour venir goûter son invention. La voyant sortir de sa Citroën, rayonnante, du haut de ses 80 ans, Agnès vu en elle tout ce que sa nouvelle boisson représentait : délicieuse, décalée et sans artifices ! Simone a bu le verre qu’Agnès lui a tendu tendit et avant même qu’Agnès ait le temps de pouvoir lui expliquer ce qu’il y avait dedans, elle lui en redemanda de suite. Simone était née, et Simone avait soif ! »

L’équipe de Simone

L’équipe se compose actuellement de trois personnes: Agnès, Alexandre et Antoine, renforcés par un roulement de stagiaires de divers horizons qui apportent une précieuse aide à son développement. Ils mettent la main à la pâte que ce soit en période de production de la boisson, pour mettre sur pied des outils de gestion, faire des dégustations dans les points de vente,…Bref, le quotidien qui fait avancer et grandir ce délicieux produit.

unnamed

Les dessous de la production…

A ses débuts, la boisson était concoctée au sein des premiers locaux occupés par l’équipe, aux Ateliers des Tanneurs. Quand le débit a augmenté, le choix s’est posé sur un atelier de production de jus de pommes pour continuer à concocter ce savant mélange. Enfin, avec sa vitesse de croisière, son lieu de production a récemment déménagé dans un nouvel atelier se situant à la frontière hollandaise, qui lui permet notamment de procéder à la mise en bouteille de petite taille. Cheval de bataille pour conquérir l’Horeca.

unnamed-2Plusieurs fois par an, l’équipe se rend sur le lieu de production pour réaliser son hydrolade naturelle. Les saisons, les récoltes de fruits et légumes dictent la gamme à produire.. En effet, la gamme fraise mélisse ne sera pas produite en plein mois de décembre (ce n’est pas pour autant que vous ne la trouverez pas car elle se conserve un an)!

Leur travail est artisanal et le restera. En effet, c’est la caractéristique même des fruits qui dicte les ajustements à faire d’une production à l’autre. En fonction, par exemple, de l’acidité d’une récolte de pommes, la quantité de jus de citron nécessaire varie. Chacune des recettes est agrémentée d’une vapeur de plantes (mélisse, menthe,…) qui twiste le goût et le rend unique. Rien n’est donc  laissé au hasard, de savants calculs et de nombreux tests dégustatifs se cachent derrière la mise en bouteille officielle…aussi subtilement que se fait la production du vin.

La gamme s’élargit…

Au jour d’aujourd’hui, vous avez le choix entre trois goûts. Concombre-menthe pour une vague de fraîcheur, pomme-géranium pour une élégante surprise florale et fraise-mélisse synonyme de douceur.

unnamed-3

La recette numéro 4 est en cours d’élaboration, l’ingrédient star sera la poire… du côté des hydrolats, le basilic ou encore l’immortelle sont à l’étude. On espère la retrouver d’ici la fin de l’année dans les meilleurs rayons au côté des trois autres.

L’objectif suivant est d’arriver à six goûts pour un roulement parfait au fil des saisons. Surprise donc!

Et pssssssssssssssst…..dernier conseil

Elle se déguste à toute heure du jour ou de la nuit, seule ou accompagnée. Note spéciale pour les fans de Gin, ajoutez une touche de concombre-menthe à votre recette préférée. Vous allez scotcher vos invités! Et pour las fans de Vodka, préférez la fraise-mélisse.

Il ne reste plus qu’à vous la procurer!

Les points de vente sont essentiellement à Bruxelles et en Wallonie, pour le moment. Plus précisément dans les magasins Färm ainsi que les Deli Traiteur mais ne sous-estimez pas votre petit épicier car il pourrait vous surprendre en vous proposant une jolie bouteille. Et s’il ne connaît pas, soufflez-lui à l’oreille, il sera peut-être tenté de la compter parmi ses spécialités.

Ne vous étonnez pas si lors de votre prochaine sortie en lisant la carte de votre bar ou resto favori vous rencontrez un nom familier…ils se font de plus en plus nombreux à Bruxelles, Cook and book, fait déjà partie des convaincus.

Simone à Soif! planche également sur la vente directe dans ses locaux pour permettre un contact avec ses clients. Affaire à suivre!

Bénédicte van Egeren