Le KOTTON dans tous ses états

De la déco et des accessoires mais surtout des motifs uniques et beaucoup de coton. Le tout entièrement réalisé à la main à Bruxelles et personnalisable à souhait. C’est ce que propose Séverine, à la tête de la jeune marque KOTTON.

Le graphisme comme fil rouge

Graphiste de formation, bloquée devant un ordi toute la journée, Séverine avait envie de revenir au manuel. Se replonger dans l’atmosphère de l’atelier et de l’encre fraîche. Pour ce faire, elle reprend des études de sérigraphie. Elle est instantanément attirée par le tissu, son côté souple, fluide mais à ce moment-là, elle ne sait pas trop quoi en faire. C’est quand vient le temps de passer devant le jury qu’elle se jette à l’eau et confectionne quelques trousses. S’en suivent rapidement les commandes pour les proches, et pourquoi pas un premier marché de créateurs!

Les débuts de Kotton

Pour assouvir son envie de créer quelque chose de plus personnel, elle se lance un premier challenge, un marché. Sauf qu’à ce moment-là, elle n’a ni nom, ni visibilité sur le web. Débute donc une course contre la montre pour créer une identité visuelle mais aussi préparer ses créations. Le nom choisit fait tout naturellement référence à la matière utilisée. Mais pourquoi le K ? Ça c’est plutôt une raison graphique ! C’était il y a tout juste un an.

La marque de fabrique de Kotton

La particularité de KOTTON, c’est que Séverine réalise toutes ses sérigraphies elle-même. En plus de laisser cours à sa créativité, cette méthode permet aussi de gérer ses quantités, de créer tous ses motifs et de varier les couleurs d’impression. Tous ces tissus sont blancs à la base, seule la texture varie. Opère ensuite la magie issue de son imagination.

Petit tour au labo pour ce 100% handmade

C’est au labo de l’académie qu’elle se rend pour faire ses impressions manuelles. Mais avant cela, un travail préparatoire conséquent est nécessaire. Créer les motifs sur ordi, préparer les tissus, les laver, les repasser…Une fois au labo, là aussi un temps de préparation est nécessaire. Etendre les tissus sur le cadre, réfléchir à optimiser le tissu, préparer les encres. Ces dernières sont toutes à base d’eau et Séverine crée elle-même ses couleurs à partir des quatre couleurs de base. Enfin, un temps de séchage est nécessaire pour que la couleur se fixe correctement. A l’issue d’une session de deux à quatre heures, elle aura réalisé entre cinq et dix pièces…

A ce stade, il lui reste encore tout ce qui est assemblage. Elle a dû apprendre à coudre car c’était un terrain tout a fait nouveau pour elle. Kotton c’est donc du 100% handmade. Ce n’est donc pas démérité l’obtention du Label artisan, qui permet de valoriser la technique utilisée pour réaliser toutes ses créations !

Déco, accessoires, femmes et bientôt hommes 

Côté déco, on retrouve des housses de coussins et des petits paniers mutli-usage. Un des accessoires phares pour les femmes, c’est la pochette en tissu et simili cuir. Astuce supplémentaire de KOTTON, tout est réversible, on les retourne au gré de nos humeurs. Les tissus sont 100% coton. Chaque produit à son tissu pour permettre de varier l’épaisseur et la trame.

Pour tous, des sacs cabas sont également dispo, qu’elle réalise entièrement à partir de métrage de tissu neutre. Elle compose son modèle, le sérigraphie et y ajoute les finitions, telle qu’une pression pour le fermer…pas de doute, tout est vraiment fait main ici !

Bénédicte van Egeren

Edmunds signe le come-back du nœud pap’

Les nœud pap’ c’est dépassé ? Détrompez-vous ! Stromae les a ramenés sur la scène publique, Edmunds les a rafraichis. Même si je n’ai pas eu l’occasion de porter leurs jolis nœuds, j’avais quand même envie de vous partager leur histoire et leurs créations. Messieurs, et mesdames, ce petit bout de tissu vous rendra inoubliable car ils sont uniques, festifs et belges !

Tout commença par une demande de Matthieu à Camille

Matthieu en quête d’un nœud papillon un peu branché et pas trop rigide pour les fêtes s’adressa à sa chère Camille. Ne serait-ce pas possible de faire un nœud papillon en coton ? Un peu fun ? Camille accepta le défi, se mit en quête d’un modèle, dégaina sa machine à coudre, un bout de tissu et voilà donc Matthieu heureux propriétaire d’un nouvel accessoire à son goût. Sur sa lancée, Camille en confectionna quelques-uns en plus pour répondre aux demandes de son entourage sous l’œil approbateur de Monsieur Edmond. Il n’en fallut pas plus pour que Camille, en dernière année d’architecte d’intérieur, et Matthieu calé en marketing s’emparent de cet accessoire masculin pour en faire leur marque : Edmunds.

Edmunds ? Edmond ? Mais qui est cet Edmond ?

Ce duo bien équilibré se verra soutenu par un compagnon de longue date.
Un joli perroquet. Oui oui il existe vraiment, je l’ai vu ! C’est son portrait que l’on retrouve estampillé sur tous les packagings d’Edmunds et qui les a inspirés pour le nom. Il ne reste plus qu’à lancer la machine !

La vie en rose ?

Avec leurs stocks sous le bras, ils ont affronté les premières réactions du grand public à l’occasion d’un marché de Noël. Trois ans déjà que ces deux belges accessoirisent tout type de tenue. Leur marque a bien évolué, quand on voit les photos avant/après pas de doute ils sont passés en mode pro. Matthieu jonglait avec son boulot full time tout en faisant la promo et les events d’Edmunds, il vient tout récemment de se lancer à temps plein sur Edmunds.

« Pas facile de se lancer et de poursuivre ses rêves, il faut s’armer de courage et de temps. »

Camille ne coud plus les nœuds papillons mais s’attèle à la création de tissus. Du look quotidien à un look d’un soir, sa créativité n’a plus de limite car elle réalise les dessins qui orneront les tissus des nœuds papillons. Nœuds désormais assemblés dans un atelier bruxellois de réinsertion. Cette proximité permet en outre de privilégier les petites collections et le sur mesure. D’ailleurs pour ceux en quête d’une identité propre pour une occasion, mariage ou autre, n’hésitez pas à rendre visite à Edmunds.

Carte blanche, nœuds papillons numérotés comme des œuvres d’art

L’unicité, c’est leur dada. Pour y arriver, ils mettent les petits plats dans les grands. En plus de créer leurs tissus, ils comptent s’allier à différentes personnalités pour donner vie le temps d’une capsule à leur objet fétiche. La toute première capsule, issue d’une collaboration avec une graphiste, est en ligne. Il s’agit de trois modèles produits en 10 exemplaires. Chaque nœud est numéroté.

Et pour compléter le tout ?

Les nœuds papillons se sont vus rejoints par les bretelles, les pochettes et tout récemment les cravates en laine bicolores (pour les allergiques aux nœuds pap’). Edmunds ne cache pas ses ambitions. Des chemises, des sacs, une déclinaison enfant,…bref, des projets plein la tête mais par contre ils ne prétendent pas se féminiser !

Dernier objectif, se faire connaître de toute l’Europe. Ils comptent attaquer une ville par pays et se donner une jolie visibilité. Paris vient juste d’accueillir ses premiers Edmunds. On leur souhaite bonne route !

Bénédicte van Egeren

Détente personnalisée avec la collection de livres My ZebraBook

Quand j’ai découvert le concept du livre unique, j’ai trouvé que c’était la meilleure idée qu’on puisse avoir! Que ce soit pour ses enfants ou pour offrir, ce livre reste gravé dans les mémoires. Mais comment fait-on pour réaliser, produire et finaliser ces livres faits sur mesure et en un temps record dans votre boîte aux lettres. Marie Thibaut de Maisières nous livre les secrets de My ZebraBook et ses nouveautés!

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Mais qui a eu cette idée folle ?

Marie a commandé son premier livre personnalisé des animaux, il y a quelques années. Tellement séduite par le livre et le concept, elle écrivit un petit mot enthousiaste à la jeune équipe afin de leur en faire part. Trois ans plus tard, elle reçoit par mail une surprenante proposition… reprendre le bébé! Les trois jeunes femmes ont une foule de projets en tête et celui-ci est un peu lourd à porter mais elles voudraient lui assurer une continuité. Ni une ni deux, Marie saute dans le bateau et prend la barre. Entre-temps, Marie cède sa boîte de production et se lance dans le challenge des algorithmes auxquels elle y a ajouté ses valeurs. Par contre, elle passe encore en radio pour polémiquer une fois par semaine.

La magie des algorithmes

C’est bien joli un livre fini mais comment ça se passe en coulisse? Pour chaque lettre, il y a un certain nombre de pages prêtes à l’emploi. Lorsque le livre est commandé, une foule de codes se mettent à danser et génèrent un superbe document pdf. Tout ça grâce au travail obscur d’un gentil codeur. Le tout arrive directement sur la machine de l’imprimeur. Une fois sorti, on lie la couverture manuellement. Et le tour est joué!

Entre vos clics de commande et le parcours de création du livre, étape super importante: Marie a 24h pour vérifier les nouvelles commandes. C’est donc la course dans sa boîte mail. Et ce, au cas où par exemple, quelqu’un aurait fait une énormissime faute de frappe dans un nom ou si la base de données lui indique que le livre a déjà été commandé. Pratique pour ceux qui l’offrent en cadeau, un simple mail et Marie vous confirme si l’enfant possède déjà ce merveilleux livre (elle ne se prononcera pas avec certitude s’il a un nom trop courant).

Celui par qui tout a commencé, le livre des animaux.

Ce livre compose le prénom et le nom de l’enfant en lui apportant à tour de rôle ses lettres. Le chien amène le C, l’âne le A, le renard le R…

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Une bonne façon de découvrir les animaux dès la naissance. N’y a-t-il jamais un trou ou trop de lettres les mêmes dans un nom? La base de données des animaux s’élargit d’année en année. Pour ce faire, Marie a assuré la continuité en travaillant avec la même dessinatrice. Chaque année, elle crée quelques animaux supplémentaires. C’est que le stock est énorme mais ne sait-on jamais qu’il n’y en ai pas en suffisance, si par exemple il y a trois z…que fait-on? Un joker peut être déployé, c’est un voleur de lettre.

Marie a également développé la portée internationale du Best seller en passant de trois langues disponibles à sept! Les Suédois en raffolent. Une plateforme scandinave vend les livres à destination de la Suède, la Norvège et la Finlande.

Le petit deuxième, le livre des talents

6-pusieurslivres-frEntièrement pensé et réalisé par la nouvelle équipe, il s’adresse aux enfants un peu plus âgés et présente leur palette de talents, liés à des métiers. On peut donc retrouver les différents talents de l’enfant en rassemblant celui de papa en cuisine et de maman camionneuse, en y ajoutant le calme d’une apicultrice… Ah oui, j’oubliais, Marie est un peu féministe et ses livres n’y échappent pas. Mais rien de méchant. Une juste remise en place des rôles stéréotypés attribués depuis des siècles et véhiculés sans cesse dans la littérature infantile. Une manière objective de montrer aux enfants que les filles comme les garçons peuvent faire toutes les activités.

Jamais deux sans trois…la collection continue à se développer

Et le petit dernier de la collection est le Tour d’Europe, vous avez peut-être vu passer la campagne de crowfunding cet été. Le livre a été écrit par Marie et illustré par Florence Weiser. Elles ont directement été sur la même longueur d’onde et cela donne un livre collector!

Beaucoup plus long que les autres, le Tour d’Europe est très séduisant pour les enfants comme pour les parents. L’enfant part à la découverte des pays européens pour accomplir sa mission. Il est le héros du livre et se balade au gré des pays, rencontre de nouvelles personnes, des cultures différentes et met la main à la pâte à chaque endroit pour reconstituer son alphabet. Bref, il voyage depuis son fauteuil! Génial, non? En tout cas bien mieux qu’un atlas fadasse vide d’histoire et de personnages, et une merveilleuse alternative à l’avion!

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Qu’y trouve-ton? De Stromae aux boulettes Ikea en passant par David Bowie, un max de blagues visuelles destinées aux parents se cachent au fil des pages. Ouvrez vos yeux c’est subtile! En plus, les lecteurs sont chaleureusement encouragés à se laisser prendre au jeu en imitant les accents et en incarnant le livre pour le faire vivre. Pour ne pas vous couper dans votre élan, Marie a pensé à tout! Des notes de bas de page sont à votre disposition si vous avez un trou de mémoire ou besoin d’une explication plus ample pour votre bambin, sans devoir pour autant lâcher le livre et interrompre ce moment de lecture pour se ruer sur docteur Google.

Mais au fait, comment Marie distingue-t-elle les héroïnes des héros dans son livre? Héhé point de jeu de couleurs au niveau des vêtements, la différence se trouve dans la longueur des cils sur le visage du personnage principal. Il paraît que les enfants savent les distinguer tout naturellement! Quelle magnifique solution, n’est-ce pas?

My ZebraBook bien plus qu’un livre

Si transmettre le goût de la lecture dès le plus jeune âge fait partie des objectifs. Marie et son équipe ne s’arrêtent pas en si bon chemin: exit les stéréotypes des rôles et place au divertissement à tous les étages. Les livres sont également uniques tout comme chaque enfant. Mais surtout, ils sont assemblés manuellement dans des ateliers belges. A cela, on ajoute un brin d’écologie car ils sont imprimés sur du papier FSC en Belgique. L’impression et les trajets sont compensés en CO2 à hauteur du nombre d’exemplaires vendus. Enfin, à l’époque des temps modernes où tout se fait online, ce cadeau original vous sera livré en 5 jours ouvrables en quelques clics seulement. Bon plan pour les barbus pressés du mois de décembre …

Bénédicte van Egeren