Accessoire d’un jour, accessoire de tous les jours, les Bertelles de Bruxelles

C’est de saison, quoique certains les portent tous les jours. Pas de doute ça relève un look. Cet accessoire plutôt perçu comme « old-school » revient sur le devant de la scène, pour les mariages mais pas que. Remises au goût du jour avec une petite touche chic et décalée, à chacun sa paire de Bertelles !

Les partners in crime

La marque de chemise casual chic Abbie & Rose ça vous dit quelque chose ? Oui, non, vaguement ? Bref, c’est le bébé de Gilles auquel Quentin est venu apporter son soutien créatif. De fil en aiguille, ils ont eu une deuxième idée, celle de se lancer dans les bretelles. Et c’est donc ensemble qu’ils ont décidé de créer Bertelles, il y a deux ans. Gilles tient la corde des finances et Quentin amène son lot de créativités. Pour gérer Bertelles, ils ont fait appel à Nuria. C’est elle qui est aux commandes des opérations de la marque aux pinces!

Sans oublier Berty !

La mascotte qui se retrouve sur toutes les photos de la marque.

 « On aimait bien l’idée de dépersonnaliser nos mannequins en leur mettant une tête d’animal. Ca apportait aussi un côté plus « fun » à notre communication. Les bretelles sont à la base pas très « modernes » dans l’inconscient collectif, on voulait montrer que c’était une idée reçue. En ce qui concerne le choix de l’écureuil, il y a deux raisons. Premièrement une tête de crabe aurait été moins esthétique visuellement et finalement, entre nous, c’est tout ce qu’ils avaient en magasin  »

Et pourquoi des bretelles ?

Lors d’une discussion « accessoires » avec des amis qui font des nœuds papillons cousus mains à Lille, un constat leur saute aux yeux. Dans le secteur du mariage, une forte demande en matière de bretelles est en train de voir le jour.

« Le style est une manière de dire qui vous êtes, sans parler. Bertelles, c’est l’accessoire ultime pour arborer un style alliant chic et décalé. »

C’est là qu’est née l’envie d’aller au-delà et d’introduire les paires de bretelles dans le quotidien de l’homme moderne. C’est donc sur un coup de tête que le projet est né mais le pari suit son petit bonhomme de chemin.

Hand made in Belgium !

Allier le style et le local, c’est la base de la philosophie de Bertelles. Pour y arriver, ils n’ont donc pas été bien loin. C’est à Gand que sont confectionnées leurs collections. Tout est fait main dans un atelier familial spécialisé dans la fabrication de bretelles et ceintures depuis quatre générations.

Pour l’instant, à partir de modèles existants, l’équipe choisit les couleurs, les textures et les motifs au gré de l’évolution des tendances. Mais il n’est pas exclu qu’un nouveau modèle designed by Bertelles voit le jour.

«URBAN», «ELEGANT» ou «BUSINESS»

Plusieurs modèles composent la gamme, des fines, des larges, à pinces ou « superior ». Pas de doute, les Bertelles peuvent se porter en toute occasion. Elles surprendront quand le moment de tomber la veste lors d’un mariage sera venu, elles donneront un certain cachet dans le monde professionnel sans compter la touche d’originalité qu’elles ajouteront à un look basic : jeans & tshirt.

Au niveau des motifs, on retrouve du texturé tel que le cuir tressé mais aussi des élastiques à motifs comme les pois ou encore les unis, pour un look plus discret.

Bref, l’embarras du choix ! Les kids ne sont pas en reste grâce au modèle enfant spécialement conçu pour être stylé dès le berceau!

Les do & don’t by Bertelles

Porter des bretelles, ça vous paraît compliqué ? Inconnu ? Si vous êtes novices dans le port de bretelles mais que vous avez envie de donner ce petit quelque chose à votre look, une rubrique conseil vous attend sur leur site. Elle vous aiguillera dans vos premiers pas. Mais retenez bien une chose, la ceinture ou les bretelles, c’est comme boire ou conduire, il faut choisir ! A partir de là vous êtes officiellement prêt à choisir celles qui vous tiendront compagnie !

Essai EN live

Ce samedi 24 juin de 11h30 à 17h venez les retrouver lors du sunny pop up store de la terrasse 02 à l’hippodrome de Boitsfort.

Bénédicte van Egeren

 

Plongeon dans un nid de douceur, l’univers d’Elodie Deceuninck

© Elodie Deceuninck

A l’inverse de mes autres invités, j’avoue je n’ai pas encore eu l’occasion d’expérimenter une séance en sa compagnie mais c’est sûr un jour je le ferai ! C’est en contemplant jour après jour son feed instagram que l’envie m’a prise d’aller à sa rencontre. Mais le déclic eut lieu avec un superbe article décortiquant le prix d’une séance photo et pourquoi le prix peut paraître exorbitant. Quand dans la majorité des têtes, on calculera à la grosse louche : le photographe vient douze heures, il n’y a pas de « matière première » qui nécessite un investissement financier d’une séance à l’autre et il fait une sélection. Pour conclure, tout aussi grossièrement, les photographes « ça ne s’emmerdent pas » ! J’ai rapidement tourné dans ma tête cette idée d’avoir une invitée au profil un peu différent à ce que j’ai l’habitude de proposer, une fois, deux fois… et j’ai décrété qu’elle avait sa place dans mes articles, puisque c’est un talent belge qui œuvre à la création… de magnifiques souvenirs !

© Elodie Deceuninck

Devenir photographe, une voie toute tracée ?

Si la photo avait déjà une place dans sa vie en tant que hobbies, son rêve d’enfant c’était d’être vétérinaire ! A l’heure de choisir ses études, Elodie s’est donc naturellement dirigée vers les études scientifiques. Très rapidement, elle s’est rendu compte que ce n’était pas sa tasse de thé. Elle remet les compteurs à zéro et se lance dans des études de photo. Satisfaite d’avoir suivi ce cursus pendant trois ans, il n’empêche que c’est un type d’études très différent qui finalement se juge de façon subjective (ça plaît ou ça plaît pas, chacun a son propre regard y compris les profs).

©Frédéric Frognier

Diplôme en poche, par où on va ? 

La voie la plus classique est l’axe du journalisme et du reportage social. Option qu’elle écarte très rapidement. So what ? Prenant le temps de cogiter, ses pensées virevoltent pendant un an. En 2014, elle cofonde une des première vitrines de la création belge : le magasin Bel’arte. A côté de ça, la photo n’est pas du tout abandonnée, elle a toujours fait des séances (mariage, famille,…). Cette même année, elle en totalise déjà une vingtaine.

© Elodie Deceuninck

En trois ans, son agenda s’est bien rempli. Presque tous ses week-ends sont bookés et de nouveaux projets comblent son emploi du temps bien calé. Le plus connu est sans doute Hello madame. Deux Elodie qui unissent leurs forces pour concocter de superbes séances photos pour EVJF. Pour la petite histoire, elles se sont rencontrées lors de son inscription à l’UCM quand elle a débuté comme indépendante. Elodie tenant un blog, lovetralala, a sauté sur l’occasion pour l’engager comme photographe. Quelques photos plus loin, elles marient leurs expériences : l’une dans la photo et l’autre dans l’organisation de mariage. Un duo de choc !

© Elodie Deceuninck

Immersion totale : une séance, ça se prépare ?

Tout débute par une rencontre. Sur base des éléments en sa possession (thèmes, endroits,…et requêtes du couple), elle peut déjà s’imaginer un planning avec tout ce qu’elle doit faire. La journée est ponctuée entre les photos sur le vif et les séances immortalisant les groupes et la déco/mise en scène.

© Elodie Deceuninck

Si a priori ça peut sembler facile et léger, mine de rien un reportage photo est une lourde responsabilité ! N’oublier personne, avoir saisi les envies et la demande des « clients », faire avec les aléas du temps et de la technologie….Bref, pas de tout repos sans parler des frayeurs, rares mais possibles.

Quels sont les indispensables ?

Vous aussi vous avez comme image une tonne de matos à trimballer et une valse incessante d’objectifs, trépied, flash (ouf, les films c’est dépassé c’est ça en moins) ? Elodie, elle, voyage léger. Pas de zoom, ou le strict minimum, mais surtout sa focale fixe de 50mm bien vissée sur son boîtier. Mais pourquoi ? Plusieurs raisons. La première : la qualité de l’image. La lumière est plus naturelle et le rendu beaucoup plus qualitatif qu’avec un zoom. Cela permet aussi de jouer sur les premiers et deuxièmes plans d’une photo. La deuxième : elle oblige à s’immerger dans le tableau qui se déroule car la focale fixe limite la distance à l’objet. Rien de mieux pour immortaliser les meilleurs moments.

© Elodie Deceuninck

Son sac se compose donc de trois objectifs, d’un flash qu’elle sort le plus tard possible, au moment de la soirée, et d’une panoplie de cartes (sur ce point, elle ne lésine pas sur la quantité). Un jour, elle n’arrivait plus à remettre la main sur sa carte glissée dans son pantalon la veille lors de sa séance. Jusqu’à ce qu’elle fouille un autre jeans….elle n’avait pas cherché dans le bon, OUF ! Depuis elle change de cartes plusieurs fois sur la journée, genre toutes les 200 photos, si jamais une s’égare ou est endommagée, ce n’est pas une journée unique qui est perdue, ce qui serait plutôt embarrassant, mais plutôt une séance de shooting. Et ça ça peut arriver à tout le monde !

Grande journée de solitude au milieu de tout ce monde ?

C’est sûr le métier de photographe est par nature assez solitaire. Parfois elle est accompagnée d’un vidéaste, ce qui permet notamment de donner naissance à des émulations créatives. Comme il n’y a pas deux journées les mêmes, c’est sûr que parfois elle se sent super seule, parfois elle est très bien intégrée et passe une super journée. Pour compenser ces moments en solitaire, elle peut compter sur une chouette communauté de photographes avec qui elle échange, partage et nourrit son expérience. A côté de cela, elle participe à des workshops pour permettre à son travail d’évoluer.

© Elodie Deceuninck

Et on accumule combien de photos après une telle journée ?

En moyenne, 2500 ! Certains montent jusqu’à 5000 mais ça peut devenir contre-productif. Au final, elle en rend entre 500 & 600, et par précaution elle en garde un peu plus (ne sait-on jamais qu’elle ait oublié un invité clé dans sa sélection !) Pour ce travail de tri et retouches, il faut compter de 10 à 15h de travail. Autant qu’une journée de shooting !

Métier saisonnier, comment combler les trous ?

Et en hiver, qu’est-ce qu’elle fait ? Les derniers mariages ont leur lot de retouches et sélections, de quoi s’occuper encore quelques semaines en fin de saison. De plus, ce n’est pas si rare de voir des mariages l’hiver. Pas à la même cadence que d’ avril à septembre, c’est sûr. Mais finalement elle se retrouve vite à recommencer l’année suivante en débutant par les rencontres préparatoires. Ajoutez à cela des shootings pour des privés, des blogs ou encore des lookbooks. Bref, finalement la saison n’est pas si morte et s’équilibre assez bien. Et à ses débuts, elle avait Bel’arte pour s’occuper en hiver et souffler un peu!

© Elodie Deceuninck

Des projets plein la tête

Au rythme de trente mariages par an, une chose est sûre c’est que sa vie sociale en prend un coup. Son idéal dans les prochaines années, serait de retourner à une quinzaine de mariage par an. Car ses vacances, c’est longtemps à l’avance qu’elle doit les poser sinon son planning se fait vite envahir. Son rêve ? Couvrir cinq mariages à l’étranger par an. Si l’envie vous prend, n’hésitez pas à l’embarquer dans votre valise !

© Elodie Deceuninck

Et pour arriver à cet équilibre semaine-week-end, elle vient juste de lancer un tout nouveau projet avec deux amies, « Les Essentielles ». Au départ pour elles-mêmes, en mode partage des connaissances puisqu’une est graphiste, l’autre est pro du web et Elodie fait des visuels à tomber. Le trio idéal ! Leur but est de fournir tour à tour des formations sur des thématiques qui leurs sont propres en petit groupe ou ponctuellement avec quelqu’un qui traite d’un sujet « invité ». Si vous avez besoin d’une mini formation photo, vous savez qui vous devez suivre !

© Elodie Deceuninck

Bénédicte van Egeren