Un shopping de seconde main pas comme les autres @WearPool

Donner une seconde vie, tout en menant un combat écologique et humain. Une nouvelle initiative bruxelloise dans le secteur de la seconde main, un peu différente de d’habitude. Le pari de Pool, Wearpool, et de Marine est d’ôter cette image sale et poussiéreuse tout en se démarquant de la seconde main classique. Et plus spécifiquement, en affranchissant chaque pièce de la subjectivité véhiculée. Comment s’y prend-elle ? 

Qui se cache derrière le concept de Pool ?

Marine de Waziers est la porteuse de ce beau projet. Elle a débuté sa carrière dans le marketing entre Paris et Londres. De retour en Belgique en 2010, elle fonde en duo avec sa sœur un atelier/boutique de robes de mariée à Ixelles. Il y  a deux ans, elles ont mis fin à l’aventure. Le moment pour elle de ralentir le rythme, et de choisir le combat auquel elle joindra ses forces. Une partie de son temps est dédié à la recherche via Rank a Brand. L’autre partie à sa nouvelle idée: Pool.

Parcourant elle-même beaucoup de vide dressing et de brocantes, elle est partie du constat que finalement, elle n’achetait que très peu lors de ces ventes de seconde main. Mais pourquoi ? En y réfléchissant, c’est le côté « appartenance » des vêtements qui la gêne.

La solution ? Effacer toute l’histoire du vêtement

Pour ce faire, Marine ôte les étiquettes informatives d’origine, de 3km de long qui grattent, mais également celle de la marque. Pas de panique, elle ne laisse pas le vêtement tout nu. Elle y appose à la place un marquage « neutre ». Taille, composition, provenance, entretien, tout s’y trouve en version reformatée. La seule chose qui manque c’est la marque. Mais quel est le but de cette démarche ? Que les pièces soient présentées, et uniformisées, comme des pièces neuves. L’idée ici est de rendre l’expérience d’un shopping « neuf ».

Mais ce n’est pas tout, la réflexion de Marine sur l’achat de seconde main veut bousculer l’acte subjectif lié à une marque. Elle s’attaque au côté marketing, et au fait de vendre du rêve via l’identification à une marque. L’idée est donc de neutraliser les préjugés sur les marques. Une marque chère n’est pas gage de meilleure qualité. Depuis son expérience dans son atelier/boutique, Marine est, par exemple, très attentive aux coutures. Pour elle, ce n’est pas une marque qui change, c’est le travail derrière chaque pièce, les coutures sont un bon indicateur. Son expérience l’a amenée à distinguer certains détails pour permettre un travail de retouche plus ou moins facile, et donc déterminant dans le budget d’une robe de mariée. Une couture « pour faire joli » peut amener un démontage intégral pour une retouche d’un cm. Conclusion, on se retrouve avec des prix qui s’envolent. C’est en étudiant les prix et les heures prestées, et en se posant à côté d’une couturière qu’elle a pu se rendre compte de tout l’envers de la conception et vraiment comprendre où se situaient les coûts. Et la façon d’optimaliser la réalisation.

Avec Pool, elle veut remettre les pendules à zéro. Car acheter des pièces en seconde main n’est pas toujours gage d’achat malin. Ce sont parfois les pires achats car on se cantonne dans la recherche d’une marque en se focalisant sur le gain financier, le prestige ou toute autre signification. Résultat, on embarque une pièce même si ce n’est pas la bonne taille mais que c’est « hyper avantageux et que c’est de la marque ». Parfois, la taille est bonne mais on n’aurait pas acheté la couleur, la matière, la coupe mais sous prétexte de « bonne affaire », on la ramène. Et finalement, ces pièces ne seront quasi jamais mises car dès le départ elles ne collent pas mais la marque a été le levier dans la décision d’acheter…

Jeu de chaise musicale

Marine achète ses stocks par lot, et débarrasse les intéressées de toutes leurs fringues mises au rebut d’un coup. Et oui, caractéristique propre à Pool, Marine prend tout. Elle ne fait aucune sélection sur les marques et ne se cantonne pas à un style particulier. Certaines pièces ne seront peut-être pas vendues mais elle offre un prix et débarrasse la cliente de ses invendus. Par expérience, qui n’est jamais partie en brocante ou en vide dressing et revenue avec un, ou plusieurs sacs, sur les bras ? Car on ne vend jamais tout d’un coup. Reste donc a décidé que faire en fonction du résultat : refaire une vente, changer de lieu de vente ou encore donner ou recycler. Marine vous simplifie la vie et prend tout. Et ses invendus ou ceux qui ne seront peut-être jamais en vente ?

Pour Marine, le recyclage n’est pas une solution. Le tout n’est pas de recycler ses pièces car en amont, il y a quand même la déforestation et les besoins de ressources pour produire toutes ces matières différentes. Et en fin de parcours, on sort notre sac mais on n’a pas le nez sur nos déchets et sur le fait qu’ils ne seront pas entièrement recyclés. On est, en général, pas assez informé sur les matières et leurs conséquences sur la planète, comme le coton et le viscose. Avec Pool, elle se lance dans un combat sur le fait de consommer autrement, d’informer les gens sur les conséquences. C’est sûr qu’on ne sait pas gagner sur tous les plans mais des initiatives, et une meilleure façon de consommer, peuvent soulager la nature et l’homme.

Lifting time: en quoi consiste son apport?

Tout d’abord chaque lot est soigneusement lavé ou emmené au pressing. Ensuite, si nécessaire, elle répare une couture qui a lâché ou un bouton perdu. Afin de laisser une trace de son passage et montrer les retouches, tous ses petits gestes sont réalisés dans une couleur différente. Premièrement, pour un bouton, rare sont les probabilités de retrouver le même, ou que la cliente l’ai laissé attacher à l’étiquette. Et surtout son but n’est pas de cacher ce qu’elle a modifié. Marine coupe donc toutes les étiquettes dès qu’elle rachète les pièces à ses clientes. Et y appose les siennes. On retrouve donc quatre icônes, une pour la taille, une pour la provenance, une pour la compo et une pour les infos d’entretien.

Enlever les étiquettes peut en choquer certains et/ou perturber l’acte d’achat mais c’est bien de ça qu’il est question. Son but est d’offrir une autre solution. Une pièce « nice to have », que les gens trouvent non pour la marque mais parce que cela leur plait vraiment. Une pièce affranchie de toute subjectivité ou préjugé, conscient ou inconscient.

A vos agendas si vous voulez tenter l’expérience

Où, quand, comment ? Pour l’instant, elle a déjà fait deux ventes, en mode pop up store. Le principe: investir un lieu l’espace de quelques jours. La troisième a lieu du 20 au 24 février au Corner 41, dans le quartier du châtelain. Toutes les ventes sont diffusées via la page Facebook. Le compte instagram se veut plus informatif sur le milieu de la mode, de la consommation, des matières, …

Bénédicte van Egeren

 

Une maroquinerie 5 étoiles signée Michael Guérisse O’Leary

Trimballant ma maison sur mon dos, quel ne fut pas mon bonheur quand je suis tombée nez à nez avec le grand cabas « Shopper » de Michael. Simple, épuré, passe partout, sans blingbling et capable d’accueillir mon quotidien sans craquer après deux utilisations. Au fait, rien de complètement fou mais juste pas toujours facile à trouver. Le MUST ? Il respirait le vrai cuir. Pas de doute, je n’allais pas me faire arnaquer. Gros coup de cœur pour le travail de Michael Guérisse O’Leary, je vous le présente sans tarder ! Attention, addiction garantie…

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Faisons connaissance…

portraitAprès 5 ans d’études en archi à Horta (La Cambre), Michael a effectué ses deux ans de stage obligatoire. Notamment au sein d’une rédaction de magazine d’architecture, s’éloignant un peu de sa matière principale. Les deux années suivantes, il a renoué avec la créativité en recentrant son activité professionnelle. Il a travaillé auprès d’artisans, dont un maroquinier qui lui a transmis le goût et la passion qui l’ont amené à développer ses propres créations. Pour cela, il a repris des études aux Arts et Métiers afin d’apprendre et de peaufiner les techniques et connaissances qu’il avait déjà acquises sur le terrain. Petit à petit, les machines ont envahi sa maison, et sa cuisine s’est transformée en atelier.

Les premières créations ont été lancées il y a 7 ans. Depuis, la gamme s’est élargie et se dote de variantes dans les modèles existants. Les couleurs, les matières, les fermoirs, les zips, les pièces incrustées, les boucles de ceinture, toute excuse est bonne pour expérimenter et rendre la pièce unique ou presque.

Avant de travailler la peau, il faut la trouver !

Mais où trouve-t-on toutes ses merveilles ? Michael se fournit dans deux tanneries, une en Belgique et une en Italie. Le cuir est toujours tanné végétalement et possède un certificat, il se le procure déjà teint et prêt à l’emploi. A l’issue de salons, il n’est pas rare qu’il craque pour l’une ou l’autre peau venant d’Autriche ou d’ailleurs.

Mais la meilleure des adresses est sa caverne d’Alibaba, une ancienne mercerie où il peut chiner à loisir. Ramenant parfois des pièces uniques, des lots de fermoirs, des pièces décoratives, des boucles de ceintures des années 50,…Bref, un endroit pourvoyeur d’inspiration. Les pièces ainsi chinées poussent l’imagination au-delà de sa zone de confort.

« Le hasard permet de faire des choses que l’on n’aurait pas faites. »

Le principe de chinage s’applique aussi aux peaux. Elles sont toujours neuves mais peuvent venir d’une faillite ou d’une fin de stock. Ces petites quantités permettent de ne pas faire trop de volumes similaires et de miser sur l’unicité des pièces. Le revers de la médailles, c’est la frustration de ne pas pouvoir recommander. Quand c’est fini, c’est fini!

Les zip utilisés sont par contre toujours neufs et de haute qualité car c’est une pièce maîtresse qui doit s’aligner à la perfection. Ils sont même polis.

Passons aux choses sérieuses… L’assemblage !

Il va de soi que la patience, la précision et la méticulosité sont indispensables pour parvenir à des découpes parfaites, à la fixation des zips ou encore l’emboîtement dans l’axe des fermoirs. Un millimètre de décalage peut représenter des heures de travail perdues. C’est un travail impressionnant quand on y réfléchit! Pour certains travaux, il n’est pas rare qu’il se rende dans un atelier où il peut disposer des machines car certaines sont plutôt encombrantes.

Et comme de plus en plus de créateurs…

Les déchets sont les moteurs de la création. Quasi rien n’est jeté, tout se récupère. Que ce soit de par la forme des peaux ou suite à la découpe d’un sac ou autre, toutes les chutes produites sont conservées. Elles titillent l’imagination et font naître de nouvelles idées. fragment-pouch-1-bd
La pochette « mosaïque » est née de cette recherche. Son motif donne la ligne de conduite. La face avant se compose de diverses bandes de cuir, aux couleurs et textures variées, qui une fois assemblées forment une jolie mosaïque. Les bracelets et les porte-clés ont été imaginés dans cette optique. Ils constituent un moyen parfait de ne jeter aucune matière, aussi petite soit-elle, et de compléter la collection.

L’achat de lots en mercerie apporte aussi son challenge. Certaines pièces peuvent être griffées, le cas des demi-lunes ornant les pochettes « diamant ». Avec les chutes de peaux, Michael a eu l’idée de les recouvrir. Résultat, toujours la même pochette mais changement de look!

Qu’est ce qu’on shoppe ?

De jolis modèles intemporels, classes, réalisés avec soin dans des matériaux de grande qualité avec une touche de « récup ». Les hommes comme les femmes peuvent trouver leur bonheur dans les ceintures, les bracelets, les foulards, les porte-monnaie, les porte-cartes, les porte-passeport  (nouveau-né) et les porte-clés.

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Avantage pour les femmes tout de même avec les sacs et les pochettes en plus. Le choix est offert entre trois modèles de sacs, l’iconique « Shopper » (petit ou grand), le sac rond et le sac pochette.

Du côté de pochettes, il y en a également trois. La pochette « enveloppe » qui offre plusieurs déclinaison : unie (une seule couleur extérieure) ou dotée d’un rabat distinct. 3Et comme l’unicité est parfois cachée, la distinction peut se trouver dans le cuir interieur ! Une taille au-dessus, la pochette « diamant », ou zippée, se distingue dans les couleurs des zips et la forme des empiècements, que l’on retrouve à l’état brut ou recouverts de cuir. Enfin, la pochette « mosaïque », plus imposante que les autres par sa taille et ses motifs! Toutes les pochettes sont doublées pour avoir la sensation du cuir quand on glisse sa main dedans.

De la cuisine-atelier à Ernest, la boutique-atelier

En quête d’un atelier pour son activité, tout comme Aurore Havenne, ils ont décidé d’unir leurs forces. Au fil de leurs recherches et visites, leur projet s’est orienté vers l’atelier-vitrine. Qui dit vitrine dit pourquoi ne pas y vendre leurs créations et être en contact avec leurs clients? Car jusque-là, ils déposaient essentiellement leurs créations dans des boutiques, pop up,… et arpentaient les ventes de créateurs. C’est dans le quartier de la Place Sainte Catherine qu’ils ont finalement trouvé des murs accueillants. Après quelques travaux de rafraîchissement, soutenus par Atrium, ils ont ouvert Ernest. L’endroit se veut chaleureux et propice à l’échange, un petit fauteuil accueillant pour y faire un brin de causette sur les créations et leur histoire. Outre leurs collections, ils ont invité d’autres créateurs dans leur vitrine. Poussez la porte sans hésiter!

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Pour la fin de l’année, ils vous préparent plein de surprises. Chacun sur sa collection mais pas que. Bien que ne travaillant pas les mêmes matières, ils vont sortir un objet « Ernest ». De leur passion du chinage, est née une collection de verres, tous différents. Ils ont décidé de faire appel à un fabricant de bougies pour qu’il coule la cire dans chacun de ces trésors. Quatre parfums seront proposés. Sympa l’idée, non ?

Et pour ceux qui n’ont pas la possibilité de se rendre Rue de Flandre, ils travaillent d’arrache-pied pour mettre tous les objets online d’ici le 26/11. Elle n’est pas belle la vie ?!

Du mardi au samedi de 11h à 19h, Rue de Flandre 57, 1000 BXL

Bénédicte van Egeren

De la douceur du béton by Les Pieds de Biche

Intriguée par la matière de ses objets, je n’ai pu résister à l’envie de demander à Diam une visite de son atelier. Et surtout de connaître les coulisses de la réalisation de toutes ses créations. Comment passe-t-on de l’eau et du ciment à sa collection de déco intérieure…? La jeune marque n’a pas encore soufflé ses trois bougies mais remporte déjà un franc succès chez nous comme à l’étranger.  Je vous laisse découvrir l’histoire des Pieds de Biche et les dessous de ses productions, handmade à Bruxelles. 

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La naissance des Pieds de Biches

A l’issue de ses études aux Beaux-Arts, Diam voulait se lancer dans le garnissage de meubles. A l’heure de s’inscrire pour suivre une formation, elle arriva trop tard et jeta son dévolu sur une formation en Antiquariat. Cette dernière constitue une bonne base pour apprendre les matières (bois, céramique, verre, pièces de monnaie,…), maîtriser les nouvelles techniques et être à l’aise sur son sujet. En parallèle, elle veut déjà apprivoiser la technique du garnissage par elle-même. Elle rédige sa liste de courses d’outils nécessaires et tombe sur le micro pied de biche. « C’est devenu une évidence, en plus c’était joli, et c’était un des premiers outils à acheter ». Sa marque était née.

Les premiers travaux des Pieds de biche étaient orientés upcycling. Chiner de vieux meubles, chaises,… et les relifter de jolis motifs et couleurs. Au bout d’un moment, c’est devenu fort encombrant à réaliser et stocker, et le sur mesure prenait de plus en plus de place. Diam s’est mis en quête d’une nouvelle matière.

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Mais pourquoi le béton?

La base de son travail sont des motifs, des couleurs, des dorures. Travaillant déjà le bois, l’idéal est de pouvoir transposer le travail d’une matière à une autre. La matière choisie doit pouvoir permettre de répéter des formes et de les mélanger au bois. La céramique impliquait l’utilisation d’un four, le béton pas. Le béton s’adapte à tous les environnements, c’est une chouette matière pleine de possibilités. Il peut également se travailler comme de la terre cuite. Voila le choix posé! « Le béton est doux et sensuel, il y a moyen d’en faire autre chose que l’idée première qu’on a de lui (froid, brut,…) « .

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De l’idée à la concrétisation…

C’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de recherche. Le tout n’est pas d’avoir une idée mais comme le dit Diam: « Le challenge est d’arriver à faire ce que tu as dans ta tête, de le réaliser et d’être fière de le mettre en boutique ».

Mais quelles sont toutes les étapes nécessaires pour passer de l’eau et du liant à un objet si abouti?

La première chose à faire, c’est la préparation du béton. Après, il faut le couler dans le moule choisi, puis utiliser un contre-moule, pour les objets tels que les pots à fleur, les bougeoirs, les lampes et les miroirs ronds (tous les objets qui ont une incurvation). Ensuite, les pièces doivent sécher pendant 24h afin de libérer l’humidité. Humidité avec laquelle il faut jouer habilement car le séchage et l’apparition de petits défauts varient en fonction de la température. Une fois sec, il est temps de poncer chaque pièce, à la main en fonction des objets, puis de les revêtir de peinture (avec ou sans motifs), et de terminer par 3-4 couches de vernis. Pas mal hein?!

Et toutes ces formes alors?

Les récipients utilisés pour reproduire les objets sont soit en plastique soit en bois soit en silicone. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, facilité à démouler ou pas, la robustesse, … Mais l’éventail du choix des formes provient en partie de pièces détournées. Par exemple, le miroir rond est un sous plat vintage en plastique, on retrouve la fameuse barquette de frites,…frisebarquettebleuclairL’inspiration vient des débuts des activités des Pieds de Biche. Où la matière première, les meubles, étaient chinés, pour être repeints.

De quoi se compose la collection Amer Béton?

Forte d’une quinzaine de pièces, la collection se décline dans une quinzaine de couleurs. pot-fleurLes objets décorés de motifs sont parfois bicolores, ou tricolores si on compte le béton. Pour rendre un effet marbré, du ciment blanc peut être utilisé afin d’obtenir ce mélange de couleurs naturel. Pour donner de la couleur à l’effet marbré, des pigments peuvent être ajoutés.

Les classiques d’Amer Béton : les planches et les triangles. Les planchettes existent en trois tailles. De la planche à déjeuner au plateau. Il y en a pour toutes les occasions. Quant aux triangles, ils sont de deux tailles et leur utilité dépend de votre imagination. Sous-plat, repose plante, simple objet de déco…il sera votre fervent serviteur quoi que vous en fassiez.

polkaLes bougeoirs, les pots de fleurs, les miroirs, rond ou triangulaire, à pendre ou à poser complètent la collection. Sans oublier le pot à bascule, de son vrai nom « Polka », qui sert de bougeoir ou de pot à fleurs, réinventez-lui une place au gré de vos envies. Sa particularité est de se maintenir incliné en fonction du poids de l’objet qu’il abrite. Impressionnant!

Le produit phare de la collection est la lampe. Mais également celle dont le pression lors de la réalisation est la plus grande. Le timing, entre le coulage du béton, l’insertion du fil et le contre-moule pour y poser le socquet sans que s’y glisse du béton relève de la haute voltige. Des mois de déchets et de gâchis furent nécessaires pour arriver à tenir en main « LE » produit fini et la maîtrise pour le réaliser à la perfection. Car Diam ne laissera jamais sortir une seule imperfection de son atelier, c’est juste inconcevable pour elle.

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L’objet « inutile » de l’année

A l’occasion de l’anniversaire de la marque, en mars, un objet vient s’ajouter à la collection. Sa particularité? N’avoir aucune utilité. Tout a commencé avec des cacahuètes et des noisettes dorées à la feuille. Issu du dicton « valoir son pesant de cacahuètes ». unnamedPartir de mots, phrases pour donner naissance à un objet est un héritage de sa formation aux Beaux-Arts. La collection s’est ensuite complétée avec le cannelé et l’esquimau. 2017 nous a apporté LA gaufre…

Et où se procure-t-on ces objets?

Plusieurs points de vente en Belgique et à l’étranger. Vous les retrouvez à Bruxelles, chez Belgikie, Belge Une Fois, Pépin la Lune,… la liste complète est ici.

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Bénédicte van Egeren